Campbell - Courageux - Les Chroniqueurs vagabonds
Posté le 16 juin 2009
Si John « Black Jack » Geary, à la tête de la flotte de l’Alliance, est considéré comme un héros, voire un messie, parce que réveillé au bout de cent ans après avoir hiberné dans une capsule de survie, se retrouver à ce poste n’est pas de tout repos.
Ce qui ne serait pas simple en temps ordinaire l’est encore moins lorsqu’une partie de ses propres commandants cherche à saper son autorité. Soit parce qu’ils n’ont pas tout à fait foi dans ce héros « revenu d’entre les morts » pour les guider, soit parce que, l’ayant trop, ils attendent d’être systématiquement menés au combat, celui-ci dut-il s’achever en carnage. Ce n’est pas tout à fait incompréhensible : au bout d’une guerre de cent ans, les mentalités évoluent. Naturellement, pas en bien.
Pour compliquer encore un peu les choses, s’y ajoutent les « affaires
de cœur » du capitaine Geary qui, adulé par la capitaine Desjani du
vaisseau amiral, entretien une liaison je t’aime -moi non plus avec
Victoria Rione, diplomate représentant le monde allié de Callias. La
jalousie exacerbant encore des relations qui n’ont jamais été faciles
entre l’armée et les politiciens.
Il ne faut cependant pas s’attendre ici à une psychologie très fouillée
des personnages mais plutôt à beaucoup de combats. Plein de combats qui
rayent le ciel. Un vrai jeu de stratégie dans le plus pur style du
space-opéra.
Et quid des extraterrestres qui pourraient tirer les ficelles de ce jeu
? Mais cela, nous ne l’apprendrons pas cette fois-ci puisqu’il s’agit
simplement du troisième tome et que trois autres sont prévus.
Ce n’est donc pas le roman du siècle mais de la SF très agréable à lire.
Hélène, Les Chroniqueurs vagabonds, juin 2009