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Paquet - Jardin d'hiver - Songes d'une Walkyrie
Posté le 21 février 2017
Jardin d’hiver, titre à la fois expressif et trompeur, contraste ou antagoniste, les mots jardin et hiver ne vont généralement pas de pair, et pourtant ce titre est très bien choisi, et il se comprend bien une fois le roman lu. Pourquoi je vous parle du titre ? Parce que c’est ce qui m’a interpellé, je trouvais l’expression belle, intrigante et j’avais bien envie de découvrir ce que cachait ce titre qui me parlait tant. Dans l’ensemble, je ne suis pas déçue du voyage et une nouvelle fois, je suis surprise par un roman de science – fiction qui est de loin le genre que normalement j’affectionne le moins. Parlons en ! […]

Olivier Paquet dresse un univers riche, dense et travaillé, c’est très fouillé, très inventif, on sent toute l’imagination débordante et foisonnante de l’auteur à travers ces deux peuples que tout oppose à l’extrême, à tel point qu’ils finissent un peu par se ressembler et se rejoindre, les technologistes « s’écologisent » et les écologistes se « technologisent ».  Il y a là un contexte géopolitique des plus intéressants, même si le Consortium a la part belle dans l’histoire, il faut dire que l’auteur nous régale d’inventions technologiques incroyables et les daemons sortent aisément du lot, ces pseudos animaux de compagnie sont un bijou de technologie, de véritables armes dangereuses sous des airs d’animaux tendres et affectueux. Il y a presque quelque chose de chimérique dans toute cette technologie. A travers tout ça, l’auteur pose évidemment des thèmes et ouvrent à la réflexion, d’un côté la technologie s’avère magnifique et indépendante, et nettement moins dangereuse seule que gouvernée par les hommes, d’un autre la nature, amadouée, transformée en arme, surexploitée par l’homme en perd toute son innocence et sa fraîcheur, là encore l’intervention humaine vient tout détruire, on y voit donc l’idée que l’intervention humaine est bien souvent plus néfaste que bénéfique sur l’un comme sur l’autre.

Du côté des personnages, Dévoreur est le héro du roman, toutefois s’il a quelque chose de profondément humain, un caractère plutôt bien dépeint et des interrogations propres à tous, il n’en manque pas moins de charisme et de nuances, une attitude immature, un peu trop spontanée, viennent entacher un potentiel énorme, car le personnage est surprenant, recèle bien des secrets et tente de se construire ou du moins se reconstruire à travers cette aventure, une quête d’identité perdue par ce « dévoreur » qu’il est devenu. Il perd aussi en saveur face à un autre personnage, Laurée, un personnage fort, qui s’impose rapidement, et qui pour le coup réserve son lot de surprises et de révélations, là encore on a un personnage perdu, qui cache des choses, qui se cherche et qui cherche une place dans cette vie où le passé lui a été imputé et imposé par l’un des siens. Encore une fois, la thématique de la quête de soi, d’une identité, d’être et d’exister en tant que personne à part entière prédomine. Ensuite, il y a l’équipe de contrebandier, Natalia et toute sa clique de cosaques ; Dimitri, Dunya, Boleslav, Fiodor, absolument géniaux, forts en gueule et en charisme, une vraie famille, des hommes et des femmes libres, sans partie pris et qui emmerdent royalement les uns comme les autres, les lois et la légalité. Il y a aussi Catherine, la marraine de Dévoreur / Innocent, un personnage froid et calculateur, dont on a beaucoup de mal à définir les objectifs, si elle est du bon ou du mauvais côté, un personnage très antagoniste. D’autres personnages secondaires ont aussi leur importance, il faut dire que l’auteur les a particulièrement soignés, les a rendu crédibles avec leur lot de casseroles à traîner et leur attitude plus « héroïque » dans l’aventure.

A partir de là, l’auteur plante un décor d’après réchauffement climatique, à l’aube d’une guerre imminente pour aventurer ses personnages à travers des rebondissements et des révélations qui viennent maintenir notre intérêt tout au long du récit. On vit là une aventure des plus palpitantes et surtout dépaysantes traversant une Europe métamorphosée et gangrenée par des idéologies extrêmes. Un reproche que l’on peut faire, c’est qu’il y a un contraste entre un fond et un univers fouillé et une intrigue légèrement moins soignée. Pourquoi ? Tout simplement, parce que les dénouements des fils d’action ou les moments d’intrigues sont souvent vite balayés par des solutions plutôt faciles et des chutes rapides, il y avait là matière à encore nous en dire davantage et à faire preuve d’autant plus d’imagination. Il nous reste toutefois, une évolution plus qu’attractive de certains personnages et une fin des plus surprenante à laquelle on ne s’attend pas forcément mais qui finit sur une note d’espoir. L’auteur écrit tout ça d’une jolie plume, un style maîtrisé plutôt agréable à lire et détaillé dans le monde dans lequel il nous immerge.

En bref, un univers très fouillé où se heurtent technologistes et écologistes permettant à l’auteur de véhiculer des idées sur les uns et les autres et où l’homme n’a pas le plus beau des rôles, des personnages charismatiques et forts, même si le héros se fait manger la vedette par les autres, il y a là toute une notion d’identité mais aussi d’amitié, d’amour, de pardon, de valeurs humaines prépondérantes, tout ça dans une aventure incroyable à travers une Europe qui n’est plus la notre. Petit bémol pour certaines facilités dans l’intrigue mais le roman est tout même plutôt réussi et on ne peut que souligner l’imagination de l’auteur !
 
 


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Chambers - L'espace d'un an - L'annexe
Posté le 21 février 2017
En principe, je ne lis pas de science-fiction. Mais depuis quelques mois, plusieurs de mes amis me vantaient chaleureusement les mérites de ce roman de Becky Chambers: « Tu vas voir, c'est super positif et feel good ». J'avoue: la curiosité a fini par l'emporter. Et je ne le regrette pas, car « L’espace d’un an » est une pépite qui m'a fait tout oublier l'espace de quelques heures.

Ici, il n'est pas question de sauver la galaxie, de s'opposer à un régime totalitaire, de livrer des batailles épiques ou quoi que ce soit d'aussi ébouriffant, mais de la vie quotidienne à bord d'un sympathique vaisseau de bric et de broc à l'équipage cosmopolite. Les humains (le capitaine, la greffière, les deux techniciens et l'ingénieur en carburant) sont considérés comme une race mineure qui est parvenue à rejoindre la confédération galactique par chance plus que par mérite. La pilote appartient à une espèce simili-reptilienne très affectueuse, qui ignore toute notion de pudeur et dont la notion de famille diffère immensément de la nôtre. Le médecin-cuisinier amoureux des plantes est l'un des derniers représentants d'une autre espèce dont les membres se sont entretués quasiment jusqu'à l'extinction. Le navigateur est un étrange symbiote, seul capable de percevoir et de comprendre la sous-couche de l'espace. L'AI a développé une personnalité propre et envisage de se transférer dans un corps.

Leur travail consiste à percer des tunnels pour faciliter les déplacements longue distance. Un jour, on les embauche pour relier au reste de la galaxie le monde d'un clan très belliqueux qui vient juste de rejoindre la confédération. A cause de l'éloignement et de l'isolement de ce dernier, il est prévu que la mission dure environ une année. Et pendant cette année, on observe les interactions de l'équipage ; on découvre petit à petit les secrets de chacun de ses membres; on visite avec eux des mondes étranges et on fait connaissance avec d'autres cultures; on partage leurs problèmes et leurs rencontres bonnes ou mauvaises; on rit de leurs mésaventures, on sourit de leurs amitiés et on s'émeut de leurs amours parfois très particulières. Si la galaxie n'est pas toujours un endroit paisible et si les membres de l'équipage ont aussi leurs frictions, la bienveillance et l'ouverture d'esprit dominent toujours. Par les temps qui courent, ça fait un bien fou.

En lisant ce roman, j'ai eu moi aussi envie d'arpenter les couloirs du Voyageur, de m'asseoir dans son jardin sous bulle transparente, de partager les repas exotiques de l'équipage, de baigner dans l'atmosphère familiale et chaleureuse qui règne à bord. J'ai admiré le talent avec lequel Becky Chambers a su créer des personnages si vivants, si bien caractérisés et si follement attachants que pendant les derniers chapitres, j'avais le coeur qui battait super fort et je retenais mon souffle pour eux. Je les aurais bien suivis l'espace de deux, dix ou même vingt ans de plus.
 
Armalite - L'annexe


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Scalzi - Le vieil homme et la guerre - Actusf
Posté le 16 février 2017
Auteur américain à succès, spécialisé dans la science-fiction, mais aussi teneur d’un blog à succès, John Scalzi se fait remarquer il y a dix ans déjà avec son premier roman Le Vieil Homme et la Guerre, premier tome d’une série dont L’Atalante annonce la sortie en France du 6e tome au début 2017.
 
Une nouvelle vie.
 
Les forces de défense coloniale offrent une possibilité incroyable à la population gériatrique de la Terre : à 75 ans, ils ont la possibilité de quitter la Terre, et de s’engager pour défendre les intérêts l’humanité à travers les étoiles et les galaxies. Il paraît alors évident pour chacun d’eux qu’on leur promet aussi une nouvelle jeunesse ; après tout, qui ferait un bon soldat à 75 ans, perclus d’arthrose et d’athérosclérose ?
 
C’est ainsi que John Perry s’engage, après avoir jeté un dernier regard à la tombe de sa bien-aimée, et dit adieu à ses proches. Il sait qu’après cet engagement, c’est un voyage sans retour qui l’attend. Mais, il ne se doute pas une seule seconde de ce qui l’attend en réalité : les combats, la formation militaire, la soumission à l’autorité, les créatures inconnues, les nouvelles planètes, les blessures, et peut-être même la gloire...
 
Un premier tome plein de promesses !
 
Si la série est toujours présente dix ans après la première sortie, c’est bien parce qu’elle est de qualité. Et la lecture de ce tome répond à ses promesses : le lecteur découvre un space opera très agréable, composé d’une multitude de personnages intéressants, qui évoluent dans un univers riche et bien construit.
 
Le protagoniste John Perry, petit vieux qui redécouvre une nouvelle jeunesse, réussira à mettre dans sa poche chaque lecteur : ses réflexions peuvent être aussi profondes que pleines d’humour ; ses décisions sont aussi réfléchies que spontanées ; et ses amis seront aussi agaçants que touchants. La construction de chaque personnage met l’accent sur un réalisme convaincant, et particulièrement humain malgré les créatures extraterrestres omniprésentes.
 
Le roman est riche de bonnes idées, parfois plutôt scientifiques, et parfois plus folkloriques, mais toujours très intéressantes : que ce soit les améliorations corporelles octroyant force, résistance, système immunitaire décuplé, ou peau digne d’une armure, ou les armes multifonctions, les créatures omnivores avec des physiques improbables et les concepts de physique expliquant les voyages galactiques. On se régale tout au long de cette histoire de la richesse de cet univers, qui se construit sur un roman de moins de 400 pages. Le rythme en est ainsi particulièrement bien maîtrisé, offrant et maintenant de bons moments de lecture tout au long du livre. On ne s’ennuie pas une seule seconde.
 
Si les guerres spatiales ont été richement imaginées dans la production SF, John Scalzi offre au lecteur un roman plus léger : la réflexion politique est réduite (même s’il ne faut pas réduire ce roman à une vision belliciste, puisqu’elle se complique avec le temps), mais l’accent est mis sur le versant militariste avec un développement des personnages en ce sens, et de nombreuses relations sur ce plan. Le tout offre au lecteur un premier roman particulièrement agréable, et donne franchement l’envie de découvrir la suite !

Bastien Roche - Actusf


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Dunyach - L'instinct du troll - Un océan de pages
Posté le 16 février 2017

J'ai plutôt tendance à lire des livres assez sérieux, de la SF d'anticipation ou des dystopies, mais régulièrement ça me fait du bien de lire quelque chose de plus « léger », humoristique, un peu dans la veine des Annales du Disque Monde de Terry Pratchett, qui se sert de l'humour pour critiquer note société. Et L'instinct du troll rentre parfaitement dans cette catégorie.

Le résumé de la quatrième de couverture donne le ton d'emblée : ce n'est qu'une succession de citations extraites du roman, mises en musique par Ayerdhal, qui reprennent des clichés d'heroic fantasy plus qu'éculés, détournent de la philosophie populaire ou des citations classiques, tout en laissant supposer que le cadre de l'histoire ne va pas être celui d'un roman de fantasy habituel (les vestiaires et les notes de frais ne font pas d'ordinaire partie du paysage de la Terre du Milieu !). Personnellement, j'aime beaucoup les œuvres parodiques, notamment quand elles s'attaquent à des genres que j'apprécie (même si j'ai énormément de critiques à faire au Seigneur des Anneaux et à l'heroic fantasy en général), et cette mise en bouche ne pouvais que me plaire. En plus de ça, le troll n'est pas généralement un personnage de premier dans ce genre littéraire, il n'a même d'ailleurs pratiquement jamais la parole (alors que même lors orcs y ont droit) ; je suis donc contente de pouvoir aborder le monde de la fantasy sous un autre angle et de lire la parole d'une race trop souvent méprisée et calomniée sans qu'on la connaisse vraiment ! (et je m'emballe un peu...)

Notre bon troll (dont on ignore le nom) bosse donc dans une mine, en mode superviseur d'une équipe de nains qui creuse des galeries à la recherche de divers minerais et gemmes (de toute façon, les nains ne servent pas à grand chose d'autre), quand il ne part pas au loin pour régler des problèmes divers ou accomplir une quête quelconque. Sauf que rien n'est jamais aussi simple dans un monde dans lequel les humains sont présents, et là encore ils viennent foutre leur merde : l'administration ! Bah évidemment, vous ne pensez tout de même pas qu'une mine ça se gère d'un simple coup de baguette magique ; il faut respecter les procédures, remplir les formulaires, suivre les prévisions d'activité... Et pareil pour les quêtes, il faut avoir un ordre de mission, et surtout rapporter toutes ses notes de frais pour que la compta soit à jour. Vous vous en doutez, monsieur troll n'apprécie pas énormément cette administration imbécile (sauf quand la prise de décision est si lente que la quête n'a plus lieu d'être), mais il fait avec, et fait surtout de son mieux pour l'emmerder, à sa façon, en ralentissant le rythme, en faussant les bilans, etc. Une coopération plus que rétive, en somme. Et il a de très bonnes raisons d'agir ainsi : le mode de fonctionnement des humains (et aussi des nains, il faut bien l'avouer, mais ce n'est pas de leur faute, on n'a encore rien trouvé pour les empêcher de creuser...) ne respecte pas la roche, nie son existence-même, sa réalité, la considère uniquement comme un profit potentiel ; à l'inverse, notre ami la sent vibrer, parler, il est en communion avec elle puisqu'il est fait de la même matière.

Bien sûr, la dénonciation du capitalisme et de son corolaire le management en entreprise est ici évidente, et je suis vraiment ravie qu'on mette un peu l'économie et l'industrie au centre d'une histoire de fantasy, car c'est la plupart du temps un des gros points faibles des mondes de ce genre littéraire (et tant pis pour ceux qui viendront se plaindre qu'on est dans des mondes imaginaires, ça n'empêche pas le réalisme, et ça me fait toujours grincer des dents). Mais c'est aussi un prétexte pour une histoire très sympa qui se déroule en actes : premièrement, le troll doit aller chercher les notes de frais de sa dernière quête qu'il a oubliées, et il se retrouve avec un stagiaire humain dans les pattes, deuxièmement, il accompagne son stagiaire (Cédric) et un ami de ce dernier (Sheldon) dans un camp militaire pour une mise à niveau du matériel (avec des scènes incompréhensibles formidables), troisièmement, il s'arrange pour que Sheldon se fasse accepter par le père de sa bien aimée (Brisène, fille du chef militaire du camp évoqué ci-dessus), avec une explication du mythe d'Excalibur digne de Kaamelott, et dernièrement, le mariage de Sheldon et Brisène, ainsi que la réconciliation du troll et de sa trollesse. Et en plus de ça, tout au long de ces différents actes, notre troll doit gérer les nains de son équipe, ce qui n'est pas de tout repos, avec un conflit de génération entre les nains à l'ancienne et ceux qui sont convertis à la doctrine des humains.

Ça fait vraiment du bien de rire autant pendant une lecture, qui en plus de ça reste très intelligente et propose divers niveaux de lecture ainsi que des références nombreuses et variées. Et en plus de ça, Jean-Claude Dunyach m'a confié qu'il avait fait pire pour la suite (en espérant qu'aucune créature magique n'ait souffert pendant l'écriture de ce deuxième opus). J'ai hâte de le lire !

Sordide assistante - Un océan de pages



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Honsinger - Coeurs d'acier - Babelio
Posté le 08 février 2017
Premier tome annoncé d'une trilogie qui s'annonce comme un nouveau poids lourd de la science-fiction militaire sous-section marine spatiale (rachitique en France).
Le Cumberland est un destroyer (ou contre-torpilleur en français). Une des missions du destroyer de classe Khyber est l'infiltration de l'espace ennemi pour y anéantir sa flotte commerciale afin d'obérer ses efforts de guerre, exactement comme les sous-marins des Etats-unis franchissaient le périmètre de défense japonais pendant la seconde guerre mondiale (sic).
Le Lieutenant Max Robichaux, après un assaut digne d'un Bolitho ou d'un H. Hornblower lorsqu'ils étaient du même grade, va prendre le commandement du Cumberland. Et à l'instar de ses ancêtres et inspirateurs littéraires, l'équipage part à vaux l'eau, la faute à un désastreux précédent commandant.
Le fraîchement promu Capitaine de Corvette devra se battre sur deux fronts. Rétablir la confiance et la combativité de son équipage, aidé en cela d'une équipe d'encadrement solide et accomplir sa mission au mieux de ses capacités. Et quelles capacités...
L'univers de la série m'est apparue très sympathique. L'union terrienne d'environ 600 planètes est en guerre depuis 30 ans contre l'hégémonie Krag, des extra-terrestres. Au centre, quelques mondes humains non affiliés (une centaine) et environ une trentaine d'espèces extraterrestres (mais nous n'en verrons que trois).
Un univers classique (que l'on peut trouver dans le vieil homme et la guerre par exemple) très cohérent. […]
L'auteur s'est également largement inspiré des oeuvres de Jack O'Brian et la rencontre, l'amitié et les aventures de Robichaud et du Docteur Ibrahim Sahin, docteur aux multiples facettes de linguiste et d'espion est digne de celles de J. Aubrey et Maturin.
Du vocabulaire de marine spatiale à foison, des acronymes militaires en pagaille, quelques références guerrières et quelques bons mots d'humour militaire font du roman un voyage qui rappelle celui de notre héroïne militaire sciencefictionesque préférée. Y'a pas, j'adore le "charabia" de navigation qui apporte une touche de crédibilité indéniable à tout le roman.
Et l'univers exclusivement masculin, avec cadets d'à peine 8 ans, rajoute à la comparaison de la marine de guerre anglaise de la fin du dix-huitième. (L'explication avancée, vaut ce qu'elle vaut, mais le but recherché est atteint).
On notera une désinflation certaine de la taille des vaisseaux, notamment par rapport à celle de l'honorverse. Mais si l'on compare, le tonnage du Cumberland (16.200 tonnes), est en fait celui des contre-torpilleurs modernes de la Marine d'eau salée terrienne. Un cuirassé fait 45.000 tonnes, un porte-avions moderne 100.000 et un Cargo jusqu'à 500.000 tonnes. (Les américains, les français sont plus petits). Ce qui correspond au volume qu'à voulu donner l'auteur à ses vaisseaux. Et ça me convient tout à fait.
Une mention spéciale à la scène de marchandage entre le Dr Sahin et un commerçant lors de la recherche d'informations sur une planète neutre. Excellent. […]
Je suis un des meilleurs publics en matière de sf militaire. Mais j'affirme que ce premier opus mérite ses cinq étoiles.
 
Fnitter - Babelio


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En mars 2017, tous les ebooks de Javier Negrete à 4,99e
Posté 14 mars 2017 -

En numérique, le mois de mars est dédié à un écrivain espagnol : Javier Negrete. Découvrez « Alexandre le grand et les aigles de Rome », « Le Myther d’Er ou le dernier voyage d’Alexandre le Grand » ainsi que la série Chronique de Tramorée à 4,99 € chez tous vos revendeurs numériques. Bonne lecture !

javiernegrete_site.png

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Les enfermés de John Scalzi, lauréat du prix Bob Morane 2017
Posté 09 mars 2017 -
Les lauréats du prix Bob Morane 2017 ont été annoncés.
Pour notre plus grand plaisir, le lauréat de la catégorie romans traduits est John Scalzi pour Les enfermés (traduit par Mikael Cabon).

lesenfermes2.jpg

 

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Une nouvelle sur le système Trappist-1 par Laurence Suhner
Posté 28 février 2017 -

Laurence Suhner est l'auteur d'une nouvelle en lien avec la découverte du système planétaire Trappist-1. La version anglaise de sa nouvelle, The terminator, écrite en collaboration avec les astrophysiciens de l’équipe de Michaël Gillon a été publiée dans la revue Nature de ce mois de février et relayée sur le site de la Nasa. Pour la lire en français, rendez-vous sur le site de l'auteur.

Version anglaise / Version française

theterminator3.jpg

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Manuscrits
Posté 27 janvier 2017 -
Nous avons pris la décision, à partir du 1er février, d’interrompre la réception de manuscrits pendant quelques mois et nous réfléchissons à une nouvelle méthode pour les traiter. Tous les manuscrits déjà reçus avant cette date seront lus. Cependant, n’hésitez pas à préparer vos textes, à les peaufiner, car nous vous signalerons comment les envoyer, et surtout quand. Alors suivez-nous sur les réseaux sociaux, des informations arriveront d’ici l’été.
Stay tuned !
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Posté 21 janvier 2013 -

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Les Croisades d'Unnord 22ème édition
Posté le 25 janvier 2017 par les croisades d'unnord
Bonjour à tous ! Je vous écris pour vous annoncer que la 22ème édition des Croisades d’Unnord est en marche avec, cette fois encore, un nouveau thème qui sera : Au-delà des apparences. Cette année [...]