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Pratchett - La couronne du berger - Actusf
Posté le 27 février 2017
Terry Pratchett, La Couronne du Berger, trad. Patrick Couton, L’Atalante : « Le dernier roman du Disque-Monde », nous dit le sous-titre en couverture. Terry Pratchett nous a quittés il y a presque deux ans déjà, et ce livre est donc bien « le dernier » qu’il signera jamais – le 41ème roman du Disque-Monde, auquel s’ajoutent bon nombre d’ouvrages compagnons, si j’en crois la liste qui figure au début du volume et vient rappeler que L’Atalante a constamment accompagné ces parutions. Ça n’a rien d’anodin, et c’est forcément une expérience particulière que d’entamer cet ouvrage, et plus encore de le terminer. Ne nous y trompons pas cependant : ce n’est en rien un livre-testament – même si un personnage important du Disque-Monde y meurt, d’une mort idéale, douce et attendue, à la fin d’une vie bien remplie, c’est plutôt l’histoire d’un renouveau. Ce n’est un livre voulu ou conçu comme « le dernier » ; il ne conclut rien, puisque l’ensemble de Pratchett se compose de romans autonomes, pièces d’un même grand jeu, formant des sous-ensembles mais pas d’intrigue suivie.
 
On retrouve ici la série des sorcières, qui symbolise chez Pratchett l’engagement et le dévouement qu’il associe aux femmes : les pieds sur terre, les mains dans le cambouis, dans l’action et au service d’autrui, pas par bonté naïve mais parce qu’il faut bien que quelqu’un s’en occupe. La jeune Tiphaine Patraque (personnage récurrent déjà dans plusieurs romans antérieurs) va une nouvelle fois faire ses preuves en affrontant le petit peuple féérique (très négatif chez Pratchett, cruel et égoïste), aidée par ses alliés pixies, les réjouissants Nac mac Feegle dont la traduction rend bien le savoureux langage (glossaire final fourni !). Le monde a bien changé, doivent bien constater les elfes comme les gobelins en leçon finale ; le Disque-Monde aussi, après plus de quarante romans… 

Anne Besson - Actusf



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Weber - Au champ du déshonneur - De livres en livres
Posté 16 janvier 2018 -
Ce quatrième tome de la saga Honor Harrington a une ambiance bien différente de ses prédécesseurs. Je dois dire que pour moi pour l'instant c'est de loin le meilleur de la série. Honor grandit bien en tant que personnage, elle fait face à tout ce qu'elle n'aime pas, notamment le fait de devenir une figure publique, elle subit aussi beaucoup émotionnellement parlant et se combativité est à son maximum pour se battre contre cet ennemi qui la suis depuis si longtemps.

Jusqu'ici, en dehors de moments bien spécifiques, j'avoue que si elle était très efficace et intelligente dans ses choix, j'ai toujours imaginé Honor limite timide, du genre un peu effacée. Je parle surtout pour sa vie personnelle, car il est clair que niveau professionnel elle est un ennemi à ne pas se faire. Du coup j'ai toujours eu un peu de mal à vraiment m'attacher à elle, elle subit plus quelle n'agit en fait. 
Mais dans ce tome nous voyons enfin son vrai visage, celui qu'elle est capable d'avoir si on la pousse à bout. Et j'ai adoré ce changement, de voir sa double face en fait. Elle remonte bien dans mon estime pour le coup, j'avoue que même si ce n'était pas forcement le meilleur moment pour elle, j'ai adoré ce personnage et j'avais vraiment le sourire tout du long du passage avec cette Killer Honor. Et même ensuite en fait car si elle a retrouvé son humanité elle est bien plus tranchante et active qu'avant.

Au niveau de l'intrigue elle même, ne vous attendez pas à des combats spatiaux ou à retrouver l'antagoniste de toujours dans ce tome. Pour une fois on peut dire que toute l'intrigue se déroule sur terre, ou du moins pas dans des vaisseaux. Du coup niveau action et batailles c'est vraiment très light. Mais on se concentre sur l'ennemi intérieur, celui qui ne pourra pas être battu à coup de laser mais à coup de politique et de procès. 
Car oui ce tome est vraiment énormément basé sur la politique interne. En fait limite à certains moments j'avais l'impression de revoir l’élection de Trump en direct tellement les parallèles sont facile à faire. C'est vraiment hyper typique des moments ou on voudrait pouvoir faire quelque chose mais le système lui même nous empêche et on est vraiment pris dans une vague qui nous bloque. En fait dans toute la première partie on a envie de crier à l'injustice tellement on se sent impuissant. Mais heureusement la fin change tout et j'ai adoré la façon dont ça se déroule.

17/20
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Pratchett - Lapsus Clavis - Phenix Web
Posté 13 janvier 2018 -

Auteur mondialement célèbre, Terry Pratchett s’étonne régulièrement de son succès, dans ses textes et ses discours.

Il évoque avec humour sa carrière d’auteur, ses tournées de signatures dans des endroits improbables, des réceptions pour recevoir des récompenses, des hôtels visités par centaines.

T. Pratchett parle aussi de son métier, de sa méthode (?) de travail, sans pour autant théoriser l’écriture. Les textes présentés ne contiennent aucune explication du Disque-Monde, ni de théorie sur cet univers si particulier.

 

La dernière partie est consacrée à la maladie que Terry Pratchett avait voulu rendre publique. Il voulait ainsi faire avancer la recherche et dénoncer le sort réservé aux malades dépourvus de ses moyens et de sa célébrité.

Dans les romans du Disque-Monde Terry Pratchett montre et dénonce souvent les travers de nos sociétés modernes, par petites touches, subtilement. Dans Lapsus clavis, il exprime sa colère devant ce qui le révolte, sa maladie en premier lieu, mais aussi les dysfonctionnements d’une société incohérente.

Il le fait avec retenue, mais non sans force.

Un grand Monsieur à découvrir.

- Chris de Savoie, le 13/12/17. 

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