L'atalante éditions
Accueil | Revue de presse
Commande librairie Logo caddie
  • REVUE DE PRESSE

Bordage - Les dames blanches - Un papillon dans la lune
Posté le 17 juillet 2015

Bordage nous touche au cœur dans ce roman. Car il "s'en prend" aux enfants. Les tout petits, ceux dont on sait qu'ils ne peuvent se défendre, ceux dont on a la responsabilité... Ils vont devenir un enjeu crucial incroyable, devenir des armes de guerre. Pour moi c'est de la folie, la folie des hommes dont parle l'auteur. Mon fils allant sur ses trois ans, vous imaginez bien que je ne suis pas restée insensible à l'histoire...

L'échelle de temps de ce roman est intéressante. Elle se déroule sur des dizaines d'années. C'est intelligent de la part de l'auteur, car de cette manière, il peut montrer l'embrigadement des plus jeunes, ceux qui n'ont connu que le monde avec les Dames blanches, comme il est facile à des gens malintentionnés de les modeler, de leur faire penser que ce qui arrive est nécessaire.

Bordage utilise également des mythes anciens pour construire son intrigue, notamment l'histoire d'Isaac, qui devait être sacrifié par son père en tant que premier enfant. D'ailleurs l'utilisation de cette légende par les gouvernements pour le nom de leur loi est erronée, puisqu'Abraham n'a jamais sacrifié son enfant (bon, par contre quelqu'un - un ange - a du lui dire de ne pas le faire...)

Comme souvent chez Bordage on retrouve un personnage de sage, qui réfléchira aux Dames blanches, se posera la question de la communication, chose que les gouvernements ne feront pas. Il reste assez secondaire cependant. Tous les personnages ont des failles, certains peut-être trop, mais en tous les cas, quand Bordage touche à l'enfance et à l'affectif, il sait rendre les sentiments.

Du côté des bémols, au-delà des poncifs presqu'habituels de l'auteur sur les femmes, j'ai été gênée par le traitement de la parentalité. L'arrachement des enfants se fait apparemment toujours à la mère. Il m'a fallu attendre plus des trois quarts du livre pour qu'enfin un père ressente ce sentiment. J'ai trouvé ça long, et injuste, car on arrache un enfant à ses parents, pas seulement à sa mère. Les pères ne sont pas tous des alcooliques dépressifs.

Pour résumer, Les Dames blanches de Pierre Bordage chez L'Atalante marque un renouvellement dans les intrigues de l'auteur. On retrouve évidemment la patte Bordage, mais avec une histoire originale, prenante, que j'ai dévorée en deux jours. L'auteur évoque dans cette dystopie les drames de notre monde, la façon dont les enfants sont pris en otage, soldats malgré eux de guerres insensées. Il a su toucher la corde sensible, et je ne serai sûrement pas la seBordage nous touche au cœur dans ce roman. Car il "s'en prend" aux enfants. Les tout petits, ceux dont on sait qu'ils ne peuvent se défendre, ceux dont on a la responsabilité... Ils vont devenir un enjeu crucial incroyable, devenir des armes de guerre. Pour moi c'est de la folie, la folie des hommes dont parle l'auteur. Mon fils allant sur ses trois ans, vous imaginez bien que je ne suis pas restée insensible à l'histoire...


L'échelle de temps de ce roman est intéressante. Elle se déroule sur des dizaines d'années. C'est intelligent de la part de l'auteur, car de cette manière, il peut montrer l'embrigadement des plus jeunes, ceux qui n'ont connu que le monde avec Les dames blanches, comme il est facile à des gens malintentionnés de les modeler, de leur faire penser que ce qui arrive est nécessaire.

Bordage utilise également des mythes anciens pour construire son intrigue, notamment l'histoire d'Isaac, qui devait être sacrifié par son père en tant que premier enfant. D'ailleurs l'utilisation de cette légende par les gouvernements pour le nom de leur loi est erronée, puisqu'Abraham n'a jamais sacrifié son enfant (bon, par contre quelqu'un - un ange - a du lui dire de ne pas le faire...)

Comme souvent chez Bordage on retrouve un personnage de sage, qui réfléchira aux Dames blanches, se posera la question de la communication, chose que les gouvernements ne feront pas. Il reste assez secondaire cependant. Tous les personnages ont des failles, certains peut-être trop, mais en tous les cas, quand Bordage touche à l'enfance et à l'affectif, il sait rendre les sentiments.

Du côté des bémols, au-delà des poncifs presqu'habituels de l'auteur sur les femmes, j'ai été gênée par le traitement de la parentalité. L'arrachement des enfants se fait apparemment toujours à la mère. Il m'a fallu attendre plus des trois quarts du livre pour qu'enfin un père ressente ce sentiment. J'ai trouvé ça long, et injuste, car on arrache un enfant à ses parents, pas seulement à sa mère. Les pères ne sont pas tous des alcooliques dépressifs.

Pour résumer, Les dames blanches de Pierre Bordage chez L'Atalante marque un renouvellement dans les intrigues de l'auteur. On retrouve évidemment la patte Bordage, mais avec une histoire originale, prenante, que j'ai dévorée en deux jours. L'auteur évoque dans cette dystopie les drames de notre monde, la façon dont les enfants sont pris en otage, soldats malgré eux de guerres insensées. Il a su toucher la corde sensible, et je ne serai sûrement pas la seule à maudire les choix de cette humanité inhumaine. A rapprocher de La Fraternité du Panca, pour le combat contre les fanatismes. Pierre Bordage, forever.
ule à maudire les choix de cette humanité inhumaine. A rapprocher de La Fraternité du Panca, pour le combat contre les fanatismes. Pierre Bordage, forever.

 

Un papillon dans la lune - Lune



  • Collections
+
Comme un accordéon
Sciences humaines
+
Insomniaques et ferroviaires
Roman noir et policier
+
La Dentelle du Cygne
Science-fiction et fantastique
+
+
Romans, etc.
Littérature, cinéma, peinture
+
Flambant 9
Bandes dessinées
+
Le Maedre
Littérature jeunesse
+
+
  • Newsletter
        Inscription newsletter
  • À la une
+
Offre numérique : Mémoires de Lady Trent à 4,99e
Posté 09 novembre 2018 -

Le dernier tome des Mémoires de Lady Trent sort ce mois-ci : Le Sanctuaire ailé !
À cette occasion, le reste de la série est à prix réduit en numérique.

ladytrent_site.jpg

+
La pratique de l’Hilketa selon John Scalzi
Posté 06 novembre 2018 -

L’hilketa est un sport inventé aux États-Unis où deux équipes de onze joueurs ont pour principal objectif d’arracher la tête à l’un de leurs adversaires puis de la lancer ou de la porter entre les poteaux de but.

Ils marquent ainsi des points auxquels peuvent s’ajouter ceux attribués en récompense d’actions défensives ou offensives. En raison de la violence de cette discipline, aucun organisme humain n’est présent sur le terrain pendant la partie

Lire la suite sur le blog

hilketa.jpg

+
"Entends la nuit" sur Alternantes
Posté 17 octobre 2018 -

Écoutez l'émission ici

 catherine-dufour_couv_s.jpg

 

 

+
Texto, le nouveau roman de Dmitry Glukhovsky
Posté 24 septembre 2018 -


 

À paraître en janvier 2019.

+
Manuscrits
Posté 01 février 2018 -

La session de janvier de réception des manuscrits est close. Avec 885 titres reçus, nous avons du pain sur la planche ! C’est pourquoi, si vous souhaitez nous envoyer votre texte, nous vous prions d’attendre que nous ouvrions une nouvelle session – nous l’espérons courant 2019. Cela dépendra du temps que nous prendront le grand nombre de textes reçus. Suivez-nous sur les réseaux sociaux au fil des mois pour plus d’informations.

manuscrits885_2.jpg

 

+
L'Atalante
Posté 21 janvier 2013 -

fb_logo.png twitter_logo.png insta_logo.png pinterest_logo.png

Toute l'actu
No database selected