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Bordage - Les guerriers du silence - L'écho des livres
Posté le 14 novembre 2018

Après les Fables de l’Humpur, me voilà persévérant avec joie et plaisir dans ma découverte tardive de cet auteur. En même temps, heureusement qu’il y a les découvertes, tardives ou pas.

Dans les Guerriers, longtemps après notre ère, dans la Confédération de  Naflin, nous suivons deux personnages: Tixu Oty, petit employé de la CILT (Compagnie de voyage spatial par dématerialisation), en plein marasme alcoolisé, et Aphykit, fille d’un des trois grands maîtres de la science inddique, seule menace contre les scaythes d’Hyponéros, qui souhaitent plier l’univers à leurs fins.

Les personnages sont attachants, l’univers déployé est riche et contrasté. Le monde silencieux de l’antra est envoûtant, et le fil narratif très riche.


Bref, que du bonheur !

- L'écho des livres, le 13 novembre 2018.



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Dufour - Entends la nuit - Charybde2
Posté le 14 novembre 2018

La pierre-argent, le pouvoir, le travail, le fantasme : une redoutable et joueuse fable fantastique contemporaine.

Gagner sa vie (ou, contrainte et forcée, perdre sa vie à la gagner) : dans un Paris contemporain où le droit du travail recule inexorablement pour laisser place à la triomphante précarité généralisée, une jeune diplômée de communication et de data mining, revenue sans le sou de diverses galères libertaires à Amsterdam, intègre la branche française de l’entreprise familiale Zuidertoren. Au cœur d’un banal et pourtant étonnant immeuble du douzième arrondissement parisien, entre high tech presque flamboyante et pierre de taille légèrement décrépite, systèmes informatiques ultra-modernes de surveillance et de productivité, pièces mal chauffées et humidités suintantes, Myriame semble bien partie pour vivoter sa survie dans un univers du travail ne proposant guère autre chose lorsque deux rencontres, celle de l’un des mystérieux et très british dirigeants de l’entreprise et celle d’une boule rageuse de foudre globulaire qui la manque de quelques centimètres, semblent peut-être changer la donne, et ouvrir des perspectives insoupçonnées dans le mur froid de la réalité.

Neuf ans après son grand « Outrage et rébellion », ayant proposé entre temps aux lectrices et aux lecteurs trois excursions étonnantes dans la non-fiction, et de nombreuses nouvelles – dont l’une des plus récentes, « Pâles mâles », dans le recueil collectif « Au bal des actifs – Demain le travail » (2017), résonne naturellement et intensément avec le présent texte -, Catherine Dufour nous offre un nouveau roman, chez L’Atalante. Solidement ancré dans le présent blafard d’une lutte des classes à nouveau de moins en moins larvée, « Entends la nuit » joue avec les attentes de lecture et les genres littéraires, rend de rusés hommages et cligne savamment de l’œil en direction tant du Tim Powers de « Le poids de son regard » (1989) que du Éric Corbeyran du « Chant des Stryges » (1997), questionne rageusement les archétypes lénifiants de transgression sans conséquence que nous propose ces derniers temps, à nouveau, la pop culture malaxée et pré-digérée par l’industrie du divertissement (de « Twilight » à « Cinquante nuances de Grey »), et introduit plus ou moins subrepticement un redoutable débat possible sur la nature même du fantastique contemporain, entre réenchantement, mise en abîme, démobilisation et filtre de combat. À propos de vieilles pierres et de catacombes que l’on aurait jurées désuètes, simples motifs devenus anodins, à propos de mythes et de légendes autour de la mort toujours recommencée, à propos surtout de l’avidité – toujours plus insatiable qu’avouée – que sécrètent l’argent et la puissance, Catherine Dufour nous rappelle en jouant sérieusement, avec un extrême brio, que la posture narrative n’est jamais neutre, et que la manière dont le récit rend compte des rêves et des cauchemars de ses protagonistes, y compris ou principalement des plus modestes d’entre eux, demeure, encore et toujours, éminemment politique.

- Charybde2, le 11 novembre 2018.



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Dufour - Entends la nuit - Fantastinet
Posté le 14 novembre 2018

Quand je vois passer un petit message indiquant qu’Entends la nuit va paraître aux éditions L’Atalante, avec une couverture magnifique d’Aurélien Police, sous l’appellation d’Urban Fantasy, cela éveille mon intérêt, et une nouvelle fois, je ressors emballé de cette lecture.

N’ayant pas lu Twillight, je serai bien en peine d’être une caution sur le côté anti-Twillight  d’Entends la Nuit mais je n’ai pas de mal à imaginer que cette histoire d’amour compliquée entre un lord anglais dans le directoire d’une entreprise hi-tech et une petite employée tout juste débarquée est l’apothéose de l’homme de pouvoir face à la femme “socialement” inférieure, entre le riche et le pauvre… Pourtant, j’ai quand même eu rapidement l’impression que la jeune Myriame reprenait la main sur la relation et cassait un peu cet aspect femme soumise au beau et étrange et intriguant lord…
Mais, il serait bien limitatif de ne voir que l’aspect parodique. Avec beaucoup du justesse, l’autrice nous décrit un monde du travail impitoyable, que nous percevons dès le départ lorsque la jeune femme se présente à nous avec une mère malade, un père qui a fui une partie de ses responsabilité et un diplôme qui ne lui sert pas à grand chose. Alors comme beaucoup, elle accepte le travail qu’elle peut, précaire bien sûr. Et dès le départ, elle comprend que rien ne lui sera épargné : son bureau vient de subir un dégât des eaux, et elle doit se débrouiller pour le rendre respirable. Les commodités ne sont pas avec un minimum de confort pour éviter que les salariés n’y passent trop temps, la hiérarchie directe a les dents qui rayent le parquet et ne sont que axés sur la productivité, aidé en cela par un système qui permet à tout à chacun de surveiller ses collègues (je vous laisse découvrir ce système).

Et puis, l’incroyable se produit : repérée (et dénoncée dans un premier temps) par Duncan, elle verra le tapis se dérouler pour elle CDI, logement, on en aurait presque la larme à l’oeil par tant de gentillesse… ou de condescendance ? Un moyen de faire comprendre à tous que le petit peuple est à la merci des chefs et par là même qu’elle est redevable. L’employé.e dépendante de son patron, à un point qui dépasse l’entendement et qui tombera amoureux du bellâtre…

Alors, vous vous demandez où se trouve l’élément surnaturel qui me fait parler de ce roman ? Il y a bien un autre monstre que le travail tel qu’il est décrit (bien que je ne suis pas sûr de savoir lequel m’inquiète le plus) : Duncan Vane n’est pas qu’un cadre de l’entreprise, il est aussi un mâne qui pourrait tuer la jeune femme d’un claquement de doigt, et cette possibilité reste bien présente dans l’esprit de la jeune femme. Cet esprit ancien va nous permettre de découvrir un Paris que je ne connaissais pas, faisant découvrir des cours, des tunnels, cimetières ou encore les catacombes moins connues… On sent l’amour de Catherine pour cette ville.

Ce roman est donc à l’image de son autrice, drôle et engagé… et donc immanquable !

- Allan, le 10 novembre 2018.



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Heliot - Frankenstein 1918 - Sous les galets, la page...
Posté le 14 novembre 2018

Si 2018 marque la fin des commémorations du centenaire de la Grande Guerre, l’année est aussi celle du bicentenaire de la parution du Frankenstein ou le Prométhée moderne de Mary Shelley. Une œuvre considérée par les spécialistes du genre comme l’un des romans précurseurs de la Science fiction. Avec Frankenstein 1918, Johan Heliot acquitte son tribut à l’autrice, tout en livrant une histoire alternative de la conflagration mondiale.

Loin des accents patriotiques ou du cérémonial mémoriel consensuel, l’auteur français imagine en effet une uchronie désabusée, faisant appel au sens éthique des générations futures pour ne pas reproduire les errements du passé. Fidèle à son goût pour l’Histoire et, à la manière des feuilletonistes, il prolonge le conflit, tout inversant ses perspectives. L’Allemagne ressort ainsi vainqueur, après avoir contraint la France à l’armistice et avoir effacé Londres sous un déluge de bombes irradiantes, déversées par des raids massifs de zeppelins. Si 1933 marque la fin de la « Guerre terminale », elle ouvre aussi une période de paix débouchant sur l’hégémonie allemande. En guise de fil directeur, nous suivons l’enquête d’un jeune intellectuel français qui, à partir de 1958, tente d’exhumer le récit resté secret d’une expérimentation secrète et avortée, menée par Winston Churchill dans les premières années du conflit. Une expérience basée sur les travaux de Victor Frankenstein qui aurait pu changer le cours de la guerre.

Frankenstein 1918 a les défauts de ses qualités. Les personnages archétypés, les rebondissements téléphonés et autres facilités narratives peuvent agacer. Heureusement, l’imagination débridée, l’intertextualité complice et les multiples clins d’œil nous poussent à l’indulgence. Johan Heliot n’usurpe pas sa réputation de raconteur d’histoires. Il met sa connaissance de l’Histoire au service d’un récit où se mêlent les personnages historiques (Winston Churchill, Ernest Hemingway, Adolf Hitler, Irène et Marie Curie) et de fiction (Victor Frankenstein), rappelant en-cela la manière d’un René Reouven. Parmi ces caractères, on retiendra surtout celui de Victor. La créature monstrueuse, le non né, régénéré à partir de plusieurs cadavres, dépasse sa condition de chair à canon, pour gagner en humanité au fil du récit, au point d’incarner la mauvaise conscience d’une humanité bien décevante. On n’oubliera pas enfin les personnages féminins qui ne se contentent pas ici de faire tapisserie, bien au contraire, elles apparaissent même comme un des moteurs du récit.

Léger, mais non dépourvu d’une certaine profondeur, Frankenstein 1918 évite fort heureusement l’écueil de la naïveté. Derrière le récit recomposé d’une histoire secrète, non officielle, affleure en effet un propos dédié au nécessaire travail de l’historien, une tâche à mille lieues du prêt à penser mémoriel des commémorations institutionnelles. Johan Heliot déroule également une réflexion sur les méfaits du pouvoir et sur la transformation des combattants en machines, une chair à canon déshumanisée, taillable et sacrifiable à merci.

 -  Yossarian, le 11 novembre 2018.



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Heliot - Frankenstein 1918 - Une manette à la main
Posté le 14 novembre 2018

Frankenstein 1918 est un roman de Johan Heliot paru fin septembre aux éditions L’Atalante. Mélange d’histoire et de fantastique, ce livre nous entraîne dans une Europe du 20ème siècle où l’on découvre que quelques variations avec la réalité ont eu de très grandes conséquences sur la suite des évènements.

Les monstres de la Guerre terminale

La Seconde Guerre mondiale n’a pas eu lieu mais la Première, appelée la Guerre terminale, a duré 20 ans et s’est soldée par un protectorat prussien jusque dans les années 1960. Churchill et de Gaulle existent mais ils n’ont pas eu l’occasion de prendre en main un processus de paix et sont restés des personnages de second plan.

Au début de la guerre, en 1914, les anglais décident qu’il faut agir vite pour en terminer au plus tôt. A la place des constructions de chars et autres armes de guerre, une unité de recherche particulière est créée. Winston Churchill est nommé responsable de cette opération ultra secrète. Grâce aux cahiers retrouvés du Docteur Frankenstein et de ses travaux sur la régénération des chairs et grâce également aux progrès techniques, Churchill et son équipe finissent par réussir à créer un humain, non-né, à partir de morceaux de cadavres. Cet assemblage de morceaux d’anciens soldats morts tragiquement, c’est Victor. Mais Victor n’est que le premier d’une longue série car c’est bientôt un bataillon entier de « frankies » qui est créé. Malheureusement, malgré plusieurs opérations à succès menées sur le champ de bataille, le gouvernement anglais décide de mettre un point final à cette expérience jugée contre nature. Victor s’échappe de justesse, retrouve une certaine forme de conscience grâce à sa rencontre avec Marie Curie puis décide qu’il vaut mieux pour tout le monde qu’il reste cacher et il s’installe alors dans les ruines d’une Londres dévastée et inhabitable pour les gens normaux.

Les années passent, la guerre perdure, l’emprise prussienne induit de la censure, des restrictions… en 1956, un jeune universitaire français tombe un peu par hasard sur les journaux que tenaient Victor et Churchill. Il décide qu’il est important de les étudier pour dévoiler aux yeux du monde cet aspect totalement caché de la guerre. Il se lance alors dans une quête un peu folle en compagnie d’une jeune résistante à l’occupation rencontrée à la bibliothèque avec pour but de dévoiler la vérité fusse t-elle responsable de mettre sa vie en danger !


Un roman étonnant et passionnant

Ce roman est en fait une succession de différents points de vue. Une sorte de recueil qui regroupe les notes de Churchill, de Victor et d’Edmond, l’historien. ainsi le récit se dévoilent peu à peu au læecteur à travers la plume des trois hommes, chacun donnant évidemment sa version des évènements. On découvre alors cette histoire étonnante de la création de Victor et de son bataillon de Frankies sacrifié sur l’autel des bonnes moeurs de la société britannique de l’époque.

Ce qui est top dans ce roman c’est de découvrir un univers créé par l’auteur et qui mélange les faits historiques réels avec de la fiction. En partant de 1914, Johan Heliot imagine une Europe en proie a une guerre unique et très longue où les grands noms que nous connaissons de la Première et la Seconde guerres mondiales n’ont pas eu les mêmes actions, créant ainsi une sorte de la réalité alternative assez intéressante.

Victor, hommage direct à la créature du livre Frankenstein ou le Prométhée moderne de Mary Shelley est un personnage très intéressant puisque dans le roman il semble souvent être le plus humain de tous dans cette époque chargée de barbarie.

J’ai aimé Frankenstein 1918. J’ai aimé le mélange des genres, Victor, Edmond et Churchill et l’uchronie créée par l’auteur qui est incroyablement plausible !

- Jenni, le 12 novembre 2018.



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