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Fakhouri - Le Clairvoyage - Librairie Critic
Posté le 28 août 2017
Une excellente surprise !
Après les sympathiques Le Mystère Olphite et Graal du Gobelin, la collection du Maedre de l'Atalante passe la seconde avec Clairvoyage, un joli petit roman de 250 pages d'Anne Fakhouri. Son premier.
Autant le dire d'emblée, il s'agit aussi du premier roman TOTALEMENT INDISPENSABLE de cette collection !
Illustré par une superbe couverture de Sarah Debove ( cf Thomas Lestrange ), le premier roman d'Anne Fakhouri peut se targuer d'être la bombe de fin d'année en fantasy jeunesse. Un superbe roman qui aurait tout autant pu être écrit par Gaiman ou Clive Barker ( et sa série Abarat ).
Seulement voilà, il est écrit par une jeune auteur française et c'est tant mieux ! Car si on pense à l'univers de ses deux grands auteurs, celui de Fakhouri n'a rien à leur envier par sa richesse, la tendresse que l'auteur porte à ses personnages ou encore sa plume enchanteresse.


C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes...
Une maxime qui n'aura jamais été aussi vraie.
Car, question histoire, Clairvoyage fait dans le classique avec une jeune orpheline en avance sur son âge, un oncle un peu bizarre, un joli voisin, une maison hantée, des voisines un peu "folles", etc...
Pourtant à aucun moment, je n'ai ressenti ce "côté classique" dans ma lecture. Comme si l'auteur avait réussi, par son imagination et son talent de conteuse, à déguiser les stéréotypes du genre le temps d'un récit d'une fluidité exemplaire. Romans arthuriens, folklore en tous genres, les références portent l'oeuvre sans jamais lui nuire ; au contraire, elles l'ancrent dans une Bretagne féérique, cadre rêvé pour ce genre d'histoire.
Lorsque son père et sa mère, tous deux scientifiques, meurent dans un accident de voiture, Clara se voit confiée à un oncle qu’elle ne connaît pas. Dans son domicile,  elle découvre rapidement une nouvelle branche de l'arbre généalogique qu'on lui avait un peu caché. Entre Bébé, une peintre terrée dans son atelier, les fantômes de ses aïeux dans le grenier, le jeune ( et craquant ) Gauvain, ou Suze et Lia, les soeurs excentriques de sa tante, notre héroïne aura fort à faire.
 
Pour chipoter un peu...
La seule chose rageante du livre, c'est l'absence d'indication de la part de l'éditeur quant au fait que ce bouquin soit le premier d'un dyptique. Aussi, lorsqu'on s'attend à lire un one-shot, le "suite et fin dans La Brume des Jours" qui conclue l'ouvrage a de quoi surprendre.
Pour chipoter encore un petit peu, je dirais même que des illustrations intérieures de Debove n'auraient pas été une mauvaise idée tant l'univers graphique de Debove aurait pu coller à l'univers du livre...

9/10 Si le second et dernier tome est du même tonneau, ce dyptique a toutes les chance de figurer non seulement dans ma bibliothèque idéale mais aussi dans les futurs classiques du genre !
A mi-chemin entre Alice au pays des merveilles et Songe d'une Nuit d'été, Clairvoyage est le fruit d'une voix originale, drôle et touchante ! Une voix qu'on a hâte d'entendre à nouveau !
Un premier livre qui sonne comme un coup de maître ! Bravo !
 
Simatural, Librairie Critic, 18 novembre 2008
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Kay - Les Lions d'Al-Rassan - Les Chroniques d'Ailleurs
Posté 20 novembre 2017 -

Comme si le succès rencontré par la trilogie de Fionavar lui avait permis de paufiner des oeuvres plus ambitieuses, l'auteur canadien Guy Gavriel Kay s'est attaché depuis à écrire une fantasy qui sort des sentiers battus et qui prend ses repères dans notre substrat historique. Tigane avait pour cadre l'Italie de la Renaissance, La chanson d'Arbonne campait un monde proche de la Provence médiévale. Ce dernier roman nous immerge dans un flamboyant territoire calqué sur l'époque où Maures et Chrétiens se disputaient le royaume d'Espagne, au temps de la Ier croisade. Avec le talent d'un peintre génial, Kay construit un arrière fond d'où émerge l'empire d'Al-Rassan. Une terre conquise de haute lutte par les asharites, qui en ont fait la patrie d'élection des artistes et des savants. Mais depuis l'assassinat du dernier khalife, l'empire a éclaté en cités-Etats rivales. Un seul homme pourrait lui redonner son unité d'antan : le roi Almarik de Cartada, surnommé "Le Lion". Mais il doit faire vite, car au Nord, les royaumes de l'Ancienne Esperagne voués au culte de Jad, le Dieu-Soleil, tendent à se réunir sous la bannière de Ramiro, le roi de Vallejo. Conduits par Rodrigo Belmonte, un redoutable chef de guerre, ils seraient capables d'envahir et de soumettre les miettes de l'Empire morcelé. Ce dernier d'ailleurs, fait partie des trois personnages exceptionnels qui vont se rencontrer au sein de cette poudrière. Ammar ibn Khairan d'Aljais, érudit et guerrier, dont le roi Almarik, suit les conseils avisés, sera le second. Enfin, Jehanne bet Ishak, la fière kindath, dressera entre eux l'ombre de sa beauté et de ses extraordinaires talents de médecin. Trois destins qui vont étroitement s'entremêler dans un univers de violence et de passions exacerbées dont l'auteur sait rendre à merveille l'intense complexité. Inclinaisons humaines et raison d'Etat entrechoqueront leurs trajectoires dans les débordements de ce livre pétri d'émotion qui, par le biais d'un imaginaire recomposé, nous entraînera au coeur de la légende du Cid et des féroces batailles d'une Reconquête empruntée aux Rois Catholiques de l'Espagne de l'Inquisition. Du grand et du très bel ouvrage, dont on referme à regret la dernière page.

Les Chroniques d'Ailleurs 

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Costikyan - Space OPA - Pavillon Rouge
Posté 20 novembre 2017 -

Et si les extraterrestres étaient des caïds du capitalisme ? C'est sur cette idée simple que l'Américain Greg Costikyan a basé son roman Space OPA. En débarquant sur Terre, les ET ont envoyé leurs meilleurs VRP pour conquérir ce nouveau marché pour leur techologie. Pas de guerre, pas de conflit, juste du commerce et des échanges dans lesquels les humains ont tout à... perdre. Mais quand on n'a pas de pétrole, il faut avoir des idées... Un roman hilarant et original qui devrait vous faire passer un bon moment.

J. V., 2003. 

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