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Henneberg - La Plaie - Science fiction magazine
Posté le 10 octobre 2017

Ce roman est une curiosité. A l'heure où la SF française sort de son anonymat, rééditer ce roman mythique, c'est mettre la mémoire du genre à portée des lecteurs, comme l'ont déjà entrepris d'autres éditeurs. En ouverture, un prologue désarmant de naïveté. Mais le scénario, bien qu'éculé reste agréable : encore et toujours rongé par ses éternels fléaux, la guerre et la cruauté, l'univers est en plein chaos. Un petit groupe d'aventuriers fait une découverte primordiale : la violence est un virus. Il contamine à intervalles réguliers les planètes qu'il croise. Heureusement, la terre produit des anticorps, les mutants, qui engagent le combat, en dépit des trahisons et de leur propre désarroi. La Plaie est un très bon roman. Paradoxalement, il tire sa force des images puissantes que suscite son écriture. Hanté de scènes de massacres et de résignation jusqu'à la nausée, ce Space Opera en habits noirs sorti tout droit du cauchemard de la deuxième guerre mondiale trouve aujourd'hui une résonnance inattendue dans les dramatiques événements des Balkans. C'est le roman de la folie humaine. Un ensemble choc à découvrir.

S. Manfrédo, aout/septembre 1999. 



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Kay - Les Lions d'Al-Rassan - Science et vie junior
Posté le 10 octobre 2017

Qui est Ammar ibn Khairan ? L'assassin du dernier Khalife d'Al-Rassan ? Un aventurier, un diplomate, ou un poète ? Un peu tout ça et plus encore, personnage fascinant à l'image de cette vaste épopée dans un empire finissant. Dans cette contrée bien étrange, où la vie se déroule au rythme des affrontements entre cités rivales, on mène une vie à haut risque : complots, vengeances, escarmouches. Heureusement, l'amour est là qui détourne, un temps, les personnages de leurs noirs desseins.

Juin 1999. 



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Kay - La Chanson d'Arbonne - Ozone
Posté le 10 octobre 2017

Elle est là, la Fantasy de qualité dont on vous parle si souvent... Elle est bien là, même sans dragons, sans elfes et sans démons. Car la Fantasy, enfin, la littérature, elle est là pour conter la vie, la nôtre, même sous d'autres cieux, sur d'autres planètes ou à d'autres époques.

Le roman n'est pas là pour dispenser les derniers progrès de la science : dieu merci, il y a des revues et des universités pour cela. La littérature est là pour nous divertir, nous émouvoir, et nous donner quelques jolies plumes prêtes-à-porter pour les petites ailes de notre imaginaire ! Ceux qui oublient cela pour se complaire dans une quête intellectuelle masturbatoire nous fatiguent et sont dangereux : ils écartent le lecteur du plaisir de lire.

Heureusement, Guy Gavriel Kay n'est pas venu nous faire la leçon, mais bien nous offrir un merveilleux voyage, plein de vérité, comme un cadeau personnel qui nous touche si profondément qu'on croirait qu'il nous est entièrement dédié : un miroir rassurant, où se réflechissent nos doutes, nos craintes, et notre amour sauvage pour nos petits bouts de vie.

On se souvient des courts d'Amor présidées par la voyeuse Marie de Champagne où le courtois chevalier se faisait troubadour afin d'enlever sa domina. Lors, la société s'étirait et se soumettait au bon vouloir de vers et de pieds où les multiples topos tournaient autours de la conquête. Qui pourrait donc oublier Richard dit Coeur de Lion, le roi troubadour, brutal et sauvage monarque à la langue pourtant déliée et charmeuse. Déjà politique et chant étaient mêlés. Kay connaît bien son Histoire et l'importance du lyrisme dans le conte et la tradition orale. Il n'est pas non plus sans savoir que la magie peut naître du chant : psalmodie, incantation, hypnose, possession, sabat, rites en tous genres.

Or, au pays d'Arbonne, tous les troubadours sont rois. Car telle est la puissance de la chanson : elle ne se contente plus d'adoucir les moeurs, elle les façonne selon le bon désir des poètes rois, et soulève des murmures qui deviennent révoltes et renversent les trônes. Un nouveau pouvoir au milieu du conflit habituel de la raison, de l'esprit, du mythe et de l'envie, intérêts entre lesquels navigue Blaise du Gorhaut, fuyant le roi son père et la barbarie du royaume qui aurait dû lui revenir. Blaise est un héros sombre, fils désabusé mais brillant, homme de combat qui cherche l'oubli dans une forme de guerre incessante : il devient mercenaire.

Du Gorhaut à Tavernel, en passant par l'île de Rian, Blaise voyage avec son histoire, qu'il croit pouvoir garder secrète, et découvre en chemin les guerres et les intrigues d'un monde où les marionnettistes politiques parlent de l'avenir au présent. Mais l'amour, toujours, pèse plus lourd que tous les autres sentiments.

C'est donc une fuite, celle de l'homme devant la fatalité des traditions, et celle de l'histoire, parallèle, uchronique. Car si Arbonne n'est pas une contrée de la France médiévale, elle aurait pu l'être. Kay n'est pas seulement un romancier exceptionnel, il est aussi un passionné d'histoire qui se documente pour chaque nouveau livre : il n'y a pas de meilleur mensonge que celui maquillé de vérité, il n'y a pas de meilleure fiction que celle qui s'installe dans un univers si précis, plausible ou détaillé qu'on en oublie qu'on rêve...

Et la magie ? Mais la magie n'est pas une énorme boule de feu qui s'échappe des doigts du sorcier pour enflammer les orcs, non ; elle est un voile opaque, presque invisible, comme un sixième sens qui se dissipe à mesure qu'on s'éloigne de l'île de la déesse. Comment, cela vous rappelle quelque chose ? Avalaon, peut-être ? Ce roman de Kay n'est d'ailleurs pas si loin que ça de la trilogie arthurienne de Marion Zimmer Bradley. Les moeurs y sont peints avec la même passion, les clichés vulgaires de la Fantasy y sont aussi habilement détournés, mais le voile romantique est levé : c'est la patte de Guy Gavriel Kay, qui raconte les hommes comme ils sont, qu'ils soient parfumés ou puants de sueur, affublés pour la fête ou nus près d'une femme. Il y a dans La Chanson d'Arbonne ce qu'il doit y avoir dans un bon roman, ce qu'il y a dans Dune ou dans Hypérion : un miroir si juste où la grandeur de l'histoire sait éveiller notre humaine émotion. Une poignée d'hommes qui avancent dans l'Histoire et comme nous vers la mort ; et avec eux nous souffrons, avec eux nous pleurons, avec eux nous sursautons. Alors après, qu'il y ait spéculation, uchronie, boulons ou dragons : on s'en moque, ce ne sont que des appâts pour exciter l'imaginaire - et cela marche mieux avec certains qu'avec dautres. Que le mystère soit un monstre, un ordinateur, une déesse ou un Gritche, que l'on ait découvert ou non le secret du voyage dans l'espace, que le héros pilote un vaisseau, un voiture ou un cheval, qu'il cuisine au beurre ou à la margarine, l'amour, la politique, la peur, l'inconnu et la mort, eux, ne changent jamais, et ce sont eux qui font les bons romans. Il faudrait être fou pour dépenser plus.

Henri Loevenbruck, janvier/mars 1998. 



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Kay - Tigane - Les chroniques d'ailleurs
Posté le 10 octobre 2017

Après le somptueux Les conjurés de Florence de Paul McAuley, l'Italie de la Renaissance revient au firmament des oeuvres littéraires avec ce nouveau roman magistral du désormais célèbre canadien de Toronto. Imaginez un roi sorcier (Brandin d'Ygrath) qui décide de profiter des dissensions minant les provinces états de la péninsule de Palme pour conquérir ce vaste et riche territoire. La terrible bataille de la Dreisa marque le triomphe des troupes de sorcellerie. Mais loin de savourer sa victoire, Brandin hurle sa douleur, car il a perdu son fils lors du siège de la province de Tigane. Fou de rage il raye celle-ci de la carte et interdit même de prononcer son nom. A travers tout un entrelacs d'intrigues politiques, d'affrontements complexes et de péripéties soigneusement structurées, le lecteur va assister aux efforts d'Alessan, le dernier prince de Tigane, et d'une poignée de compagnons, afin de reconquérir son trône désormais en possession de Brandin et du tyran Alberico de Barbadior. Un livre où l'on s'engloutit avec ravissement à la suite de personnages qui perdent l'habituelle potentialité manichéenne de nombreux ouvrages de fantasy au profit d'une dimension beaucoup plus humaine en faisant des êtres bien plus accessibles capables de prodiguer un enchantement d'émotions. A vous donc désormais de les partager.

Les Chroniques d'ailleurs, avril/mai/juin 1998. 



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Pratchett - Le monde merveilleux du caca - eMaginarock
Posté le 09 octobre 2017

Devons-nous encore présenter Terry Pratchett (/Fan mode activé), auteur au combien illustre pour son cycle Les Annales du Disque Monde ou encore pour la trilogie de Johnny Maxwell. Pour cette fois, il nous procure rires et amusement avec un livre conte, tiré du disque monde : Le monde merveilleux du caca, parus aux éditions l’Atalante en 2013.

Le monde merveilleux du caca c’est LE livre favori de Sam Vimaire Junior, fils de Sam Vimaire commissaire du Guet d’ Ankh-Morpork. Ça c’est la présentation du livre dans le disque monde, mais de quoi parle ce livre ? Il nous raconte l’histoire de Geoffroy, un gamin qui rend visite à sa grand-mère vivant à Ankh-Morpork. Celui-ci va découvrir avec stupéfaction le monde des déjections et autres fèces. Après avoir reçu un petit quelque chose sur la tête lors d’une promenade dans le jardin de sa grand-mère, il va commencer une collection des plus atypique…

Le livre en lui-même est une très belle production, avec de nombreuses illustrations intérieures réalisées avec talent par Peter Dennis. Les éditions Atalante pour la version française nous offre un livre relié avec une couverture cartonnée et cirée et dorure pour le nom de notre auteur fétiche.

Le scénario est digne de son auteur, avec des rebondissements inattendus et des situations humoristiques cachant des réflexions sur la sociétéLe monde merveilleux du caca est un contequi aborde un sujet tabou dans la littérature jeunesse classique, et ce avec succès. Tout le monde peut écrire un livre de merde, mais seul Terry Pratchett réussi à en faire une merveille. Fidèle à son style, Terry Pratchett manie les mots et la ponctuation, avec brio pour notre plus grand plaisir.

Le personnage de Geoffroy est adorable et représente bien le jeune enfant posant de nombreuses questions et s’intéressant à tout, même si dans son cas il ne passe pas d’un sujet à l’autre toutes les trentes secondes. Les diverses rencontres qu’il fait durant cette histoire vont lui permettre d’en apprendre davantage sur l’utilisation et les caractéristiques de la crotte. Cette histoire ne serait pas ce qu’elle est sans le jardinier Humphrey, qui va encourager le petit Geoffroy, ainsi que sa grand-mère qui va lui permette de rencontrer Sire Henri Roi, grand maitre de la crotte à Ankh Morpork.

Court roman, que l’on classera plutôt comme conte, le monde merveilleux du caca est une petite pépiteque l’on ne réservera pas uniquement aux amoureux de la grande A’Tuin. Un livre indispensable à votre bibliothèque (\Fan monde désactivé).

Florent, eMaginarock 



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En novembre, tous les ebooks de David Weber à 4,99e
Posté 13 novembre 2017 -
davidweber_site.jpgEn novembre, tous les ebooks de David Weber sont à prix réduit. Profitez-en pour découvrir la saga Honor Harrington.
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Becky Chambers, lauréate du prix Julia Verlanger
Posté 07 novembre 2017 -

Becky Chambers est l'heureuse lauréate du prix Julia Verlanger 2017 pour ses deux romans : L'espace d'un an et Libration.

chambers.jpg espace-d-un-an.jpg chambers_libration1.jpg

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PRIX ELBAKIN.NET 2017
Posté 25 septembre 2017 -
Le roman Le Fleuve céleste de Guy Gavriel Kay est le gagnant du prix Elbakin.net 2017 dans la catégorie "meilleur roman fantasy traduit" !
Tous les gagnants ici.
kay_fleuve-celeste.jpg kaysite.jpg
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Manuscrits
Posté 27 janvier 2017 -

Serez-vous la nouvelle plume publiée pour nos 30 ans ?

Le mois de janvier 2018 marquera la reprise de la réception des manuscrits. Envoyez-nous votre texte du 1er au 31 janvier. Nous avons enchanté notre boîte mail, afin qu’elle transforme en citrouille tous les messages reçus à partir du 1er février minuit.

Ne serons lues que les œuvres de fiction : fantastique, science-fiction et fantasy. Rappel : nous ne publions plus de romans jeunesse, ni de bandes dessinées, ni de polars.

Les questions que vous ne manquerez pas de vous poser :

- Où l’envoyer ? À cette adresse : manuscrits@l-atalante.fr

- Comment savoir si mon manuscrit a été reçu ? Au cours des deux premières semaines de février, vous recevrez un accusé de réception qui vous expliquera la suite des opérations.
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L'Atalante
Posté 21 janvier 2013 -

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Honor Harrington
Posté le 11 octobre 2017 par Nynn
Ha ha, je vais peut-être me remettre à fouiller dans le site de DW moi ! A la fois pour Honor et Sanctuaire. Mare d'acheter des tas de "tome 1" pour trouver enfin une vraie série intéressante et [...]