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Sawyer - L'artefact - Albédo
Posté le 30 mars 2017

Voici un roman dont le premier chapitre se clos avec brutalité. Notre héros Conrad Harris décède en mission lors d’un affrontement contre les Krells, et tout son équipe avec.  Inutile de dire que cela fait un choc.

Dans un futur assez lointain, l’humanité a colonisé la Voie Lactée mais s’est cassée les dents sur une espèce d’aliens particulièrement agressive et vindicative.  Cette rencontre du troisième type a dégénéré en une guerre presque totale bien que le berceau de l’homme ne soit pas (encore) menacé. A la régulière, les Krells sont imbattables, ils représentent la machine de guerre biomécanique parfaite. Aussi, les scientifiques ont-ils réussi à développer un programme de simulants,  des clones dont l’ADN a été modifié pour en faire de super soldat. La doublure peut être sacrifié lors d’une mission tandis que son « pilote » survit. La référence à Lazarre paraît donc toute indiquée. Une référence qui montre la volonté de proposer une sf plus réfléchie qu’une simple baston galactique.

L’artefact explore une sf militaire largement différente des grandes sagas du genre. Nous sommes plus proche de Scalzi, Heinlein et Poul Anderson que de David Weber ou Jack Campbell dont les empires stellaires luttent entre camps humains.

Le nom de Poul Anderson peut effectivement surprendre car  rarement l’auteur est associé à de la sf militaire. Pourtant le programme simulant – qui voit des hôtes génétiquement modifiés et dont les traits n’ont plus grand chose d’humain – ressemble fort à celui de Jupiter et les Centaures (ou alors le film Avatar). Conrad et sa troupe combattent à distance, leur corps reposant dans des cuves tout en étant reliés à leur doublure guerrière.  Lors de leur décès, ils retrouvent leurs esprits loin du combat, leur enveloppe à l’abri dans un liquide amniotique de synthèse. Une pratique propice à sauver des vies mais qui « dédramatise » et aseptise la guerre. La mort s’éloigne par l’intermédiaire de ces interfaces simulantes, la réalité du combat aussi, et réduit le tout à un jeux vidéo ?….Une thématique fort captivante qui est proposée par l’auteur, alors que ses protagonistes deviennent des virtuoses dans cette confrontation virtuelle.

Physiquement, ils sont sains. Psychologiquement, c’est une autre affaire.

En effet, Jamie Sawyer propose un roman qui va au-delà d’un simple récit plein de bastons, de testostérone et du claquements sourds de munitions en tout genre. En cela, il se rapproche de John Scalzi et du Vieil Homme et la guerre, en s’interrogeant sur la place de l’homme face à la guerre, au combat et à la mort. Il dépeint des personnages rongés par le combat, à la fois traumatisé par ces morts répétitives, ce jeu de dupe avec la faucheuse mais aussi sous l’influence grandissante de cette sensation d’immortalité, cette addiction au bourre-pifs, à la boucherie et au danger.

Tous les protagonistes sont touchés à divers niveaux et vivent cette addiction de manière différente, de Blake, jeune homme souhaitant mettre un terme à l’aventure au Capitaine Conrad Harris, en cas typique du junkie soufrant de stress post traumatique. Un personnage, finalement assez proche de Rambo dans son rapport à la guerre (dans le premier film pas les autres machins). D’ailleurs, l’officier ne peut plus se passer de ces incursions, et il ne vit plus que pour le prochain affrontement, son enveloppe charnelle réelle devient finalement plus qu’une contrainte.

[…]

C’est par l’intermédiaire de nombreux flashback sur son enfance et les prémices du programme simulant que le lecteur se familiarise avec son passé et sa personnalité. L’auteur en profite pour nous dépeindre son histoire du futur, les événements qui ont amené cette guerre et la tournure prise par le conflit interstellaire.

Le premier contact a eu lieu par hasard, mais tout de suite la hache de guerre fut de sortie. Les Krells sont des aliens coriaces, adaptables et taillés pour le combat. La description de quelques spécimens fait inévitablement penser aux Aliens du 8° Passager, avec leur carapace en chitine, l’aspect gluant, les éperons et les dents. Leurs organisation fait davantage penser aux extra-terrestres de la [Stratégie] Ender d‘Orson S. Card avec des formes primaires dirigeant les autres, telle une reine sa colonie d’abeilles. Mais, ce sont surtout les arachnéides de Starship Troopers qui me sont venus à l’esprit.  A leur image, les Krells ont la capacité à se projeter dans l’espace, des formes diverses et variés adaptées aux besoins, (même des vaisseaux spatiaux biomécanique), ainsi qu’un bio-plasma comme munition/arme. Même la situation désespérée de l’équipe est similaire au roman de Heinlein.

Et l’artefact dans tout cela ? C’est un mystère et l’objet de la mission de Conrad Harris. Ils sont envoyé dans le Maelstrom en territoire Krell pour secourir une expédition scientifique. Impossible dans dévoiler de trop, car il s’agit là du cœur du récit et d’ailleurs de son intérêt. Jusque là je n’avais rien trouvé de révolutionnaire ou de transcendant au roman du britannique. En revanche, ensuite, le mystère concernant l’artefact s’épaissit et amène une densité à l’univers. Les jeux d’influence, un poker menteur et les trahisons se succèdent à un rythme enlevé. Les combats sont violents, nombreux et soignés.

Ainsi, le roman en soi m’a-t-il bien plue; sans atteindre totalement mes attentes. L’univers est prometteur, la rivalité entre deux espèces alléchante, et l’auteur nous propose une réflexion intéressante sur l’addiction à la violence, la guerre et la mort. [...] Je suivrai la suite des aventures de Lazare en guerre.

Albédo - Albédo



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Vial - Santé, le trésor menacé - Gestions hospitalières
Posté le 30 mars 2017
Pour la première fois en 2016, l’espérance de vie a baissé.

Les hôpitaux tuent, les médicaments tuent, beaucoup plus que la voiture ou le cannabis : tous les ans, une ville de la taille d’Angoulême ou Bastia est rayée de la carte. Les petits hôpitaux sont voués à disparaître d’ici dix à quinze ans. Les personnes âgées et les personnes handicapées subissent un véritable enfermement. La désertification s’accentue. Pendant ce temps-là, le « Dr Google » s’apprête à prendre le relais de notre vieille Sécurité sociale avec une offre de santé globale. D’où qu’on l’observe, notre système de santé est en panne. Simples citoyens, patients, professionnels, nous avons tous été témoins, quand ce n’est pas victimes, de ses dysfonctionnements. Plus grave encore, nous avons perdu confiance dans l’un des fondements de la Ve République, dont la médecine publique est une composante essentielle.

Voici le bilan rigoureux et sans concession d’un observateur convaincu que la santé participative est la seule alternative à l’effondrement de notre système de santé. L’auteur, expert et acteur de l’innovation en santé, propose de concevoir en commun dispositifs, aides techniques, services et organisations de demain afin d’apporter des réponses concrètes aux enjeux de la collectivité et aux aspirations de chacun.

Antoine Vial a le grand mérite de porter un regard acéré sur l’exercice médical et la santé publique. Médecin ayant l’expérience de l’humanitaire, vingt ans directeur des programmes médicaux de France Culture, proche de la revue Prescrire, il cultive l’esprit du doute et de la critique constructive. Il passe brutalement de l’autre côté le jour où son fils est victime d’un très grave accident de montagne : le médecin comprend ce que vit le patient et fait de cette épreuve un nouveau challenge en construisant avec son fils et le CNRS un système de communication et de contrôle de l’environnement. Il devient le militant de la coconstruction et cofonde le forum des living labs, considérant les usagers (professionnels, patients) comme acteurs. La connaissance générée par les usagers, par les capteurs change la donne. Son ouvrage dresse un état des lieux sévère et une liste de menaces : impasses thérapeutiques, crise de confiance, remise en cause du principe de solidarité, émergence des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) qui ne tarderont pas à investir pharmacie et assurance.  Face à l’épreuve, il reste cependant optimiste et créatif.
 


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Gess, Lehman - L'homme truqué - Grégoire de Tours
Posté le 30 mars 2017
Le 146e RI est basé à Toul en 1914 et il est donc composé de Lorrains en majorité, fin mai 1918 il participe effectivement à l’offensive du Chemin des Dames. L’album commence à mettre en trois pages celle-ci. Une double-page montre le capitaine Lebris soigné dans une mystérieuse clinique afin qu’il puisse retrouver la vue.

Toutefois il s’avère que cette aide a été prodiguée par de mystérieux extra-terrestres. Cet ouvrage est une adaptation d’un roman de Maurice Renard paru en 1921, il y est mis d’ailleurs en scène de manière explicite à la page 23. Ce roman de science-fiction reflète l’importance en nombre des gueules cassées et autres invalides et l’espoir de pouvoir les guérir entre autres par l’usage du radium, d’où l’importance jouée ici par Marie Curie.

Dans un style qui rappelle celui des BD avec super-héros américains dans les années 1930 et l’insertion ponctuelle de plusieurs unes de journaux français à sensation, les illustrations portent un grand dynamisme.
 
Alexandre - Grégoire de Tours


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Glukhovsky - Métro, interview - ActuSF
Posté le 30 mars 2017

Auteur de la série phare de science fiction, Métro, Dmitry Glukhovsky évoque pour nous Métro 2035 qui doit sortir d’ici quelques jours aux éditions l’Atalante.

ActuSF : Bonjour Dmitry Glukhovsky. Métro 2035 sort le 23 mars 2017 chez L’Atalante en France et conclut la trilogie. Dans ce roman Artyom essaie de trouver une solution pour permettre aux gens de remonter vivre à la surface. Qu’espère-t-il capter avec sa station radio ? Et en quoi cela va-t-il l’aider à réaliser son but ?

Dmitry Glukhovsky : Dans Métro 2033, le seul endroit habité au monde est le métro de Moscou. Ses habitants ont tenté de nombreuses fois d’entrer en contact avec d’autres survivants mais sans succès. Ils ont donc de bonnes raisons de croire qu’il n’y a personne d’autre qui a survécu. Pour eux, impossible donc de sortir du métro.
 
Les gens ont accepté cela et ne combattent plus pour trouver une possibilité de s’enfuir ailleurs. Tout le monde sauf Artyom pour qui c’est une croisade très personnelle. Pour des raisons liées à son enfance, il veut trouver la sortie du métro. Dans Métro 2033 c’était le point de départ. Quand il était petit, il était motivé par ce désir de se rappeler des lieux de son enfance, de se souvenir du visage de sa mère et de revoir ce monde magique perdu pour toujours. Il a ouvert un portail au jardin botanique et il a laissé les Noirs entrer dans le métro.
 
Métro 2035 est une suite de Métro 2033. Artyom est maintenant devenu un adulte et un héros. Il veut capter des signaux afin de découvrir d’eventuels endroits habités, pour faire ensuite sortir les gens du métro et démarrer une nouvelle vie pour l’humanité. Il est entièrement convaincu que, coincés dans les souterrains, les gens vont bientôt se transformer en animaux, en monstres ou en Morlocks comme chez H. G. Wells.
 

Les mutants seront moins présents dans ce troisième volume. Quel sera alors le véritable ennemi d’Artyom ?

Je dois bien prévenir les lecteurs en France, comme je l’avais fait en Russie. Métro 2035 c’est une suite directe de Métro 2033. Métro 2034 était plus un spin-off, avec un personnage principal différent d’Artyom.
 
Par contre, du point de vue du genre littéraire, c’est différent. Métro 2033 était un mélange entre fantasy urbaine, critique sociale, science-fiction et dystopie. Métro 2035 est une dystopie politique et sociale. J’y parle des thématiques qui m’ont frappé après les évènements de l’année 2012, lorsque la classe moyenne a essayé de protester contre les résultats manipulés des élections en Russie. Il s’en est suivi une énorme réaction d’ultra-conservatisme ainsi que le développement d’une rhétorique nationaliste…
 
Les dirigeants russes ont tenté, par exemple, de supprimer la souveraineté de l’Ukraine après la conquête de la Crimée. Une guerre a commencé à l’Est de ce pays, à cause du comportement plutôt Hitlérien de Vladimir Poutine. Cette réalité dystopique m’a inspiré pour continuer la grande saga de Métro et pour la conclure avec une perspective très différente de celle du début, dix ans plus tôt. Métro 2033 a été écrit à l’époque de la Russie après la chute de l’Union soviétique : une civilisation post-idéologique, apparaissant sur les ruines d’une précédente et un peu parasite (quand on était dans les années 1990), avec beaucoup de libertés, mais sans certitude. Nous ne savions pas ce que le futur allait nous apporter et nous avions peur du lendemain. Nous n’avons pas su produire ou créer quelque chose, nous avons simplement continué d’exploiter l’héritage idéologique, économique et culturel de l’Union soviétique. C’était ça la métaphore dans Métro 2033. Je décrivais une société vivant dans les souterrains et dans les catacombes construits par leurs ancêtres. C’était notre vie dans les années 1990.
 
Métro 2035 est par contre un portrait de la Russie telle qu’elle est devenue vingt ans après. L’idée était de montrer la différence entre ces deux Russie. Toutes les générations n’ont pas l’opportunité de voir comment naissent les états fascistes - même si maintenant, Poutine semble reculer. Nous y étions, nous avons vu ses méthodes, les techniques pour que les gens perdent la raison, confondent mensonges et vérités et acceptent avec facilité l’image d’un ennemi qui leur est imposé. C’est cette découverte que j’ai vécue et que j’ai sentie très importante à transmettre, à mettre sur papier. C’est ça le but le Métro 2035.
 
Donc oui, c’est un livre très politisé. J’ai senti que ça allait vite devenir un cirque si je commençais à y mettre des monstres et des mutants et à les mélanger à des messages politiques. J’avais moins envie de divertir le lecteur que de lui faire passer un message. Je veux que les gens sentent et voient quand les vérités cessent d’être des vérités, quand il n’y a plus d’objectivité, quand les politiciens ont juste le désir d’être au pouvoir et peuvent rendre toute la population complètement folle - et avec quelle facilité cela peut arriver ! On le voit actuellement un peu aux États-Unis un peu avec Trump, mais pas encore en France. Du coup, il n’y avait plus d’espace pour les monstres, les créatures et les mutants. C’est toujours un homme qui est le pire ennemi d’Artyom.
 

Dans l’univers de Métro le danger de mort est omniprésent, avec des mutants, des radiations, des satanistes, des nazis… Pourquoi avoir opté pour un univers aussi sombre, aussi pessimiste ?

Je dois vous avouer que j’avais un choix très difficile à faire. Un choix entre un conte magique avec des lapins sympathiques et roses, et cette histoire-là avec mutants, souterrains, radiations et guerre nucléaire. J’ai eu beaucoup d’hésitations, beaucoup de doutes. J’ai dû consulter mes parents, mon psychiatre, etc. Et à la fin j’ai décidé de commencer cette histoire de Noirs, de métro, de guerre atomique et une critique sociale, une parodie politique, plutôt qu’un conte magique. Mes expériences personnelles, sociales et politiques avaient plus de liens avec cette dystopie sous la forme d’un roman de science fiction.

Un des thèmes qui vous tient à cœur est la manipulation de la population par la propagande. Pourquoi choisir ce sujet ?

Pour préciser un peu, je dirais que c’est parce que j’ai la chance -ou pas - d’habiter en Russie. Ce qui se passe est tragique. Je crois que la France, du point de vue de la manipulation politique, a beaucoup souffert dans les années 1940. Mais elle a pu rester saine grâce à une grande diversité d’opinions et ses médias réparties équitablement entre chaque partis politiques. Vous avez un vaccin plutôt efficace contre la manipulation. Chez vous, il y a une vraie compétition politique avec des groupes qui veulent gagner cette lutte et conquérir le pouvoir dans l’intérêt de la nation et de la société.
 
Ce n’est pas comme cela chez nous. Ici, il y a l’élite, qui ne veut aucun changement et qui en a peur, parce qu’ils croient peut-être, non sans raison, que cela ne mettrait pas seulement fin à leur carrière politique, mais aussi à leur carrière économique et peut-être à leur vie. Leur but est de nettoyer, voire de stériliser tout le champ politique en écartant toutes menaces. Donc, chez nous, c’est une société de manipulation. C’est très éducatif à observer. On apprend beaucoup de choses sur nous-même et sur l’âme humaine, la construction de la société, les relations entre le peuple et l’élite.
 
En Russie, c’est un peu plus cynique et simple que chez vous. Nous sommes plutôt dans le 1984 d’Orwell. Cet auteur a eu la chance de visiter l’union soviétique pendant les années 1930 comme employé des services secrets anglais. On ne peut pas rater une telle opportunité de voir un pays dans lequel la dystopie cesse d’être de la science-fiction pour devenir une réalité. C’est très important d’archiver ces expériences.


Que pouvez-vous nous dire du jeu Métro 2036 est-il toujours développé par 4A Games ? Ce jeu sera-t-il la suite directe de Métro 2035  ? Artyom sera-t-il le personnage principal ?

Je ne suis pas autorisé à en parler (rire). J’ai déjà été puni par les compagnies de jeux pour avoir diffusé des informations, et cette fois je ne peux rien dire. Mais je crois que bientôt, on va avoir des nouvelles...

Vous êtes l’investigateur d’une grande série de romans autour de l’univers de Métro 2033, avec beaucoup d’auteurs différents. Certains ont même été traduits en France, pouvez-vous nous en dire un mot ?

Il y a plus de 76 romans publiés en Russie, dont une partie est aussi disponibles en France, en Allemagne, en Pologne, en Corée du Sud, en Hongrie, en Italie, en Espagne… C’est un projet qui a démarré en 2009, juste après la sortie de Métro 2034. Le but est de permettre aux lecteurs et aux fans d’explorer l’univers de Métro 2033 et d’avoir leur mot à dire dans cette saga.
 
Ça a fonctionné admirablement bien. Parmi ces 76 livres, on a des œuvres qui ont été écrites par des débutants (plus d’une moitié), mais aussi des œuvres créés par des étrangers, comme des Italiens, des Polonais… C’est devenu un projet culturel international.
 
Bien sûr, en fonction de la nationalité de l’auteur, il y a des approches qui sont très différentes. Par exemple pour l’auteur italien qui a déjà écrit une trilogie, les thèmes principaux sont les relations entre l’homme et Dieu, sur une terre abandonnée par Dieu. C’est un thème très intéressant. Pour nous qui sommes dans un pays athée, les éléments les plus importants du post-apocalyptique sont la survie, la nostalgie du passée, les opportunités perdues et la reconstruction de la société. Nous ne pensons pas autant aux questions religieuses. Il y a également un roman écrit par un auteur Cubain alors que Fidel Castro était encore en vie. C’est une satire de ce cadavre vivant qu’était Castro. Il décrit une société où personne ne sait si le leader est vraiment vivant ou mort.
 
C’est un projet qui a connu un joli succès, surtout si on le compare aux franchises américaines soutenues par les grands films d’Hollywood. Nous nous n’avions rien de tout cela, nous avions juste l’enthousiasme, deux jeux vidéos qui recrutaient quelques lecteurs et la qualité de l’histoire. J’en suis très content, même si je me suis éloigné de cette série il y a cinq ans. Maintenant, c’est un projet qui a une vie propre.
 

Une adaptation de votre roman Métro 2033 en film est actuellement en cours de production. Pouvez-vous nous en parler ?

Pour l’instant nous travaillons avec deux personnes. Le premier est Michael De Luca, le producteur de Sin City, Cinquante Nuances de Grey et The Social network. Le second s’appelle Stephen L’Heureux, avec un nom de famille parfaitement français, bien qu’il soit Irlandais. Les deux sont en train de créer un scénario. Maintenant reste à voir si le projet va aboutir. Je suis devenu beaucoup plus calme et moins exigeant. J’ai compris que pour une raison que j’ignore, le cinéma et moi, ça ne marche pas très bien. J’avais de nombreux adaptations de mes livres au cinéma qui avaient attiré l’intérêt des réalisateurs et des producteurs, mais à chaque fois quelque chose ne se passait pas comme prévu et mettait fin aux projets.
 
Je suis donc maintenant un peu plus cool et j’ai décidé de me concentrer sur mes prochains livres, parce que c’est beaucoup moins frustrant. Tu sais que tout dépend de toi et que tu y consacres assez de temps, d’efforts et de talent, alors ça va fonctionner. Les films et la télévision dépendent beaucoup de gens qui n’ont rien à voir dans l’histoire, qui n’y comprennent rien, et qui ne s’y intéressent pas… C’est comme une loterie et je suis un peu fatigué de jouer à ce Loto.

 

Prévoyez-vous de passer en France prochainement ? Pour une séance de dédicaces par exemple.

Oui, je dois me rendre à Paris pour le salon du livre, j’y serai du 24 mars au 26 mars. Il va y avoir des dédicaces chez L’Atalante et le Livre de poche qui vient de republier mon premier roman Métro 2033 en français en format poche. Je suis invité par ces deux maisons d’éditions pour des dédicaces.

Quels sont vos prochains projets ? Pensez-vous un jour écrire une suite à la trilogie Métro ou un spin-off ?

Je pense que j’en ai terminé avec l’univers de Métro. Ça fait déjà vingt ans que je suis bloqué dans les souterrains et j’ai besoin de voir un peu le soleil. (rires)
 
Je suis en train d’écrire un nouveau roman, qui ne sera pas un polar mais plutôt un roman dramatique et avec des touches de polar. Il devrait sortir en russie fin mai début juin. Nous allons voir prochainement pour sa traduction française.

Léopold Mathieu - ActuSF



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Suhner - ActuSF
Posté le 29 mars 2017
Il y a quelques jours, on découvrait sept planètes rocheuses présentes autour de l’étoile Trapist-1. Il n’en a pas fallu plus pour inspirer Laurence Suhner, qui écrit alors une nouvelle nommée Le Terminateur.

La nouvelle de cette enseignante, auteure de BD et de romans SF, est publiée dans le magazine Nature. Désormais, la NASA elle-même se dit intéressée et aimerait la publier sur son site internet.

Suite à ce succès, Laurence Suhner prévoit d’écrire une version longue à Le Terminateur.
 


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François Rouiller reçoit le prix Rosny Aîné
Posté 17 juillet 2017 -

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François Rouiller est le lauréat du prix Rosny Aîné pour Métaquine dans la catégorie "roman". Bravo à l'auteur et merci aux participants à la 44e convention de SF.

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En juillet 2017, tous les ebooks de Laurence Suhner sont à 4,99e
Posté 11 juillet 2017 -

laurencesuhner_site.jpgAu mois de juillet, découvrez en numérique et à prix réduit, la trilogie QuanTika de Laurence Suhner. Cette auteure passionnée d’astrophysique, s’est entourée des conseils de nombreux scientifiques pour l’ensemble de sa série. À lire d’urgence !

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Celle qui a tous les dons – The Last Girl
Posté 29 juin 2017 -
the-last-girl-affiche.jpg L'adaptation cinématographique du roman de Mike Carey, Celle qui a tous les dons, sort en France le 28 juin. Le film est réalisé par Colm McCarthy et nous retrouvons à l'affiche Gemma Arterton, Glenn Close et Paddy Considine. Tous en salles !
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Notre collection poche débarque !
Posté 24 mai 2017 -

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Voilà bientôt 30 ans que notre collection s'étoffe, et nombre des livres que nous avons publiés ne sont disponibles qu'en grand format. Certains libraires s'étant montrés encourageants, voire insistants (merci!), L'Atalante Poche voit donc le jour et arrive dans les rayons le 25 mai prochain avec 6 premiers titres. Rendez-vous chez votre libraire !

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Manuscrits
Posté 27 janvier 2017 -
Nous avons pris la décision, à partir du 1er février, d’interrompre la réception de manuscrits pendant quelques mois et nous réfléchissons à une nouvelle méthode pour les traiter. Tous les manuscrits déjà reçus avant cette date seront lus. Cependant, n’hésitez pas à préparer vos textes, à les peaufiner, car nous vous signalerons comment les envoyer, et surtout quand. Alors suivez-nous sur les réseaux sociaux, des informations arriveront d’ici l’été.
Stay tuned !
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L'Atalante
Posté 21 janvier 2013 -

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Honor Harrington
Posté le 16 juin 2017 par Spyro1
Ben depuis ils sont passé a lune autre guerre, je pense que ce tome cloturerait celle là, ensuite après une 30 aine d'années de guerre ininterrompue, le sel de la série se perdrait un peu a mon sens [...]