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Pratchett - Mortimer - La vie page à page
Posté le 19 novembre 2017
Je savais en commençant ce roman que ce serait un vrai plaisir à lire. Je n'ai lu que les deux premiers tomes de la série du Disque-Monde, et je les avais déjà adorés ; le consensus général étant que Mortimer est l'un de meilleurs volumes de la série, je m'attendais à être conquise. Et pour une fois, malgré mes attentes, je n'ai pas été déçue !

Je l'ai lu en anglais, je n'ai donc pas d'avis particulier sur la traduction, mais je sais qu'elle est généralement très réussie. Le premier piège qu'a dû éviter le traducteur est dans le titre : la version originale s'intitule "Mort", le diminutif de Mortimer et une référence évidente au mot français qui est utilisé en anglais dans certains contextes très spécifiques. Du coup le titre français a repris le prénom en entier et utilise "Morty" comme diminutif. Voici un petit exemple de la subtilité des jeux de mots extrêmement fréquents dans les romans de Terry Pratchett ; il est fort probable que j'en ai raté un bon nombre, mais je n'ai eu aucun problème à comprendre le texte dans sa langue originale. 

Le charme de Pratchett a deux facettes : une imagination débordante pour l'intrigue et un style humoristique inimitable. L'intrigue est très réussie : c'est un concentré d'aventure qui emprunte des tas de clichés pour les retourner de façon à nous surprendre. La Mort par exemple, on l'imagine très bien avec sa cape, sa faux, son regard terrifiant, le désespoir qui l'accompagne... sauf qu'au lieu de le prendre tel qu'il est, un personnage d'horreur, Pratchett en fait un chef d'entreprise, un fonctionnaire, le père un peu débordé d'une adolescente difficile, et surtout un grand curieux qui a envie de découvrir les plaisirs humains. Tout de suite, ça détonne !  C'est aussi le début d'une intrigue pleine de rebondissements où notre héros, l'apprenti Mortimer, sera vite débordé par les conséquences d'une fausse manoeuvre impulsive... Les pages se tournent comme celles d'un conte plein d'aventures, et en-dehors d'une fin où quelques aspects m'ont un peu déçue, c'est un récit qu'on n'a pas envie de lâcher une fois qu'on l'a commencé.

Quant au style narratif, il est inimitable. L'humour, c'est quelque chose qui plaît ou qui ne plaît pas, c'est très personnel ; je n'ai pas vraiment adhéré à celui de Douglas Adams, un autre auteur anglais célèbre pour ses romans de science-fiction humoristique, mais par contre j'adhère sans réserve à celui de Terry Pratchett. Je ne ris pas à toutes les pages, mais le sourire y est toujours. L'auteur a notamment un talent particulier pour les descriptions, il ne cesse d'inventer des métaphores amusantes et éclairantes à la fois ; il parvient ainsi à rendre ce roman très visuel.  En plus de ça, il ne se contente pas d'utiliser le langage pour parvenir à ses fins, il emploie aussi des ressources inexplorées de la typographie. Par exemple, la Mort s'exprime toujours en lettres capitales, ce qui lui donne une majesté inattendue, permet de jouer avec le contraste entre le sérieux de la police et la frivolité des propos, et permet aussi de faire passer des informations supplémentaires au coeur de l'intrigue (je vous laisse découvrir de quoi il s'agit). Il n'hésite pas non plus à utiliser des procédés qui s'approchent de la BD, comme par exemple 
"..." dit-il.
Ca doit être un vrai cauchemar pour les narrateurs d'audiolivres ! 

Bref, voilà un roman de divertissement parfait : il vous fera passer un excellent moment, le genre de choses qu'il faut lire quand on n'a pas trop le moral. D'après des co-lecteurs qui ont entamé la découverte du Disque-Monde avec ce roman, ne pas avoir lu les épisodes précédents n'est pas du tout un problème. Il s'adresse donc à tout le monde, et si je ne peux pas garantir que l'humour de Pratchett sera celui qui vous convient, je peux vous garantir que ça vaut vraiment la peine d'essayer ! 


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Pratchett - Sourcellerie - La vie page à page
Posté le 19 novembre 2017
Quand j'ai envie d'un bon divertissement littéraire, une valeur sûre, je sais toujours où me tourner : je progresse un pas de plus dans l'univers magique créé par Terry Pratchett. L'humour, c'est toujours délicat, mais il y en a qui marchent bien avec moi et le Disque-Monde fait partie de ceux-ci. 

J'ai donc retrouvé avec beaucoup de plaisir ce cher Rincevent et son acolyte le Bagage. L'aventure commence par la visite de l'Université de l'Invisible, ce lieux mythique tout aussi profondément farfelu que le reste du monde dans lequel elle se situe. Puis l'intrigue se divise en deux : d'une part, nous avons le fameux sourcelier, un sale gosse aux pouvoirs inimaginables qui vient prendre sa place parmi les sorciers. Et de l'autre, nous avons Rincevent, chargé (contre son gré, comme d'habitude) de la sécurité du chapeau magique de l'Archimage de l'Université, qui a sa propre personnalité et compte bien ne pas atterrir entre les mains de Thune le sourcellier. En résumé : côté pile, on a de la magie qui va détruire le monde, et côté face, un mage raté suivi d'un coffre à pattes au service d'un chapeau pointu. On est bien dans l'univers loufoque du Disque-Monde ! 

Par rapport aux autres volumes de la série que j'ai déjà lus, j'avais préféré Mortimer et La Huitième Fille qui sont d'autant plus amusants qu'ils abordent des thèmes très sérieux. Ici il s'agit surtout d'aventure et de magie, mais j'ai pris beaucoup de plaisir à retrouver ce cher Rincevent et son Bagage. Rincevent a son côté très amusant de mage raté et très honnête par rapport à sa propre lâcheté, mais en même temps, il a tellement souvent raison que ce sont les autres personnages qui finissent par paraître ridicules. D'ailleurs, il se découvre trois nouveaux compagnons pour cette aventure (sans compter le chapeau) ; je n'en dirai rien à part que l'un d'eux est lié à un personnage des précédentes aventures, La Huitième Couleur et Le Huitième Sortilège. Ce n'est donc clairement pas par ce roman qu'il faut découvrir le Disque-Monde ; mais ce n'est pas non plus celui par lequel on terminera la lecture, étant donné qu'à la fin de ce tome, Rincevent et le Bagage se trouvent dans une situation qui nécessitera encore pas mal de pages...

Ce qui m'étonne le plus dans cette lecture, c'est que je ne me fatigue pas de l'humour de Terry Pratchett.  Il est très reconnaissable et très particulier, et pourtant, pour le moment, il arrive encore à me surprendre avec de nouveaux jeux de mots et de nouvelles situations inattendues. Je ne ris pas aux éclats, mais j'apprécie le loufoque de la narration à chaque page. 
 


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Pratchett - La huitième couleur - La vie page à page
Posté le 19 novembre 2017
Vous savez ce que c'est, de la fantasy humoristique ?  Si la réponse est non, achetez-vous tout de suite un Pratchett.  Et si la réponse est oui, achetez-vous quand même un Pratchett : il est sûrement bien meilleur que tout ce que vous connaissez.  Tant que vous y êtes, procurez-vous "The color of magic" ou "La huitième couleur", qui est le premier de sa série - la plupart des épisodes des aventures du Disque-Monde peuvent se lire indépendament les uns des autres, mais pourquoi pas commencer par le début...

Ce qui porte ce livre, ce qui le rend inimitable, c'est sans aucun doute l'humour.  Il en faut une sacré dose pour imaginer un monde aussi loufoque, aussi ironique que le Disque-Monde.  L'auteur revisite les thèmes les plus éculés de la fantasy, les mélange, les écornes, et les dépose en désordre sur le plateau de jeu qu'il s'est créé. C'est ébouriffant, c'est le moins qu'on puisse dire. Les héros deviennent des imbéciles fonctionnaire du pillage, les dieux de grands joueurs qui s'ennuient, la magie une espèce de ressource naturelle plutôt dangereuse qu'utile, les mages des vieux idiots empoisonnés par les vapeurs de mercure... Rien n'est prévisible, tout est nouveau et sympathique.

Humour aussi, et surtout, dans le style.  C'est absolument décapant et inimitable. Comme un humour est toujours impossible à décrire, je vous propose un petit exemple, issu de l'introduction de mon édition par l'auteur :
"If I had a penny for every time someone asked me where I got the idea of the Discworld, I'd have - hang on a moment - £ 4.67.
Anyway, the answer is that is was lying around and didn't look as though it belonged to anyone.
The world rides through space on the back of a turtle. It's one of the great ancient myths, found wherever men and turtles were gathered together; the four elephants were an Indo-European sophistication. The idea has been lying in the lumber rooms of legend for centuries. All I had to do was grab it and run away before the alarms went off."
 Ou, autrement dit :
Si j'avais reçu un penny à chaque fois que quelqu'un m'a demandé d'où m'est venue l'idée du Disque-Monde, j'aurais - un petit moment - £ 4.67.
De toutes façons, la réponse est que l'idée traînait et avait l'air de n'appartenir à personne. 
Le monde navigue à travers l'espace sur le dos d'une tortue.  C'est l'un des grandes mythes anciens, que l'on trouve dans tous les endroits où hommes et tortues ont été rassemblés ; les quatre éléphants sont une sophistication indo-européenne.  Cette idée se trouvait dans les greniers des légendes depuis des siècles.  Tout ce que j'avais à faire était l'attrapper et m'enfuir en courant avant que les alarmes ne se déclenchent.

J'espère que ça vous donne une petite idée du sens de l'humour Pratchettien : factuel, terre-à-terre, jouant sur les mots et bourré de métaphores des plus originales.  Il enrobe chaque phrase et chaque personnage, jonglant avec les clichés, alternant des descriptions très - trop - conventionnelles des romans d'aventure et de fantasy avec des passages ironisant sur ces clichés. 

L'aventure est présente sans arrêt, on n'a pas une page de calme dans le tourbillon des péripéties qui entraînent Rincevent et le touriste, Deux-Fleurs, d'un bout à l'autre de leur monde.  C'est parfois un peu précipité et par moment j'ai eu l'impression que c'était un peu trop : ils tombent d'une catastrophe à une autre sans aucune prise sur les événements (la plupart du temps) et en fin de compte, le trop-plein d tension atténue l'impatience du lecteur.  Mais là je suis vraiment difficile, parce qu'au final on ne s'ennuie pas et on sourit aux moments où on s'y attend le moins, ce qui fait de cette lecture quelque chose de vraiment exceptionnel. 

Bref, je vous conseille vivement cette lecture, tout en vous prévenant : la fin se termine sur un cliffhanger - bien que le mot s'applique très mal à ce cas-ci, vous verrez pourquoi - qui vous obligera à vous lancer dans le second volume, le huitième sortilège. Mais quand on aime, plus c'est long, mieux c'est, n'est-ce pas ? 
 


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Pratchett - La huitième couleur - Entre 23 heures et minuit
Posté le 19 novembre 2017

Après avoir lu le tome 27 des Annales du Disque-Monde, j’ai voulu poursuivre ma découverte des imaginations farfelues de Pratchett, mais en lisant d’abord les 2-3 premiers tomes, afin de de poser le décor de manière plus précise, d’en connaître un peu plus sur ce Disque-Monde et sa structure.

En parcourant le 1er tome, La Huitième Couleur, je n’ai pas du tout été déçue. Non seulement j’ai retrouvé toute l’ambiance fantasque découverte dans Procrastination (personnages loufoques, aventures rocambolesques, jeux très amusants avec les mots -onomastique, néologisme, emploi d’un mot pour un autre-), mais en plus, j’ai pu m’imaginer une grande partie de ce Disque-Monde tout simplement parce que l’un des personnages principaux du récit est un « touriste » (terme employé par Pratchett) qui a eu l’envie subite de parcourir le plus de territoires possibles.

Deuxfleurs arrive un jour à Ankh-Morpor, une ville du Disque-Monde. Il transporte avec lui un bagage très étrange, contenant une grande quantité d’or mais également doué de vie et de pattes, qui lui permettent de fuir les voleurs, ou de défendre son maître. Le célèbre mage Rincevent est contacté pour protéger ce visiteur et lui permettre de mener à bien sa curieuse entreprise. Nous parcourons donc les différentes contrées du Disque-Monde en même temps que les personnages, nous rencontrons ses habitants, cocasses, effrayants, mélange de merveilleux traditionnel et d’imagination débridée, le tout épicé d’une pointe d’humour décapant et désarçonnant, touchant les mots, comme je l'ai dit, mais faisant également appel à notre culture féérique et fantastique, en en reprenant les schémas, les personnages... pour les détourner de manière assez réussie. J'ai en particulier adoré le traitement fait à la magie, très développée dans ce tome!

Décidément, la Science-Fiction burlesque de Pratchett, j’aime et je sens que toute la série finira par y passer !

En passant, un grand coup de chapeau à Patrick Couton, le traducteur, qui a su rendre à merveille les nombreux jeux de mots de l’auteur !

- Djak, le 1/10/10 



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Pratchett - La huitième couleur - Les lectures de Mina
Posté le 19 novembre 2017

 Terry Pratchett c'est de la fantasy mais pas seulement, c'est surtout une bonne dose d'humour à base de métaphores totalement inattendues, de discussions hautement philosophiques, de personnages caricaturaux au possible et de situations totalement improbables...  Un univers bien à lui donc dans lequel on se perd un peu au début mais si on se laisse porter, ce sont des fou-rires assurés.

  Nous voici donc embarqué sur le Disque-monde, dans la tristement célèbre cité d'Ankh-Morpork, la double, en proie aux flammes : mais que s'est-il passé ?

  Une première partie nous présente donc le mage raté, Rincevent, qui ne connaît qu'un seul sort et qui ne sait même pas s'en servir. A l'auberge du Tambour Crevé, il fait la rencontre d'un touriste, Deuxfleurs, venu du continent Contrepoids (situé à l'autre bord du Disque-Monde), accompagné d'une malle sur pattes, et qui souhaite tout voir : du marché aux esclaves au temple des Petits Dieux en passant par la Fosse au Catin. Face à l'intérêt pécunier que représente cet unique touriste, le Praticien décide de lui confier Rincevent comme guide : la bourde....

"Deuxfleurs était un touriste, le premier jamais vu sur le Disque-monde. 'Touriste', avait conclu Rincevent, voulait dire idiot."

  A vrai dire, je vais m'arrêter là sur l'histoire car je trouve qu'un roman de Pratchett mérite d'être entièrement découvert. Sachez en tout cas que vous n'allez pas vous ennuyer entre combat de démons et vol à dos de dragons, le tout ponctué de quelques bonnes doses de rire, vous verrez je n'ai pas menti ! (^-^) De plus, je suis certaine que vous allez adorer la rencontre avec la Mort qui, soit dit en passant, est de sexe masculin...

"Il serait inexact de dire que la Mort sourit, puisque n'importe comment ses traits restaient figés en un rictus calcaire. Mais il fredonna un petit air guilleret comme une fosse commune."

  Pour conclure, je suis vraiment très heureuse de cette découverte des Annales du Disque-monde de Pratchett, je pourrais citer tout le livre tellement les situations comiques se multiplient, j'aime beaucoup l'univers et cela reste de la vraie fantasy bref tout pour me plaire. Si vous ne connaissez pas encore Pratchett, je vous conseille de tenter l'aventure, même si vous n'accrochez pas, c'est à découvrir !

- Mina, le 1/10/10 



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Serez-vous la nouvelle plume publiée pour nos 30 ans ?

Le mois de janvier 2018 marquera la reprise de la réception des manuscrits. Envoyez-nous votre texte du 1er au 31 janvier. Nous avons enchanté notre boîte mail, afin qu’elle transforme en citrouille tous les messages reçus à partir du 1er février minuit.

Ne serons lues que les œuvres de fiction : fantastique, science-fiction et fantasy. Rappel : nous ne publions plus de romans jeunesse, ni de bandes dessinées, ni de polars.

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