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Kay - Le Fleuve céleste - Bifrost
Posté le 21 juin 2017
Auteur aussi brillant que populaire, le canadien Guy Gavriel Kay est de nouveau réédité par les éditions l'Atalante deux ans après Les Chevaux célestes (in Bifrost 76),autre énorme pavé situé dans le même univers que le présent ouvrage. Cette fois, Le Fleuve céleste délaisse la IXe dynastie pour la XIIe et propulse le lecteur trois siècles plus tard, dans une Chine fantasmée, terreau fertile pour l'imagination fabuleuse et la plume élégante de l'écrivain. Comme à son habitude, Kay se sert d'une base historique solide – qu'il revendique légitimement – pour tisser une histoire ambitieuse, polyphonique et finalement grandiose. À la différence des Chevaux célestes, le lecteur n'entre plus dans un empire en pleine gloire, mais bien dans une Kitaï qui se meurt, qui décline. L'empereur n'est plus qu'un homme mal conseillé, étouffé par la cacophonie des clans conservateurs et progressistes. Le Fleuve céleste n'est pourtant pas qu'une histoire de cours et de nobles, mais bien celle de l'ascension d'un homme, un Robin des Bois à la sauce asiatique, qui finit par accomplir un fabuleux destin. Celui de résister, de briller et de se hisser au-dessus de la médiocrité de l'élite intellectuelle de l'époque. Rai Daiyan, personnage magnifique et flamboyant, s'avère encore plus réussi qu'un certain Shen Tai dont on se souvient pourtant avec émotion. A ses côtés naviguent des seconds rôles tout aussi réussis et passionnants, à commencer par Lin Shan, l'une de ces figures féminines dont Kay a le secret, et Zhao Ziji, ami et combattant plein de fougue et d'honneur.
Le Fleuve céleste arrive rapidement a surpasser son illustre aîné. D'abord parce que Kay semble n'avoir plus besoin d'introduire son univers, ensuite parce que les intrigues politiques et la dimension épique s'équilibrent avec une facilité évidente. Au-delà de ces atouts primordiaux, c'est aussi, et surtout, la beauté et l'exotisme de cet univers tiré de la Chine ancienne qui fait tout le charme du roman. Habitué a bâtir des univers depuis toujours, l'auteur canadien délivre ici une superbe toile de fond où la poésie, la calligraphie, les jardins et les mélodies de pipa deviennent autant d'éléments dépaysant mais aussi fascinants. On est tout de suite transporté par la plume de Kay, par l' intelligence de la construction de son récit et l'entrelacs de ses fils narratifs.
ll faut également rendre honneur à ce qu'explore Le Fleuve céleste au cours de ces 700 pages. Kay nous y parle de valeurs aujourd'hui désuètes, de courage, de résistance face à l'adversité mais également d'amour, de douceur, de beauté. Le Canadien nous raconte une époque qui entre en résonance avec la nôtre, tisse une toile mélancolique, à la fois sur la fin d'un empire de légende, mais aussi sur la disparition de figures humaines passionnantes. Le Fleuve céleste fait naître des
héros, jongle avec l'épique, la sauvagerie et l'intime. En effet, au-delà de cette fresque minutieuse, le roman sait s'immiscer dans la vie de ses personnages. Avec un talent sans cesse renouvelé, Kay nous convie a des petites destinées qui jalonneront le parcours des grandes figures historiques qu'il s'amuse à tordre pour bâtir son aventure. Le résultat n'en est que plus touchant.
Comme pour son prédécesseur, on pourrait ici pointer du doigt un certain défaut de répétition, la propension de Kay à répéter au lecteur des faits déjà énumérés auparavant – le non dégraissage d'une centaine de pages superflues. Mais en regard de l'immense réussite que constitue le résultat final, le lecteur oubliera très rapidement cet accroc récurrent chez l'auteur. Les amateurs de Kay seront ravis, les autres pourront en profiter pour découvrir une épopée grandiose – et se pencher tant qu'à faire sur le précédent volume.

Nicolas Winter - Bifrost n°86


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Dunyach - L'instinct du troll - Les lectures de Xapur
Posté le 21 juin 2017

Je me méfie toujours un peu des textes de SFFF à tendance humoristique, je n’y suis pas toujours réceptif mais le thème de l’entreprise (mal)traité à la sauce fantasy m’intéressait. J’ai donc lu un extrait de la première nouvelle avant de me décider à acheter le livre.

On est avec ce petit recueil dans le pastiche et l’humour bon enfant (et moins déjanté que dans la saga Naheulbeuk par exemple). Quatre nouvelles se suivent et sont en fait à lire dans l’ordre.

Tout d’abord, une critique du monde de l’entreprise vue à travers une compagnie minière dans laquelle un troll, manager intermédiaire, est pris en tenaille entre les ordres des directeurs (des nécromants qui poussent à la rentabilité) , et ses subordonnés nains assez dissipés. Sans parler des objectifs à atteindre et des tableaux prévisionnels à remplir. Ou encore du stagiaire, à former ou à déformer – à grand coups de taloches si nécessaire !

Les textes nous proposent aussi un démontage en règle des quêtes épiques de la fantasy où, entre combats et monstres, il ne faut pas oublier de prendre les reçus destinés à remplir ses notes de frais. Et aussi une nouvelle version du mythe d’Excalibur revisité de façon… originale ! Ou encore l’organisation d’un mariage et d’un festival de rocs !

En filigrane, on notera aussi dans l’esprit du héros, un troll un peu lourdaud mais pas si bête au final (bien qu’il s’en défende), le regret pour les choses simples et l’envie de prendre le temps de vivre, entre tonneaux de bière ou d’eau ferrugineuse, et grignotage de tartines aux grenats et saphirs. Parce qu’il y a autre chose dans la vie que le travail…

A noter la belle couverture de Gilles Francescano…

Xapur - Les lectures de Xapur



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Goddyn - Le sang des 7 rois 1 - De livres en livres
Posté le 21 juin 2017


Un tome que j'ai finalement bien aimé malgré un début un peu difficile.

Les points forts de ce roman sont l'histoire (le mystère) et le style qui est assez cru mais toujours fluide.
Pour l'histoire je l'ai vraiment bien apprécié. J'avoue qu'il y avait quelques passages ou j'ai été perdue dans les différents camps vu qu'on ne nous explique pas vraiment les motivations de chacun mais on nous fait "deviner" en suivant les actions de certains, mais ça fait partie du jeu. Ces mystères sont peu à peu résolus et je pense qu'à la fin on a une assez bonne image des différentes factions d'un des cotés de l'histoire. Du coup il nous reste tout de même pas mal à découvrir dans les suivants.

Au début il y a un sceau de mystère qui plane partout. Et cette atmosphère m'a fortement rappelée celle de Druide que j'ai lu juste avant. Surtout qu'on y retrouvait vraiment une bonne partie des éléments.
Et je pense que c'est le fait d'avoir deux livres assez ressemblant à la suite couplé avec le fait qu'au début on n'a pas vraiment de personnage principal, on se contente de suivre une flopée de personnages énigmatique en ne comprenant pas grand chose qui a fait que j'ai vraiment eu du mal à me rentrer dedans. C'est vrai que c'est difficile de garder l'attention du lecteur le long terme alors qu'on suis une traque sans en comprendre ni les tenants ni les aboutissants.

Mais heureusement le déclic a fini par se faire et finalement l'histoire c'est éloignée totalement des thèmes de Druide, ce qui est une bonne chose, tout en nous offrant enfin un vrai personnage principal que j'ai apprécié suivre.
Il y a un sacré suspense en fait qui se met en place petit à petit. Le tout dans une atmosphère assez sombre et cruelle.

On est ici dans un univers de type médiéval, ce qui est très classique en fantasy mais l'auteur n'a pas inclut d'elfes ou autres peuples de ce genre, on est dans une mythologie très originale. Je ne vous en dévoile pas plus parce que découvrir ce qu'il en est vraiment fait justement parti du mystère.
Ce qu'il faut savoir c'est que les batailles se font entre humains, ils ont juste une opinion différente sur la façon de traiter les choses et tout le monde essaye de tirer la couverture à lui au maximum, il en résulte bien entendu des affrontements. [...]

Je pense que la série a vraiment du potentiel, à voir donc dans les tomes suivants !

Lianne - De livres en livres



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Vial - Santé,le trésor menacé - Solidarité militaire
Posté le 20 juin 2017
L’espérance de vie a baissé pour la première fois en 2016. Les hôpitaux tuent, les médicaments tuent, beaucoup plus que la voiture ou le cannabis : tous les ans une ville de la taille d’Angoulême ou Bastia est rayée de la carte. Les petits hôpitaux sont voués à disparaître d’ici dix à quinze ans. Les personnes âgées et les personnes handicapées subissent un véritable enfermement. La désertification s’accentue.
D’où qu’on l’observe, notre système de santé est en panne. Simples citoyens, patients, professionnels, nous avons tous été témoins, quand ce n’est pas victimes, de ses dysfonctionnements.
Voici le bilan rigoureux et sans concession d’Antoine VIAL, un observateur convaincu que la santé participative est la seule alternative à l’effondrement de notre système de santé.
Il propose de mettre en place les services et les organisations de demain afin d’apporter des réponses concrètes aux enjeux de la collectivité et aux aspirations de chacun.
Solidarité militaire

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Scalzi - Le vieil homme et la guerre - Roxanne Tardel
Posté le 03 mai 2017
J’ai beau ne pas être une très grande fan de SF, ce roman fut une très bonne découverte. Mentionnons juste au passage qu’il a manqué de peu le prix Hugo, et vous aurez déjà une petite idée de la qualité du machin.
Avant de commencer, je tenais également à souligner la qualité de la traduction du titre (qui est ce qui m’a attiré l’œil au premier abord), le jeu de mots n’existant pas du tout en anglais (« Old Man’s War ») mais que je trouve vraiment excellent.

« Le Vieil Homme et la guerre » est donc un récit de SF militariste, l’auteur a d’ailleurs affirmé s’être inspiré du roman de Heinlein « Étoiles garde à vous », pour l’écrire, et notamment des quatre règles qu’il en a retenu pour créer des personnages et un récit centré autour d’eux.
Nous débutons donc sur Terre en compagnie de John Perry, notre héros narrateur, âgé de 75 ans, qui après avoir dit adieu à la tombe de sa femme part s’engager dans les Forces de Défense Coloniales (FDC). Il va rapidement découvrir toutes les avancées technologiques que possèdent les FDC, et notamment comment l’armée compte faire de son vieux corps un écrin pour un soldat digne de ce nom.
Outre un processus qui lui permet de retrouver ses vingt ans, il récupère également un organisme génétiquement amélioré (yeux de chat, peau verte car elle utilise la photosynthèse, sang coagulant, etc.) et l’outil merveilleux, couteau-suisse du soldat des FCD : l’Amicerveau. Un ordinateur implanté dans le cerveau donc, avec toutes les fonctions habituelles : recherche et stockage de données, interface de contrôle de l’arme, communication avec les autres connectés, etc.
La configuration initiale de l’Amicerveau de Perry (sympathiquement dénommé « Fumier » par le héros, parce que ça fonctionne pour l’activer de dire « Hé, Fumier ! ») est d’ailleurs délicieusement drôle et absurde.

Une fois dûment équipés, Perry et les amis qu’il se fait durant ce temps passent par la case entraînement, confié aux bons soins d’un sergent instructeur digne d’un Fullmetal Jacket (même s’il s’en défend), puis part enfin faire ce pour quoi il s’est engagé : la guerre contre les espèces extraterrestres en conflit avec l’humanité, pour diverses raisons – territoriales, culture guerrière, parce que l’homme fait un snack goûtu…
Certains conflits sont davantage racontés, comme celui pour la planète Corail, qui marque un tournant dans la lutte des FDC, puisque leurs ennemis acquièrent une technologie qui devrait être impossible… Ce combat est également l’occasion d’introduire les Brigades Fantômes (objet du tome 2 !), sorte de super-super-soldats secrets parmi les super-soldats.

Au final, pourquoi lire « Le Vieil Homme et la guerre » ?
Il y a plusieurs points qui me semblent pertinents.

Tout d’abord, pour l’aspect personnages. Comme mentionné plus tôt, Scalzi a bâti ce roman en en faisant la première et majoritaire matière de sa volonté d’écrire. Tout tourne autour d’eux, tout est créé pour eux, et ils sont moteur et substance. Et ça fonctionne très bien.
Je ne vous dirais pas que vous n’allez plus jamais vouloir les quitter, parce que j’ai déjà éprouvé plus d’empathie pour des personnages. Cependant, le lien est clairement là, et ils font vrai. Ils sont des gens normaux (enfin, dans une certaine mesure ^^), ils n’ont pas l’air de sortir d’une histoire mais plutôt du coin de la rue. Et certains passages sont quand même touchants, quand on apprend par exemple ce qu’il advient de certains Vieux Cons (le groupe d’amis de Perry).

L’univers ensuite. Même si je n’aime pas plus que ça la SF, étonnement (bourinisme, tout ça tout ça…), le militaire ça passe bien. Les théâtres des différents combats sont, entre autres, un moyen de faire découvrir les autres espèces, et s’il est facile de tomber dans le cliché de l’espèce extraterrestre soit trop humanoïde soit trop étrange, force est de constater que Scalzi réussit là encore son pari. Mention spéciale pour la « boue » et les « liliputiens ».
Et enfin, même si le côté rajeunissement des personnes âgées pour en faire des soldats n’est pas des plus original, ça s’intègre très bien à l’histoire et à l’univers, et tout l’aspect technologique et scientifique développé par les FDC est très intéressant.
(Hardkey, certaines répliques concernant le niveau en maths des protagonistes pour être capables d’appréhender des concepts décris t’auraient sans doute bien plu ^^)

Pour le ton et le message enfin. Plusieurs dialogues sont (très) drôles, mais m’ont surtout frappée par un certain côté absurde. Cela reflète bien l’absurdité de la vie, de cette nouvelle vie, des combats, etc.
On trouve enfin de véritables interrogations au sein de ce roman, notamment en ce qui concerne la nature humaine, ce qui fait un homme à travers toutes les modifications que subissent les soldats des FDC. Même avec la peau verte et des yeux de chat restent-ils humains ? Ou sont-ils des monstres parce qu’à force de se battre, ils ne ressentent plus rien face à la possibilité de donner la mort ? L’une des argumentations de Perry à ce sujet est d’ailleurs l’un des bijoux d’absurdité que j’ai préféré.

« Le Vieil Homme et la guerre » est donc intéressant à plus d’un titre, même si je ne le considère pas comme un roman qui changera votre vie ou votre perception de la littérature. On passe un bon moment, le dépaysement est assuré, on est poussés à une certaine réflexion, mais c’est surtout l’aspect aventure et évolution à travers le narrateur qui retient l’attention.
Un ouvrage à découvrir, que je recommande si vous aimez ce genre.
 
Roxanne Tardel - Roxanne Tardel


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Posté 05 septembre 2017 -

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Au mois de septembre, tous les romans de Jean-Marc Ligny sont à 4,99 € en numérique. Une bonne occasion pour découvrir Aqua TM, roman multi-primé : Prix Bob Morane 2007, Prix Rosny Aîné 2007, Prix Une autre Terre 2007 et Prix Julia Verlanger 2007.

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François Rouiller reçoit le prix Rosny Aîné
Posté 17 juillet 2017 -

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François Rouiller est le lauréat du prix Rosny Aîné pour Métaquine dans la catégorie "roman". Bravo à l'auteur et merci aux participants à la 44e convention de SF.

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Notre collection poche débarque !
Posté 24 mai 2017 -

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Voilà bientôt 30 ans que notre collection s'étoffe, et nombre des livres que nous avons publiés ne sont disponibles qu'en grand format. Certains libraires s'étant montrés encourageants, voire insistants (merci!), L'Atalante Poche voit donc le jour et arrive dans les rayons le 25 mai prochain avec 6 premiers titres. Rendez-vous chez votre libraire !

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Manuscrits
Posté 27 janvier 2017 -
Nous avons, depuis le 1er février, interrompu la réception de manuscrits pendant quelques mois et nous réfléchissons à une nouvelle méthode pour les traiter. Tous les manuscrits déjà reçus avant cette date seront lus. Cependant, n’hésitez pas à préparer vos textes, à les peaufiner, car nous vous signalerons comment les envoyer, et surtout quand.
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Posté 21 janvier 2013 -

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Honor Harrington
Posté le 16 juin 2017 par Spyro1
Ben depuis ils sont passé a lune autre guerre, je pense que ce tome cloturerait celle là, ensuite après une 30 aine d'années de guerre ininterrompue, le sel de la série se perdrait un peu a mon sens [...]