Jake Sullivan est un lourd. Cette appellation ne se rapporte pas à son poids (quoiqu'elle pourrait) mais au pouvoir qu'il détient en temps que magique actif : il est capable d'altérer la gravité. C'est un pouvoir très répandu, mais comme il est très doué et en plus très malin, le gouvernement américain lui a mis en main un marché : plutôt que d'être détenu pour un meurtre commis sous le coup de la colère, il a obtenu une libération conditionnelle mais doit collaborer pour arrêter des actifs criminels. Le marché lui convenait tout à fait, mais il est très troublé par sa dernière cible : son ex petite amie, une brute (plus forte et résistante qu'un humain normal) nommée Delilah. Quand une bande d'actifs très organisée fait capoter la capture, il décide de creuser un peu. Il découvre vite que dans l'ombre s'affrontent deux camps d'actifs : les chevaliers du Grimnoir, société secrète qui protège les actifs, et l'Imperium japonais dirigé par le tout puissant président Tokugawa, qui veut rayer de la carte la moitié du monde... Ce premier volume des Chroniques du Grimnoir nous présente un monde uchronique du début des années 30, dans lequel les talents magiques sont monnaie courante. Si certains dons relèvent de ce que l'on trouve couramment parmi les perceptions extra-sensorielles (télépathie, télékinésie, téléportation...) et ne surprendront pas le lecteur, d'autres sont plus proches de la sorcellerie (évocation de créatures d'un autre monde) ou même nettement plus originaux (massifs capables de modifier leur densité physique par exemple). Les têtes de chapitre, qui montrent la façon dont des événements marquants de notre Histoire ont été altérés dans ce monde uchronique, nous permettent de mieux plonger dans l'ambiance. Personnellement, j'ai beaucoup aimé ce mélange de steampunk et de pouvoirs magiques, qui fonctionne très bien. Du côté de l'histoire, pas de grande surprises. Le scénario se tient, mais les rebondissements et révélations se laissent deviner avec bien trop d'anticipation, ce qui fait tomber le suspense. Je trouve également dommage le petit côté "super-héros", avec des combats épiques contre des méchants toujours plus forts et nombreux, mais dont les gentils sortent toujours gagnants. Mais on se laisse prendre quand même ! J'ai trouvé les personnages très sympathiques et bien campés, même s'ils manquent parfois de profondeur. La plume de Larry Correia est agréable, dynamique et bien adaptée à l'histoire, avec juste ce qu'il faut d'humour pour rester légère. J'ai passé un très bon moment et j'ai hâte de découvrir la suite de ces chroniques. Soleil Les Chroniques de l'Imaginaire

Correia - Magie Brute - Les Chroniques de l'Imaginaire

Jake Sullivan est un lourd. Cette appellation ne se rapporte pas à son poids (quoiqu'elle pourrait) mais au pouvoir qu'il détient en temps que magique actif : il est capable d'altérer la gravité. C'est un pouvoir très répandu, mais comme il est très doué et en plus très malin, le gouvernement américain lui a mis en main un marché : plutôt que d'être détenu pour un meurtre commis sous le coup de la colère, il a obtenu une libération conditionnelle mais doit collaborer pour arrêter des actifs criminels.

Le marché lui convenait tout à fait, mais il est très troublé par sa dernière cible : son ex petite amie, une brute (plus forte et résistante qu'un humain normal) nommée Delilah. Quand une bande d'actifs très organisée fait capoter la capture, il décide de creuser un peu. Il découvre vite que dans l'ombre s'affrontent deux camps d'actifs : les chevaliers du Grimnoir, société secrète qui protège les actifs, et l'Imperium japonais dirigé par le tout puissant président Tokugawa, qui veut rayer de la carte la moitié du monde...

Ce premier volume des Chroniques du Grimnoir nous présente un monde uchronique du début des années 30, dans lequel les talents magiques sont monnaie courante. Si certains dons relèvent de ce que l'on trouve couramment parmi les perceptions extra-sensorielles (télépathie, télékinésie, téléportation...) et ne surprendront pas le lecteur, d'autres sont plus proches de la sorcellerie (évocation de créatures d'un autre monde) ou même nettement plus originaux (massifs capables de modifier leur densité physique par exemple). Les têtes de chapitre, qui montrent la façon dont des événements marquants de notre Histoire ont été altérés dans ce monde uchronique, nous permettent de mieux plonger dans l'ambiance. Personnellement, j'ai beaucoup aimé ce mélange de steampunk et de pouvoirs magiques, qui fonctionne très bien.

Du côté de l'histoire, pas de grande surprises. Le scénario se tient, mais les rebondissements et révélations se laissent deviner avec bien trop d'anticipation, ce qui fait tomber le suspense. Je trouve également dommage le petit côté "super-héros", avec des combats épiques contre des méchants toujours plus forts et nombreux, mais dont les gentils sortent toujours gagnants. Mais on se laisse prendre quand même !

J'ai trouvé les personnages très sympathiques et bien campés, même s'ils manquent parfois de profondeur. La plume de Larry Correia est agréable, dynamique et bien adaptée à l'histoire, avec juste ce qu'il faut d'humour pour rester légère. J'ai passé un très bon moment et j'ai hâte de découvrir la suite de ces chroniques.

Soleil
Les Chroniques de l'Imaginaire

Publié le 8 août 2012

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