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Glukhovsky - Metro 2033 - Le Critique
Posté le 06 novembre 2018

Le monde que nous connaissons a été décimé. La surface est devenue inhabitable. Les humains et les rats vivent sous terre, dans les tunnels des métros. Russie, Moscou, Artyom est un jeune homme qui vit dans une station. Sauvé lorsqu’il était petit alors que sa mère succombait sous une invasion de vermines, il part lui aussi dans les tunnels pour sauver sa station d’un danger immense. Et à travers Artyom, nous découvrons comment la société s’est rétablie sous terre, dans des tunnels puants, infestés. Mais bien que la menace soit aussi l’homme, les radiations ont provoqué de graves mutations et parfois quelques monstres s’aventurent dans le métro.
Le roman est important, généreux et l’auteur prend le temps de nous décrire la vie dans l’ancien métro moscovite. La vie est rude et Artyom découvre différente façon de vivre. Le danger, bien qu’omniprésent, ne devient réellement palpable, dans l’action directe, qu’à partir des deux tiers du livre. Ce n’est donc clairement pas un roman décrivant des scènes de violence sur scènes de violence. Artyom est un personnage attachant qui croise la route de plusieurs personnages tout aussi attachant. Il reste malgré tout un aspect surnaturel dans ce roman pour nous faire voyager dans un univers de science-fiction intéressant et rempli, complet. Le récit est fluide et les quelques huit cent pages se lisent avec facilité, et plaisir. Un très bon roman.

- Skritt, le 4 novembre 2018.



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Carey - Celle qui a tous les dons - Pretty Rosemary
Posté le 31 octobre 2018

Celle qui a tous les dons de M.R. Carey est une merveille du genre. Que vous cherchiez l’originalité (le personnage principal est une petite fille… spéciale), l’efficacité (survie en milieu hostile zombiesque assuré) ou encore une fin à vous retourner la tête (oui monseigneur)… vous avez frappé à la bonne porte en papier.

- Prettyrosemary, le 28 octobre 2018.



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Scalzi - Prise de tête - Les lectures du Maki
Posté le 31 octobre 2018

Prise de tête le nouveau roman de John Scalzi se déroule dans le même univers que l'excellent Les enfermés. Il est peu de dire que j'attendais avec impatience les nouvelles aventures de Chris Shann et Leslie Vann, tous deux agents du FBI.

Même si ce roman peut se lire indépendamment du premier, je conseillerais quand même de commencer par Les enfermés pour bien comprendre l'univers des hadens. Un pour cent de la population souffre du syndrome de Haden. Les personnes concernées sont enfermées dans leur chair : le cerveau fonctionne parfaitement mais les muscles non. La seule possibilité pour elles est de se déplacer à l'aide de "transport", c'est-à-dire d’androïde dans lequel elles projettent leur conscience.

C'est dans ce contexte que John Scalzi nous fait découvrir un nouveau sport : l'hilketa. Deux équipes de onze joueurs s'affrontent. Le but, décapiter l'un des membres de l'équipe adverse et envoyer sa tête entre les poteaux du camp opposé. Les joueurs sur le terrain sont bien évidemment des robots, contrôlés par des hadens. Lors d'un match de gala, Duane Chapman meurt. Événement exceptionnel, un haden n'est pas sensé périr lors de la décapitation de son transport. Par la suite, toutes les données concernant ce joueur sont supprimées du réseau. Il n'en faut pas plus pour que le FBI s’intéresse à l'affaire, l’enquête revenant à Chris et Leslie...

Court, vif et rythmé ce nouvel opus est calqué sur le premier, l'effet de surprise en moins. Mais c'est un bonheur de retrouver la plume acérée de Scalzi. L'humour est présent tout le long du roman et, entre dérision et satire, il jette un œil acerbe sur le monde d'aujourd'hui. Critique acide des grands acteurs économiques pour qui le profit passe devant l'humain, ce roman est caustique et incisif. L'auteur met en avant l’égoïsme ambiant et la difficulté à accepter les différences...

Pour conclure, Prise de tête est un thriller cyberpunk, excessivement drôle qui pointe les dérives de nos sociétés modernes. Un divertissement intelligent, humaniste qui ravira tous les fans de l'auteur.

- Yogo, le 28 octobre 2018.



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Brennan - Minuit jamais ne vienne - Bifrost
Posté le 31 octobre 2018
Marie Brennan s’est fait connaître en France avec sa série «  Mémoires de Lady Trent » publiée aux éditions L’Atalante, dont le premier tome, Une Histoire naturelle des dragons, a été récompensé par le Prix Imaginale 2016. Dans sa nouvelle série «  La Cour d’Onyx », on retrouve le goût de l’auteure pour l’exploration des mythes et légendes. Le premier opus, Minuit jamais ne vienne, est une lecture agréable, où le monde mystérieux de la Faerie anglaise se mêle à l’époque aussi fascinante que balisée du règne d’Elisabeth Ire. Sous la Londres de 1554, une reine maléfique a conclu un pacte avec son homologue humaine pour asseoir son propre trône. Trois décennies plus tard, les destins croisés d’une courtisane Fae et d’un gentilhomme d’armes humain s’accomplissent. Chacun lutte pour obtenir une place privilégiée auprès de sa souveraine, mais les manœuvres et les découvertes de nos protagonistes les mèneront bien au-delà de ce qu’ils avaient imaginé…

L’intérêt du lecteur s’éveille sur un rythme huilé et crescendo. Il faut s’accrocher un peu sur les premières pages : les débuts de Deven, le gentilhomme à la cour élisabéthaine, ne sont pas des plus passionnants. Peu à peu, après la mise en place, on prend réellement plaisir à dérouler les fils de l’intrigue savamment tissée par Brennan, jusqu’à une fin soignée, à la fois digne d’un conte de fées et d’une tragédie élisabéthaine — nul hasard dans le fait que le récit soit divisé en quatre actes et qu’on y trouve quantité de références au théâtre de l’époque. On se laisse volontiers convaincre par l’aspect historique du roman, étonnamment loin de perdre son intérêt à la lumière de l’influence Fae. Marie Brennan propose des explications originales aux événements majeurs qui ont jalonné le règne d’Elisabeth. L’auteure réinvente notamment la tentative d’invasion de l’Angleterre par l’Armada espagnole et réinterprète les causes de l’exécution de Marie Stuart, reine d’Écosse et cousine d’Elisabeth. Mieux encore, la personnalité mystérieuse de la dernière Tudor et sa légendaire virginité sont ingénieusement exploitées.

Un ouvrage plaisant, donc, avec tout de même quelques imperfections. Si l’intrigue s’avère convaincante et le style agréable, parfois poétique, on regrette pourtant certains choix faciles. Ainsi, les machinations politiques sont régulièrement métaphorisées par une partie d’échecs, procédé convenu, pour dire le moins. Par ailleurs, déviance d’adepte de jeux de rôle, peut-être, on croit presque entendre, çà et là, un « TGCM » de la part de Marie Brennan (« ta gueule c’est magique », expression de maître du jeu bien pratique afin de justifier une potentielle incohérence). Pour illustration, la perception du temps par les immortels Fae semble à géométrie variable : certains sont capables de se remémorer des événements très anciens, mais quand ça arrange l’intrigue, presque tous ont oublié comment leur propre reine est arrivée au pouvoir à peine dix ans plus tôt.

Malgré ces derniers points, l’impression générale demeure positive. Si vous aimez l’époque élisabéthaine et le folklore britannique, ce livre a tout pour vous charmer, aucun doute. Et si ce n’est pas le cas, qui sait, tenter le coup pourrait bien faire éclore une passion insoupçonnée pour ces deux sujets…



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Heliot - Frankenstein 1918 - Le Bibliocosme
Posté le 26 octobre 2018

Johan Héliot revisite notre XXe siècle

Ce n’est pas un scoop, Johan Héliot aime s’amuser avec l’Histoire. Dans « La trilogie de la Lune », il revisitait le Paris du XXe en y incluant une race extraterrestre ayant pris contact avec la Terre à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1889. Dans « Le Grand Siècle », il imagine un Louis XIV vivant en symbiose avec une drôle d’entité venue d’ailleurs et transpose la conquête de l’espace au XVIIe siècle. Avec « Frankenstein 1918 », ce sont les deux Guerres mondiales qui se retrouvent complètement transformées. Et il faut admettre que côté uchronie, Johan Héliot ne fait pas semblant ! Premier changement (et non des moindres !), la Première Guerre mondiale ne prend pas fin en 1918 mais perdure jusqu’au début des années 1930 : une période que l’histoire a retenu sous le nom de Guerre Terminale. Autre bouleversement majeur : c’est l’Allemagne qui sort vainqueur du conflit, après avoir pratiquement rayé Londres de la carte et avoir placé la plupart des pays d’Europe sous sa coupe. Voilà pour ce qui est du cadre général de cette uchronie dont l’auteur nous propre de découvrir non seulement l’histoire officielle, mais aussi et surtout l’histoire secrète. Bien des années après les faits, un historien va en effet mettre la main sur une succession de documents attestant de l’existence d’un commando spécial créé au début de la guerre par Churchill lui-même. Jusqu’ici rien de bien exceptionnel, sauf que les membres de ce commando sont le fruit d’expériences scientifiques morbides mais particulièrement novatrices : il s’agit en fait des corps de jeunes soldats récupérés après les combats et ramenés à la vie par un scientifique de génie : le docteur Victor Frankenstein. Le but de ces « non-nés » ? Servir de chair à canon en lieu et place de braves jeunes Anglais, et ainsi limiter le carnage des tranchées.


Frankenstein et l’horreur des tranchées

Le mélange est plutôt curieux mais s’inscrit parfaitement dans l’actualité puisqu’on célèbre cette année non seulement le centenaire de l’armistice de la Première Guerre mondiale, mais aussi les deux cent ans de la publication du fameux « Prométhée moderne » de Mary Shelley. L’idée n’est d’ailleurs pas si saugrenue que cela et permet de revenir non seulement sur le traumatisme qu’a laissé dans l’esprit des contemporains la vision de toute une génération sacrifiée, mais aussi et surtout la prise de conscience progressive de l’absurdité de cette guerre de position, capable de causer la mort de milliers de soldats afin de gagner quelques mètres de terrain aussitôt reperdus. L’idée est d’autant plus intéressante que s’y trouvent mêlés des personnages bien connus de nos livres d’histoire et qui connaissent pourtant un sort radicalement différent. C’est notamment le cas de Churchill qui fait ici le choix de renoncer à sa carrière politique et accepte de sombrer dans l’oubli en échange d’une autorisation lui permettant de développer sa légion de « frankies ». Comme dans la plupart des uchronies de l’auteur, on retrouve également un certain nombre de mentions plus ou moins étoffées à d’autres figures ou événements clés comme Marie Curie et ses découvertes sur le radium, l’écrivain Ernest Hemingway, et même Adolf Hitler (même si pour le coup son apparition est, disons, assez fulgurante…). Si l’essentiel du récit se focalise sur ce que le lecteur identifie comme la Première Guerre mondiale, Johan Héliot ne se prive pas non plus de reprendre quelques éléments propres à la Seconde ou à d’autres grands événements du XXe siècle comme mai 68 (ici en avance de dix ans). La ghestapo existe ainsi bel et bien, de même que la Résistance qui veut en finir avec le protectorat allemand qui fait peser sur la France une chape de plomb dont la nouvelle génération entend bien se débarrasser. [...]

- Boudicca, le 26 octobre 2018.



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Offre numérique : Mémoires de Lady Trent à 4,99e
Posté 09 novembre 2018 -

Le dernier tome des Mémoires de Lady Trent sort ce mois-ci : Le Sanctuaire ailé !
À cette occasion, le reste de la série est à prix réduit en numérique.

ladytrent_site.jpg

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La pratique de l’Hilketa selon John Scalzi
Posté 06 novembre 2018 -

L’hilketa est un sport inventé aux États-Unis où deux équipes de onze joueurs ont pour principal objectif d’arracher la tête à l’un de leurs adversaires puis de la lancer ou de la porter entre les poteaux de but.

Ils marquent ainsi des points auxquels peuvent s’ajouter ceux attribués en récompense d’actions défensives ou offensives. En raison de la violence de cette discipline, aucun organisme humain n’est présent sur le terrain pendant la partie

Lire la suite sur le blog

hilketa.jpg

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"Entends la nuit" sur Alternantes
Posté 17 octobre 2018 -

Écoutez l'émission ici

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Texto, le nouveau roman de Dmitry Glukhovsky
Posté 24 septembre 2018 -


 

À paraître en janvier 2019.

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Manuscrits
Posté 01 février 2018 -

La session de janvier de réception des manuscrits est close. Avec 885 titres reçus, nous avons du pain sur la planche ! C’est pourquoi, si vous souhaitez nous envoyer votre texte, nous vous prions d’attendre que nous ouvrions une nouvelle session – nous l’espérons courant 2019. Cela dépendra du temps que nous prendront le grand nombre de textes reçus. Suivez-nous sur les réseaux sociaux au fil des mois pour plus d’informations.

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L'Atalante
Posté 21 janvier 2013 -

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