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Scalzi - La Controverse de Zara XXIII - Sur mes brizées
Posté le 12 mars 2018

C’est en allant sur le site de L’Atalante que j’ai découvert la parution toute récente de ce roman de John Scalzi, dont j’avais déjà lu et apprécié « Les enfermés ». Dans une note liminaire, l’auteur explique qu’il s’agit là d’une nouvelle version des Hommes de poche, roman de H. Beam Piper publié en 1962 et finaliste du prix Hugo.

L’éditeur a choisi un titre français éloigné du titre original, Fuzzy Nation, et « La controverse de Zara XXIII » se réfère bien sûr à « La controverse de Valladolid » : ici, il ne s’agira pas de déterminer si les Indiens d’Amérique sont des êtres doués de raison, mais les toudous. Pour autant, les deux livres ne jouent pas dans la même catégorie !

Jack Holloway est un tchatcheur de première dont le baratin s’appuie sur une très solide connaissance du droit, puisque c’est un ancien avocat rayé du barreau. Il est aussi capable de dégainer, pour défendre sa cause, les jurisprudences réelles ou imaginaires que d’user de ses poings. Son sens de la débrouille et son humour nous le rendent sympathique, tout comme son comportement avec Carl et les toudous, le chien et les drôles de bestioles étant aussi craquants les uns que les autres. Mais la suite des événements nous prouvera qu’on n’est pas au pays des bisounours : la compagnie Zarathoustra ne compte pas attendre passivement qu’en démontrant la soi-disant intelligence de petites boules de poils on la prive des gains escomptés, et Jack est plus roublard qu’il n’y paraît …

Certes, l’arrière-plan de « La controverse de Zara XXIII » est un peu léger (j’ai trouvé étonnant que personne n’ait jamais détecté la présence des toudous sur la planète et j’aurais aimé qu’on en apprenne davantage sur leur mode de vie). Mais j’ai immédiatement accroché au récit et à aucun moment je ne me suis ennuyée dans ce roman divertissant et bien mené, y compris lorsqu’on se retrouve dans l’enceinte du tribunal (la couverture de l’édition française annonçait les scènes de prétoire), où l’on n’est jamais à l’abri des surprises. Une lecture diablement réjouissante !

- Brize, le 5 mars 2018. 



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Scalzi - La Controverse de Zara XXIII - La Hérissonne bouquineuse
Posté le 12 mars 2018

La Controverse de Zara XXIII est un petit bijou d’humour et d’éthique.

Je n’avais jamais lu de Scalzi avant bien qu’il ne m’était pas inconnu et je dois dire que je suis agréablement surprise et convaincue.

En science-fiction, il n’est pas rare de voir le protagoniste accompagné de son fidèle chien, ou encore d’aborder le thème des colonisations spatiales. Pourtant John Scalzi a réussi à apporter à ces deux topoi une nouvelle profondeur, une nouvelle dimension :

-Le chien de Jack a plusieurs intérêts, il suscite la compassion des gens (celui de son manager, de son ex-copine, etc.) autour de son maître, lequel en a bien besoin, mais sert aussi de rappel entre « l’animal » et « l’indigène », ce qui permet régulièrement de marquer la comparaison entre le comportement du chien et celui du petit peuple duveteux. En plus (point non négligeable !) il fait fuir les petits prédateurs reptiliens de la forêt dense de Zara XXIII, que du bénéf’.

-Quant à la colonisation (ou exploitation des ressources dans ce cas précis), elle est marquée par un fort aspect juridique, humanitaire et écologique qui n’est absolument pas ennuyeux. Celui-ci (qui a donné lieu au choix de couverture et au titre par ailleurs) occupe une grosse partie de la seconde moitié du roman et reste très intéressante. Je reproche seulement un aspect « facile » et des explications ou événements qui tombent régulièrement à point nommé…

J’ai vraiment apprécié les talents polyvalents du héros et sa curiosité. Sa personnalité affirmée (et son humour pince-sans-rire) est un bonheur à lire et les réactions antipathiques qu’elle peut générer sont très drôles ; les dialogues sont dynamiques et percutants. Son passé d’avocat va beaucoup lui servir, ça me donnerait presque envie de faire du droit, c’est dire ! Seuls les retournements de situation donc pêchent un peu car on s’y attend mais ils restent très satisfaisants à découvrir.

Gros coup de cœur pour ce roman que j’ai dévoré : une petite merveille avec un héros peu commun que je conseille à tout le monde.

- Manon Tardy, le 11 mars 2018. 



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Brennan - Minuit jamais ne vienne - Le Culte d'Apophis
Posté le 28 février 2018

Curiosité taxonomique, ce roman (le premier d’une tétralogie) propose une Urban Fantasy se déroulant… à la fin du XVIe siècle, dans une Angleterre où, sous la ville de Londres, existe une seconde reine, celle des Fae, à qui la souveraine mortelle doit son trône. Tout l’enjeu de l’intrigue sera donc de décrire et d’expliquer le complexe réseau de relations qui lie les deux cours (la mortelle et l’immortelle) entre elles, ainsi que les conséquences de certains pactes sur les nations et leur Histoire, qu’elles soient féeriques ou humaines, que sa chronique soit dans nos manuels… ou pas ! Voilà donc une Histoire secrète expliquant, par le biais du surnaturel, des événements bien réels, et mettant en scène les Unseelie les plus cruelles et malsaines de toute la SFFF à côté de personnages de nos manuels scolaires crédibles et intéressants. Deux personnages, une Fae en disgrâce et un humain sur la pente ascendante, vont devoir démêler l’écheveau des pactes passés et de leurs conséquences actuelles.

Largement supérieur, sur le plan de l’écriture (dont le rythme et l’utilisation des personnages secondaires), entre autres, au cycle plus connu en France de Lady Trent, celui-ci est à mon avis plus intéressant, surtout si, comme moi, tout ce qui tourne autour des cours féeriques vous fascine. J’y suis allé plutôt par curiosité taxonomique, j’en ressors ravi par une lecture tonique et envoûtante (le charme des fées, sûrement), et je lirai les tomes suivants avec plaisir. Car celui-ci est vraiment riche et propose différents niveaux de lecture qui intéresseront sans nul doute des publics très divers, depuis celui qui appréciera la reconstitution purement historique à celui qui sera fasciné par la façon dont le surnaturel s’y intègre, voire en explique les événements, en passant par celui qui sera attendri par les relations romantiques, qu’elles soient tragiques ou non, liant humains et Fae ou celui qui appréciera l’aspect enquête très développé de l’ouvrage.

- Apophis, le 28/02/18.



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Sawyer - Rédemption - delivresenlivres
Posté le 19 février 2018
Une excellente novella à l'ambiance bien tendue qui lève le voile sur ce qu'il c'est passé juste avant la fin du second tome de la série.

Nous suivons ici un personnage nouveau, qui n'a rien à voir avec le personnage principale de la série jusqu'ici.

Taniya Coetzer, une jeune femme au passé tumultueux, se rend sur la station Cap-Liberté, station phare de l'Alliance, pour parler pour la première fois depuis longtemps avec sa mère qui m'a abandonnée alors qu'elle séjournait en prison. Elle a payé son passage en travaillant sur l'Edison, un vaisseau marchand qui fait la liaison avec à son bord du matériel militaire.
Mais une fois arrivé sur place rien ne se passe comme prévu. De sérieux problèmes informatiques et de communication rendent impossible la vérification des données, ce qui retarde tout dans un chaos ambiant assez désagréable. En plus son rendez-vous est annulé. Soudain, lors d'un blackout Taniya se rend compte que la station est en fait attaquée  ...

Au vu du résumé vous vous imaginez bien j'imagine l'ambiance tout au long de ce récit. Il est certes court mais vraiment très nerveux.
On est totalement dans une ambiance à la Aliens (les films), avec des humains prisonniers d'un espace limité cherchent à survivre une rencontre avec des aliens peu disposés à les laisser en vie ...
Le tout dans le noir, dans le chaos le plus total et sans grand espoir de survie.

Le personnage de Taniya change vraiment du héros des autres tomes, elle est civile et donc on sors du coté militaire très musclé d'avant. Ça n’empêche pas du tout le fait d'avoir son lot d'action et j'ai trouvé que justement ça rendait encore plus fort le sentiment d'oppression qu'on ressent tout du long. 

J'ai vraiment adoré ce texte, il a tout à fait sa place dans la série et L'Atalante à vraiment bien fait de le sortir.
C'est un tome intermédiaire court mais important car il apporte quand même pas mal de réponses sur twist final du tome précédent. Une réussite.

17/20
 


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Sawyer - Rédemption - lecultedapophis
Posté le 19 février 2018
Rédemption est une novella de 117 pages s’inscrivant entre les tomes 2 et 3 du cycle Lazare en guerre de Jamie Sawyer. L’Atalante a d’ailleurs choisi de suivre la numérotation adoptée sur Goodreads, ce qui fait que le dos porte le numéro 2.5, et la couverture la mention « intermède ». Si vous suivez ce blog, vous êtes familier de cette tendance récente des auteurs anglo-saxons à publier des textes courts s’insérant avant ou entre les romans de leurs cycles (pour les livres proprement dits -préludes ou nouveaux tomes s’insérant entre deux tomes existants, parfois écrits des décennies auparavant-, cela se fait depuis longtemps), et permettant soit d’explorer d’autres pans de l’univers, soit de revenir plus en détails sur certains personnages ou événements. C’est dans ce dernier cas que nous sommes ici : Rédemption se déroule quelques heures avant la fin du tome 2 du cycle, et explique son coup de théâtre final.

Je tiens à saluer l’initiative de l’Atalante de proposer au lecteur non-anglophone une de ces novellas intermédiaires, car il y en a de plus en plus et car les éditeurs français les ont jusqu’ici consciencieusement ignorées.

Nous suivons un nouveau personnage (encore jamais introduit dans le cycle), Taniya Coetzer, mécanicienne sur le cargo commercial franchisé Edison. La novella commence in media res, via un flashforward / une prolepse d’une page, avant de revenir en arrière quelques heures plus tôt. Vous pourriez donc croire que Jamie Sawyer sabote d’emblée tout suspense, en vous montrant l’héroïne fuyant dans les couloirs d’une station spatiale envahie par les Krells (pour ceux qui ne connaissent pas le cycle Lazare en guerre : des extraterrestres, entre le poisson et l’insecte, possédant une redoutable biotechnologie et inspirés à la fois par le xénomorphe d’Alien et les Tyranides de l’univers de Warhammer 40 000). En fait, il n’en est rien : l’auteur va installer des certitudes et des stéréotypes (en apparence seulement) pour mieux vous surprendre tout au long du texte. Et, de plus, ce dernier se révèle hautement haletant.

Taniya, 21 ans, est sortie de prison il y a deux ans, et depuis, passe de vaisseau en vaisseau et de boulot en boulot afin de faire le long voyage entre son monde natal, l’Arcologie de Zeta Reticuli (je rappelle aux distraits que le système en question est celui où se situe l’action d’Alien et de Prometheus : et hop, un clin d’œil à la saga de plus !), et la station spatiale Cap-Liberté (la plus grosse base militaire de l’Alliance en bordure de la zone de quarantaine Krell), où se trouve sa mère, Renée. Ce voyage, c’est la catharsis de Taniya pour expier la faute qui lui a fait endurer 4 longues années de pénitencier, c’est l’occasion d’obtenir la rédemption (d’où le titre du texte) de sa génitrice (qui n’est venue la voir en taule qu’une seule et unique fois). Vous découvrirez les tenants et aboutissants de l’affaire en lisant le livre.

Cependant, la base opérationnelle avancée Cap-Liberté connaît des problèmes techniques récurrents depuis une bonne semaine, et peu après l’arrivée de l’Edison, leur cause réelle se dévoile d’une façon… explosive. « Bof ! », allez-vous me rétorquer, « on la connaît la cause, ce sont les Krells aperçus dans le flashforward ! ». Ce à quoi je vous répondrai que les choses sont en fait beaucoup plus subtiles et complexes qu’elles n’en ont l’air de prime abord  !

Sans vous dévoiler le fin mot de l’histoire (je vous dirais juste à ce sujet que j’ai cru pratiquement jusqu’à la fin que cette novella pouvait être lue par un complet néophyte du cycle, mais en fait elle nécessite vraiment d’avoir lu les tomes 1 ET 2 -c’est un tome 2.5, après tout- pour parvenir à saisir le twist final), je vous dirais que ce texte très immersif (raconté à la première personne du singulier selon le point de vue de Taniya, avec des flash-backs occasionnels sur l’événement qui l’a conduite en prison) vous projette réellement dans la tête d’une civile qui voit son monde s’effondrer (ses certitudes sur les gens aussi bien que l’infrastructure physique autour d’elle) alors qu’elle est poursuivie par un terrifiant prédateur extraterrestre. On ressent très bien son angoisse, non seulement celle d’être tuée par le monstre, mais aussi celle de ne pas obtenir le pardon de sa mère. De fait, cela rappelle assez fortement les films Alien 2 et surtout 4, via cette course contre la montre et la mort dans un vaisseau (ici une station, mais on va pas chipoter, hein !) promis à la ruine, avec une bête immonde sur les talons. L’histoire est donc haletante et contée sur un rythme élevé.

Au passage, on constate que l’auteur a un faible pour les personnages torturés sur le plan psychologique, même si Taniya est à des années-lumière de la noirceur d’un Conrad Harris.

Je le disais, la fin est réussie (bien que je me demande ce que vont devenir les données et ce qu’elles contiennent), bien qu’assez prévisible (ce qui n’enlève rien à son impact émotionnel). La novella dans son ensemble a aussi pour gros intérêt d’expliquer ce qui est arrivé à la base Cap-Liberté telle qu’on la découvre à la fin du tome 2. Apparemment, sa lecture serait un gros plus pour mieux saisir le début du tome 3.

Un autre intérêt (bien qu’à mon sens mineur) du texte est qu’il vous en apprendra un poil plus sur les nations ou colonies membres de l’Alliance (dont l’Arcologie de Zeta Reticuli, seule et unique aventure coloniale de la République d’Afrique du sud), bien que cet aspect soit à mon avis trop léger pour en constituer l’attrait principal. De même, si la baston est présente, elle est là aussi un peu trop légère pour constituer l’argument de vente principal de Rédemption. C’est, à mon sens, dans la construction des certitudes dans l’esprit du lecteur et du protagoniste, puis leur habile et systématique démolition, qu’est le vrai intérêt de la novella.

Cette novella, qui se place entre les tomes 2 et 3 du cycle de SF militaire Lazare en guerre, permet de mieux comprendre le coup de théâtre de la fin de La légion. Se déroulant quelques heures avant celle-ci, elle nous fait suivre Taniya Coetzer, jeune femme récemment sortie de prison qui vient chercher sur la station spatiale Cap-Liberté la rédemption auprès de sa mère, alors que l’installation est victime de problèmes techniques récurrents qui trouveront très bientôt une sinistre explication. Explication qui impulsera un texte au rythme enlevé, course contre la montre et la mort très immersive évoquant fortement Alien 2 et (surtout) 4. Le principal intérêt de ce « tome 2.5 » est que l’auteur bâtit, dans votre esprit et celui de la protagoniste, certitude sur certitude pour mieux les démolir, avec une redoutable habileté. C’est donc un roman court hautement recommandable.

Le culte d'Apophis

 

 



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