On retrouve avec plaisir les mages habituels, de Mustrum
Ridculle l'Archichancelier, au bibliothécaire simiesque (n'allez surtout
pas parler de singe devant lui !) en passant par Cogite, et par le
doyen devenu Archichancelier de l'université d'une autre ville, au grand
dam de Mustrum qui trouve la chose fort peu plaisante. Vétérini n'est
pas très loin, comme à chaque fois que l'action se passe à Ank Morpok,
et est toujours au courant de tout, en parfait tyran débonnaire qu'il
est.
De nouveaux personnages font leur apparition, de Juliette ravissante et
stupide en passe de devenir le premier mannequin de la ville, à Monsieur
Daingue, un mystérieux homme au savoir encyclopédique, qui occupe un
poste obscur à l'université de l'Invisible, où il s'occupe des coulures
de bougies. Qui est-il vraiment? Il ne le sait pas lui même.
Heureusement, Trevor Probable est là pour devenir son amie, et Glenda,
cuisinière de nuit et imbattable pour les tourtes va le prendre sous son
aile.
C'est un tome très agréable à lire comme à chaque fois, et le fouteballe
n'est qu'un prétexte pour évoquer les thèmes chers à Pratchett.
Changement d'une ville qui se modernise, différences raciales qui ne
doivent pas être importante, et toujours sous couvert d'un humour bien
particulier, on peut retrouver de petites réflexions intelligentes sur
les tréfonds de l'âme humaine. Pratchett sait très bien dépeindre ses
personnages, et ils sont toujours pleins de défauts, de bizarreries, qui
font qu'on s'identifie à eux, qu'on les adopte immédiatement, et qu'on
tombe sous le charme, comme à chaque fois.
Cet homme est un magicien. Pour réussir à me faire lire avec entrain
quelque chose qui parle de sport (certes pas que !), il faut vraiment
l'être !
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