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Scalzi - La controverse de Zara XXIII - Dailypassions
Posté le 07 août 2018

Voilà ce qui est pour moi de la littérature intelligente. Et je ne saurai trop recommander aux enseignants d’inviter leurs élèves, leurs étudiants à sa lecture. D’abord parce qu’elle est traitée sur le mode humoristique et ensuite car il s’agit de science-fiction, c’est-à-dire que, d’une part, l’auteur est allé vers vous avec son humour et que, d’autre part, vous pouvez aller vers lui parce qu’il ne vous agresse pas en vous parlant de votre réalité.

L’auteur présente son roman comme une nouvelle version d’un roman de H. Beam Piper Les hommes de poche (Les hommes de Poche et sa suite Tinounours sapiens, Le Masque Science-Fiction n°64 et 76 ) paru en 1962 aux USA et traduit en français en 1977. Pour ceux qui voudraient aller un peu plus loin, je mentionnerai deux autres références à l’idée qu’illustrent ces romans : Les animaux dénaturés de Vercors et La controverse de Valladolid de Jean-Claude Carrière. Pour mémoire, la pièce de Jean-Claude Carrière fait référence au débat qui eut lieu au XVIème siècle pour décider si les indiens d’Amérique latine étaient ou non humains.

Zara c’est Zarathoustra, une planète livrée à l’exploitation minière d’une société. Des prospecteurs indépendants sous contrat y cherchent des pierres précieuses. Jack Holloway y travaille avec son chien Carl auquel il est parvenu à faire faire des mises à feu d’explosifs. Un soir, alors qu’il vient de dénicher un filon et de déclencher un effondrement qui aurait dû lui coûter sa licence, il découvre des intrus, « petites boules de poils » dont le comportement est particulier. Et bien sûr le premier problème est que cela remet en cause l’exploitation de la planète puisque, selon la loi, il n’est pas possible d’exploiter une planète habitée par des êtres intelligents…

Vous voyez l’intérêt de ce roman sur le plan pédagogique, mais si je vous précise que Jack Holloway était avocat avant d’être radié du barreau vous comprendrez où se situe l’humour…

A lire… avant d’offrir à ceux qui se posent des questions…

Par Noé Gaillard



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Weber - Au champ du déshonneur - Dailypassions
Posté le 07 août 2018

L’héroïne de ce roman est Honor Harrington et ce n’est pas sa première « aventure ». Mais qu’importe, ce que vous avez entre les mains peut se lire sans avoir lu les épisodes précédents. Et cela parce que l’auteur insère avec subtilité les informations qui peuvent faire défaut au lecteur.

Les amateurs de films où des cours martiales cherchent à punir des inconséquents vont se réjouir. Weber nous plonge dans la société manticorienne gouvernée par une reine et deux chambres. Une société où le pouvoir conféré par la naissance autorise beaucoup de choses. Ainsi le Capitaine de vaisseau Honor Harrington, qui a eu une conduite héroïque et intelligente lors de la dernière attaque des Havriens, est en butte depuis longtemps à la suffisance de Lord Pavel Young qui a fait preuve d’une singulière lâcheté lors de l’attaque havrienne. Pour des raisons politiques, la cour martiale ne condamne pas vraiment Lord Young. Pour des raisons politiques et techniques, Honor Harrington est un peu écartée, le temps que le navire qu’elle commande soit réparé… Mais Lord Pavel poursuit son harcèlement et va même trop loin. Honor peut compter sur ses amis – politiques et militaires -, mais c’est elle qui, contre vents et marées, rétablira sa dignité.

Raconté ainsi cela peut paraître simpliste. C’est peut-être plus simplement banal mais c’est écrit, construit en finesse pour que le lecteur pose le moins longtemps, le moins souvent possible, son livre. Tout le protocole, les oppositions de protocoles entre la capitale et la province, permettent d’affiner les portraits des personnages ainsi que leurs états d’âmes – pour ce qui est des « gentils », les rendre sympathiques (la reine a par exemple un petit côté « bourgeois » qui la rend « humaine »). Il y a beaucoup de plaisir à lire ce genre de roman, nous savons ce qui va se passer et nous sommes ravis de la façon dont c’est raconté. Cela me fait penser à ces films étatsuniens dans lesquels l’avocat de la défense énerve son confrère de l’accusation et le fait sortir de ses gonds…

Bonne lecture.

 Par Noé Gaillard



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Bordage - Les Dames blanches - hannibal le lecteur
Posté le 07 août 2018

On ne présente plus Pierre Bordage, prolifique auteur qui figure parmi les plus grands noms des littératures de l’imaginaire en France. Touche-à-tout, il écrit aussi bien de la fantasy que du thriller – on se souvient du très bon Porteurs d’âmes, paru au Diable Vauvert en 2007 – ou, comme ici, des romans d’anticipation.

Dans cet opus, de mystérieuses bulles happent, sans qu’on ne sache ni pourquoi ni comment, des enfants ayant tous pour point commun d’avoir moins de quatre ans au moment de leur disparition. À partir de cette idée de départ, originale mais relativement simple, l’auteur nous propose un grand roman choral, riche en action et faisant parfois froid dans le dos.

Les chapitres font se succéder différents personnages et l’on découvre tour à tour, Élodie et Léo donc, puis Camille, une jeune journaliste chargée d’enquêter sur ces étranges bulles ; Lucio, un ex-légionnaire devenu artificier et chargé par le gouvernement de trouver une solution pour éradiquer ces choses manu militari ; Basile, un ufologue noir convaincu que les Dames blanches ne sont pas venues sur Terre en ennemies et qui essaie de communiquer avec elles, etc.

Tout au long de ce récit intelligent en diable qui se déroule sur plusieurs générations – bien rares sont les romans à se dérouler sur un temps aussi long, c’est dommage – l’auteur prend un malin plaisir à imaginer les réactions des uns et des autres, et notamment de nos chers gouvernants, face à ces phénomènes inexplicables. Ses trouvailles, comme la terrible loi d’Isaac bientôt promulguée par l’ONU au niveau international, sont parfois aussi atroces que malheureusement prévisibles en un sens. Mais ne dévoilons pas plus les éléments de ce superbe roman, qui mérite d’être lu par le plus grand nombre et gagnerait à se voir offrir une seconde jeunesse au format poche.

Avec Les Dames blanches, Pierre Bordage signe une fiction d’anticipation brillante qui ne peut que donner envie de poursuivre la découverte de l’œuvre riche de cet auteur talentueux aux univers parfois très différents.

Par Hannibal le lecteur



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Card - Espoir-du-cerf - Le culte d'Apophis
Posté le 07 août 2018

Le conte noir et cruel qu’aurait pu écrire une Ursula Le Guin passée du coté Obscur de la Force

Tout au long de sa lecture, je me suis retrouvé plongé dans le même genre d’ambiance qu’à la lecture de plusieurs textes d’Ursula Le Guin faisant partie du cycle de Terremer, de l’Ultime Rivage aux Contes de Terremer en passant par Tehanu. Du style, mélancolique, parfois très noir et cru (le martyr de Therru), à la dichotomie entre magie féminine et masculine (et à la façon dont les hommes craignent la magie féminine) en passant par l’emploi de la magie et par la façon dont les personnages sont nommés (par un nom commun ou un adjectif), énormément de choses rappellent l’Ursula Le Guin de ces romans. Etant donné que je voue un culte à Terremer, je ne pouvais qu’être séduit par Espoir-du-Cerf. Donc si vous aussi vous avez aimé ce cycle, vous risquez d’être intéressé par Espoir-du-Cerf.  [...]

Et quelles sont donc les autres influences ? On pense à Marion Zimmer Bradley, par exemple, car le parfum général de l’univers évoque fortement l’univers Arthurien, avec sa foi antique (Douces Soeurs, dieu Cerf) qui se voit télescopée par le culte de Dieu (avec un grand « D ») et sa sorcière toute-puissante qui fait penser à Morgane ou Morgause. La thématique d’un monde ancien, polythéiste, qui se voit remplacé par un monde nouveau, monothéiste, est également en partie là. De plus, le roman est conçu comme un conte, avec sa morale et un mode de narration à l’avenant. On peut aussi penser aux contes de Grimm, et bien entendu à Card lui-même, puisque le héros est… un septième fils. Enfin, on peut penser à Terry Goodkind, mais je vais éviter de dire pourquoi, vous le découvrirez par vous-mêmes.

N’allez pas croire pour autant que c’est un conte, noir ou pas, avec des personnages flamboyants et moralement très tranchés, voire caricaturaux (le méchant très méchant et le gentil très gentil). Certes, il y a de grands thèmes moraux (le pays est sous la coupe d’une Sorcière tyrannique, les Dieux sont emprisonnés ou neutralisés), mais tous les personnages ou quasiment sont dans l’ambiguïté, à la fois bourreaux et victimes

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 Par Apophis



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Brennan - Une Histoire Naturelle des Dragons - delivresenlectures
Posté le 07 août 2018

J’ai acheté ce premier tome des Mémoires de Lady Trent en promotion au format e-book sans trop savoir à quoi m’attendre.

C’est un roman raconté sous forme de mémoires donc où Lady Trent raconte sa passion pour les dragons et ses jeunes années. Le récit se situe dans une époque victorienne alternative où les dragons et créatures mythiques existent. [...] Ensemble, ils vont partir en expédition à la recherche d”une race particulière de dragon. En arrivant au village qui devait être leur point d’observation, ils se retrouvent face à un mystère : les dragons pourtant pacifique se mettent à attaquer les hommes. Pourquoi ce comportement ?

J’ai bien aimé ce roman. Le récit est plein de rebondissements et je me suis très vite attachée à Isabelle, femme forte qui n’a pas l’intention d’être la potiche qu’on attend d’elle.
J’achèterai les tomes suivants. Par contre, dans l’histoire, Isabelle dessine et les croquis qu’elle réalise sont intégrés au récit. Du coup, je conseille plutôt la version papier que la version e-book. L’Atalante fait toujours de très belles choses avec ses livres.

[L'article complet]

Cynthia



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Frankenstein, toujours !
Posté 08 août 2018 -
Frankenstein : cinq mots pour décrypter la créature de Mary Shelley article de Lloyd Chery dans Le Point POP :
 
« Frankenstein, c'est presque de la hard-science avant l'heure », analyse l'auteur Johan Heliot. « On pourrait dire que ce livre est le père de la science-fiction moderne. Le roman s'interroge sur la nature de la vie et de l'homme, qui sont des questions encore très présentes dans ce genre. » Le spécialiste français des uchronies historiques publie, le 20 septembre prochain, Frankenstein 1918 aux éditions de l'Atalante. Cet excellent récit imagine les recherches de Frankenstein utilisées pour créer des super-soldats dans les tranchées allemandes. Reprenant le même procédé épistolaire de Shelley sous forme de mémoires et rapport de guerre, Heliot met en scène un Winston Churchill traquant, dans une Europe post-apocalyptique, un de ses monstres qui s'est échappé. Originale et efficace, cette uchronie rappelle que l'ouvrage de Shelley inclut plusieurs genres.
 
en librairie le 20 septembre 2018 !
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Offre numérique : Magie Ex Libris à 4,99 e
Posté 02 août 2018 -

Le troisième tome de Magie Ex Libris sort à la fin du mois !
Profitez-en pour acquérir Le Bibliomancien et Lecteurs nés, respectivement premier et deuxième tome, à prix réduit en numérique.
Ici : bit.ly/MagieExLibrisEmaginaire
et partout ailleurs.

magieexlibris_site.jpg

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L'Or du diable, sélectionné pour le prix Utopiales 2018
Posté 26 juillet 2018 -

L'Or du diable d'Andreas Eschbach est sélectionné pour le Prix Utopiales 2018 !

Découvrez toute la sélection

 eschbach_or-du-diable_site.jpg

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Le Chant du coucou, sélectionné pour le prix Elbakin 2018
Posté 26 juillet 2018 -

Nous avons la joie de vous annoncer que Frances Hardinge est nommée au prix Elbakin.net 2018 pour son roman Le Chant du coucou dans la catégorie "meilleur roman fantasy traduit".

Découvrez toute la sélection

chant-du-coucou_site.jpg

 

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Manuscrits
Posté 01 février 2018 -

La session de janvier de réception des manuscrits est close. Avec 885 titres reçus, nous avons du pain sur la planche ! C’est pourquoi, si vous souhaitez nous envoyer votre texte, nous vous prions d’attendre que nous ouvrions une nouvelle session – nous l’espérons courant 2018. Cela dépendra du temps que nous prendront le grand nombre de textes reçus. Suivez-nous sur les réseaux sociaux au fil des mois pour plus d’informations.

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L'Atalante
Posté 21 janvier 2013 -

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