Vent solaire, poussières d'étoiles.
Au début de ma lecture, j'avais beaucoup de références qui me venaient en tête. Mais plus je lisais, plus elles s'effaçaient, et il n'y avait plus que Bordure.
Ce roman va raconter la guerre et ses horreurs, les vétérans/survivants, les traumatismes, comment les surmonter ou non, les stratégies pour contenir ces émotions primaires, face à des chocs qui créent des plaies béantes dans l'esprit et le corps, et qui ne cicatrisent jamais vraiment.
L’autrice parle des gens qui font ce qu'ils peuvent pour exister ensemble, difficilement, qui ont des façons d'être et de vivre différentes, des gens qui font de leur mieux, et parfois de leur pire. Des gens qui survivent. Avec cœur et corps.
J'aimerais qu'on parle de l'impact que certains personnages peuvent avoir sur les lectures, sur le ressenti, sur ce qui peut faire d'un bon livre un excellent livre. Car c'est le cas ici.
J'aimerais qu'on parle de l'espoir, de l'amitié et de l'amour, des familles choisies, et de ce qui fait l'humanité au-delà de l'humain, et de cette envie de justice, malgré tout, avec les moyens du bord, pour réparer si c'est possible.
J'aimerais qu'on parle de la sublime couverture et du vaisseau dessus. Et du nom de ce vaisseau, Seconde Chance, si bien choisi. Des classes sociales sur Concordia, planète en discorde silencieuse et verticale.
Space opéra cyberpunk, avec non pas des clichés, mais des évidences subtiles. Des schémas qu'on peut reconnaître et savourer, tout en étant épaté.e par l'originalité de l'écriture et l'accessibilité de l'univers, malgré tout un vocabulaire et des noms qui ne renvoient à rien de connu.
Et pourtant, tout est si fluide, dense, prenant, on ne sent pas passer les pages, et quand on arrive au bout, on est presque triste parce que c'est la fin et il va falloir quitter les personnages et l'univers.
J'aimerais que ce livre soit lu par beaucoup.
S'il-vous-plaît.
Merci.