Cinquième aventure de l’adelphe Chih, et toujours autant de plaisir à suivre ses aventures !

Les Épouses de la Haute-Colline - La Grande Parade
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C’est donc à travers les yeux de Chih seul que nous allons suivre la jeune ingénue – pas si naïve que cela. De naïveté, il en est toutefois question, mais c’est plus celle de l’archiviste, une forme d’innocence qui lui fait porter un regard émerveillé sur le monde qui l’entoure, regard qui touche à son tour le lecteur tandis qu’elle dépeint les décors colorés et vivants, les personnages fascinants qu’il rencontre. Elle se promène dans ces lieux tantôt enchanteurs, tantôt inquiétants, fidèle à son péché mignon, la gourmandise, ce qui nous vaut de superbes descriptions d’un jardin de sucre, ou d’un dessert aux pêches blanches qui nous met l’eau à la bouche !

L’adelphe ne devine rien de ce qui se trame dans cette étrange propriété, jusqu’à un dénouement digne d’un roman gothique d’horreur. Pourtant, les indices sont là, des serviteurs qui refusent tout contact au fils du maître atteint d’une sorte de folie. Chih et Nhung vont mener – maladroitement – l’enquête sur le secret qui se cache dans ce domaine. Les objets, presque plus que les gens, vont avoir leur importance dans cette enquête, comme le livre découvert dans une bibliothèque abandonnée, ou une mystérieuse bouilloire qui jouera un rôle fondamental.

Malgré l’angoisse qui sourd, les morts qui s’accumulent et la folie qui rôde, Les épouses de la Haute-Colline reste une lecture plaisante et qui fait du bien. L’intelligence, l’empathie, l’humour qui caractérisent Chih dans toutes ses aventures font de cette lecture un très joli moment de détente. Et ce n’est pas fini, puisque le sixième volume est sorti aux États-Unis – on attend avec impatience sa traduction ! – et le septième annoncé pour cette année.

Sylvie Gagnère

Publié le 26 mars 2026

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