Destination Soleil est un roman indépendant de hopepunk, court et efficace, qui va droit à l’essentiel. Il ne cherche pas à délivrer un message appuyé, sinon celui, simple et sincère, de raconter son histoire.

Destination Soleil - Noosfere
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La capitaine du vaisseau spatial l’Aiguille, Tova Lir, est une factrice de troisième classe (l’équivalent de votre livreur Amazon mais dans l’espace…). Les trajets interstellaires étant souvent interminables, Tova trompe l’ennui en s'échinant à éduquer de jeunes robots. Et c’est en compagnie de sa pupille, Agatha Pança de la Paillette, que les problèmes vont arriver : la découverte du corps sans vie d’un livreur de première classe. Première classe, cela signifie que ce livreur avait en sa possession un message important et que sa mission comportait de nombreux risques. Liée par la solidarité tacite qui unit les coursiers de l’espace, Tova décide d’achever la livraison du défunt.

Au même moment, un drame frappe Luna, causant la mort de milliers de personnes ainsi que la disparition mystérieuse de tous les bots. Sans le savoir, Tova et Agatha viennent de s’embarquer dans une mission périlleuse. Traquées par des tueurs, elles sont entraînées dans une aventure à travers le système solaire : d’une station spatiale à proximité de Mercure utilisée par des pèlerins aux lunes de Mars… sans oublier une trajectoire qui pourrait s’avérer fatale, en direction du Soleil.

Destination Soleil est un roman indépendant de hopepunk, court et efficace, qui va droit à l’essentiel. Il ne cherche pas à délivrer un message appuyé, sinon celui, simple et sincère, de raconter son histoire. Dans la même veine que la série Les Voyageurs  de Becky Chambers, le livre met avant tout l’accent sur ses personnages et les liens qui les unissent : filiations, amitiés et relations tissées au fil du voyage. Le worldbuilding, quant à lui, est complet : une Terre devenue inhabitable, une langue des signes utilisée pour communiquer dans l’espace, une représentation de William Shakespeare jouée en apesanteur, ou encore une secte d’adeptes du Soleil se battant à coups d’armes médiévales…

Bref, William Alexander n’invente rien de nouveau, mais c’est bien fait et ça fait chaud au cœur.

Dakow

Publié le 1 juin 2026

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