L'atalante éditions
Accueil | Espace pro
Retour sur le site grand public
  • REVUE DE PRESSE

Pratchett - Fond d'écran - Présence d'esprit
Posté le 19 avril 2017
Le recueil de nouvelles Fond d’Ecran de Terry Pratchett est un tourbillon. On est entraîné, d’un univers à l’autre, dans un mouvement dynamique un peu fou toujours à l’image de son style littéraire, toujours comme son écriture si fine et drôle. On y retrouve des nouvelles de science-fiction, de pure fantasy, l’hymne d’Ankh Morpork, des poèmes, de fausses coupures de presse, une nouvelle sur les poules du périphérique, la Mort, des gnomes, un vortex de Noël…bref, de tout : du Disque-Monde, du pas Disque-Monde, toute une variété d’idées fantastiques de feu cet auteur prolifique.

Le recueil est organisé simplement : une première partie bien fournie nous livre les nouvelles qui ne sont pas ancrées dans l’univers si spécial du Disque, avec à chaque fois
un texte d’introduction de l’auteur sur les conditions de leur rédaction, ses souvenirs. Un moyen très intimiste de remettre les choses dans leur contexte. On se plonge dans
ces écrits qui datent de toutes les périodes de la vie de Terry Pratchett, de 1963 à 2010. Une sorte de journal intime sous forme de courts écrits, où l’on découvre à chaque fois une nouvelle facette de son écriture.

Ensuite, les récits reliés à l’univers du Disque-Monde. On y retrouve des personnages connus, d’autres pas, mais quand on a déjà goûté à la série, on a l’impression de rentrer à la maison après un long voyage. Et c’est comme sur un bateau fantastique que l’on vogue de texte en texte, et que l’on finit par terminer ce recueil en criant « encore ! »

C’est donc avec un pincement au cœur que l’on termine ce petit pavé de 328 pages, et qu’on le range soigneusement dans sa bibliothèque, comme un petit trésor, une relique précieuse d’un être qu’on appréciait.

Bref. Des rires, jusqu’aux larmes, toujours cette finesse de l’écriture, cet humour noir et décalé qui passe si bien. Une façon bien à lui de décrire des événements ancrés dans notre réel, un vrai style pour créer des univers et des concepts imaginatifs. Fond d’Écran est un voyage tourbillonnant, un feu d’artifice, un discours à la fois drôle et sérieux
sur les enjeux et les noblesses des états d’âme de tout ce qui est vivant (même les trolls), la leçon de vie d’un grand-père un peu bizarre, mais toujours bienveillant.

Que l’on soit familier de ses écrits ou non, Terry Pratchett livre dans ce recueil intime des nouvelles, des écrits, et surtout, de petits souvenirs, un réel partage avec le lecteur. Il nous donne des clefs supplémentaires pour la compréhension de son œuvre, et nous prouve qu’il est aussi à l’aise dans l’écriture du Disque-Monde que dans des nouvelles ancrées dans un autre univers. Un indispensable pour les fans du Disque-Monde, une belle découverte pour ceux qui ne connaissent pas ou peu le travail de Sir Terry
Pratchett.

Shani « 1464 » Chevalier - Présence d'esprit n°88


  • Newsletter
        Inscription newsletter
  • Revue de presse
+
Weber - Au champ du déshonneur - De livres en livres
Posté 16 janvier 2018 -
Ce quatrième tome de la saga Honor Harrington a une ambiance bien différente de ses prédécesseurs. Je dois dire que pour moi pour l'instant c'est de loin le meilleur de la série. Honor grandit bien en tant que personnage, elle fait face à tout ce qu'elle n'aime pas, notamment le fait de devenir une figure publique, elle subit aussi beaucoup émotionnellement parlant et se combativité est à son maximum pour se battre contre cet ennemi qui la suis depuis si longtemps.

Jusqu'ici, en dehors de moments bien spécifiques, j'avoue que si elle était très efficace et intelligente dans ses choix, j'ai toujours imaginé Honor limite timide, du genre un peu effacée. Je parle surtout pour sa vie personnelle, car il est clair que niveau professionnel elle est un ennemi à ne pas se faire. Du coup j'ai toujours eu un peu de mal à vraiment m'attacher à elle, elle subit plus quelle n'agit en fait. 
Mais dans ce tome nous voyons enfin son vrai visage, celui qu'elle est capable d'avoir si on la pousse à bout. Et j'ai adoré ce changement, de voir sa double face en fait. Elle remonte bien dans mon estime pour le coup, j'avoue que même si ce n'était pas forcement le meilleur moment pour elle, j'ai adoré ce personnage et j'avais vraiment le sourire tout du long du passage avec cette Killer Honor. Et même ensuite en fait car si elle a retrouvé son humanité elle est bien plus tranchante et active qu'avant.

Au niveau de l'intrigue elle même, ne vous attendez pas à des combats spatiaux ou à retrouver l'antagoniste de toujours dans ce tome. Pour une fois on peut dire que toute l'intrigue se déroule sur terre, ou du moins pas dans des vaisseaux. Du coup niveau action et batailles c'est vraiment très light. Mais on se concentre sur l'ennemi intérieur, celui qui ne pourra pas être battu à coup de laser mais à coup de politique et de procès. 
Car oui ce tome est vraiment énormément basé sur la politique interne. En fait limite à certains moments j'avais l'impression de revoir l’élection de Trump en direct tellement les parallèles sont facile à faire. C'est vraiment hyper typique des moments ou on voudrait pouvoir faire quelque chose mais le système lui même nous empêche et on est vraiment pris dans une vague qui nous bloque. En fait dans toute la première partie on a envie de crier à l'injustice tellement on se sent impuissant. Mais heureusement la fin change tout et j'ai adoré la façon dont ça se déroule.

17/20
+
Pratchett - Lapsus Clavis - Phenix Web
Posté 13 janvier 2018 -

Auteur mondialement célèbre, Terry Pratchett s’étonne régulièrement de son succès, dans ses textes et ses discours.

Il évoque avec humour sa carrière d’auteur, ses tournées de signatures dans des endroits improbables, des réceptions pour recevoir des récompenses, des hôtels visités par centaines.

T. Pratchett parle aussi de son métier, de sa méthode (?) de travail, sans pour autant théoriser l’écriture. Les textes présentés ne contiennent aucune explication du Disque-Monde, ni de théorie sur cet univers si particulier.

 

La dernière partie est consacrée à la maladie que Terry Pratchett avait voulu rendre publique. Il voulait ainsi faire avancer la recherche et dénoncer le sort réservé aux malades dépourvus de ses moyens et de sa célébrité.

Dans les romans du Disque-Monde Terry Pratchett montre et dénonce souvent les travers de nos sociétés modernes, par petites touches, subtilement. Dans Lapsus clavis, il exprime sa colère devant ce qui le révolte, sa maladie en premier lieu, mais aussi les dysfonctionnements d’une société incohérente.

Il le fait avec retenue, mais non sans force.

Un grand Monsieur à découvrir.

- Chris de Savoie, le 13/12/17. 

revue