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Heliot - Frankenstein 1918 - Lanfeust Mag
Posté le 06 novembre 2018

Des troupes de « non-nés » dans les troupes britanniques...
Après des années de combat, la première guerre mondiale a été gagnée par les Prussiens en 1933. Le chancelier Göring occupe toute l’Europe, et le sud de l’Angleterre est invivable depuis que s’est abattue l’ère hivernale suite aux bombardements allemands. Dans les années soixante, un jeune universitaire français découvre les mémoires de Winston Churchill, obscur politicien anglais, qui aurait échafaudé un plan pour gagner la guerre dès le début du conflit : utiliser les travaux d’un certain Victor Frankenstein, scientifique de la fin du XVIIIe siècle, pour créer une armée de « non-nés ». Mais ce n’est rien comparé au journal du soldat au matricule 15-006, surnommé Victor, le premier non-né viable créé par les anglais en 1915...

Dans ces temps où l’uchronie est à la mode, Johan Heliot en est peut-être le plus brillant pourvoyeur. D’une idée toute simple, il construit une uchronie originale (sans nazi) avec une narration osée : nous donner le résultat catastrophique de la première guerre pour nous révéler au fur et à mesure de l’histoire les raisons de cet échec. Si le récit est un peu laborieux durant les premiers chapitres, il décolle quand on arrive au point de vue de Victor, le premier « non-né », sur lequel repose l’enjeu de la guerre. Heliot développe ainsi un point de vue anti-militariste, où on ne justifie pas les moyens, s’ils sont odieux, pour arriver à ses fins et sur la noirceur de l’âme humaine qui joue à Dieu et
n’hésite pas à jeter ses jouets.
Un prolongement du roman de Mary Shelley, passionnant, brillant... et surtout trop court !

- Loïc Nicoloff et Lyla Calypso, novembre 2018.



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Bordage - Gigante - ActuSF
Posté le 06 novembre 2018

Un voyage initiatique et dépaysant

Zaslo Merticant est un jeune ethnolinguiste nourri par un but : celui de tuer son père. Il débarque alors sur Gigante, nourri par ce fantasme, avec le souhait d’enfin pouvoir croiser son géniteur et accomplir son vœu le plus cher. Mais sur Gigante rien ne se passe comme on le souhaite. Cette planète aux proportions dix mille fois supérieures à la Terre oblige les humains à reconsidérer leurs vies autrement. Zaslo va suivre un long voyage d’introspection et reconsidérer tout ce qui fondait son identité jusqu’à aujourd’hui. Il va rencontrer l’amour, des peuples à la philosophie de vie totalement différente de lui, et affronter les aléas d’une planète à la fureur destructrice, entre autres.

Je dis oui
 
Avec Gigante, Pierre Bordage nous montre encore ici son talent de conteur. Il tisse subtilement son intrigue, permettant au lecteur d’aborder entièrement ses personnages, grâce aux journaux intimes de Zaslo et Madilia. Plus qu’une banale histoire d’amour sur fond d’aventure et de recherche d’artefacts extraterrestres, on se sent radicalement dépaysé dans Gigante. J’ai ressenti la chaleur écrasante de la planète, j’ai imaginé le chant de Sarabiséens, j’ai eu peur lors des terribles orages électriques que produit cette planète aux conditions climatiques infernales.

Là où Pierre Bordage est très bon, c’est que dans un décor totalement fictif, tous ses mots et ses interrogations ont une portée totalement universelle. La quête identitaire de Zaslo est finalement un peu celle de tout être humain, et j’aime ainsi me sentir proche de ces personnages à la fragilité émotionnelle qui nous parle à tous. Seul reproche que je pourrais faire à ce roman, c’est certainement le passage dans la jungle qui traîne un rien en longueur et la conclusion qui semble un peu trop précipitée. Néanmoins la trame est plus que bonne et si vous ne l’avez pas encore lu, je vous recommande chaudement ce roman si vous avez envie de vous évader un peu.

- Salomé Lelièvre, novembre 2018.



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Glukhovsky - Metro 2033 - Le Critique
Posté le 06 novembre 2018

Le monde que nous connaissons a été décimé. La surface est devenue inhabitable. Les humains et les rats vivent sous terre, dans les tunnels des métros. Russie, Moscou, Artyom est un jeune homme qui vit dans une station. Sauvé lorsqu’il était petit alors que sa mère succombait sous une invasion de vermines, il part lui aussi dans les tunnels pour sauver sa station d’un danger immense. Et à travers Artyom, nous découvrons comment la société s’est rétablie sous terre, dans des tunnels puants, infestés. Mais bien que la menace soit aussi l’homme, les radiations ont provoqué de graves mutations et parfois quelques monstres s’aventurent dans le métro.
Le roman est important, généreux et l’auteur prend le temps de nous décrire la vie dans l’ancien métro moscovite. La vie est rude et Artyom découvre différente façon de vivre. Le danger, bien qu’omniprésent, ne devient réellement palpable, dans l’action directe, qu’à partir des deux tiers du livre. Ce n’est donc clairement pas un roman décrivant des scènes de violence sur scènes de violence. Artyom est un personnage attachant qui croise la route de plusieurs personnages tout aussi attachant. Il reste malgré tout un aspect surnaturel dans ce roman pour nous faire voyager dans un univers de science-fiction intéressant et rempli, complet. Le récit est fluide et les quelques huit cent pages se lisent avec facilité, et plaisir. Un très bon roman.

- Skritt, le 4 novembre 2018.



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Carey - Celle qui a tous les dons - Pretty Rosemary
Posté le 31 octobre 2018

Celle qui a tous les dons de M.R. Carey est une merveille du genre. Que vous cherchiez l’originalité (le personnage principal est une petite fille… spéciale), l’efficacité (survie en milieu hostile zombiesque assuré) ou encore une fin à vous retourner la tête (oui monseigneur)… vous avez frappé à la bonne porte en papier.

- Prettyrosemary, le 28 octobre 2018.



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Scalzi - Prise de tête - Les lectures du Maki
Posté le 31 octobre 2018

Prise de tête le nouveau roman de John Scalzi se déroule dans le même univers que l'excellent Les enfermés. Il est peu de dire que j'attendais avec impatience les nouvelles aventures de Chris Shann et Leslie Vann, tous deux agents du FBI.

Même si ce roman peut se lire indépendamment du premier, je conseillerais quand même de commencer par Les enfermés pour bien comprendre l'univers des hadens. Un pour cent de la population souffre du syndrome de Haden. Les personnes concernées sont enfermées dans leur chair : le cerveau fonctionne parfaitement mais les muscles non. La seule possibilité pour elles est de se déplacer à l'aide de "transport", c'est-à-dire d’androïde dans lequel elles projettent leur conscience.

C'est dans ce contexte que John Scalzi nous fait découvrir un nouveau sport : l'hilketa. Deux équipes de onze joueurs s'affrontent. Le but, décapiter l'un des membres de l'équipe adverse et envoyer sa tête entre les poteaux du camp opposé. Les joueurs sur le terrain sont bien évidemment des robots, contrôlés par des hadens. Lors d'un match de gala, Duane Chapman meurt. Événement exceptionnel, un haden n'est pas sensé périr lors de la décapitation de son transport. Par la suite, toutes les données concernant ce joueur sont supprimées du réseau. Il n'en faut pas plus pour que le FBI s’intéresse à l'affaire, l’enquête revenant à Chris et Leslie...

Court, vif et rythmé ce nouvel opus est calqué sur le premier, l'effet de surprise en moins. Mais c'est un bonheur de retrouver la plume acérée de Scalzi. L'humour est présent tout le long du roman et, entre dérision et satire, il jette un œil acerbe sur le monde d'aujourd'hui. Critique acide des grands acteurs économiques pour qui le profit passe devant l'humain, ce roman est caustique et incisif. L'auteur met en avant l’égoïsme ambiant et la difficulté à accepter les différences...

Pour conclure, Prise de tête est un thriller cyberpunk, excessivement drôle qui pointe les dérives de nos sociétés modernes. Un divertissement intelligent, humaniste qui ravira tous les fans de l'auteur.

- Yogo, le 28 octobre 2018.



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En janvier, lors de la session de réception des manuscrits nous avons eu le plaisir de recevoir 847 titres !
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