C’est toujours une différence mal perçue qui génère le conflit…

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Un énorme vaisseau de combat, l’honneur d’une flotte militaire meurt/disparait en peu de temps parce qu’il se trouvait sur le passage d’un Nuage de « particules » à peine conscientes d’elles-mêmes mais se sentant menacées. Évangeline, fille d’ambassadeur et qui sort de l’adolescence, est envoyée par ses parents séparés, sur une planète école un peu disciplinaire où elle est censée revenir à un meilleur comportement. (Elle a été surprise pendant une relation sexuelle avec une femme soldat). Mais, le jour de son arrivée à l’école, celle-ci est attaquée par ce qui s’apparente à un essaim. Évangeline en devient la reine et attend la navette de ravitaillement pour revenir chez elle. Je n’ai pas envie d’aller plus loin… Et d’ailleurs je pense que vous avez compris. Comme le titre est énoncé par Évangeline elle-même à la fin du premier quart, on peut se douter que, aussi mérités soient-ils, l’important n’est pas ces hourras. L’essentiel de ce livre est pour moi dans deux idées. La première, si l’on peut dire, elles ont autant de force et de valeur l’une que l’autre, est celle de la sensualité. Évangeline passe d’une perception toute en artificialité de la vie à une perception fine d’elle et des autres par ses sens. La deuxième, peut-être plus difficile à concevoir, traite du rapport à autrui, à l’autre, si différent soit-il. C’est toujours une différence mal perçue qui génère le conflit…

J’espère vous avoir donné envie de lire, c’est pourquoi je me permettrai une citation audacieuse. Juste une courte phrase. Elle intervient en guise de conclusion d’un paragraphe – il y en a beaucoup d’autres de son espèce – c’est le genre de phrase lapidaire qui vous ramène à la réalité du roman au cas vous vous seriez laissé emporter. « Depuis le passage de l’ennemi, Esméralda a retrouvé sa stérilité. » Esméralda est une planète que les humains tentaient de rendre vivable…

 

Publié le 5 novembre 2019

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