Catherine Dufour se fait rare, c'est donc avec plaisir que l'on se penche sur son nouveau roman, en plus édité chez L'Atalante, ce qui est souvent gage de qualité. D'ailleurs rien qu'avec la superbe illustration de couverture signée par le talentueux Aurélien Police, on nous promet du bon. C'est donc serein que j'ai ouvert ce roman.

Dufour - Entends la nuit - Un bouquin sinon rien
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L'histoire commence assez lentement tout en restant intéressante à chaque page et emporte le lecteur de cette manière sur la moitié du livre, on découvre les personnages-clés, la psychologie de chacun, les lieux, le tout avec un humour percutant et vif sans jamais tomber dans la vulgarité.
Jusque là je me demandais de quoi il en retournait concernant le "Fantastique" même si quelques indices étaient dissimulés ici et là et que j'avais senti une atmosphère bizarre et presque imperceptible qui annonçait que quelque chose clochait autour des personnages, puis d'un coup ça y est, Catherine Dufour nous propulse de plus en plus dans le fantastique, passant de l'humour à la noirceur, et ce de manière tout à fait naturelle. Ce que je pensais être une romance fantastique s'est transformé en un conte macabre.

J'ai adoré cette transition entre les deux états "humour/noirceur" ou encore entre "petite ambiance sympa" et "angoisses paranoïaques".

Je ne vous révèle rien de l'histoire en elle-même, le synopsis en dit déjà assez pour vous convaincre, chaque détail supplémentaire révélé ne ferait que vous gâcher le plaisir de l'ambiguïté et le suspense quand à ce qui vous attend au fil des pages de ce très bon roman.

Si j'ai un conseil à vous donner, c'est de ne pas croire qu'il ne se passe rien, ou que c'est une histoire pour jeune fille en mal de romance, il n'en est rien, lisez, riez, puis savourez avant de sombrer vers l'angoisse.

- Maxime, le 14 décembre 2018

Publié le 13 janvier 2019

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