Cette suite du premier volume Le vieil homme et la guerre, nous invite à nous attarder sur un des aspects les plus fascinants de cette saga, les fameuses Brigades fantômes. Ces forces spéciales, formant un corps à part au sein des forces coloniales de défense, sont compos&eac5te;es de soldats d'élites pour le moins étonnants quant à leur sélection. En effet, ces derniers sont issus d'une technique révolutionnaire de clonage, alliant de l'ADN de soldats déjà décédés à de l'ADN d'extraterrestres. Il ressort de cette gigantesque entreprise des êtres dotés de facultés physiques surhumaines et dont l'unique but est de sauvegarder l'humanité.
Dans ce second opus, l'auteur nous présente les nuancés de cette section particulière, de sa sélection et sa création à la production. Ils naissent avec une conscience déjà constituée, subissent un entraînement record pour se voir propulsés dans les missions tes plus secrètes et les plus périlleuses. Tout au long de ce vaste roman, foisonnant de péripéties à travers tout l'univers, le lecteur sera mis en présence du quotidien de ces hommes sans mesure, mais qui peu à peu, pour certains du moins, vont développer un début de conscience humaine...
Dans un même style concis mais développant une intrigué riche, Scalzi nous montre qu'il est autant à l'aise dans les batailles de l'espace que sur le terrain, au cœur du combat. Surfant sur des classiques comme La guerre étemelle ou le célèbre Etoiles garde à vous ! (starship troopers) de Heinlein, l'auteur nous livre une intrigue riche en péripéties qu'on aurait cependant mieux appréciées sans des séquences assez rébarbatives, donnant un peu trop la part belle à un langage faisant très campus américain où les dits soldats d'élites se comportent comme de véritables adolescents gonflés aux hormones, et qui du coup, se montrent aussi stupides que de simples hommes en partance pour la castagne, sans plus de cervelle. Ceci dit, l'intrigue est prenante et l'action est savamment menée, même si elle baisse parfois en fin de chapitre. L'auteur cependant redresse la barre avec intelligence en lançant au fil de son analyse de très intéressantes réflexions sur le libre arbitre, la conscience, et la difficile question de donner une définition à il'humanité. Là où le bas blesse, c'est qu'il développe insuffisamment ces thématiques au bénéfice d'une action forte, alors que la problématique du suicide décidé aurait pu donner lieu à de fort pertinentes remarques sur la fonction du soldat, du guerrier. Certainement une heureuse surprise pour le genre, mais pas du niveau d'un Haldeman ou Heinlein...
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