Une bizarrerie attendrissante.

Prendre forme - Ekila reading
Article Original

Je suis rentrée dans Prendre forme sans aucune attente. Je l’ai commencé parce qu'il faisait partie de la Rentrée Littéraire, qu’il vient de ma maison d'édition préférée et que je suis une loyale b!tch.

J’ai continué à le lire sans vraiment penser quoi que ce soit. Les mots défilaient et les images aussi. Avec fluidité, tel une comédie des années 2000, avec quelque chose de classique, rien de bien transcendant.

Et c’est quand j’en ai parlé à voix haute que j’ai réalisé qu’en fait... bah je m'amusais bien ! Que j’étais fan de notre alien narrateur. Je le/la trouvais marrant·e ! Un humour d’êtres brisés. Noir et nécessaire pour la survie. On parle d’un alien, échoué sur Terre depuis 15 ans et seul. Obligé de se modifier physiquement pour vivre. Une opération régulière, complexe et douloureuse. Donc oui, comme tout être profondément brisé et traumatisé, l'humour et le politiquement incorrect sont un langage à part entière et nécessaire !

Donc oui, j’aime ce perso. J’aime l’histoire. L'humour. Mais par-dessus tout, je finis par m'identifier à cet être incapable de trouver sa place parmi les humains. Parce que plus il/elle comprend l'humain, moins il/elle comprend le sens de ses actions.

Avec des descriptions crues, des phrases claires et directes, on reste dans l'œuvre de Dolki Min pour sa bizarrerie attendrissante.

Publié le 30 juillet 2026