Dites-vous simplement qu’une route est faite de carrefours, et que c’est ici que Becky vous attend.

Une très bonne hérétique - Derrière mes binocles
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Depuis quelques temps, je me fais la réflexion que, pour s’attaquer à un gros morceau — qu’il s’agissent d’un genre ou d’un auteur — la nouvelle est le biais idéal. Pourtant, force est de constater qu’elle a délaissé les étagères des lecteurices français. C’est pas franchement le genre vers lequel on se tourne, et pourtant…

Pourtant la nouvelle, dans son efficacité, dans son rythme, dans son économie de contexte et son sens de la chute, a toutes les qualités pour se faire la clef d’un univers ! J’approche donc la grande Becky, que je regarde du bas du piédestal sur lequel je l’ai hissée, à travers ses nouvelles. Des nouvelles qui, avec une économie de mots et sans grande démonstration, me dévoilent ce que Becky sait faire de mieux : raconter les gens. Sans éclat, sans exploit, sans recherche de grandeur ou de reconnaissance, juste la rencontre, le choix, l’inattendu. Et c’est… grandiose de simplicité, presque apaisant malgré le tumulte d’émotions qui peut traverser ses protagonistes.

Il est très compliqué pour moi d’isoler une nouvelle ou de vous faire un quelconque résumé. De l’émotion d’une mère qui laisse partir son enfant à la solitude d’un vaisseau-cercueil, de la réalisation d’une prophétie bancale à l’abandon de ses propres lois, dites-vous simplement qu’une route est faite de carrefours, et que c’est ici que Becky vous attend.

Publié le 3 septembre 2026

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