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Correia - Le Fils de l'acier noir - Le culte d'Apophis
Posté le 15 décembre 2017

Cette Sword & Sorcery des temps modernes mélange à la fois des stéréotypes (que ce soit en terme de personnage principal ou d’une partie de l’intrigue) et de vraies nouveautés (sur le système de magie, notamment, sans parler de l’univers très Hindou qui tranche assez radicalement avec la Fantasy médiévale-fantastique européenne standard) en un cocktail à la fois sanglant, brutal, mais loin d’être dépourvu de fond, notamment via le combat de certains des protagonistes contre le rigide système de castes qui caractérise le continent de Lok. Si vous aimez Judge Dredd, Conan, Superman et la Stormbringer d’Elric le Nécromancien, et que vous voulez voir un personnage qui combine leurs traits, ce livre est pour vous ! Au final, l’ouvrage s’avère prenant et plein d’intensité, et c’est avec un grand plaisir que je lirai la suite.

- Apophis, le 3/10/17. 



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Glukhovsky - Sumerki - Le Chien Critique
Posté le 09 décembre 2017
Un traducteur, Dmitry Alexeievitch, reçoit un vieux manuscrit contant l'expédition dans les forets inexplorés du Yucatán au XVIe siècle, par le prêtre franciscain Diego de Landa.
Nous alternons entre la traduction de ce texte et la vie de Dmitry, la réalité semblant se distordre de plus en plus entre les lieux et époques.

Ici pas de manoirs hantés, pas de musique inquiétante. Dans un monde actuel, l'étrange fait son apparition petit à petit : un pronom qui change, de « son » à « mon »; un vendeur de livres sous le manteau ; un sommeil qui ne vient pas ; un possible complot ; une fièvre impromptue, …

Le narrateur est identique à certains lecteurs devant un bon livre, il ne désire que poursuivre sa traduction pour connaitre le fin mot de l'histoire. Ce travail lui étant donné par chapitre par chapitre, il est obligé de réfléchir à ce qu'il vient de lire, sur ce qui va advenir. Puis lorsque la lecture est de nouveau possible, il s'y replonge entièrement, oubliant le monde autour de lui, dormant qu'en ultime recours d'un sommeil agité entrecoupé de rêves issus du récit lu.

Il y a dans Sumerki l'influence d'un autre écrivain russe que j'avais décelé dans Metro 2033 : comme chez Doistoievski (Crimes et châtiments si mes souvenirs sont bons), le narrateur tombe dans une fièvre lorsque les événements dépassent son entendement. de même pour les descriptions sur l'état mental du narrateur.

Enième variation sur le calendrier maya et son dévoilement de la date de l'apocalypse, Sumerki y apporte une réflexion intelligente et savante, mais ce roman est surtout une critique de la Russie contemporaine ; de l'insécurité – dans tous les sens du terme – de Moscou, où les dirigeants n'hésitent pas à se servir de l'Histoire, de la religion, pour flatter les plus bas instincts de leurs élus ; de la conversion du communisme au capitalisme ; de la majorité du peuple qui préfère rester sourd au « cri » des opposants aux régimes ; des experts médiatiques qui discourent sur des platitudes (le livre de Kümmerling)
Allégorie de la Russie, mais aussi de nos sociétés où l'Histoire ne sert plus à éviter les erreurs du passé.

Beaucoup de critiques sur les longueurs et lenteurs de l'ouvrage, je ne les ai pas ressenti, à part dans les 2/3 du livre.

Après avoir lu Futu.Re, Métro 2033 et sa suite, et enfin Sumerki, il ne fait plus de doute que Dmitry Glukhovsky est un auteur ayant un regard désespéré sur nos sociétés et le genre humain. 
Mais, comme le dit Léo Ferré dans La solitude : « le désespoir est une forme supérieure de la critique. Pour le moment, nous l'appellerons bonheur »

Sumerky, crépuscule en russe, est un roman monde, d'une ambition, d'une intelligence, d'une subtilité, d'une critique acerbe et fine assez rare pour y plonger avidement.
A l'instar d'un China Mieville, ses livres demandent de l'effort à ses lecteurs, mais la récompense est belle et engagée.

A vos libraires !

- Le Chien Critique, le 11/05/16. 



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Glukhovsky - Futu.re - Le Chien Critique
Posté le 09 décembre 2017
L'action de FUTU.RE se déroule dans un avenir lointain où l'humanité a su manipuler son génome pour stopper le processus de vieillissement et jouir d'une forme d'immortalité.

L'Europe, devenue une gigapole hérissée de gratte-ciel où s'entasse une population qui avoisine le trillion de personnes, fait figure d'utopie car la vie y est sacrée et la politique de contrôle démographique raisonnée.

La loi du Choix prône que tout couple qui souhaite procréer doit déclarer la grossesse à l'État et désigner le parent qui recevra l'injection d'un accélérateur métabolique destiné à provoquer son décès à plus ou moins brève échéance. 
Une mort pour une vie, c'est le prix de l'État providence européen.
La Phalange, entité paramilitaire à l'existence et aux méthodes controversées, veille au strict respect de la loi.

Dans un futur lointain, le monde est surpeuplé, dû au fait que la science a réussi à stopper le vieillissement. Afin d'éviter d'empirer la situation, le gouvernement européen applique La loi du Choix : tout couple qui souhaite procréer doit déclarer la grossesse à l'État et désigner le parent qui recevra l'injection d'un accélérateur métabolique destiné à provoquer son décès à plus ou moins brève échéance. 
Le service de la Phalange est chargé de veiller à la bonne application de la Loi. Les contrevenants s'expose à l'injection et l'envoie de sa progéniture en internat. Les membres de la Phalange sont Les Immortels. le narrateur est Matricule 717, raciste, homophobe et gérontophobe, comme la majeure partie des européens.

Futu.Re est un roman sans concessions, brut, âpre sur l'individualisme de nos sociétés. 
J'avais peur en attaquant ce roman d'y trouver un film d'action violent, tel n'est pas le cas. Ici, la violence n'est pas dans les « bastons », mais dans les représentations que nous avons de l'autre, de notre égoïsme, des politiques de connivence… Ici, la dialectique est reine.

Sobrement intitulé « Roman utopique », nous voyons ce que produire une société utopique qui ne soucie que de son propre bonheur.
La traduction, en outre, est excellente
Un site http://www.futu.re/#fr permet de retrouver l'univers du roman par le biais d'illustrations. Vous pourrez également y lire les premiers chapitres.
 


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Glukhovsky - Metro 2033 - Le Chien Critique
Posté le 09 décembre 2017
Début du 21ème siècle, l'holocauste nucléaire tant redouté a eu lieu. Les usagers du métro de Moscou sont sains et saufs. Commencent pour eux une vie souterraine, les stations se divisent en communautés idéologiques et/ou politiques.
Artyom, adolescent n'ayant jamais sorti de sa station VDNKh, après une promesse à un stalker, doit rejoindre Polis, coeur du métro, pour les informer de l'invasion de mutants. Débute pour lui un long et dangereux périple.

J'ai lu ce livre après avoir lu le bon Futu.Re. Lors de la sortie de Métro 2033, les critiques étaient enthousiastes, mais je pensais me retrouver face à un bouquin d'action survitaminé. Tel n'est pas le cas.


Le livre de Dmitry Glukhovsky m'a fait penser au Candide de Voltaire, et à L'idiot de Fiodor Dostoïevski : nous suivons un personnage au sortir de l'adolescence, un peu naïf, d'autant plus de son autarcie dans sa station, ne connaissant le métro que par les rumeurs plus ou moins vraies. Son parcours va le faire réfléchir à sa condition, à celle de l'homme et à son rapport au monde. Un vrai livre de science fiction, qui interroge le rapport à l'Autre.

Le métro est un condensé de notre monde, nous y retrouvons les différentes sociétés qui le composent. le bloc communiste, les théocraties, les démocrates, les néo nazis, les anarchistes…
Les relations géopolitiques, toujours incertaines, les frontières. 
Ce roman interroge l'idéologie. Qui détient la Vérité ?
Une lecture assez ardue, demandant réflexion et de se mettre à la place du narrateur.
L'écriture (et la traduction) est pleine de style et fluide.

Beaucoup de critiques sur la place de la femme qui est inexistante. C'est vrai. Je pense que cela est dû au fait que nous sommes dans un monde post apocalyptique, les rôles sociaux se polarisent, avec un retour au foyer, au travail de la femme, les hommes aux militaires. L'édition bien pensante aurait ajouté un ou deux personnages féminins forts, mais je pense que cela aurait nuit au but de l'auteur : nous montrer la société telle quelle est. Mais cela aurait pu être expliqué dans le récit.

Côté négatif, à trop vouloir brasser les genres (post apocalyptique, fantastique, essai, action, récit initiatique), des ruptures se font dans le récit. Premier roman traduit de l'auteur, donc certaines erreurs de jeunesse, regrettables du fait de l'intelligence de l'ensemble. Mais une vraie réussite par rapport à la production de nombres romans jetables.

A vos libraires.


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Glukhovsky - Metro 2033 - Albdoblog
Posté le 09 décembre 2017

Pas de surprise en ce qui concerne la date : en 2033, un hiver nucléaire dans la plus pure « tradition » s’est abattu sur Moscou et sur le reste du monde. Les survivants sont repliés dans les tunnels souterrains parcourant le sous-sol de la capitale russe, tentant de maintenir un semblant de civilisation et de dignité, de contenir la bestialité inhérente à la nature humaine.

Car une des forces du roman réside en la capacité de Glukhovsky à brosser une dystopie qui n’abuse pas des clichés et des facilités (ou du moins ne sont-elles pas nombreuses). Ainsi, ne découvrons-nous pas de groupes parfaitement adaptés à la situation, des clans remarquablement organisés ou au contraire des retours à des bandes sauvages ou barbares. L’auteur nous présentent des hommes et femmes aux comportements cohérents dans une situation aussi tendue. Alors, effectivement, plusieurs organisations politiques et/ou économiques (la Hanse, les communistes, le IV° Reich,…), ou groupuscules religieux peuplent le métro, le hantent parfois,  chacun essayant de survivre du mieux possible et de reproduire un semblant de vie ordinaire. L’homme a tant besoin de routine et de repères. Et c’est bien cela que nous retrouvons au milieu de cette pagaille. Certes, l’individu s’adapte, peut palier à certains manques et manquements, tout surmonter ou presque mais cette faculté n’est pas exacte pour la collectivité humaine.

Le lecteur est amené à rencontrer des modes de vie disparates et les diverses béquilles sociales mises en place d’une station de métro à l’autre en compagnie d’Artyom. Celui-ci, « originaire » de la station VDNk se voit confier une mission d’une importance capitale. Hunter est venu enquêter sur les problèmes rencontrés sur place. La pression des « Noirs » (je préfère la dénomination du jeu éponyme : les sombres) s’accentue et devient insoutenable pour les hommes chargés de la protection de la station, à tel point que le point de rupture est proche… et si elle tombe, le métro dans sa globalité est en danger.

Avant de partir à la surface, Hunter confie à Artyom un message à porter à Polis, pour les alerter sur la menace qui pèse sur tous – s’il ne revenait pas d’ici 48 heures.  Bien entendu, le bonhomme disparaît activant d’office la mission du jeune homme.

Aussi, Artyom s’élance-t-il dans un périple à travers les tunnels souterrains, découvrant les divers régimes politiques établis dans les stations, les croyances nouvelles ou adaptées, des hurluberlus surprenants, des bandes peu recommandables, des illuminés… bref, tout un panel de personnages haut en couleurs, tel que Khan se prétendant doté d’un don de divination, mais aussi Melnik, un colonel des forces spéciales du métro.

Le danger provient des hommes – et de leurs convictions – comme bien souvent dans les dystopies, mais également de phénomènes plus étranges.

La surface est sans doute le pire des lieux pour l’être humain. Les radiations y sont encore intenses, se protéger s’avère une obligation indispensable. La nature ayant horreur du vide, une évolution des espèces non darwinienne a eu lieu. Des « ptérodactyles » sont maîtres des airs, des humanoïdes traînent aux coins des immeubles et des bibliothécaires n’attendent qu’un faux pas pour de régaler de vos entrailles.

Parmi toute cette faune, les Noirs sont une préoccupation de premier ordre. Humanoïdes, eux aussi, ils sont vifs, organisés, résistants, déterminés… à quoi ? Cela reste un mystère qu’il s’agit d’éclaircir avec ce présent tome.

Question personnages, nous sommes servis par un casting fourni. Artyom est aux premières loges, personnage central à plusieurs titres de cette aventure. Si initialement, il subit quelque peu les événements, il gagne assez rapidement en maturité et en esprit d’initiative. Son évolution au long du récit procure une progression bienvenue et surtout positive dans cet univers sombre.

Au rang des personnages secondaires, j’ai cité Khan et Melnik. Deux hommes au tempérament imposant, très différent l’un de l’autre. Le premier semble doté d’un don de double vue, pressentant les dangers, poussant Artyom dans la bonne voie; d’un tempérament philosophe, il va donner le premier gros coup de pouce à l’évolution du jeune homme. Melnik est plus classique dans ce genre de récit en tant que vieux baroudeur plein de ressources.

Les autres protagonistes rencontrés – ils sont finalement plutôt nombreux dans cette situation fin de monde – possèdent des traits distinctifs, suffisamment esquissés pour être différents les uns des autres, mais ils ne font que passer. Ce serait un petit bémol car domine une sensation de zapping; Artyom doit rejoindre Polis à tout prix et ne fait donc que les croiser.

Tant que nous y sommes, abordons les points sur lesquels j’ai quelques réserves. Notamment au sujet de ces rencontres qui s’avèrent capitales systématiquement, soit pour sortir Artyom d’un mauvais pas, soit pour contrarier sa mission. Certes pour que le récit soit intéressant, il faut bien que notre jeune russe ait de l’adversité et un peu de chance pour parvenir au bout. Mais, j’aurai apprécié un timing un peu moins performant (je pense notamment à une fusillade alors qu’il déjeune paisiblement, et la rencontre qui en découle avec le papi qu’il sauve). Dernière petite chose, le procédé adopté par Glukhovsky pour glisser les informations, et les petites ficelles narratives sont perfectibles.

En revanche, l’ambiance est remarquable. J’ai joué à Metro 2033 (et Redux) et j’ai adoré pour ce côté immersif exceptionnel. Je l’ai retrouvé dans le roman à tel point que j’ai traversé les différentes lignes aux côtés d’Artyom, sursauté au moindre bruit, frissonné lorsque les poils de ma nuque se hérissaient,…

Je tiens à remercier vivement Le Chien Critique qui m’a convaincue de lire ce roman, j’ai passé un excellent moment.

Métro 2033 est un roman post-apocalyptique très immersif qui combine tension, aventure et mystère aux côté d’un personnage attachant. Les diverses micro-sociétés rencontrées chemin faisant enrichissent le parcours de station en station permettant d’inclure un background pertinent, propice à la réflexion.

Ce livre est pour vous si :

  • si souhaitez aimer les dystopies
  • si vous aimez les romans sombres
  • si vous n’êtes pas contre un peu de réflexion

Je vous le déconseille si :

  • vous avez peur du noir
  • vous êtes nazi
  • vous craignez de ne plus pouvoir prendre votre métro demain

 - Lutin82, le 08/12/17.



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