Bonne intrigue pour ce roman a trois voix : Suzanne, la Mort et un membre de de la guilde des assassins qui fait froid dans le dos.

Pratchett - Le Père Porcher - Lectures et Voyages
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Plantons le décor... sur le Disque-Monde on fête la nuit du porcher. Le père Porcher apporte des cadeaux avec son traineau tiré par des cochons (et oui, c'est le Disque-Monde). Mais cette année il a disparu. La Mort va le remplacer avec tout le sérieux qui la caractérise et Suzanne sa petite fille va mener l'enquête.


Suzanne est gouvernante, mais pas vraiment comme Mary Poppins :

    « Elle était devenue gouvernante. Un des rares emplois qu’une aristocrate reconnue pouvait tenir. Et elle y avait pris goût. Elle s’était juré que, le jour où elle se retrouverait à danser sur les toits avec des ramoneurs, elle se frapperait à mort à coups de son propre parapluie. »

Mais vraiment pas. Sur le Disque-Monde quand les enfants parlent des monstres cachés dans la cave, Suzanne prend le tisonnier et va leur régler leur compte.Les adultes ne voyant aucun monstre trouvent ça très pédagogue de faire croire à l'enfant que l'ont le fait fuir le monstre (surtout quand on remonte de la cave avec un tisonnier tout tordu).

Le roman est divisé entre la Mort qui remplace très consciencieusement le Père Porcher et Suzanne qui poursuit un vrai méchant. Oui pour une fois il y a un personnage vraiment ignoble et inhumain.

La Mort est vraiment un personnage central du Disque-Monde. Un personnage que j'apprécie beaucoup dans ces tentatives d'être plus humain que des humains, ou ici plus Père Porcher que le Père Porcher. Il veut des cadeaux pour tous les enfants. Il ne veut pas de faux Pères Porcher, mais un vrai lui avec de vrais cochons qui pissent dans le magasin (pour le plus grand bonheur des enfants).
Il porte un regard sincère qui met bien en lumière nos hypocrisies sur une fête de partage et de réjouissances.

Bonne intrigue pour ce roman a trois voix : Suzanne, la Mort et un membre de de la guilde des assassins qui fait froid dans le dos.

En conclusion : bien mieux que l’Étrange Noël de Monsieur Jack que pourtant j'adore.
 
Publié le 29 mars 2017

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