Un livre de science-fiction dont les titres de chapitres sont en latin : la démarche n’est pas courante. Né en 1976, Vincent Gessler, qui a étudié l’histoire et l’égyptologie, marie ainsi ses deux passions pour l’archéologie et le futur dans son premier roman. Et c’est une réussite.
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Cygnis est un court roman, âpre et captivant, qui exalte la vie dans ce quelle peut avoir de beau, mais aussi de violent. On y trouve aussi un petit côté western, l’analogie avec certaines tribus indiennes semble évidente. Mais on y découvre encore des surprises, avec le côté vertigineux que seuls peuvent donner les récits de science-fiction.
Avec Cygnis, Vincent Gessler raconte avec grâce le printemps d’un monde ancien. Vivement son prochain livre.
Jean François Thomas
Après l’Apocalypse
Un livre de science-fiction dont les titres de chapitres sont en latin : la démarche n’est pas courante. Né en 1976, Vincent Gessler, qui a étudié l’histoire et l’égyptologie, marie ainsi ses deux passions pour l’archéologie et le futur dans son premier roman. Et c’est une réussite.
Cygnis conte les aventures de Syn, un trappeur solitaire accompagné d’un étrange loup à moitié cybernétique, sur une Terre autrefois ravagée par un cataclysme nucléaire. Chasseur de robots, il contribue à sa manière à la survie d’un monde atrocement blessé, dans lequel l’humanité tente de se reconstruire. « Quand la passion des ruines l’emporte, on devient fouisseur ; quand c’est celle des grands espaces, on devient trappeur. »
La force de ce récit tient tout d’abord à la qualité de l’écriture. Dans une langue raffinée, Vincent Gessler montre la beauté de la nature — en opposition avec un monde en ruines — par des descriptions poétiques et la grande clarté de son vocabulaire. Quelles que soient les péripéties, la nature, perçue par tous les sens, reste un élément central de la progression de l’histoire.
Cygnis réussit par-là même à entrer de plein pied dans la catégorie des récits post-apocalyptiques optimistes en livrant la description crédible d’une société qui tente de survivre et de se reconstruire parmi les difficultés. Au nombre desquelles on compte la recherche effrénée d’artefacts du passé, des micro-sociétés bien distinctes, la codification détaillée des conflits, d’anciennes machines de guerres encore en activité.
Syn fuit une guerre qui s’amorce. Il en a déjà fait et ne veut plus tuer ses semblables. Observateur avisé, son parcours va l’amener à découvrir, au profit du lecteur, les particularités de ce monde futuriste, l’amour et, conséquence inattendue, ses origines.
Cygnis est un court roman, âpre et captivant, qui exalte la vie dans ce quelle peut avoir de beau, mais aussi de violent. On y trouve aussi un petit côté western, l’analogie avec certaines tribus indiennes semble évidente. Mais on y découvre encore des surprises, avec le côté vertigineux que seuls peuvent donner les récits de science-fiction.
Avec Cygnis, Vincent Gessler raconte avec grâce le printemps d’un monde ancien. Vivement son prochain livre.
Jean François Thomas
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