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Rouiller - Métaquine - eMaginarock
Posté le 09 octobre 2017
Métaquine est un roman de François Rouiller publié aux éditions l’Atalante. Il s’agit d’un livre de science-fiction de 850 pages coupé en deux volumes, Métaquine Indication et Métaquine contre-indication. C’est un roman prenant, qui nous entraine dans les dérives de la puissance des sociétés pharmaceutiques et de notre société à plus large échelle.
 
La métaquine est un médicament proposé par Globantis, une société pharmaceutique très prospère, et pour cause, sa molécule change les cancres en écoliers modèles. Régis est le dernier de sa classe mais lui refuse de prendre le super médicament, il a peur de perdre ses capacités imaginaires et de se retrouver déconnecté du Duché, le monde qu’il s’est inventé. La mère de Régis est une cybertox, une femme qui reste 24h sur 24h sous un casque de réalité virtuelle, se retrouvant ainsi déconnectée du monde réel. Et son beau-père ? C’est un travailleur qui, on peut le dire, prend soin de Régis mais sans plus et qui rêve de tueries de masse. Dans ce contexte particulier, nous observons le combat de quelques personnes contre la métaquine, tandis que les génies du marketing de Globantis cherchent à étendre la sphère de prescription de cette drogue.
 
Les couvertures réalisées par leraf, sont très sympathiques et ancre les livres dans notre réel, faisant passer les romans pour de véritables livres de pharmacologies.
 
François Rouiller nous propose avec métaquine un véritable questionnement vis-à- vis de l’industrie pharmaceutique et du marketing associé. L’auteur est un pharmacien de métier, nous ne sommes donc pas étonnés de la facilité avec laquelle il nous entraine dans cet univers. Le scénario est complexe et contient de nombreux changements de situation, avec une histoire somme toute non linéaire. Il s’agit d’une histoire à prendre dans sa globalité et je conseille vivement de lire les deux volumes à la suite (par ailleurs la numérotation des pages ne repart pas à zéro au tome deux, ce qui montre à quel point les livres sont reliés) afin d’en comprendre les nombreuses subtilités. La première partie est surtout axée sur le personnage de Régis et son refus de prendre la métaquine, tandis que la seconde partie se politise un peu plus avec une mise en équation de la lutte entre Globantis, représenté par Curtis, et Clotilde une institutrice et membre politique.
 
Il s’agit d’un roman choral constitué de chapitres assez courts, ce qui donne un rythme rapide au livre. Les personnages qui constituent le roman sont particulièrement réussis et l’ensemble de ces personnages nous expose des faces différentes des motivations humaines. On notera toutefois le personnage de Régis, petit garçon vraiment touchant, qui nous entraine dans son monde imaginaire et ses nombreux problèmes à l’école. C’est sans doute l’un des personnages les plus sympathiques du roman et qui, avec le personnage de Sophie, nous sert de fil rouge à la première partie et au final du roman. Le personnage de Sophie est à mon sens le plus pertinent, elle est la scientifique qui va remettre en cause le paradigme central du roman. Après tout, la Métaquine est-elle vraiment si miraculeuse que Globantis veut bien le laisser croire ?
 
Il est difficile de parler de métaquine tant ce roman est dense, complexe et intéressant, sans risquer de révéler certains détails, ce qui gâcherait le plaisir. Pour conclure, il s’agit d’un livre ambitieux et addictif qui nos pose de véritables questions. Un roman pareil ne se croise pas tous les jours et vaut vraiment le détour, alors courez vite chez votre libraire pour vous le procurer. François Rouiller a également réalisé un site internet qui vous plonge dans l’univers de son roman, un vrai plus pour ancrer son univers dans le nôtre.
 
 


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Kay - Tigane - yossarian
Posté le 09 octobre 2017

L’Histoire reste une source inépuisable d’inspiration quoi qu’en disent les idéologues sur sa prétendue fin. Les littératures de l’Imaginaire, en particulier la fantasy, en sont une manifestation indéniable. Steampunk, uchronie, anticipation (parce qu’elle cherche à prédire l’Histoire)… On ne compte plus les auteurs qui puisent ouvertement ou non dans ce patrimoine commun de l’Humanité. Guy Gavriel Kay s’inscrit dans cette veine, nous proposant avec Tigane un roman qui lorgne très clairement vers la péninsule italienne, aux alentours de la Renaissance.

« Tigane, que le souvenir que j’ai de toi soit comme une épée dans mon âme. »

A l’instar de l’Italie du XVe siècle, la péninsule de la Palme est partagée en provinces attachées à leur liberté et à leur indépendance. Une culture brillante s’appuyant sur le commerce des cités marchandes et la politique de princes agissant en mécènes s’est développée attirant la convoitise de ses voisins, l’Empire de Barbadior et le royaume d’Ygrath.

Comme sa copie historique, la Palme a subit l’invasion et l’infamie d’une occupation tyrannique. Le roman s’ouvre d’ailleurs par la défaite de la Tigane, la plus fière des neuf provinces qui a refusé en dépit de tout de s’incliner devant l’envahisseur. Comme Carthage, la Tigane doit être détruite car sa résistance a entraîné la mort du fils préféré du roi d’Ygrath et, comme celui-ci est magicien, il choisit de parachever sa vengeance en effaçant de la mémoire et de l’Histoire l’existence même de cette province. Désormais, c’est non seulement pour leur liberté que luttent les rescapés de la Tigane mais également pour leur identité.

Au-delà de l’intrigue dramatique, Tigane se révèle un roman habile autour de la mémoire. Il nous permet de comprendre qu’une civilisation ne se définit pas uniquement par sa puissance matérielle, mais également par l’image qu’elle transmet aux autres et par le rayonnement de ses réalisations passées. Même si le récit peut sembler un peu paresseux, la chute inattendue compense largement l’attente du lecteur.

Yossarian



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Rouiller - Métaquine - Mobilis
Posté le 09 octobre 2017

 

Six personnages sont plongés dans un monde inondé de Métaquine®, une molécule destinée au départ à canaliser les humeurs des écoliers, et qui se révèle monstrueusement miraculeuse. 

Curtis est un requin de l’industrie pharmaceutique prêt à tout pour que l’humanité avale sa pilule. Régis refuse de la gober car il craint que le Duché, l’univers mental qu’il s’est construit, n’y résiste pas. Henri, son père adoptif, constate les effets néfastes de la Métaquine® dans son entourage ; mais n’est-ce pas lui qui a des pulsions meurtrières ? Clotilde non plus n’en veut pas, de cette molécule, et engage un combat contre la toute-puissance des lobbys pharmaceutiques. Sophie, grignotée par Alzheimer, reste cependant assez lucide pour entrevoir la supercherie derrière la Métaquine®. Et Aurélia, mère de Régis et compagne d’Henri, a renoncé à la réalité en se connectant définitivement au SimDom, un espace virtuel où d’autres cyberaddicts évoluent. 

Le pharmacien suisse François Rouiller propose une dystopie à peine éloignée de ce que nous offre le monde réel. Si le premier tome, bien construit, souffre de quelques longueurs, le second, tout aussi bien construit, prend de l’ampleur et emprunte les chemins inattendus de la physique quantique. 

Un premier roman qui révèle un auteur, non pas prometteur, mais accompli ! 

 

 

Romain Allais, Mobilis Pays de la Loire. 



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Colin - Or Not To Be - Le Maine Libre
Posté le 09 octobre 2017

C'est en 1916 que le jeune Vitus Amleth de Saint-Ange est interné dans une maison de santé pour grands malades psychotiques mais fortunés.

Complètement obnubilé par William Shakespeare, Vitus a appris son oeuvre par coeur, visité tous les endroits où il a vécu, rédigé une biographie et même entrepris la rédaction d'un "inédit" du Maître. A la mort de sa mère, Vitus s'échappe de l'institution et retourne dans la forêt magique qui vit naître son obsession.

Cet étrange et envoûtant récit à trois voix se nourrit de mythologie, de fantastique, de légendes, de merveilleux et de surnaturel pour emporter le lecteur dans une histoire, certes tourmentés et complexe, mais surtout chargée de passion et d'émotion.

 

Le Maine Libre Dimanche, 3/03/02



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Eschbach - Des Milliards de tapis de cheveux - LeChienCritique
Posté le 05 octobre 2017

 Seul compte le pouvoir que l'on a sur les hommes


Andreas Eschbach tisse son histoire comme une tapisserie. La forme au service du fond. Éblouissant, grandiose et cruel.

Du pouvoir, de l'asservissement des masses et de la lente déconstruction de ce qui a été gravé dans le marbre.

On entre de suite dans le coeur du sujet avec le premier chapitre qui présente l'univers via un tapissier. Une fin plus que glaçante qui donne envie d'en savoir plus sur cette coutume millénaire et ancestrale. Coutume ancrée au plus profond des habitants, vouant un culte à cet empereur lointain dont la mort signifierait la mort des étoiles elle même. Car l'Empereur est comme "dieu, comme le créateur et le gardien de l'univers", il est le "maître des éléments et des astres".

Au fil des chapitres dédiés chacun à un personnage et à un métier différent, nous prenons connaissance de ce monde, de ses coutumes, de sa structure sociale, de son histoire, le tout sans aucune lourdeur. Car ce roman n'est pas tout à fait un roman, tout en l'étant à la fois, il s'agit ici plus d'une succession de récit de vie tournant autour de ces fameux tapis de cheveux. Nous recroiserons parfois certains personnages au fil de l'intrigue. Mais quoi de plus naturel que cette construction qui fait le parallèle avec la fabrication d'un tapis, fil après fil. Les fils de la vie des personnages se mêlent, se démêlent et s’entremêlent pour un final éblouissant et étourdissant.

L'écheveau de fil se résout peu à peu, mais amenant toujours plus de mystères jusqu'à la révélation finale. Qu'en est-il de cet empereur voulant couvrir son palais de ces fameux tapis de cheveux ? Pourquoi ce rite étrange courant depuis des millénaires ?
L'émotion est présente dans le livre, les personnages ayant leur quotas d'histoires qui finissent souvent mal. Tel ce chapitre 14 : Le palais des larmes, une des révélations atroces de ce roman dont est tiré l'illustration de couverture de l'édition poche. D'autres chapitres sont poignants, contrebalancé, parfois, par de subtiles touches d'humour ou de dérision.  Les thématiques tournent autour du pouvoir absolu et de son incidence sur la vie de celle qu'elle tend à gouverner, asservir. Politique, despotisme, religion, contrôle des masses et absurdité de la vie.
Certains récits feront penser à de la fantasy, d'autres sont résolument SF et le fantastique n'est parfois pas si éloigné. En bref, tous les lecteurs de l'imaginaire devraient y trouver leur compte.

Un pur moment de bonheur au style remarquable et au final sublime d'une tristesse absolue selon quelques blogueurs. Je n'aurais pu dire mieux.
 


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En novembre, tous les ebooks de David Weber à 4,99e
Posté 13 novembre 2017 -
davidweber_site.jpgEn novembre, tous les ebooks de David Weber sont à prix réduit. Profitez-en pour découvrir la saga Honor Harrington.
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Becky Chambers, lauréate du prix Julia Verlanger
Posté 07 novembre 2017 -

Becky Chambers est l'heureuse lauréate du prix Julia Verlanger 2017 pour ses deux romans : L'espace d'un an et Libration.

chambers.jpg espace-d-un-an.jpg chambers_libration1.jpg

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PRIX ELBAKIN.NET 2017
Posté 25 septembre 2017 -
Le roman Le Fleuve céleste de Guy Gavriel Kay est le gagnant du prix Elbakin.net 2017 dans la catégorie "meilleur roman fantasy traduit" !
Tous les gagnants ici.
kay_fleuve-celeste.jpg kaysite.jpg
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Manuscrits
Posté 27 janvier 2017 -

Serez-vous la nouvelle plume publiée pour nos 30 ans ?

Le mois de janvier 2018 marquera la reprise de la réception des manuscrits. Envoyez-nous votre texte du 1er au 31 janvier. Nous avons enchanté notre boîte mail, afin qu’elle transforme en citrouille tous les messages reçus à partir du 1er février minuit.

Ne serons lues que les œuvres de fiction : fantastique, science-fiction et fantasy. Rappel : nous ne publions plus de romans jeunesse, ni de bandes dessinées, ni de polars.

Les questions que vous ne manquerez pas de vous poser :

- Où l’envoyer ? À cette adresse : manuscrits@l-atalante.fr

- Comment savoir si mon manuscrit a été reçu ? Au cours des deux premières semaines de février, vous recevrez un accusé de réception qui vous expliquera la suite des opérations.
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L'Atalante
Posté 21 janvier 2013 -

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Honor Harrington
Posté le 11 octobre 2017 par Nynn
Ha ha, je vais peut-être me remettre à fouiller dans le site de DW moi ! A la fois pour Honor et Sanctuaire. Mare d'acheter des tas de "tome 1" pour trouver enfin une vraie série intéressante et [...]