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Leboulanger - Malboire - Daily Passions
Posté le 19 novembre 2018

Au fil de votre lecture vous trouverez sans doute que l’illustration de couverture renvoie au contenu, il n’empêche je ne suis pas sûr qu’elle vous ait inspiré l’achat. Tout comme le titre d’ailleurs.

Tout se déroule dans un monde post-apocalyptique. Rien ne nous est dit des causes de l’état des lieux et des êtres puisque nous les découvrons au fur et à mesure de l’action. Le personnage principal, si l’on peut dire, s’est baptisé Zizare à son sortir de la boue, la malboire, la glaise d’où il a été tiré par Arsen, un qui sait des choses, qui veut faire fonctionner une machine du Temps Vieux, qui dessine des plans. Arsen et Zizare construisent leur machine et la mettent en fonction, c’est ainsi qu’ils récupèrent de l’Eau bonne à boire et autre que celle venue du ciel dont se servent ceux d’un proche village, Wassingue. C’est là que Zizare va rencontrer celle que tout le monde juge folle et qu’il va aimer et baptiser Mivoix. Ensemble ils vont vouloir voir le barrage qui domine la vallée où ils vivent. Le barrage est tenu par une secte qui risque de les mettre à mort, ils fuient. Et Zizare se retrouve plus ou moins prisonnier des Batras et de la Feuillue qui avancent sur le marécage pour rejoindre le Là-Haut, vous suivez ? Je vais vous abandonner là, vous trouverez la suite et la fin dans le roman. Attention, nous sommes en fin ouverte et l’on peut imaginer une suite en deux épisodes au moins.

Vous devez avoir une petite idée du fond, non ? Le héros est du genre qui ne se contente jamais de ce qui est à sa disposition, il lui faut toujours – de son plein gré ou non – aller de l’avant. Et, s’il ne renonce jamais, c’est parce qu’il trouve en lui une bonne raison d’avancer. Une raison qui peut parfois nous sembler futile mais nous ne sommes pas dans la même situation que lui.

A lire de préférence d’une traite pour mieux apprécier. Bonne lecture.

- Noé Gaillard, le 15 novembre 2018.



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Howe - Sur les terres de Tolkien - Le Bibliocosme
Posté le 19 novembre 2018

John Howe : parcours, influences et oeuvres

On ne présente plus aujourd’hui John Howe, principal illustrateur de la Terre du Milieu telle que décrite par Tolkien dans ses différents ouvrages, et qui fut également conseiller artistique sur le tournage de la trilogie du « Seigneur des anneaux » réalisée par Peter Jackson il y a maintenant une quinzaine d’années. Plus récemment, les chanceux visiteurs de la dernière édition du festival des Imaginales ont eut l’opportunité de visiter l’exposition « There and back again » organisée à la bibliothèque d’Épinal à l’occasion de la venue de l’artiste. Je fus, a ma plus grande joie, de ces chanceux (de même que deux sympathiques trolls croisés en chemin), et c’est à la suite de cette visite et de la soirée spéciale qui lui fut consacrée dans la foulée que je me suis finalement laissée tenter par ce beau-livre. Édité en 2002 à l’occasion d’une autre exposition organisée cette fois en Champagne-Ardenne (« John Howe. Sur les terres de Tolkien »), l’ouvrage contient plus de cent-trente reproductions des illustrations de l’artiste (tableaux et croquis), ainsi que quelques textes signés par John Howe lui-même, mais aussi par son complice Alan Lee, Stéphanie Benson ou encore Christophe Gallaz (le tout pour la somme tout de même non négligeable de 32 euros). Au fil des pages, les différents contributeurs abordent à tour de rôle la question des rapports entre les œuvres de l’artiste et le texte qui les a inspiré et dont John Howe est, selon eux, l’un des rares à être parvenu à capter la véritable essence. Tandis que les trois intervenants vantent chacun à leur manière la qualité du travail de l’illustrateur (utilisation de la lumière, jeux avec les textures, reconstitution des paysages…), John Howe revient pour sa part sur son parcours, sur l’importance de l’œuvre de Tolkien et l’intemporalité des mythes, ainsi que sur l’inspiration qu’a constituée pour lui son installation en Europe (il vit depuis de nombreuses années en Suisse).


Promenade en Terre du Milieu

Si les informations fournies par les textes sont intéressantes, ce sont évidemment les images qui retiennent avant tout l’attention du lecteur. Et quelles images ! Imprimées le plus souvent sur l’intégralité d’une page (voire parfois en double page), les paysages de la Terre du Milieu défilent au rythme de la lecture et se révèlent toujours aussi saisissants et émouvants que la première fois. Les décors sont bien sûr les plus impressionnants et les plus fréquemment représentés, qu’il s’agisse de l’impressionnante tour d’Orthanc, ravagée après le passage des Ents, de l’imposant Argonath, du Gouffre de Helm en pleine bataille, de la cité d’Edoras ou encore de la verdoyante et paisible Comté. Figurent également des représentations des créatures les moins ragoutantes du monde de Tolkien et que John Howe restitue avec un savoir-faire exceptionnel : le Balrog et son combat contre le magicien Gandalf, la terrifiante Arachne, les cavaliers noirs en pleine course, le dragon Smaug endormi… Si l’ouvrage se constitue pour l’essentiel de tableaux, on y trouve également plusieurs croquis ainsi que des agrandissements visant à mettre en lumière tel ou tel détail (armement, visage, ornement…). L’un des intervenants écrits à propos de l’artiste et de son travail : « John Howe, l’heureux homme, a marché dans les rues d’Edoras, entendu les trompettes de Minas Tirith, rencontré Sylvebarbe et les derniers Ents ; il s’est tenu devant les tours de Gondor et a assisté, sans doute terrorisé, à la dernière bataille contre les forces du Mordor. La Terre du Milieu existe, puisque John Howe l’a peinte. » Et c’est exactement ce que l’on ressent à l’issu de cette lecture qui donne furieusement envie de se replonger dans l’univers de Tolkien, que ce soit par le biais des romans ou des films.

Un beau-livre simple mais intéressant, qui séduit avant tout parce qu’il permet d’apprécier la qualité du travail de John Howe et d’admirer les décors de la Terre du Milieu directement sur papier et à un format beaucoup plus large. Inutile de vous dire qu’après cette petite promenade dans l’univers de Tolkien, vous n’aurez qu’une envie : la prolonger.

-  Boudicca, le 19 novembre 2018.



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Leboulanger - Malboire - Lecteurs.com
Posté le 16 novembre 2018

Du post-apocalyptique poétique et écologiste

Un récit post-apocalyptique qui nous plonge dans un univers où la boue est reine. Qui mêle écologie, foi et amour dans un monde dévasté. le nôtre.
Des êtres humains qui ont l'air d'avoir régressé, vivant comme des bêtes, condamnés à errer dans cette boue toxique nommée bien justement "la malboire".
Un jeune qui sort du lot (de la boue) est Zirare, ce Candide sauvé par un vieil ermite Arsen, détenteur d'une machine à extraire l'eau souterraine.
Un roman d'apprentissage puisque Zirare va cheminer tout le long de cette rivière empoisonnée pour chercher son Graal, cette substance plus rare que l'or, l'Eau avec un grand E.

C'est aussi un récit écologique puisque le thème de la technologie est abordé avec la destruction de tout l'écosystème. Une allusion non cachée au groupe industriel Monsanto. Il y a également le jugement d'une humanité révolue, de fascination pour pas grand-chose (culte d'un barrage par exemple), de la bêtise humaine et son auto-destruction.

La plume de l'auteur est poétique , noire certes, mais d'un puissance d'évocation assez forte. J'ai bien aimé les pensées (ses mémoires) que le narrateur nous dévide. Au début, ils sont naïfs, balbutiant, hésitants -tel un Golem - puis au fur et à mesure de son cheminement, ils deviennent sûrs, précis et clairs. (malgré tout de même une certaine inquiétude et de la résignation)?

Malboire, malgré sa cruauté et son ton sombre, "réveille" notre responsabilité envers l'eau. Ne la gaspillons pas. Il n'est plus le temps de se résigner, mais plutôt faire changer les mentalités.
Au final, récit optimiste ou pessimiste? A nous, Humains de faire le bon choix...

- Catherine Quart Foisset, le 15 novembre 2018.



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Kay - Enfants de la terre et du ciel - Le Bibliocosme
Posté le 16 novembre 2018

Retour en terrain connu pour le maître incontesté de la fantasy-historique

Après avoir consacré deux volumes à la Chine médiévale, Guy Gavriel Kay continue à explorer les périodes de l’histoire par le biais de la fantasy et s’attaque cette fois aux Balkans de la fin du XVe siècle. Vingt-trois ans après la chute de Sarrance (Constantinople) devenue Asharias, les adorateurs de Jad (comprenez les chrétiens) ont toujours du mal à se remettre du choc et les tensions dans cette région du monde ne cessent de s’exacerber entre les différentes forces en présence. Les Osmanli (les Ottomans) ne cessent de repousser les frontières de leur empire et lorgnent désormais sur des terres encore plus au nord et à l’ouest, à commencer par celles du Saint-Empire de Jad (le Saint-Empire romain germanique). L’auteur s’intéresse également au sort de trois cités qui ont chacune, pour des raisons bien différentes, des intérêts dans la région : la première est la République de Séresse (Venise) qui entend bien conserver sa domination sur l’Adriatique en matière d’échanges commerciaux ; la seconde est la ville de Dubrava (Dubrovnik) qui se bat pour garder son indépendance et ne s’attirer les foudres d’aucun de ses puissants voisins ; et enfin la troisième est la petite ville de Senjan (Senji), une place-forte dans laquelle se sont réfugiés ceux ayant fui l’avancée ottomane et qui se livrent depuis à la piraterie (non seulement sur les navires marchands venus d’Asharias mais aussi de Séresse). Bien qu’occupant une zone géographique fort restreinte, ces Senjaniens posent un véritable problème à toutes les grandes puissances alentour : l’empereur d’Obravic les a placé sous sa protection mais doit subir les foudres de Séresse qui n’accepte pas que ses navires soient pillés ; Séresse commence à perdre patience à force de voir ses marchandises disparaître et sa réputation écorner ; quand aux Osmali, ils ne peuvent évidemment tolérer qu’une minuscule cité à leur frontière se permette de leur nuire de manière aussi affichée.

Des frontières et des hommes

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’auteur n’entend pas se focaliser ici sur les principaux acteurs du pouvoir dans chacun de ses empires ou cités. Si un ambassadeur, un duc, ou même un empereur, ont bien le droit à quelques scènes, la plupart des protagonistes du drame qui se joue ici sont en réalité des personnes parfaitement ordinaires. Une guerrière avide de venger la mort de sa famille, un jeune peintre à qui on confie une commande risquée mais à même de le couvrir de gloire, un marchand, une noble déchue devenue espionne, un soldat d’élite de l’armée d’Asharias : voilà, pour faire court, le type de profils sur lesquels Guy Gavriel Kay a ici choisi de se pencher. Il s’agit en effet moins d’aborder ici les bouleversements opérés par la guerre et les conquêtes à l’échelle des empires qu’à celle des individus. La variation constante des frontières et les conséquences sur les « gens du commun » : voilà le cœur du nouveau roman du maître de la fantasy-historique. Un sujet au combien d’actualité que l’auteur traite avec sa délicatesse et sa subtilité habituelle en faisant partager à ses lecteurs la colère, la souffrance, l’impuissance ou le refus de se résigner de tous ces gens ordinaires qui ont vu leur vie totalement transformée en même temps que se remodelaient les frontières autour d’eux, que ce soit après le passage d’une force armée, ou simplement parce que la région dans laquelle ils vivent est devenue un objet de litige entre deux puissances. Guy Gavriel Kay aborde également avec cette sensibilité qui lui est propre et qui a fait le succès de ses précédentes œuvres la question du temps qui passe et des traces qu’un individus peut laisser dans l’histoire. Il ne se prive notamment pas de multiplier les références à certains de ses anciens romans, à commencer évidemment par « La mosaïque de Sarrance » dans laquelle il mettait en scène la même région du monde mais plusieurs siècles plus tôt.

Ce serait une erreur de croire une tragédie régulière, continue, même en des temps tumultueux. Le plus souvent, des périodes d’accalmie et de répit parsemèrent la vie d’un personnage ou d’un état. On observe un semblant de stabilité, d’ordre, une illusion de calme…et puis les circonstances changent en un tournemain. 

Émotion et reconstitution historique impeccable : la marque de fabrique de Guy Gavriel Kay

L’auteur mentionne ainsi l’air de rien une certaine fibule représentant un oiseau, les victoires d’un aurige exceptionnel ou encore la mosaïque sublime représentant deux impératrices, et chaque de ces références manquent de faire venir les larmes aux yeux du lecteur tant elles évoquent de souvenirs. Le roman est ainsi plein d’émotion et la mélancolie qui ne tarde pas à s’installer tient autant à ces fameux souvenirs des temps anciens qu’aux personnages en eux-mêmes. Comme toujours dans les œuvres de l’auteur, chacun des protagonistes se retrouve à un moment ou un autre confronté à un choix difficile à même de totalement bouleverser sa vie, voire, pour certains d’entre eux, l’ordre du monde. Outre ses personnages, le roman est aussi porté par la documentation impeccable de l’auteur qui tente de nous donner la vision la plus précise et la plus nuancée possible d’une époque donnée. Le contexte géopolitique est rigoureusement respecté, et il est particulièrement intéressant de voir l’auteur se focaliser sur le cas méconnu de Senji et des Uscoques (ces réfugiés ayant fui la Bosnie sous la pression des Ottomans et auxquels Georges Sand a d’ailleurs consacré un roman). Le roman fourmille également de détails qui nous permettent de nous faire une idée précise du contexte économique de la Renaissance, ainsi que de la manière dont on commerçait. Comme toujours, l’auteur cherche également à renforcer l’immersion de son lecteur en nous donnant un aperçu de la production artistique en cette fin de XVe siècle. Après la mosaïque sous Justinien, la poésie chinoise sous les Tangs, ou la musique à l’époque de la Reconquista, Guy Gavriel Kay met l’accent sur la peinture et l’essor de nouvelles techniques picturales qui donneront naissance aux chefs d’œuvre de la Renaissance que l’on connaît tous. Pigments utilisés, supports, liants, traités de peinture… : tout est là, et c’est absolument passionnant.

« Enfants de la Terre et du ciel » témoigne une fois encore du talent incontestable de Guy Gavriel Kay en matière de fantasy historique et permet aux lecteurs d’arpenter une nouvelle région du monde et une nouvelle époque. Les thématiques très actuelles évoquées, ainsi que la mélancolie qui se dégage du texte, renforcent l’émotion suscitée par les personnages qui, une fois encore, marqueront le lecteur pour longtemps une fois la dernière page refermée.

- Boudicca, le 16 novembre 2018.



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Heliot - Frankenstein 1918 - Les miss chocolatine bouquinent
Posté le 16 novembre 2018

Frankenstein 1918 a tout du grand roman. Outre le partage du souvenir, les mises en garde contre la folie humaine, ses croyances, la cruauté sont de rigueur. Tout n’est pas sombre, Heliot insuffle une dose d’optimisme et de bienveillance. L’amour est là tapi dans l’ombre prêt à reprendre ses droits et le final en est le parfait exemple.

- Esmeralada, le 14 novembre 2018. 



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Offre numérique : Mémoires de Lady Trent à 4,99e
Posté 09 novembre 2018 -

Le dernier tome des Mémoires de Lady Trent sort ce mois-ci : Le Sanctuaire ailé !
À cette occasion, le reste de la série est à prix réduit en numérique.

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La pratique de l’Hilketa selon John Scalzi
Posté 06 novembre 2018 -

L’hilketa est un sport inventé aux États-Unis où deux équipes de onze joueurs ont pour principal objectif d’arracher la tête à l’un de leurs adversaires puis de la lancer ou de la porter entre les poteaux de but.

Ils marquent ainsi des points auxquels peuvent s’ajouter ceux attribués en récompense d’actions défensives ou offensives. En raison de la violence de cette discipline, aucun organisme humain n’est présent sur le terrain pendant la partie

Lire la suite sur le blog

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"Entends la nuit" sur Alternantes
Posté 17 octobre 2018 -

Écoutez l'émission ici

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Texto, le nouveau roman de Dmitry Glukhovsky
Posté 24 septembre 2018 -


 

À paraître en janvier 2019.

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Manuscrits
Posté 01 février 2018 -

La session de janvier de réception des manuscrits est close. Avec 885 titres reçus, nous avons du pain sur la planche ! C’est pourquoi, si vous souhaitez nous envoyer votre texte, nous vous prions d’attendre que nous ouvrions une nouvelle session – nous l’espérons courant 2019. Cela dépendra du temps que nous prendront le grand nombre de textes reçus. Suivez-nous sur les réseaux sociaux au fil des mois pour plus d’informations.

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Posté 21 janvier 2013 -

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