L'atalante éditions
Accueil | Revue de presse
Commande librairie Logo caddie
  • REVUE DE PRESSE

Goddyn - Travail et projets, interview - ActuSF
Posté le 29 mars 2017
ActuSF fait la tournée des vœux auprès des auteurs de science fiction et de fantasy et en profite pour leur poser quelques questions. Régis Goddyn est l’auteur de la série Le Sang des 7 rois paru chez les éditions l’Atalante.
 
ActuSF : Sur quoi travailles-tu ? Quels sont tes projets ?
 
Je viens de terminer un roman de fantasy sans concessions, avec des formules et des mages, et dont le titre n’est pas définitif. Je ne sais pas exactement quand il sortira, mais probablement pas avant l’été. J’ai beaucoup publié en 3 ans, et ce que je prépare maintenant doit mûrir un peu. Ce roman-là est écrit comme un one shot, et pensé comme un trait d’union, une pause.
 
Contrairement au Sang des 7 Rois, j’accompagne Barnabéüs, un vieillard qu’on ne quitte jamais des yeux. L’idée est d’entrer plus profondément dans la psychologie des personnages en suivant un fil narratif unique. Les thèmes sous-jacents sont le vieillissement, le besoin d’être aimé et de séduire, la peur de disparaître, l’incompréhension, l’aveuglement, les privilèges, et ce que les gens sont prêts à sacrifier pour les conserver...
 
Actuellement, je m’attaque à la première partie du sang des 7 rois, l’heptalogie déjà parue chez l’Atalante de 2013 à 2016 étant la seconde. Si le titre restera le même (c’est un roman unique), c’est à un autre voyage que le lecteur sera convié, qui se déroulera sur des durées beaucoup plus longues et de plus vastes distances. Mais je ne connais pas encore l’histoire, je sais juste qu’elle fera 7 tomes de 400 pages. Question de symétrie dans la bibliothèque.
 
Quelles seront tes prochaines dédicaces ?
 
Les prochaines dédicaces ne sont pas toutes encore confirmées, mais la saison devrait débuter avec le salon du livre de Paris en mars, puis Trolls et Légendes à Mons du 14 au 16 avril. Deux beaux salons.

ActuSF  


+


Kay - Les Chevaux célestes - Albédo
Posté le 29 mars 2017

« Le monde vous offre parfois du poison dans une coupe incrustée de pierreries, ou alors des présents stupéfiants. Il n’est pas toujours facile de distinguer les deux. » – G. G. Kay

Ce sont les phrases clés de ce roman. Et pour cause, Shen Tai se voit offrir 250 Chevaux Célestes. Ils sont mythiques, convoités et idolâtrés. 250 est un chiffre exorbitant, l’Empire Kitai dans son ensemble n’en possède pas l’équivalent. Il y a de quoi bousculer l’équilibre des pouvoirs au sein de ce pays millénaire, de quoi composer des poèmes immortels. Telle est la nature de ce présent… en apparence.

« Il n’est pas toujours facile de distinguer les deux. »

Suite à l’avis enthousiaste d’Apophis, ce roman était une de mes priorités en ce début d’année 2017. Je l’ai ouvert avec un sentiment mêlant appréhension et convoitise. La joie est au rendez-vous, c’est un coup de cœur.

Les Chevaux Célestes de Kay sont un genre de fantasy que j’apprécie particulièrement.

Il s’agit en premier lieu d’une fantasy historique. L’aspect surnaturel est léger tout en s’avérant crucial. Il n’est pas question de sorts, d’incantations spectaculaires, de manipulations d’éléments ou de pouvoirs incommensurables. La magie imprégnant l’univers de Kay reste discrète et se base sur la religion traditionnelle de la Chine (Taoïsme, Bouddhisme et Confucianisme). Ainsi le monde des esprits fait-il partie intégrante de l’environnement que ce soit au Kuala Nor, à travers les mystérieuses femmes-renards, les dieux vénérés ou bien les chamans des plaines du nord.

Légèreté de l’aspect fantasy n’est pas synonyme d’insignifiance, bien au contraire. Suite au décès de son père, Tai  décide d’honorer sa mémoire lors de son deuil de deux ans. Il enterre les ossements épars au Kuala Nor, dans les montagnes au nord ouest du pays. La tâche est titanesque, pas moins de 100 000 guerriers y ont péri. C’est en ermite qu’il accompli ce labeur, infatigable fossoyeur accompagné, escorté, surveillé par les esprits des morts.

Cette partie est fondamentale pour la suite : elle permet d’ancrer le récit dans cette fantasy subtile que je viens d’évoquer et d’immerger le lecteur dans la culture asiatique du Kitai. J’ai été particulièrement sensible à l’exotisme, à la beauté et aux nuances  de cette ambiance. Tout un aspect historique vient charpenter Les Chevaux Célestes. Les recherches consenties offre un univers riche, envouteur et exotique à souhait. Kay nous projette dans une  Kitai qui n’a rien à envier à la Chine de la dynastie des Tang. L’auteur s’en est fortement inspiré et à plus d’un titre; us et coutumes, organisation sociale et politique en sont directement issus  ainsi que la révolte d’An Lushan en 755 (merci Wikipédia). Ce fut – et c’est la cas dans le roman –  une période bienheureuse pour l’empire, dangereuse pour les acteurs haut placé. La Route de la Soie a permis le développement du  commerce, de la richesse et  du rayonnement du pays à l’extérieur. La religion (ses courants principaux) a influencé la structure sociale et façonné une culture exotique à nos yeux d’européens. C’est aux côtés de Shen Tai que le lecteur est invité à traverser l’immense pays, à découvrir cette richesse hors du temps. C’est encore avec lui ou ses proches qu’il affrontera les dangers, les tensions, l’indécision et parfois de petites victoires.

Au-delà d’une fantasy historique, Guy Gavriel Kay nous propose une intrigue politique savamment orchestrée, dans laquelle s’imbrique avec habileté la problématique des Chevaux Célestes. Effectivement, nous sommes dans une région où le respect de l’apparat et le comportement idoine peuvent avoir des répercussions fatales. Un verre de vin trop chaud peut conduire à la mort! Alors 250 Chevaux Célestes apparaissent comme un présent somptueux… ou un cadeau diablement empoisonné.

La situation pourtant claire de notre protagoniste va basculer avec ce dernier. Cadet d’une famille estimée, sa voie semble tracée et prévisible puisque la direction de la famille échue entre les mains de son frère aîné, personnage ambitieux, cultivé, et intelligent. Shen Liu est devenu un mandarin de haut rang et un conseiller puissant à la cour de l’Empereur Céleste. 250 Chevaux Célestes balaient d’un revers de parchemin, une hiérarchie familiale si bien  établie, et fragilise ou renforce une position enviable dans ce nid de dragons pas très clairs.

Mais que dire du bouleversement à l’échelle d’un pays ? L’équilibre des pouvoirs est déstabilisé, les jeux et intrigues politiques prennent leur essor. L’assassinat politique est à l’ordre du jour tant l’influence de ce cadeau unique secoue l’empire jusqu’aux plus hautes sphères du gouvernement. Cette facette du roman est haletante; jusqu’au dernier moment nous sommes dans l’incapacité de savoir où et quand les couperets vont tomber, quelle sera la prochaine victime expiatoire…

La galerie de personnages met en valeur cet ensemble. Chacun d’entre eux revêt une personnalité toute en relief, avec de multiples nuances et des logiques qui n’appartiennent qu’à l’homme. Ici point de caricature, les protagonistes s’animent d’une vie propre, presque indépendante du lecteur. Aux premiers plans  -Shen Tai, Shen, Liun, Li Mei, Zhou, Wong, le Poète Immortel – sont superbement rendus par une plume à la hauteur de ce récit tout en équilibre et en nuances. Kay maîtrise parfaitement l’art de brosser un caractère en quelques phrases et mots soigneusement choisis. Même le soldat en charge d’un cheval a des traits distinctifs.

Magnifique récit de fantasy historique et politique, par bien des côtés ce roman se rapproche de la Trilogie de l’Empire de Feist & Wurst, essentiellement dans son approche des jeux de pouvoir,  de l’exotisme du cadre, et du soin apporté aux personnages. La magie diffère toutefois l’un de l’autre. Le suspens repose essentiellement sur les enjeux politiques, et les dangers qui guettent Tai , Wong et Li Mei. Cependant l’auteur nous gratifie de quelques combats à pied ou à cheval, avec une lame ou un arc, seul ou accompagné…

Cette somptueuse épopée asiatique possède de nombreux atouts pour séduire un public exigeant sur la qualité d’écriture, soucieux de  la cohérence de l’intrigue et avide de découvrir une fantasy dépaysante.  Les touches surnaturelles sont distillées avec brio, le récit est  accessible mêmes aux lecteurs réfractaires à la fantasy.

Sans feux d’artifices magiques.

Il y a sans doute des petits défauts, j’ai choisi de ne pas les voir.

 Albédo - Albédo



+


Pratchett - Sourcellerie - Se nourrir de livres
Posté le 29 mars 2017
Dans ce nouvel opus, on retrouve Rincevent et le Bagage, il vaut donc mieux avoir lu les tomes 1 et 2.

Une première partie vraiment loufoque, où l’on retrouve avec bonheur le personnage de Rincevent, en mage peureux, le Bagage, qui tombe amoureux (si, si), le bibliothécaire, la Mort (je l’adore !). De nouveaux personnages viennent étoffer tout cela : Conina, voleuse professionnelle,  mais qui préfère la coiffure, Nijel le barbare à la longue carrière derrière lui (enfin, 3 jours, à votre avis, c’est long ?), et surtout le chapeau. Ce fameux chapeau de l’Archichancelier, doté de conscience.

On voyage encore un peu plus dans le Disque Monde, on prend nos repères, ça y est.

De nombreuses références aux Contes des Mille et une Nuits, avec le tapis volant, la lampe magique. L’apparition des  guerriers de l’Apocalypse, à la sauce Pratchett, me font me délecter d’avance. [...]

Soniaboulimiquedeslivres - Se nourrir de livres



+


Pratchett - Le Père Porcher - Lectures et Voyages
Posté le 29 mars 2017
Plantons le décor... sur le Disque-Monde on fête la nuit du porcher. Le père Porcher apporte des cadeaux avec son traineau tiré par des cochons (et oui, c'est le Disque-Monde). Mais cette année il a disparu. La Mort va le remplacer avec tout le sérieux qui la caractérise et Suzanne sa petite fille va mener l'enquête.

Suzanne est gouvernante, mais pas vraiment comme Mary Poppins :

    « Elle était devenue gouvernante. Un des rares emplois qu’une aristocrate reconnue pouvait tenir. Et elle y avait pris goût. Elle s’était juré que, le jour où elle se retrouverait à danser sur les toits avec des ramoneurs, elle se frapperait à mort à coups de son propre parapluie. »

Mais vraiment pas. Sur le Disque-Monde quand les enfants parlent des monstres cachés dans la cave, Suzanne prend le tisonnier et va leur régler leur compte.Les adultes ne voyant aucun monstre trouvent ça très pédagogue de faire croire à l'enfant que l'ont le fait fuir le monstre (surtout quand on remonte de la cave avec un tisonnier tout tordu).

Le roman est divisé entre la Mort qui remplace très consciencieusement le Père Porcher et Suzanne qui poursuit un vrai méchant. Oui pour une fois il y a un personnage vraiment ignoble et inhumain.

La Mort est vraiment un personnage central du Disque-Monde. Un personnage que j'apprécie beaucoup dans ces tentatives d'être plus humain que des humains, ou ici plus Père Porcher que le Père Porcher. Il veut des cadeaux pour tous les enfants. Il ne veut pas de faux Pères Porcher, mais un vrai lui avec de vrais cochons qui pissent dans le magasin (pour le plus grand bonheur des enfants).
Il porte un regard sincère qui met bien en lumière nos hypocrisies sur une fête de partage et de réjouissances.

Bonne intrigue pour ce roman a trois voix : Suzanne, la Mort et un membre de de la guilde des assassins qui fait froid dans le dos.

En conclusion : bien mieux que l’Étrange Noël de Monsieur Jack que pourtant j'adore.
 


+


Pratchett - La couronne du berger - Blog d'une amatrice de fictions
Posté le 29 mars 2017
Ce tome est donc le dernier tome de la série du Disque-Monde. C'est avec un léger pincement au coeur que j'ai donc entamé ce roman.

La Couronne du berger appartient à la série des Tiphaine Patraque, l'héroïne des romans destinés à la jeunesse parmi les annales du Disque-Monde. J'avais un peu de mal avec cette série mais j'ai beaucoup aimé ce tome.

Côté intrigue, j'ai trouvé que l'histoire n'était pas inédite. En résumé, des elfes menacent d'envahir le Disque-Monde, comme dans Nobliaux et Sorcières. Il revient aux sorcières de défendre leur monde, comme dans Nobliaux et Sorcières. Au final je trouve que l'auteur a recours aux mêmes rebondissements dans les deux romans.

Le roman s'ouvre sur un événement assez bouleversant pour le Disque-Monde. J'ai aimé que l'auteur mentionne la réaction d'un certain nombre de personnages, grands (Ridculle par exemple) ou plus petits mais tout aussi important dans l'histoire du Disque-Monde (comme Eska, c'est bon de voir que l'auteur n'oublie aucun de ses personnages). J'ai aussi apprécié les allusions et les reprises d'un certain nombre d'éléments des tomes précédents.

Est-ce pour autant une pâle réécriture de Nobliaux et Sorcières ? Non, parce que c'est le dernier roman de Terry Pratchett et que cela a une grande importance. Ce parallélisme entre les deux romans est, je pense, voulu. Il permet de voir l'évolution du Disque-Monde. Alors que Mémé était une sorcière assez traditionnelle qui combat les elfes avec les armes habituelles (son esprit affuté et le métal), Tiphaine utilise ses propres armes et sa propre manière de faire.

Je trouve que ce roman est parfait en dernier roman. Il clôt d'une certaine manière les annales. Tiphaine incarne la nouvelle génération, qui prend le relais par rapport à ses anciens et qui impose sa manière de faire et ça avec une certaine sérénité et une détermination digne de Mémé Ciredutemps.
 


+


  • Collections
+
Comme un accordéon
Sciences humaines
+
Insomniaques et ferroviaires
Roman noir et policier
+
La Dentelle du cygne
Science-fiction et fantastique
+
+
Romans, etc.
Littérature, cinéma, peinture
+
Flambant 9
Bandes dessinées
+
Le Maedre
Littérature jeunesse
+
  • Lettre d'information



Archives
  • À la une
+
En mars 2017, tous les ebooks de Javier Negrete à 4,99e
Posté 14 mars 2017 -

En numérique, le mois de mars est dédié à un écrivain espagnol : Javier Negrete. Découvrez « Alexandre le grand et les aigles de Rome », « Le Myther d’Er ou le dernier voyage d’Alexandre le Grand » ainsi que la série Chronique de Tramorée à 4,99 € chez tous vos revendeurs numériques. Bonne lecture !

javiernegrete_site.png

+
Les enfermés de John Scalzi, lauréat du prix Bob Morane 2017
Posté 09 mars 2017 -
Les lauréats du prix Bob Morane 2017 ont été annoncés.
Pour notre plus grand plaisir, le lauréat de la catégorie romans traduits est John Scalzi pour Les enfermés (traduit par Mikael Cabon).

lesenfermes2.jpg

 

+
Une nouvelle sur le système Trappist-1 par Laurence Suhner
Posté 28 février 2017 -

Laurence Suhner est l'auteur d'une nouvelle en lien avec la découverte du système planétaire Trappist-1. La version anglaise de sa nouvelle, The terminator, écrite en collaboration avec les astrophysiciens de l’équipe de Michaël Gillon a été publiée dans la revue Nature de ce mois de février et relayée sur le site de la Nasa. Pour la lire en français, rendez-vous sur le site de l'auteur.

Version anglaise / Version française

theterminator3.jpg

+
Manuscrits
Posté 27 janvier 2017 -
Nous avons pris la décision, à partir du 1er février, d’interrompre la réception de manuscrits pendant quelques mois et nous réfléchissons à une nouvelle méthode pour les traiter. Tous les manuscrits déjà reçus avant cette date seront lus. Cependant, n’hésitez pas à préparer vos textes, à les peaufiner, car nous vous signalerons comment les envoyer, et surtout quand. Alors suivez-nous sur les réseaux sociaux, des informations arriveront d’ici l’été.
Stay tuned !
+
L'Atalante
Posté 21 janvier 2013 -

fb_logo.png twitter_logo.png insta_logo.png pinterest_logo.png

Toute l'actu
  • Forum de L'Atalante
+
Les Croisades d'Unnord 22ème édition
Posté le 25 janvier 2017 par les croisades d'unnord
Bonjour à tous ! Je vous écris pour vous annoncer que la 22ème édition des Croisades d’Unnord est en marche avec, cette fois encore, un nouveau thème qui sera : Au-delà des apparences. Cette année [...]