Richesse du vocabulaire, profusion des formes nominales, imagination abrasive, toute la force de l'auteur tient dans la maîtrise de ces véritables réservoirs de la vie courante, où sous les situations les plus anodines ou les plus absurdes, il pointe le doigt sur l'ironie et la satire pour le plus grand bonheur des lecteurs. Délectable, sa prose se ballade à présent depuis des millions de signes avec toujours la même santé et la même inventivité. (...)
Emmanuel Collot, Science Fiction magazine, septembre 2008
(...) Définir un Pratchett, surtout au trentième volume de ce cycle écrasant mais jamais lassant, est une chose qui relève à chaque fois du défi pur et simple. Dans ces 473 pages, on découvre une fois de plus une même prodigalité de la part de l'auteur pour des formes nominales que la traduction admirable de Couton rend autant savoureuses qu'hilarantes. Ces situations très "Monthy Python" ne manquent jamais d'inventivité, si bien qu'on peut se demander si l'auteur n'a pas tout simplement inventé un sous-genre à la fantasy elle même, chose détestable pour les dogmatiques de la chose, fascinante pour ceux qui commencent à se pencher sur le terme d'école en explorant un genre aussi riche.
C'est que la fantasy de Pratchett, ou "Funny-Fantasy", relève à la fois du clownesque et d'une philosophie ras des pâquerettes qui pourtant donne parfois une illustration fort juste de nos sociétés débilitantes comme des enjeux qu'on nous impose parfois sous peine d'y jouer notre vie. Situations de l'extrême autant qu'un nouveau voyage halluciné, ce trentième volume explore comme il se doit l'univers pas toujours limpide des postes. En y insufflant son habituel humour corrosif, l'auteur confère à la si noble institution ses lettres de noblesse,si on peut dire, aussi bien qu'il révèle ses contradictions et paradoxes les plus stupéfiants.
Richesse du vocabulaire, profusion des formes nominales, imagination abrasive, toute la force de l'auteur tient dans la maîtrise de ces véritables réservoirs de la vie courante, où sous les situations les plus anodines ou les plus absurdes, il pointe le doigt sur l'ironie et la satire, pour le plus grand bonheur des lecteurs. Délectable, sa prose se ballade à présent depuis des millions de signes avec toujours la même santé et la même inventivité. (...)
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