Il s'agit d'une lecture étrange, dérangeante par instants, mais profondément fascinante.

Maleficium - La taniere silencieuse
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En commençant Maleficium, je ne m’attendais pas à ça. D’abord décontenancée par le format, j’ai poursuivi ma lecture avec une réelle sensation d’intrigue fascinante… Qui est cette femme au bec-de-lièvre ?

Sept récits, sept hommes, et toujours cette même mécanique : la convoitise, le désir de posséder, et les maléfices qui viennent répondre à cela. Un comportement qui se veut exemplaire, mais débordant pour autant d’opportunisme…

Et puis, sans vraiment m’en rendre compte, ma lecture a basculé… Et quelle bascule.
Le récit glisse alors vers quelque chose de plus organique, presque dérangeant, flirtant par moments avec le body horror, où les corps deviennent le lieu même du maléfice.

Quant à l’écriture, très soutenue, tenant du classique (la langue française dans toute sa beauté), elle installe une atmosphère particulière, hors du temps. Ce qui semblait répétitif devient peu à peu troublant. Il y a autre chose qui se joue, quelque chose de plus profond, de moins évident.

On n’est pas seulement face à des malédictions. Il est question de regard, de désir, de pouvoir. De ce féminin que l’on convoite, que l’on craint, et que l’on cherche à contenir. Une forme de chasse aux sorcières s’installe, à tel point qu’on pourrait croire ce récit ancré dans des croyances ayant réellement existé…

Je ne peux rien dire de plus, parce que je risque fort de spoiler ce récit percutant à bien des égards.

Il s'agit d'une lecture étrange, dérangeante par instants, mais profondément fascinante, le genre de livre qui laisse une trace, comme celle que possède la jeune fille...

Publié le 26 mars 2026

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