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L'espace d'un an Becky Chambers
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Becky Chambers
Date de parution 25 août 2016
Les dragons de Dorcastel Jack Campbell
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Date de parution 25 août 2016
Jardin d'hiver Olivier Paquet
Jardin d'hiver
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Date de parution 25 août 2016
Hier je vous donnerai de mes nouvelles Pierre Bordage
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Date de parution 23 juin 2016
La terre du magicien Lev Grossman
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Date de parution 23 juin 2016
Extinction Game Gary Gibson
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Date de parution 23 juin 2016
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Les bas-fonds de Mesa David Weber/Eric Flint
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David Weber/Eric Flint
Date de parution 22 septembre 2016
Le clin d'oeil du héron Jean-Claude Dunyach
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Date de parution 22 septembre 2016
Le tropique des serpents Marie Brennan
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Date de parution 22 septembre 2016
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Les bas-fonds de Mesa
David Weber/Eric Flint
Date de parution 22 septembre 2016
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Futu.re
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Date de parution 24 septembre 2015


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  • REVUE DE PRESSE

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Rouiller - Métaquine - Galaxies
Posté 17 août 2016 -
Métaquine® est un médicament inspiré de la Ritaline, qui ne se contente pas de calmer les enfants hyperactifs : il en fait des écoliers modèles. Mais Régis n’est pas un cancre : il est seulement un rêveur très en avance sur son âge, qui vit dans la contrée imaginaire du Duché, château fantastique où, avec ses amis Mat et Cora, il combat des dinosaures ; les visions sont parfois si nettes qu’elles se surimposent au monde réel.

La molécule est aussi efficace pour ceux qui se sont grillés le cerveau avec des casques d’immersion dans des réalistes virtuelles dont ils ne reviennent pas, comme Aurélia, la mère de Régis, qui devrait normalement être hospitalisée, mais que Henri, réparateur informatique, ombrageux beau-père accro aux tabloïds morbides du style Allô Police, garde à la maison, soi-disant pour aider à son sevrage.

Les personnes âgées, celles souffrant d’Alzheimer ou de confusion mentale, sont aussi de bonnes candidates. Sophie, neurobiologiste à la retraite, retrouve son esprit critique depuis qu’elle a appris que Régis, son jeune voisin, qu’elle abrite en attendant le retour de du beau-père, doit passer des tests d’aptitude sponsorisés par Globantis Pharma.

D’ailleurs, le médicament est aussi efficace pour les stressés et les surmenés, dont il régule l’humeur : Ghislaine, l’amie de Clotilde, en prend. Mais cette dernière, un rien désabusée en raison d’une vie personnelle en capilotade, reste une farouche militante traquant les malversations des grands groupes industriels.

Enfin, la gélule miracle est conseillée pour tous les adultes en général, car elle clarifie l’esprit, efface la nervosité et rend plus posé. D’ailleurs, à Globantis, où tous les moyens sont bons pour imposer ce médicament, tout le monde en prend. Au détriment, certes, d’une certaine spontanéité, caractérisée par une voix monocorde et une relative indifférence aux problèmes d’autrui.

Curtis, le super-vendeur de la société, n’en use que pour manipuler ses clients. Il commence à craindre cette uniformisation. La drogue a aussi des effets dissociatifs proches d’expériences de décorporation : son efficacité, comparable à celle d’un ordinateur à qubits, serait due à sa nature quantique et permettrait d’exploiter d’autres propriétés similaires, comme les superpositions d’états, l’intrication, jusqu’à rendre effectives les explorations d’univers parallèles.

Mais Globantis n’a cure de ces spéculations : son objectif est avant tout mercantile. C’est un formidable roman, réglé comme du papier à musique, qu’a écrit François Rouiller, jusqu’à présent auteur de nouvelles et illustrateur à l’humour pétillant et débridé. Les chapitres, courts, nerveux, consacrés à l’un des six principaux personnages, alternent avec des extraits du blog pilori.info, signés par le trublion Ferdinand A. Glapier, un nom qui dévoile quelques influences littéraires et canulardesques. Chaque billet dissèque méthodiquement les mensonges qui gangrènent notre société, depuis les fausses études pharmaceutiques jusqu’aux déclarations politiques, à la publicité, aux pièges du Net, à l’information orientée des actualités, en passant par la fabrique de stars, la chirurgie esthétique, le maquillage, tout ce qui permet de donner à voir et à croire mieux que la réalité, de travestir et de magnifier celle-ci. François Rouiller distille une information scientifique de haut niveau accessible à tous, sans jamais perdre de vue l’intrigue et ses personnages. Le tout est écrit avec une verve délectable, dans la lignée d’un Audiard. Ce qui n’apparaissait que comme une dénonciation des industries pharmaceutiques débouche sur une science-fiction d’envergure cosmique digne d’un Philip K. Dick.

Rien, vraiment, n’a été laissé au hasard. Jusqu’à la campagne promotionnelle, qui s’est traduite par l’envoi de mails représentant une boite de médicament plus vraie que nature, et autres savoureux détails sur les propriétés de la molécule, laissant planer le doute sur une éventuelle nature littéraire de Métaquine®. Malgré le titre du tome 2, il n’y a aucune contre-indication à ce roman, qui génère pourtant une forte accoutumance. C’est un sans-faute, qui raflera probablement, à défaut d’occuper les rayons des pharmacies, les plus grands prix de l’imaginaire.

Claude Ecken
Galaxies n°42
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Glukhovsky - FUTU.RE - Éloge de la gratuité
Posté 11 août 2016 -
Je suis tombé un peu par hasard sur le roman FUTU.RE de Dmitry Glukhovsky publié chez l’Atalante.

Le livre imagine que nous obtiendrons l’immortalité, en devenant capables d’arrêter le processus du vieillissement et de la dégradation du corps. L’Europe, qui se veut humaniste, souhaite que tous ses habitants puissent bénéficier de l’immortalité. Mais malgré, les immenses gratte-ciel et la quasi disparition de la nature, les limites de la planète sont évidentes. Alors, dans ce monde surpeuplé d’immortels, l’Europe décide de mettre en place la loi du Choix : les parents qui mettent au monde un enfant doivent le déclarer et choisir celui d’entre eux qui recevra l’injection qui le fera mourir, en relançant et en accélérant le processus de vieillesse, lui laissant une dizaine d’années à vivre avec son enfant.

Le style est incisif, parfois cru, mais surtout très efficace et on se laisse facilement prendre par l’histoire.

Ce roman va toutefois bien au-delà d’une simple histoire. Il décrit avec une grande pertinence cet avenir finalement bien sombre. Dans cette société débarrassée de la mort, l’homme s’érige alors en surhomme. Il croit s’être autocréé, comme dans les fantasmes transhumanistes :

« Nous sommes l’homo ultimus. Nous ne voulons plus être le bricolage d’un autre, ni attendre l’examen de notre dossier par la bureaucratique machine de l’évolution, restée en plan. Nous avons enfin pris en main notre destinée. Nous sommes le couronnement de notre propre création. »

L’homme, devenu immortel, se contente toutefois d’une vie aseptisée, orienté autour d’un plaisir infini, mais d’où à disparu la grandeur, les œuvres majestueuse du passé. Il se prend pour un dieu, mais un dieu incapable de créer :

« Se mesurer à Dieu n’a plus aucun sens, car voilà longtemps que nous sommes ses égaux. Jadis, seul Lui était éternel ; désormais, c’est à la portée de n’importe qui. Nous avons même conquis les cieux, car désormais ils nous reviennent de droit. Nous ne L’avons pas renversé, non, Il s’est sauvé tout seul. Il a rasé sa barbe, passé une robe et Il erre désormais parmi nous, habitant dans un cube de deux mètres d’arête et gobant des antidépresseurs au petit-déjeuner. »

Le sacré n’existe plus. Il est méprisé. Alors l’artificiel, le superflu, le matériel devient le seul idéal. C’est l’aboutissement de la société de consommation, du renversement des valeurs :

« Au-dessus de l’entrée, une bannière : « Cet esprit-là de Noël ». Une image : des vieillards et de jeunes enfants sont assis dans un canapé, derrière eux un arbre tout en boules et en guirlandes. Quel mensonge contre nature ! Je suis certain qu’il s’agit d’une tentative des propagandistes du Parti de la Vie pour détourner notre plus grosse semaine de soldes à leurs néfastes fins. »

Il est révélateur que la loi qui oblige l’un des parents à mourir soit appelé La loi du Choix car il est bien entendu question d’une loi de « non choix ». Comment accepter de mourir, renoncer à l’immortalité pour donner la vie ? Surtout qu’il ne s’agit pas simplement de relancer le processus naturel de vieillissement, mais de l’accélérer. Ainsi, le parent vieillissant ne pourra pas partager l’adolescence de son enfant pour qui il s’est sacrifié.

Bien au-delà de cette question, c’est toute le société qui se retrouve dans une espèce de résignation, d’acceptation de ne plus choisir même sur des questions de vie ou de mort, ce qui bannit dès lors le questionnement éthique :

« Je n’éprouve que rarement des doutes ou des regrets consécutifs à mes actes : d’ordinaire mon travail m’épargne l’obligation de choisir ; sans choix, pas de regrets. Heureux celui pour qui d’autres prennent la peine de choisir : il n’a rien à confesser. »

On pourrait penser que, malgré tout, il s’agit d’un beau sacrifice que celui de donner sa vie pour son enfant, mais c’est aussi accepter d’être ostracisé car quelle horreur que celui qui nous rappelle que nous ne sommes que des hommes !

« Être gros ou chétif, avoir des poux ou des boutons, se tenir voûté ou boiter est honteux et répugnant. Ceux qui se négligent font figure de lépreux. Seule la vieillesse est plus détestable et plus ignoble. L’homme se veut d’une apparence parfaite et physiquement accompli. Nous devons mériter l’éternité. On dit que jadis la beauté était une chose rare et attirait l’attention de tous ; eh bien, aujourd’hui, c’est la norme. Et le monde ne s’en porte pas plus mal. Les complexes sportifs ne sont pas simplement un passe-temps. Ils nous aident à rester humains. »

Là encore, l’inversion de valeurs est patent. Ce qui nous rend humain dans ce monde, c’est l’éternelle jeunesse, à l’opposé de ce qui nous rend véritablement humain comme la vulnérabilité, que nous partageons tous.

C’est un monde bien terne qui nous est décrit, un monde où celui qui donne sa propre vie par amour n’est plus un modèle d’humanité, mais au contraire celui qui perd son humanité par la perte de l’éternelle jeunesse. Peut-être encore plus profondément, cette histoire nous montre ou nous rappelle surtout l’absurdité de vouloir une vie infinie dans un monde fini.

Éloge de la gratuité

http://www.elogedelagratuite.fr/2016/08/11/futu-re-un-etre-illimite-dans-un-monde-fini/#.V6wpBlyRses.twitter

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Celle qui a tous les dons au festival Locarno
Posté 11 août 2016 -

L'adaptation britannique du roman de M.R. Carey, Celle qui a tous les dons, a fait l'ouverture du Festival international du Film de Locarno, en Suisse !

Vivement la sortie en France !

 Pour lire l'article, cliquez sur l'image :

carey_locarno.png

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Suivez les flèches pour trouver votre roman de l'été
Posté 26 juillet 2016 -
Chers bibliophiles, voici une infographie qui vous donnera de belles idées de lectures. Science-fiction, fantasy, autre chose ? Vous n'avez plus qu'à suivre les flèches ! info2_site.jpg
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Les nominations du prix Utopiales 2016
Posté 27 juin 2016 -
Et voici les nommés : ici
Métaquine de François Rouiller et Futu.re de Dmitry Glukhovsky dans la sélection.
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Les nominations du prix Elbakin.net 2016
Posté 26 juin 2016 -
Les nomination du prix Elbakin.net 2016 ici.
 
Une histoire naturelle des dragons de Marie Brennan nommé dans la catégorie meilleur roman fantasy traduit !
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Manuscrits
Posté 22 janvier 2013 -
Les conditions de soumission de manuscrits viennent de changer. N'hésitez pas à aller les consulter ici .
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L'Atalante
Posté 21 janvier 2013 -
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Honor Harrington
Posté le 25 juillet 2016 par Lisbeï
Je vais poser une question idiote : Les bas-fonds de Mesa, c'est Cauldron of Ghosts ?