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Scalzi -Redshirts - Ombre Bones
Posté le 07 août 2018

Je ne savais pas quoi penser de ce livre en lisant la 4e de couverture, si ce n’est que ça m’évoquait le lancement d’un épisode de Star Trek. Ou dans ce cas-ci, une parodie, soit un genre pour lequel je ne nourris que peu d’affection parce que je trouve souvent cela mal fait, mal géré. Dans ce roman, ce n’est pas du tout le cas ! John Scalzi use de l’humour avec habilité, sans jamais que ça ne soit trop lourd. Il maîtrise à fond son sujet et on sent de sa part énormément de bienveillance à l’égard des séries de science-fiction, dont il se moque pourtant dans Redshirts. Plus d’une fois, le lecteur avisé relèvera un clin d’œil à l’une ou l’autre de ses séries favorites là où le lecteur novice en la matière ne se retrouvera pas pour autant perdu. C’est l’avantage avec ce livre: il est destiné à tous, peu importe le degré de connaissance du genre, et dispose de plusieurs niveaux de lecture.

Outre le côté humoristique, ce livre offre aussi une réflexion très pertinente et intéressante sur le statut d’auteur et sur la mise en abyme de nos histoires. Ce n’est pas le premier dans l’histoire littéraire à le faire (les protagonistes du roman le disent eux-mêmes !) mais je trouve qu’il s’en sort vraiment bien dans le traitement de son sujet et dans les questions qu’il amène. Je ne vais pas trop spoiler mais quand on referme ce livre, on ne peut pas s’empêcher de se demander: et si? Derrière le grotesque de la situation vécue par les protagonistes, John Scalzi traite de sujets un brin plus sérieux, un brin plus philosophiques, et il le fait bien, avec un cynisme et une intelligence redoutable.

J’ai vraiment passé un excellent moment avec ce roman qui se lit très vite. Ses quelques trois cents pages passent sans qu’on en ait conscience, tant on les tourne avec avidité pour découvrir les prochaines (més)aventures de nos pseudo-héros. John Scalzi possède un style d’écriture qui va à l’essentiel et privilégie l’action ainsi que les dialogues, ce que j’apprécie. Malgré quelques couacs légers dus à la traduction, on ressent bien son identité littéraire forte.

Pour résumer, Redshirts est un livre à lire absolument pour tous les fans de science-fiction et de séries à la Star Trek, un must-read pour réfléchir ce genre d’une autre façon, avec une bonne dose de dérision et un équilibre subtil maîtrisé par un auteur confirmé. J’ai été ravie de me plonger dans cet univers, que je recommande très chaudement !

 

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Brennan - Une Histoire Naturelle des Dragons - de livres en livres
Posté le 07 août 2018
Une lecture très plaisante !

Ce livre est plus en fait un livre historique que fantasy, dans son fond et dans sa forme. Après certes on est dans un autre monde et on a des dragons et tout ce qui y est lié, mais c'est traité de la même façon qu'on peut s'imaginer des scientifique du 19ième siècle s'enthousiasmaient sur les grands singes ou les éléphants ou autres créatures qui existent mais ne sont que très peu connu à cette époque. On est donc dans le genre de l'aventure scientifique, ou du récit biographique de voyage, il n'y a que très peu d'action.

Dans la grande majorité du roman nous suivons donc la vie de Lady Trent, sa jeunesse, son éducation sa chasse au mari.... Au final très peu de dragons en dehors des livres que la jeune fille "emprunte" à la bibliothèque de son père. Nous suivons la toute jeune fille qui a déjà un esprit scientifique remarquablement développé. Elle commence par étudier des insectes au fond du jardin, en les conservant dans du vinaigre, puis elle étudie ensuite les oiseaux et leur squelette, en fait elle adore le fait qu'ils volent, d’où son intérêt pour les Dragons qui sont un peu l'ultime créature volante. Malheureusement elle a le malheur d'être née femme, arrivée à un age ou cette particularité devient importante elle se retrouve donc muselée par les conventions de l'époque qui ne supportent pas voir une femme faire une activité autre que celles autorisées pour son genre (dont la science ne fait absolument pas partie).
Je dois avouer que cette partie la m'a presque fait tomber les larmes. De voir cette jeune fille si intelligente devoir faire comme si elle ne l'était pas en se restreignant en permanence, c'était vraiment révoltant pour moi. Ça m'a vraiment beaucoup touché, en fait je crois que ce genre de restrictions qui font qu'on se sent enfermé me touchent vraiment énormément.Je pense que je n'aurais vraiment pas du tout aimé être née à cette époque, je serais devenue folle ou déprimée. Cette partie la était nécessaire pour comprendre le personnage mais j'avoue avoir trouvé le temps un chouilla long quand même, elle prend quand même une partie importante du tome et il ne se passe pas grand chose en dehors du développement du personnage. 

La seconde partie porte sur l'expédition elle même. Le récit en lui même est typique du récit d'explorateur du 19ième siècle, le voyage, le choc avec la population locale, l’incompréhension, les croyances différentes .. tout y passe.
Au final malgré le fait qu'ils soient le sujet principal du livre, les dragons ne sont pas très présents non plus dans cette partie. Bon certes on en rencontre quand même certains mais ils n'ont aucun rôle actif en fait. J'ai bien aimé par contre le fait que Lady Trent soit vraiment une scientifique dans l’âme, elle garde son esprit critique et de découverte de l'animal même dans les situations les plus difficile et jamais elle ne tombe dans des revers sentimentaux ou autre. Si il y a un point que j'ai un peu regretté c'est le peu de place que tiens son mari en fait dans l'histoire. Il est présent mais au final je ne pourrais même pas vous le décrire, tellement il apparait peu important, on a très rarement des discutions sur ses goûts ou sur lui, juste pour approfondir le personnage, pour dire on en sait bien plus sur les dragons que sur lui. Il m'a paru donc un peu survolé, plus une figure de mari générique qu'un vrai personnage. Alors qu'en plus il aurait du être particulier vu qu'il a accepté quand même énormément de concession en tout genre pour sa femme, chose très rare pour l'époque (que ça soit dans le livre ou dans la réalité). Les autres personnages aussi ne sont que juste esquissés et je n'ai pas eu d'affection particulière pour eux. C'est vraiment un livre entièrement centré sur Lady Trent, il n'y a pas de doute.
Malgré cela la seconde partie est passé vraiment plus rapidement. C'est vraiment un livre d'aventure scientifique plus que de fantasy mais c'est bien, ça change de ce qu'on a l'habitude de lire. j'ai trouvé que cette lecture a été une espèce de bouffée de fraicheur pour moi.

16/20
 
Par Lianne 


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Chambers - L'espace d'un an - Herby's Books
Posté le 07 août 2018
Pour tout vous dire j'ai lu assez peu de SF dans ma courte existence : La nuit des temps de Barjavel est peut être le roman de Science Fiction qui m'a le plus marqué et encore je trouve qu'il dénote par rapport à ce que je me figure comme être de la pure SF. Et pourtant il y a quelques semaines je me suis retrouvée avec cette petite brique entre les mains et une folle envie d'être surprise et prise par une histoire qui bousculerait un peu mes petites habitudes de lectrice (oui je vis dangereusement je sais) (on m'appelle l'Indinia Jones de la lecture dans le milieu).
Bref, j'ai tout de suite accroché : le style de l'auteure est tout sauf lourd (j'avais un peu de vieux cliché en tête de l'écrivain SF un brin pompeux).

De plus, je me suis tout de suite beaucoup attachée aux personnages et ce malgré leur nombre relativement conséquent (je dis relativement parce que bon on est pas dans Games of Thrones non plus). Je pense que la force de ce roman réside principalement dans sa capacité à projeter le lecteur dans un univers à la fois totalement inconnu mais aussi terriblement proche. Il suffit de prendre les personnages : tout aliens et différents qu'ils sont ils n'en reste pas moins profondément touchant. 

Et puis, point bonus, je suis toujours impressionnée par les connaissances techniques des auteurs de SF : le monde de l'astronomie me parais tellement complexe ! Et pourtant ici Becky Chambers a réussi le tour de force de me faire comprendre quelques notions : moi je dis chapeau bas ! 

En bref, un roman intelligent et divertissant qui m'a donné envie de lire davantage de Science Fiction !

 

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Scalzi - La controverse de Zara XXIII - Dailypassions
Posté le 07 août 2018

Voilà ce qui est pour moi de la littérature intelligente. Et je ne saurai trop recommander aux enseignants d’inviter leurs élèves, leurs étudiants à sa lecture. D’abord parce qu’elle est traitée sur le mode humoristique et ensuite car il s’agit de science-fiction, c’est-à-dire que, d’une part, l’auteur est allé vers vous avec son humour et que, d’autre part, vous pouvez aller vers lui parce qu’il ne vous agresse pas en vous parlant de votre réalité.

L’auteur présente son roman comme une nouvelle version d’un roman de H. Beam Piper Les hommes de poche (Les hommes de Poche et sa suite Tinounours sapiens, Le Masque Science-Fiction n°64 et 76 ) paru en 1962 aux USA et traduit en français en 1977. Pour ceux qui voudraient aller un peu plus loin, je mentionnerai deux autres références à l’idée qu’illustrent ces romans : Les animaux dénaturés de Vercors et La controverse de Valladolid de Jean-Claude Carrière. Pour mémoire, la pièce de Jean-Claude Carrière fait référence au débat qui eut lieu au XVIème siècle pour décider si les indiens d’Amérique latine étaient ou non humains.

Zara c’est Zarathoustra, une planète livrée à l’exploitation minière d’une société. Des prospecteurs indépendants sous contrat y cherchent des pierres précieuses. Jack Holloway y travaille avec son chien Carl auquel il est parvenu à faire faire des mises à feu d’explosifs. Un soir, alors qu’il vient de dénicher un filon et de déclencher un effondrement qui aurait dû lui coûter sa licence, il découvre des intrus, « petites boules de poils » dont le comportement est particulier. Et bien sûr le premier problème est que cela remet en cause l’exploitation de la planète puisque, selon la loi, il n’est pas possible d’exploiter une planète habitée par des êtres intelligents…

Vous voyez l’intérêt de ce roman sur le plan pédagogique, mais si je vous précise que Jack Holloway était avocat avant d’être radié du barreau vous comprendrez où se situe l’humour…

A lire… avant d’offrir à ceux qui se posent des questions…

Par Noé Gaillard



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Weber - Au champ du déshonneur - Dailypassions
Posté le 07 août 2018

L’héroïne de ce roman est Honor Harrington et ce n’est pas sa première « aventure ». Mais qu’importe, ce que vous avez entre les mains peut se lire sans avoir lu les épisodes précédents. Et cela parce que l’auteur insère avec subtilité les informations qui peuvent faire défaut au lecteur.

Les amateurs de films où des cours martiales cherchent à punir des inconséquents vont se réjouir. Weber nous plonge dans la société manticorienne gouvernée par une reine et deux chambres. Une société où le pouvoir conféré par la naissance autorise beaucoup de choses. Ainsi le Capitaine de vaisseau Honor Harrington, qui a eu une conduite héroïque et intelligente lors de la dernière attaque des Havriens, est en butte depuis longtemps à la suffisance de Lord Pavel Young qui a fait preuve d’une singulière lâcheté lors de l’attaque havrienne. Pour des raisons politiques, la cour martiale ne condamne pas vraiment Lord Young. Pour des raisons politiques et techniques, Honor Harrington est un peu écartée, le temps que le navire qu’elle commande soit réparé… Mais Lord Pavel poursuit son harcèlement et va même trop loin. Honor peut compter sur ses amis – politiques et militaires -, mais c’est elle qui, contre vents et marées, rétablira sa dignité.

Raconté ainsi cela peut paraître simpliste. C’est peut-être plus simplement banal mais c’est écrit, construit en finesse pour que le lecteur pose le moins longtemps, le moins souvent possible, son livre. Tout le protocole, les oppositions de protocoles entre la capitale et la province, permettent d’affiner les portraits des personnages ainsi que leurs états d’âmes – pour ce qui est des « gentils », les rendre sympathiques (la reine a par exemple un petit côté « bourgeois » qui la rend « humaine »). Il y a beaucoup de plaisir à lire ce genre de roman, nous savons ce qui va se passer et nous sommes ravis de la façon dont c’est raconté. Cela me fait penser à ces films étatsuniens dans lesquels l’avocat de la défense énerve son confrère de l’accusation et le fait sortir de ses gonds…

Bonne lecture.

 Par Noé Gaillard



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"Entends la nuit" sur Alternantes
Posté 17 octobre 2018 -

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Texto, le nouveau roman de Dmitry Glukhovsky
Posté 24 septembre 2018 -


 

À paraître en janvier 2019.

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Frankenstein, toujours !
Posté 08 août 2018 -
Frankenstein : cinq mots pour décrypter la créature de Mary Shelley article de Lloyd Chery dans Le Point POP :
 
« Frankenstein, c'est presque de la hard-science avant l'heure », analyse l'auteur Johan Heliot. « On pourrait dire que ce livre est le père de la science-fiction moderne. Le roman s'interroge sur la nature de la vie et de l'homme, qui sont des questions encore très présentes dans ce genre. » Le spécialiste français des uchronies historiques publie, le 20 septembre prochain, Frankenstein 1918 aux éditions de l'Atalante. Cet excellent récit imagine les recherches de Frankenstein utilisées pour créer des super-soldats dans les tranchées allemandes. Reprenant le même procédé épistolaire de Shelley sous forme de mémoires et rapport de guerre, Heliot met en scène un Winston Churchill traquant, dans une Europe post-apocalyptique, un de ses monstres qui s'est échappé. Originale et efficace, cette uchronie rappelle que l'ouvrage de Shelley inclut plusieurs genres.
 
en librairie le 20 septembre 2018 !
frankenstein_1918_s.jpg
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L'Or du diable, sélectionné pour le prix Utopiales 2018
Posté 26 juillet 2018 -

L'Or du diable d'Andreas Eschbach est sélectionné pour le Prix Utopiales 2018 !

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Manuscrits
Posté 01 février 2018 -

La session de janvier de réception des manuscrits est close. Avec 885 titres reçus, nous avons du pain sur la planche ! C’est pourquoi, si vous souhaitez nous envoyer votre texte, nous vous prions d’attendre que nous ouvrions une nouvelle session – nous l’espérons courant 2018. Cela dépendra du temps que nous prendront le grand nombre de textes reçus. Suivez-nous sur les réseaux sociaux au fil des mois pour plus d’informations.

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L'Atalante
Posté 21 janvier 2013 -

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