J'ai dévoré (sans mauvais jeu de mot) Prendre forme. Un body horror magnifique où les questions de genre et d'identité sont centrales.
À travers les rencontres de ses proies, l'être échoué (on ne connaît pas son prénom) est profondément attachant. Sa solitude le pèse, il ne cherche qu'à être aimé, mais aussi à survivre.
L'être change de forme continuellement, cache sa vraie nature au milieu des humains. Iel sait qu'iel ne sera pas accepté.
D'un humour singlant, l'auteur remet en question nos normes sociales avec intelligence.
Les illustrations rajoutent indéniablement une saveur particulière au roman. On est imprégné dans le quotidien de cet être magnifiquement horrifique. On s'attache, on le comprend.
À lire et dévorer dès sa sortie !