La magie n’est pas toujours un signe de puissance et de supériorité absolue. Seuls quelques intellectuels et poètes s’inquiètent du sort réservé aux magiciens. Dans le Royaume extérieur, il est bon de naître ordinaire. Tout enfant ayant une once de pouvoir, est enlevé de force et formé pour devenir esclave des hommes de pouvoir, de la noblesse. Maltraités, torturés, ils passent leurs pires années à la Haute-École jusqu’à savoir baisser la tête et obéir aux moindres ordres. Quelques gamins réussissent à échapper à ces rafles et tentent de rejoindre les magiciens renégats. La révolte gronde. La guerre s’éternise aux frontières, les magiciens ne supportent plus de vivre soumis ou cachés et le roi se meurt. Un univers inversé Sylvie Denis plante ainsi le décor d’un univers où la peur d’être magicien peut devenir une vraie terreur, un supplice. Le schéma classique de la fantasy est inversé : ceux qui ont le pouvoir sont ceux qui sont soumis et terrorisés. À travers de nombreux personnages divers et variés, Sylvie Denis nous fait découvrir ce monde où la colère gronde et la révolte prend forme. Le lecteur partage ainsi, la vie de Raoul, jeune magicien peu doué, mais qui parle aux animaux. Futé, il réussit à se rendre indispensable en cuisine pour éviter les souffrances de la formation de la Haute-École. Le lecteur traverse aussi les montagnes avec Ian, un garçon fuyant les chasseurs et apprenant à maîtriser son pouvoir. Il vit la vie du château avec Élisabeth et Arik et découvre les plans machiavéliques d’Hérus Tork. Il sent la révolte grossir avec Madge et Germain. Un combat pour l’égalité Sylvie Denis avait l’année dernière publié un recueil de nouvelles surprenant et de qualité, Jardins Virtuels. Traductrice et anthologiste, elle nous offre ici, pour son premier roman, une sublime intrigue de fantasy. Avec une plume magnifique et fluide, elle nous entraîne dans un univers à la limite du chaos avec un souffle intense et beaucoup d’émotions. Intrigues, complots, fuites... chaque personnage tente de survivre. Mais arrive un moment où cela ne suffit plus. Les alliances se forment, les trahisons mettent en péril l’insurrection. Que font les Dieux ? Pourquoi n’interviennent-ils pas ? Sylvie Denis surprend le lecteur en apportant une deuxième dimension à son récit, une envergure divine. Fort singulière car mélangeant mythologie et science-fiction, cette dimension clôt ce roman avec fougue, mais aussi une grande finesse. Laure Ricote, ActuSF, avril 2004

Denis - Haute-École - ActuSF

La magie n’est pas toujours un signe de puissance et de supériorité absolue. Seuls quelques intellectuels et poètes s’inquiètent du sort réservé aux magiciens. Dans le Royaume extérieur, il est bon de naître ordinaire. Tout enfant ayant une once de pouvoir, est enlevé de force et formé pour devenir esclave des hommes de pouvoir, de la noblesse. Maltraités, torturés, ils passent leurs pires années à la Haute-École jusqu’à savoir baisser la tête et obéir aux moindres ordres. Quelques gamins réussissent à échapper à ces rafles et tentent de rejoindre les magiciens renégats. La révolte gronde. La guerre s’éternise aux frontières, les magiciens ne supportent plus de vivre soumis ou cachés et le roi se meurt.

Un univers inversé

Sylvie Denis plante ainsi le décor d’un univers où la peur d’être magicien peut devenir une vraie terreur, un supplice. Le schéma classique de la fantasy est inversé : ceux qui ont le pouvoir sont ceux qui sont soumis et terrorisés. À travers de nombreux personnages divers et variés, Sylvie Denis nous fait découvrir ce monde où la colère gronde et la révolte prend forme.

Le lecteur partage ainsi, la vie de Raoul, jeune magicien peu doué, mais qui parle aux animaux. Futé, il réussit à se rendre indispensable en cuisine pour éviter les souffrances de la formation de la Haute-École. Le lecteur traverse aussi les montagnes avec Ian, un garçon fuyant les chasseurs et apprenant à maîtriser son pouvoir. Il vit la vie du château avec Élisabeth et Arik et découvre les plans machiavéliques d’Hérus Tork. Il sent la révolte grossir avec Madge et Germain.

Un combat pour l’égalité

Sylvie Denis avait l’année dernière publié un recueil de nouvelles surprenant et de qualité, Jardins Virtuels. Traductrice et anthologiste, elle nous offre ici, pour son premier roman, une sublime intrigue de fantasy. Avec une plume magnifique et fluide, elle nous entraîne dans un univers à la limite du chaos avec un souffle intense et beaucoup d’émotions. Intrigues, complots, fuites... chaque personnage tente de survivre. Mais arrive un moment où cela ne suffit plus. Les alliances se forment, les trahisons mettent en péril l’insurrection. Que font les Dieux ? Pourquoi n’interviennent-ils pas ? Sylvie Denis surprend le lecteur en apportant une deuxième dimension à son récit, une envergure divine. Fort singulière car mélangeant mythologie et science-fiction, cette dimension clôt ce roman avec fougue, mais aussi une grande finesse.

Laure Ricote, ActuSF, avril 2004

Publié le 30 décembre 2008

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