Étrange, personnel, inclassable, Le Chien de guerre et la douleur du monde est une belle réflexion sur la condition humaine.

Stéphanie Nicot

Maître incontesté de la science-fiction et de la fantasy, Michael Moorcock réussit avec Le Chien de guerre et la douleur du monde un mélange étrange de fantastique classique, de roman historique et de récit d'aventures métaphysique qui surprendra plus d'un fan. L'argument ? Sur fond de guerre de religion, en 1631, Ulrik von Bek, capitaine de mercenaires et massacreur patenté, rencontre Sabrina, une énigmatique jeune femme, et son maître Lucifer. Apprenant sans surprise qu'il est damné, von Bek accepte le marché que lui offre un Diable complexe, plus séduisant qu'effrayant : il doit lui rapporter le "Graal", coupe sacrée supposée soulager la souffrance du monde. Tueur désabusé, soldat perdu d'un monde sans pitié, von Bek découvre peu à peu l'amour pour Sabrina, puis la pitié pour ses frères humains. Avant d'offrir l'espoir à un monde et à une époque qui en manque... Étrange, personnel, inclassable, Le Chien de guerre et la douleur du monde est une belle réflexion sur la condition humaine.

Stéphanie Nicot

Publié le 8 février 2008

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