Force est de reconnaître qu'il m'arrive très souvent de me dire en farfouillant à droite à gauche dans une librairie, en soulevant beaucoup de poussière et en remuant des piles et des piles de livres : « Voici enfin une perle rare ! ».
C'est vite dit et rien n'est parfait. Pourtant, l'espèce de brique au sujet indigeste que je m'apprête à vous présenter en est bien une.
Il s'agit de « La science du Disque Monde » de Terry Pratchett, Ian Stewart et Jack Cohen.
Pour quelqu'un qui n'aurait jamais lu un bouquin de ces auteurs, ma foi, il est peu probable que le titre soit évocateur ou attrayant. Pour les autres qui connaissent les auteurs, la critique est inutile, ils sont déjà partis acheter le livre au magasin.
Pourtant, parlons-en de ces auteurs ! Des scientifiques, ni plus ni
moins, spécialistes en physique nucléaire, connaisseurs doué en
biologie et chimie... En bref, pas de grands amis des lecteurs de
romans, détestant tout ce qui peut se rapporter à une formule
mathématique ou aux vieux souvenirs des cours de sciences.
Mais je me rends compte que je ne suis pas en train d'encourager à la lecture du manuscrit.
Rassurez-vous. Je l'ai bien lu de A à Z et aussi étonnant que cela
puisse paraître j'y ai survécu. Pire encore, je ne cherche pas à me
venger sur les auteurs ou à massacrer le livre car j'ai passé là des
moments géniaux.
Le roman, car s'en est un, traite de la philosophie, des religions et
de la science, enfin plus particulièrement du lien étroit que peuvent
partager ces trois éléments.
L'histoire se passe derrière les murs de l'Université de l'Invisible.
Là-bas, une expérience relevant de la magie de haut niveau est en cour
de réalisation. Elle est plutôt dangereuse à nos yeux mais dans un
monde où tout est régit par le narrativium, elle fera bien moins peur
que rater un repas.
Malheureusement comme vous le savez, rien ne se passe jamais comme on
le souhaite et suite à un accident provoquer par un babouin
bibliothécaire, des décharges incroyablement puissante d'énergie
magique se produise, tant et si bien qu'un nouvel univers fini par
apparaître. Un univers complètement différent du Disque-Monde où vivent
les mages, un Globe-Monde, absurde, fondés sur des règles logiques, où
la matière tend à s'agglomérer en sphères pour constituer des étoiles,
des planètes, où la vie naissante suit le cours de l'évolution vers
l'émergence de l'intelligence.
Notre univers, notre planète, la Terre. Et les mages du Disque-Monde,
incrédules, en prennent connaissance dans un déroulé accéléré de son
histoire.
Le livre se construit comme un roman fantastique mettant en scène les
mages de l'Université de l'Invisible observant le développement de leur
création, leur petit univers.
Ce récit est entrecoupé, à la manière des livres de Bernard Werber, de
chapitres axés sur la science dont le but est de fournir des
explications et de développer plus en avant ce que frôle le roman.
Je l'ai dit ce roman est une perle rare. Il s'agit de vulgarisation
scientifique. Une occasion quasi unique d'associer science et plaisir
de lire mais aussi d'augmenter son capitale connaissance sans trop se
fatiguer.
Néanmoins, si ce livre pose de bonne question, corrige des préjugés, ne
donne aucune formule mathématique (pas même E= m c²), il n'est peut
être pas à mettre entre toutes mains.
Non pas parce qu'il donnerait de mauvais conseils ou parce qu'il faut y
mettre une censure, rassurez-vous, mais simplement parce qu'un enfant
de dix ans ne comprendrais pas grand-chose aux théories scientifiques
mises en avant et quand bien même, il s'agit également d'être capable
de lire entre les lignes. Le livre n'est comme tant d'autre, qu'une
base, un détonateur pour faire exploser une bombe à idées.
Bonne lecture, j'espère avoir convaincu car c'est une perle !!
6 novembre 2007, le blog Si j'ose lire
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