Quand la poussière retombe après le carnage du Salaire du Péché, Berry s'est trouvé une autre grande soeur, encore plus protectrice et rassurante que la première, et Ruth Winton comprend qu'elle n'a guère d'autre choix que de seconder les efforts de Victor Cachat à propos de Congo. Non qu'aucune des deux jeunes filles ne soit pas convaincue de devoir faire face à la fureur parentale ultérieurement. Et décider Michael Oversteegen à participer à cette machination compliquée et, pire encore, à autoriser une parente de sa Reine à s'exposer au danger, n'a rien d'une partie de plaisir non plus. Dans ce volume, l'action prend bien sûr beaucoup plus de place, puisque toutes les pièces y sont en mouvement. Par ailleurs, les scènes où l'on assiste aux réactions d'Elisabeth et d'Héloïse Pritchart (pour ne rien dire d'Anton Zilwicki... et de Jeremy X !) aux agissements de Ruth et Cachat respectivement sont vraiment très réjouissantes. Le rythme des évènements est beaucoup plus soutenu, même si les débats et décisions politiques y gardent une place importante. Les fans français d'Honor Harrington, après la publication récente de En mission, le tout dernier opus paru en VO, doivent faire un retour en arrière, et se replacer dans le contexte de Plaies d'Honneur, puisque l'histoire de La couronne des esclaves se déroule à ce moment-là, plus précisément juste avant le départ d'Honor pour la Silésie. Mais ils pourront enfin, grâce à cette publication, lire la "version longue" de l'histoire aberrante que résume Hélène Zilwicki dans L'ombre de Saganami, et surtout comprendre les raisons du choix par Elisabeth III de Torche comme lieu du sommet proposé par Pritchart dans Coûte que coûte. Ne serait-ce que pour cela, cette sortie française serait extrêmement bienvenue. Mais il s'agit aussi, en soi, d'un roman tout à fait plaisant à lire, avec ses personnages colorés et touchants, à commencer par Virginia Usher. Pour tout lecteur assidu des péripéties survenant dans l'immense univers créé par David Weber; c'est à mon avis un must, même si on n'y voit pratiquement pas Honor Harrington elle-même, et que l'action ne s'y déroule pas dans l'espace. On attend avec impatience la sortie française de sa suite immédiate, Torch of Freedom, et des nouvelles qui décrivent la première rencontre de Zilwicki et Cachat, ou les évènements de Tibériade (pour Oversteegen) et de La Martine (pour Cachat). Mureliane (15/02/2012)

Weber, Flint - La couronne des esclaves (L. 2) - Les Chroniques de l'imaginaire

Quand la poussière retombe après le carnage du Salaire du Péché, Berry s'est trouvé une autre grande soeur, encore plus protectrice et rassurante que la première, et Ruth Winton comprend qu'elle n'a guère d'autre choix que de seconder les efforts de Victor Cachat à propos de Congo. Non qu'aucune des deux jeunes filles ne soit pas convaincue de devoir faire face à la fureur parentale ultérieurement. Et décider Michael Oversteegen à participer à cette machination compliquée et, pire encore, à autoriser une parente de sa Reine à s'exposer au danger, n'a rien d'une partie de plaisir non plus.

Dans ce volume, l'action prend bien sûr beaucoup plus de place, puisque toutes les pièces y sont en mouvement. Par ailleurs, les scènes où l'on assiste aux réactions d'Elisabeth et d'Héloïse Pritchart (pour ne rien dire d'Anton Zilwicki... et de Jeremy X !) aux agissements de Ruth et Cachat respectivement sont vraiment très réjouissantes. Le rythme des évènements est beaucoup plus soutenu, même si les débats et décisions politiques y gardent une place importante.

Les fans français d'Honor Harrington, après la publication récente de En mission, le tout dernier opus paru en VO, doivent faire un retour en arrière, et se replacer dans le contexte de Plaies d'Honneur, puisque l'histoire de La couronne des esclaves se déroule à ce moment-là, plus précisément juste avant le départ d'Honor pour la Silésie. Mais ils pourront enfin, grâce à cette publication, lire la "version longue" de l'histoire aberrante que résume Hélène Zilwicki dans L'ombre de Saganami, et surtout comprendre les raisons du choix par Elisabeth III de Torche comme lieu du sommet proposé par Pritchart dans Coûte que coûte. Ne serait-ce que pour cela, cette sortie française serait extrêmement bienvenue.

Mais il s'agit aussi, en soi, d'un roman tout à fait plaisant à lire, avec ses personnages colorés et touchants, à commencer par Virginia Usher. Pour tout lecteur assidu des péripéties survenant dans l'immense univers créé par David Weber; c'est à mon avis un must, même si on n'y voit pratiquement pas Honor Harrington elle-même, et que l'action ne s'y déroule pas dans l'espace. On attend avec impatience la sortie française de sa suite immédiate, Torch of Freedom, et des nouvelles qui décrivent la première rencontre de Zilwicki et Cachat, ou les évènements de Tibériade (pour Oversteegen) et de La Martine (pour Cachat).

Mureliane (15/02/2012)

Publié le 23 janvier 2013