Si, à l'âge de soixante-quinze ans, vous vous engagez dans les FDC (Forces de Défense Coloniales), cela revient à quitter la Terre aussi définitivement que si vous étiez mort : vous y êtes légalement décédé, et vous n'aurez plus jamais le droit d'y revenir. Mais John Perry a pris le temps, depuis la mort de Kathy, son épouse très aimée, huit ans plus tôt, de dire adieu à ses amis et à son fils. Et puis, il n'aime vraiment pas être vieux, et des rumeurs disent que les FDC ont trouvé les clés du rajeunissement. Quasiment dès son embarquement, il se fera des amis, un petit groupe soudé, qui sera malheureusement dispersé par la suite, au hasard des affectations militaires. Et John Perry découvrira qu'il est un soldat de valeur, certes, mais aussi et surtout quelle ancre affective le rattache à la vie, et à l'humanité. Un premier roman extrêmement sympathique qui parvient à être original dans un genre très fréquenté par de grands auteurs (Heinlein et Haldeman, bien sûr, Westerfeld récemment, mais aussi Vance, d'une certaine façon), et avec une intrigue de base plutôt rebattue. L'auteur a visiblement pris plaisir à ses descriptions d'aliens plus étranges les uns que les autres, et certains sont une invention vraiment très intéressante. Les personnages sont suffisamment cohérents et hauts en couleurs pour être marquants, et si le style est léger, avec cette espèce d'auto-dérision souriante, évoquant parfois Heinlein dans les dialogues, l'action est incessante, tout en soulevant des questions importantes, telles que la valeur de la durée de la vie, et des expériences qui y sont associées. En somme un roman qui tient plutôt bien la gageure d'être à la fois très agréable et facile à lire, et tout-à-fait passionnant à plusieurs niveaux. Il n'y a rien d'étonnant à ce qu'il ait été finaliste du Hugo, et on attend avec curiosité les autres romans de cet auteur. Mureliane (28/02/2007)

Scalzi - Le Vieil Homme et la guerre - Les Chroniques de l'imaginaire

Si, à l'âge de soixante-quinze ans, vous vous engagez dans les FDC (Forces de Défense Coloniales), cela revient à quitter la Terre aussi définitivement que si vous étiez mort : vous y êtes légalement décédé, et vous n'aurez plus jamais le droit d'y revenir. Mais John Perry a pris le temps, depuis la mort de Kathy, son épouse très aimée, huit ans plus tôt, de dire adieu à ses amis et à son fils. Et puis, il n'aime vraiment pas être vieux, et des rumeurs disent que les FDC ont trouvé les clés du rajeunissement.

Quasiment dès son embarquement, il se fera des amis, un petit groupe soudé, qui sera malheureusement dispersé par la suite, au hasard des affectations militaires. Et John Perry découvrira qu'il est un soldat de valeur, certes, mais aussi et surtout quelle ancre affective le rattache à la vie, et à l'humanité.

Un premier roman extrêmement sympathique qui parvient à être original dans un genre très fréquenté par de grands auteurs (Heinlein et Haldeman, bien sûr, Westerfeld récemment, mais aussi Vance, d'une certaine façon), et avec une intrigue de base plutôt rebattue. L'auteur a visiblement pris plaisir à ses descriptions d'aliens plus étranges les uns que les autres, et certains sont une invention vraiment très intéressante. Les personnages sont suffisamment cohérents et hauts en couleurs pour être marquants, et si le style est léger, avec cette espèce d'auto-dérision souriante, évoquant parfois Heinlein dans les dialogues, l'action est incessante, tout en soulevant des questions importantes, telles que la valeur de la durée de la vie, et des expériences qui y sont associées.

En somme un roman qui tient plutôt bien la gageure d'être à la fois très agréable et facile à lire, et tout-à-fait passionnant à plusieurs niveaux. Il n'y a rien d'étonnant à ce qu'il ait été finaliste du Hugo, et on attend avec curiosité les autres romans de cet auteur.

Mureliane (28/02/2007)

Publié le 29 janvier 2013

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