Chaque chapitre est comme une nouvelle qui présente un personnage et l'intègre au monde décrit par Olivier Paquet, pour finalement se regrouper avec un fil rouge qui maintient l'histoire en place et imbrique le tout de manière impeccable. J'ai trouvé cette construction audacieuse et presque artistique.

Un bouquin sinon rien
Article Original

Olivier Paquet nous offre ici une œuvre de grande qualité sur les possibilités des "Intelligences Artificielles" à contrôler notre monde mais également une fresque humaniste à souhait.

Des micros logiciels, ou IA sont dissimulés dans tous les réseaux informatiques, un personnage en profite pour essayer de les manipuler à son compte mais celles-ci vont choisir leur propre chemin, et surtout elles vont se diviser comme une conscience qui éclate pour le bien ou le mal.

Les personnages de ce roman sont très bons tous autant qu'ils soient, avec leurs qualités et leurs défauts de caractère ou décisionnel, chaque erreur se paye mais la rédemption est possible pour certains. On retrouve parmi nos personnages, une ex-star de la pop, un tireur d'élite, un espion, un trader, une joueuse de mmorpg entre autres.

Le tout se déroule principalement à Paris et dans un petit bled de province, donc les décors vous les connaissez, mais c'est sympa aussi de trouver une histoire qui se déroule dans des lieux que l'on connaît comme le quartier de La Défense par exemple.

Le récit est coupé en chapitres presque indépendants, je veux dire par là que chaque chapitre est comme une "nouvelle" qui présente un personnage et l'intègre au monde décrit par Olivier Paquet, pour finalement se regrouper avec un fil rouge qui maintient l'histoire en place et imbrique le tout de manière impeccable. J'ai trouvé cette construction audacieuse et presque artistique.

Je tiens également à souligner la superbe couverture d'Aurélien Police, qui encore une fois fait mouche avec son talent.

Je conseille évidemment ce roman aux fans d'anticipation, de SF, mais également à tous ceux qui veulent un bon livre d'action.

Publié le 11 septembre 2019

à propos de la même œuvre