Mise en contexte
Chih, adelphe des Collines Chantantes, archiviste d’histoires, contes et légendes est à nouveau sur les routes, en solitaire cette fois. Presque-Brillante, oiseau à la mémoire infaillible doué de parole, et surtout fidèle compagne, n’est pas à ses côtés. Mais Chih a fort à faire, puisque l’adelphe se fait l’escorte de Pham Nhung et de sa famille, en route pour la demeure de son futur époux, le puissant seigneur Guo de la Haute-Colline.
Si Chih en profite être le témoin neutre de cette future union, il est impossible de ne pas s’attacher à Pham Nhung : charmante, intelligente, un brin sauvage ; en quelques paragraphes, on se retrouve aussi fasciné.e que Chih.
Trop vite, les murs de la Haute-Colline se dessinent et se referment comme une corde autour de notre cou…
Points positifs
Nghi Vo est sans doute une de mes autrices préférées, je suis toujours séduite par sa plume qui m’entraîne dès les premières lignes. Mais là, j’ai été embarquée comme jamais !
Pour la 5ème fois, Nghi Vo tisse cette extraordinaire mise en abyme : celle d’une conteuse qui met en scène un personnage qui recueille et transmet des histoires vraies ou non.
Au travers de ses Archives et du délicat format de la nouvelle, elle s’interroge (et nous questionne malicieusement, avec une douceur et une bienveillance admirable) sur la manière de raconter ces histoires, mais également comment sont perçus, interprétés et transmis ces récits fragmentés au travers du point de vue individuel.
Et pour la 5ème fois, c’est une formidable réussite, sans doute ma préférée (même si elle est très difficile de la départager avec Quand la tigresse descendit de la montagne), puisqu’on est sur presque trois niveaux de lecture… (en dire davantage serait criminel !)
Foncez découvrir ces Archives et les pérégrinations de Chih et Presque-Brillante, c’est une balade que vous ne regretterez pas (en plus l’objet-livre est magnifique, que demander de plus !)
Atropos AKA Anna