Weber - Aux mains de l'ennemi - Daily Passions
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Attention, ce « poche » est gros de 704 pages, c’est dire qu’il est lourd. A vous de trouver le lieu et la position adaptés à votre lecture. Je verrais bien l’auteur comme maître d’œuvre soit de reconstitution de batailles navales historiques, soit de jeux de rôles. Dans le premier cas on pourrait dire que la seule différence est que les combats du roman se déroulent dans l’espace au lieu d’être sur mer. Dans le deuxième cas cela relève de la densité des personnages. Et là je vous avoue un petit souci. Les justifications des comportements et des décisions des personnages sont parfois beaucoup trop longues… Cela s’étale sur des pages et des pages comme si l’auteur ne connaissait pas le sens du mot ellipse et son utilité romanesque. Surtout quand le lecteur se doute un peu de ce qui va se produire. Toujours Havre-Blanc contre Manticore… Honor est Commodore et à la tête d’un convoi important pour la guerre – elle a dû imposer ses choix d’armements modernes. Chez l’ennemi le contre-amiral Tourville est un officier supérieur d’exception et rusé. Honor tombe dans le piège qui lui est tendu et se trouve contrainte de se rendre pour laisser ses vaisseaux arriver à bon port. Mais on sait bien qu’Honor est remarquablement protégée…

Si Honor se joue de certaines difficultés et domine certains de ses opposants c’est en partie parce qu’elle dispose d’un chat télépathe qui transmet ce qu’il perçoit… Ce chat a un nom, il s’appelle Nimitz. Vous connaissez : c’est le nom d’un porte-avions étatsunien, un des plus puissants navires de guerre au monde… Les cinéphiles se souviennent sans doute de Kirk Douglas en pacha du Nimitz pour son retour vers l’enfer… (si vous ne l’avez pas vu prenez le temps de le faire).

Si vous avez bien lu ce qui précède, vous savez que vous ne serez pas seul à lire ce roman et je suppose que les amateurs d’Honor Harrington n’ont pas attendu la sortie en poche.

Bonne lecture.

- Noé Gaillard, le 8 janvier 2019

Publié le 13 janvier 2019