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Weber - Au champ du déshonneur - Albédo
Posté le 16 janvier 2018

Ce n’est pas la première fois quHonor Harrington a l’honneur de ce blog. Je ne cache pas mon plaisir à lire ses aventures militaires et sciences-fictives dans cette série qui met en avant une femme de caractère comme héroïne. La seule pour une saga d’envergure à avoir osé franchir le pas pendant de longues années. Il s’agit en outre, d’un cycle qui n’a aucune prétention autre que le divertissement de qualité, l’émerveillement « visuel », quelques poussées d’adrénaline ainsi qu’en filigrane la promotion des femmes.

« La guerre éclair de Havre a échoué. Le Royaume de Manticore dispose d’un répit. Alors les dissensions internes remontent au grand jour, qui saisissent pour enjeu le procès en cour martiale de Lord Pavel Young, accusé de désertion en présence de l’ennemi. Le capitaine de vaisseau Honor Harrington se retrouve bien malgré elle au cœur d’une crise politique. Et, seule devant une machination diabolique fomentée pour la détruire, elle devra marcher sur le champ de bataille d’une guerre privée qui n’a que deux issues possibles : la mort ou le déshonneur.« 

Ce quatrième tome est une suite directe d’Une guerre victorieuse et brève. Autant prévenir tout de suite, ce roman ne contient pas de batailles spatiales dans lesquelles sévit notre Capitaine préférée. Pour autant, j’ai trouvé le récit nerveux et prenant, doté d’une intensité marquée.

Lors des événement précédents, la Flotte Manticoriennne a réussit un coup de maître à la station Hancock, notamment grâce à l’intervention de Harrington et la stratégie de l’Amiral Snarnow. Ce fut toutefois un combat âpre qui a dévoilé les intentions et la traîtrise de Pavel Young, ennemi déclaré d’Honor. Celui-ci fut donc placé en détention en attendant son procès en Cour Martiale pour fuite devant l’ennemi.

Au champ du déshonneur relate donc la court martiale de l’antipathique officier, fait qui ébranle profondément l’amirauté mais également le gouvernement. Forcément Pavel Young fera tout ce qui est en son pouvoir pour discréditer cette femme qu’il juge inadaptée au poste et aux responsabilités, avec en ligne de mire s’extraire de ce mauvais pas. A son actif, quelques amis et relations misogynes se feront un joie de contribuer à cet édifice cherchant à saper l’avenir d’Honor et vraisemblablement celui des femmes qui pourraient lui succéder.

De son côté, Harrington s’apercevra qu’elle bénéficie de quelques soutiens dont un de taille à travers le Comte White Haven.

J’ai trouvé ce tome passionnant et pas seulement en raison de son féminisme déclaré et de ce parti-pris fort. Ce volume a été écrit en 1994, cette date permet de se rendre compte de son côté précurseur en SF militaire, et même SF tout court – quand je pense qu’on oublie de souligner tout cela…

L’aspect procès est remarquablement bien mené, avec toutes les tractations entre les parties – et partis – la recherche de soutiens, les coups-bas, les surprises de taille, les déconvenues, les rebondissements. Les américains savent écrire des romans « judiciaires », il existe une culture ancrée dans de nombreux auteurs et cela se sent. Bien entendu, le système judiciaire s’apparente beaucoup à la culture anglo-saxonne, USA et britanniques réunis. L’avantage indéniable réside dans la familiarité qui baigne le lecteur avec la plupart des procédés et des procédures, et permet d’apporter un aspect cohérent à l’ensemble. C’est intense car les opposants d’Honor sont habiles, et de son côté, malgré ses talents et son expérience militaires, elle se trouve assez démunie.

En outre, grâce Au champ du déshonneur, David Weber enrichit son univers sur le plan militaire ET civil.

En effet, il y a également un changement « de portage », si je puis dire, concernant la saga. Je trouve l’univers bien plus fouillé, l’aspect martial assumé et marqué dans les premiers opus est un peu plus en retrait pour laisser la place au développement des personnages – les principaux mais également les récurrents. Et si, l’influence anglo-saxonne de la justice (militaire) est évidente, David Weber n’en développe pas moins un système propre à Manticore. Les mécanismes gouvernementaux apparaissent aussi plus nettement avec un gouvernement à deux chambres, tout en conservant une petite touche vintage fort agréable.

Le point fort de ce roman réside dans l’émotion procurée. Le lecteur vibre au diapason de son héroïne, il souffre avec elle, se ravit pour elle, désespère en sa compagnie, souhaite démolir le Pavel pour elle, l’éclater façon puzzle, le réduire en charpie, le bouffer accompagné d’un verre de chianti,… Les crises d’angoisse nous attendent au prochain détour, et c’est avec rancœur et un certain soulagement que nous refermons ce chapitre. Weber réussit avec brio à remuer les tripes de son lecteur, et ce avec une belle justesse de ton et même de la délicatesse.

Bon, tout n’est pas parfait, car nous avons quelques longueurs (début un peu lent), des descriptions techniques superfétatoires, mais ce tome marque à mon sens une dynamique autre et plus complète concernant la série, pour notre plus grand bonheur.

Au champ du déshonneur est un tome franchement féministe, qui délaisse pour un temps les batailles spatiales pour se concentrer sur Honor Harrington. David Weber parvient à la rendre plus attachante encore, en jouant parfaitement sur l’empathie du lecteur avec une palette d’émotion qui va de l’amour à la haine, de l’admiration au mépris. Un excellent tome.

- Lutin82, le 16/01/17. 



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Pratchett - Lapsus Clavis - ActuSF
Posté le 13 janvier 2018

Patrick Couton oeuvre depuis de nombreuses années à la traduction des récits de Terry Pratchett. Nous revenons avec lui sur Lapsus Clavis sorti aux éditions de L’Atalante le 20 octobre dernier.

 

 

Actusf : Lapsus Clavis est une de vos dernières publications sur l’univers de Terry Pratchett, pouvez-vous nous la présenter ?
Patrick Couton : Il s’agit d’un recueil d’articles et de discours de Terry Pratchett, dont les plus anciens datent des années 60-70 et les derniers de 2011. S’y côtoient des souvenirs d’enfance ou de tournées de dédicaces dans le monde, des réflexions sur la fantasy, son genre de prédilection, mais aussi, dans les derniers articles, ses prises de position pour la mort assistée.

Actusf : Vous avez traduit ses romans et avec Lapsus Clavis vous avez traduit un homme et un écrivain. Était-ce plus difficile que la traduction de la fiction ? Le travail était-il le même ?
Patrick Couton : Ce n’était ni plus difficile ni plus facile que traduire de la fiction.

"L’humour y est toujours présent."

Actusf : Pourquoi ?
Patrick Couton : Le style de Terry Pratchett, dans ses articles comme dans ses romans, reste le même, l’humour y est toujours présent.

- ActuSF



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Pratchett - Lapsus Clavis - Phenix Web
Posté le 13 janvier 2018

Auteur mondialement célèbre, Terry Pratchett s’étonne régulièrement de son succès, dans ses textes et ses discours.

Il évoque avec humour sa carrière d’auteur, ses tournées de signatures dans des endroits improbables, des réceptions pour recevoir des récompenses, des hôtels visités par centaines.

T. Pratchett parle aussi de son métier, de sa méthode (?) de travail, sans pour autant théoriser l’écriture. Les textes présentés ne contiennent aucune explication du Disque-Monde, ni de théorie sur cet univers si particulier.

La dernière partie est consacrée à la maladie que Terry Pratchett avait voulu rendre publique. Il voulait ainsi faire avancer la recherche et dénoncer le sort réservé aux malades dépourvus de ses moyens et de sa célébrité.

Dans les romans du Disque-Monde Terry Pratchett montre et dénonce souvent les travers de nos sociétés modernes, par petites touches, subtilement. Dans Lapsus clavis, il exprime sa colère devant ce qui le révolte, sa maladie en premier lieu, mais aussi les dysfonctionnements d’une société incohérente.

Il le fait avec retenue, mais non sans force.

Un grand Monsieur à découvrir.

- Chris de Savoie, le 13/12/17. 



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Pratchett - Monnayé - Lire avec Lëhna
Posté le 13 janvier 2018

Nous sommes à Ankh-Morpork. Moite von Lipwig, que nous avons déjà rencontré dans Timbré, s’ennuie. Tout va bien pour lui, la Poste fonctionne à merveille, il est respecté… mais sa vie est maintenant bien monotone. Dans ce cas, un nouveau défi semble tout à fait approprié. Même s’il refuse cette opportunité, les événements lui forcent la main : notre ami est maintenant propriétaire de Pinaille, un chien possédant cinquante-et-un pour cent de la banque d’Ankh-Morpork, ce qui fait de Moite le président de cette banque.

Entre les héritiers qui n’apprécient pas de voir « leur » banque confiée à un étranger, des employés (un peu trop) habitués à faire comme on a toujours fait et le seigneur Vétérini, sans oublier son passé d’escroc qui risque de resurgir, un golem qui lit trop et les affaires mystérieuses de mademoiselle Chercœur, la vie de Moite devient bien plus excitante.

Je suis une fan des Annales du Disque-Monde depuis que mon père m’en a mis le premier volume entre les mains. Depuis, je les ai pratiquement toutes lues et j’aurai du mal à décider quel épisode j’ai préféré. Si la Mort reste mon personnage préféré, Moite n’est pas vraiment loin dans mon classement. On retrouve les éléments qui ont fait aimer Timbré – après tout, on ne change pas une recette qui marche – mais ce n’est pas non plus une reprise exacte. Décidément, Terry Pratchett avait un véritable talent pour nous faire sourire.

- Lëhna, le 5/01/18. 



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Chambers - L'Espace d'un an - Le blog de Meylleen
Posté le 13 janvier 2018

L’espace d’un temps est un roman de SF plutôt atypique. Il s’agit de l’histoire de l’équipage du Voyager, un vaisseau qui creuse des tunnels dans l’espace et qui a un équipage composé d’humains et de diverses autres espèces de la galaxie, ainsi qu’une IA. Et ce vaisseau se retrouve avec une mission qui va entraîner un périple d’une année vers une planète dans un territoire en guerre.

C’est typiquement le genre d’histoire où l’intrigue et le final n’a pas une si grande importance. Ce qui compte vraiment c’est le voyage, d’ailleurs pour cela  je trouve le titre français plus approprié que le titre en VO qui met l’accent sur la destination plus que sur le chemin.

Pour autant, si la destination n’est pas si importante, on ne s’ennuie pas pour autant, loin de là. Que ce soit sur le vaisseau, ou lors des quelques étapes sur le chemin, ce roman nous emmène à la rencontre de ses personnages à travers l’histoire personnel de chacun, les spécificités et différences de chaque espèce, leurs coutumes, leur mode de vie, leur vision de la vie… Des réflexions intéressantes. Chaque personnage a droit à son moment, à son identité, tout en faisant clairement partie de cet équipage. J’ai vraiment adoré cette approche originale, j’ai trouvé les rencontres toujours intéressantes, parfois fascinantes. Et je me suis au final attaché à chaque personnage, même ceux qu’il est peut-être plus difficile d’aimer au premier abord. Ce côté-là  d’équipage varié m’a assez fait pensé à Mass Effect et c’est d’ailleurs un point que j’adore dans ce jeu.

Au final, c’est un coup de cœur, pour cette lecture plutôt douce, qui fait du bien avec des pointes d’humour et beaucoup d’amour, pas juste de la romance, même s’il y en a, mais avant tout un agréable esprit d’équipe.

- Meylleen, le 6/01/18. 



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Entreprenez en Paix (SPACE O.P.A)
Posté 20 février 2018 -

Dans ce livre écrit en 2000, à la folle époque de la première bulle Internet, Greg Costikyan a déjà saisi les caractéristiques du XXIe siècle commençant. Vous y trouverez en particulier ceci : « Bienvenue dans l’Amérique du vingt et unième siècle : nos présidents ne sont plus des présidents mais se contentent de jouer ce rôle à la télé » ! Pas mal, non ?

Lire l'article sur le blog

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Redécouvrez le grand classique de Thomas Malory
Posté 20 février 2018 -
Après plusieurs mois d'absence des étals de vos librairies, Le roman du roi Arthur et de ses chevaliers de la Table Ronde est de nouveau disponible.

Achevé en 1470, réagencé et publié par l'imprimeur Caxton en 1485, l'ouvrage n'a pas cessé d'être réédité en Angleterre ; il est la référence arthurienne de toute la culture anglo-saxonne. De siècle en siècle, il a inspiré les grands poètes, plus tard les cinéastes. Il figurait aussi parmi les quatre livres que Lawrence d'Arabie emportait dans ses sacoches de selle quand il partait pour de lointains voyages.

Un grand classique à découvrir, si ce n'est déjà fait.malory2.jpg

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Prix Bob Morane 2018 : finalistes
Posté 08 février 2018 -
La liste des finalistes du prix Bob Morane 2018 a été révélée. Nous sommes ravis d'y trouver trois ouvrages publiés aux éditions L'Atalante.
Catégorie Romans étrangers : Libration de Becky Chambers
Catégorie Nouvelles : Faux-semblance d'Olivier Paquet et Le Terminateur de Laurence Suhner.
 
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Offre numérique : 3 romans de John Scalzi à 4,99e
Posté 05 février 2018 -
À l'occasion de la sortie du nouveau roman de John Scalzi, La Controverse de Zara XXIII, découvrez trois autres de ses livres à prix réduit.
Seulement en février : ici et partout ailleurs. scalzi_site.jpg
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Manuscrits
Posté 01 février 2018 -

La session de janvier de réception des manuscrits est close. Avec 885 titres reçus, nous avons du pain sur la planche ! C’est pourquoi, si vous souhaitez nous envoyer votre texte, nous vous prions d’attendre que nous ouvrions une nouvelle session – nous l’espérons courant 2018. Cela dépendra du temps que nous prendront le grand nombre de textes reçus. Suivez-nous sur les réseaux sociaux au fil des mois pour plus d’informations.

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L'Atalante
Posté 21 janvier 2013 -

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