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Bordage - Abzalon - Le Fictiologue
Posté le 22 octobre 2018

L’idée qui sert d’intrigue centrale à ce roman est riche et intrigante. Faire voyager, côte à côte, loin de toutes leurs racines, une horde d’endurcis violents, tous des hommes, et les rescapés d’une civilisation austère, majoritairement des femmes, fait marcher l’imagination et c’est sans doute un des meilleurs points de départ pour un roman de science-fiction que j’ai pu découvrir ces dernières années.

L’univers qui sert de toile de fond à l’histoire n’a rien à lui envier: une religion de clones immortels rigoristes qui consignent leur pensée sur papier; des êtres semi-artificiels qui ont fait de la sociologie une science prédictive; une société qui renonce à toute technologie et où les femmes, très majoritaires, ne sont guère plus que des esclaves: les pages du livre regorgent d’idées étonnantes, davantage, en fait, que le roman n’en a réellement besoin. On a l’impression d’être dans un Dune à la française et c’est une des grandes qualités d’Abzalon.[...]

- Julien Hirt, le 18 octobre 2018.



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Brennan - Minuit jamais ne vienne - Au pays des Cave-Trolls
Posté le 22 octobre 2018

Mélange histoire et fantasy

L’univers de Minuit jamais ne vienne mélange histoire et féerie mais une féerie plutôt sombre. Il n’est pas question de petites fées avec des ailes ou de gentil lutin (comme Lutin 82) mais de fées ressemblant étrangement à des humains grâce à une certaine forme de magie, d’elfes et d’autres créatures du Petit Peuple des îles britanniques. D’ailleurs dans le roman, les fées s’appelle Fae. L’aspect historique du roman est très documenté, le récit se situe à l’époque de Reine Elizabeth 1ère à la fin du XVI ème siècle. Au début du roman, Elizabeth Tudor est reine d’Angleterre depuis une trentaine d’années. La situation politique est tendue avec une tentative échouée d’invasion par la Grande Armada espagnole. La reine est à la fois crainte et aimée de son royaume. Cependant, Elizabeth n’est pas la seule Reine présente dans la ville de Londres. Il existe en effet secrètement une autre cour à peu près au même endroit que la première, mais peuplée de créatures féériques dont la reine s’appelle Invidiana. Dans le secret le plus total, les deux reines ont conclu un pacte pour s’entre-aider et accéder au pouvoir.

Parmi les personnages principaux, on trouve deux individus issus chacun d’une cour: un jeune homme récemment affecté à la garde royale et qui rêve de monter en grade, puis une elfe qui voudrait retrouver les bonnes grâces de sa reine. Pour cela, elle va mener une enquête afin de trouver ce qu’un certain Walsingham connait de la cour d’Onix (la cour d’Invidiana) et l’empêcher d’en apprendre trop. Du côté de l’autre cour, le jeune garde a exactement la mission opposée et doit trouver qui influence en secret la reine Elizabeth. Bien sûr, les deux héros vont finir par se rencontrer et seront amenés à faire d’étranges découvertes.

Les fae dans cet univers ont des aspects connus des légendes mais sont également différentes sur certains points. Trouver des fae en plein cœur de Londres peut surprendre, surtout qu’elles craignent le fer et ne sont pas trop fan de la religion. La conception des fae de Marie Brennan est originale et amène du renouveau dans un thème que l’on a pu déjà voir. Le mélange avec l’histoire fonctionne à merveille puisque l’auteure utilise les fae pour expliquer certains faits historiques.


Un livre qui prend son temps pour plaire

Je dois avouer que malgré ce contexte historique et cet aspect féérique, j’ai eu du mal à entrer dans le roman au départ. J’ai eu du mal à voir où tout ça allait arriver et à me prendre aux jeux d’intrigues. La mise en place au départ est assez lente et les personnages peu attachants au départ. Et puis, petit à petit, je me suis laissée prendre par un récit qui devient plus immersif et intriguant. Ce roman a mis un certain temps à me convaincre et j’ai beaucoup aimé la formulation de Jessica du blog Fantasy à la carte en commentaire sur la photo de ce roman sur Facebook et que j’ai repris en titre de ce paragraphe.

La construction de ce roman est très différente de ce à quoi nous avait habitué Marie Brennan dans sa série des Mémoires de Lady Trent. Ici, pas de journal intime ni de narration à la première personne, mode de narration qui convenait très bien pour des mémoires. Dans Minuit jamais ne vienne, le récit se fait selon les points de vue des deux personnages, le plus souvent en alternance. Cette construction est complétée par un petit côté théâtral avec 5 actes distincts. La construction du roman fonctionne assez bien et est habilement faite. Cependant, le roman est fondé sur les intrigues de cour, sur le pouvoir et la manière d’y arriver. Il y a très peu d’actions, d’où un rythme assez lent au départ. Mais une fois qu’on se laisse prendre au jeu, le mélange de manœuvres de cour, de manigances, de magie et d’histoire fonctionne très bien.

Minuit jamais ne vienne est donc un roman très intéressant et bien fait avec un assemblage histoire et fées du meilleur goût. Le début du roman est assez lent mais la suite prend vite le dessus pour nous mener dans un jeu de manigances tentaculaire.

- Célindanaé, le 17 octobre 2018.



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Dufour - Entends la nuit - Alternantes
Posté le 17 octobre 2018


Dufour - Entends la nuit - Just A Word
Posté le 17 octobre 2018

Interview Entends la Nuit
Catherine Dufour is back !

    Neuf ans ! Il aura fallu neuf ans pour vous voir revenir à l’imaginaire avec Entends la nuit. Pourquoi ces détours littéraires ? Que vous ont-ils apportés ?


Bon sang, neuf ans ! Non, je ne crois pas qu’il s’agisse d’un retour. D’abord, parce qu’Entends la nuit n’a rien à voir avec ce que j’ai pu écrire en science-fiction ou en fantasy autrefois. C’est du pur fantastique.
Ensuite, parce que j’ai continué à publier des nouvelles, surtout de science-fiction, pendant toutes ces années — réunies bientôt dans un recueil. Plus que d’un détour littéraire, disons que j’ai rencontré, au début des années 10, des gens très cool chez Fayard et que j’y suis restée. Je continue à travailler chez eux, d’ailleurs.

    “J’ai voulu mettre en scène le dénominateur commun de tous nos effrois !”

    Une jeune femme brûlante de désir, un homme ténébreux et mystérieux mais aussi dangereux au possible, des monstres sanguinaires en goguette… Vous vouliez concurrencer Twilight et consorts ?


Voilà.
L’amour peut-il exister entre une jeune fille fauchée et un jeune homme riche ? Eh bien non ! La richesse, ce n’est pas le fait d’un individu.
C’est une caste, et elle est pleine de piranhas.

    Au départ, Entends la nuit effraie par son monde du travail écrasant et totalement sous contrôle. Une expérience que vous avez-vous-même vécue ou une totale appropriation ?


Je crois que c’est le monde du travail, ni plus ni moins. Vu du bon côté de la barrière, d’ailleurs : ces jeunes gens ont un contrat, un bureau personnel, du chauffage, une cantine, des congés — toutes sortes de luxes de plus en plus rares.

    Le personnage de Vane est un lémure et non un vampire. Pouvez-vous nous en dire plus sur ces créatures et comment vous est venue l’idée de les utiliser dans votre roman ?


J’ai beaucoup lu des folkloristes comme Seignolle, Lecouteux ou Van Gennep. Derrière tous les lutins, les elfes, les trolls, les sorcières et autres vampires, c’est toujours le même peuple qui transparaît : les ancêtres. Les morts. Non pas qui reviennent : qui ne sont jamais partis.
Dis manibus sacrum locus, consacré aux dieux mânes de ce lieu. J’ai voulu mettre en scène le dénominateur commun de tous nos effrois.

    De son côté, Myriame est une jeune femme à l’humour particulièrement caustique…ce qui ne l’empêche pas de dégouliner d’amour pour Vane. Ce qui est dangereux est-il forcément plus attirant ? À quel moment la pulsion de mort prend le pas sur la passion ?


Si quelqu’un un aime quelqu’un là-dedans, ça doit être Vane. Myriame, elle, est poussée par la curiosité surtout, par l’avidité aussi — elle dégouline, mais pas précisément d’amour. Il ne me semble pas qu’elle dispose d’une seconde pour aimer Vane. Quant à savoir ce qui est le plus mortifère, entre une vie de salariée pauvre et monter à l’assaut d’une montagne de pognon, je ne me prononcerai pas. Ce qui est attirant dans le danger, c’est qu’il fait fuir l’ennui — et l’ennui est mortel.
Disons que Myriame est coincée de tout côté.

    Autre personnage majeure de votre roman : Paris. La ville des Lumières n’est pas qu’un simple décor pour Entends la nuit, n’est-ce pas ? Est-elle un monstre elle aussi à sa façon ?


Bien vu. C’est le personnage qui me plait dans ce roman.
J’adore cette ville, ses toits, ses catacombes, ses recoins hantés. Au Palais Royal, je me plais à suivre des yeux les fantômes des femmes révolutionnaires en bonnet rouge, et la silhouette de Proust dans le jardin des Tuileries — aussi celles des moines bêchant le sol du jardin du Luxembourg, du temps où celui-ci s’appelait Vauvert. Il y a le petit Musset bouquinant sous un arbre, Hugo qui allait chercher son lait dans une ferme du Mont Parnasse, Châteaubriant qui cachait ses amours dans une maison de campagne de Port Royal, Hemingway qui regardait les troupeaux de chèvres gambader sur le boulevard Saint Michel — Je ne m’en lasse pas…

    Pensez-vous donner une suite à Entends la nuit dans les neuf ans à venir ?


C’est ce qu’il y a de commode avec les morts : on peut abuser de leur compagnie pendant pas mal d’années !

    “J’adore cette ville, ses toits, ses catacombes, ses recoins hantés.”

    Vous avez des projets en ce moment ?


Plein !
Notamment une biographie d’une pionnière de l’informatique, un livre sur le Bataclan [Dont Catherine évoquait déjà l’existence dans cette interview], un recueil de nouvelles. Bref, je ne m’ennuie jamais !

    Et pour finir, si vous pouviez choisir un bel homme ténébreux dans la littérature pour parcourir en amoureux les catacombes, qui choisiriez-vous ?


Un mec avec un plan et une bonne frontale !

- Nicolas Winter, le 15 octobre 2018.



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Heliot - Frankenstein 1918 - L'Horizon et l'Infini
Posté le 17 octobre 2018

Frankenstein 1918 est le livre parfait pour continuer ce fantastique hommage à Mary Shelley, cette uchronie qui nous propose une réalité alternative à partir de la première guerre mondiale sort de l’ordinaire, ce récit est captivant et plein de surprises.
Le premier non-né viable sera appelé Victor et son parcours deviendra le fil conducteur de ce roman qui se lit avec grand plaisir page après page.
Une évolution plus qu’intéressante de Victor et une chute en enfer de Churchill.
Johan Heliot nous conduira aussi en 1958 avec les deux jeunes historiens qui verront leur vie bouleversée par la découverte d’une partie des écrits concernant les non-nés.
Ma partie préférée du roman et celle de la rencontre avec Victor et du récit de « son histoire » avec la famille Currie.
Winston Churchill ( le vrai ) disait :
“La grande leçon de la vie, c’est que parfois, ce sont les fous qui ont raison.”
Difficile aussi de définir avec certitude qui sont les fous dans ce livre qu’il faut absolument lire.
Les éditions L’Atlalante sont une valeur sure pour moi et suis ravie de la découverte de ce bel ouvrage, un grand merci !

- Blog L'Horizon et l'Infini, le 16 octobre 2018.



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En mars, on sort l’artillerie lourde ! L’OP Arès c’est 14 romans de SF militaire à petit prix jusqu’à la fin du mois.
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Entends la nuit – Prix Masterton 2019
Posté 08 mars 2019 -

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Catherine Dufour est la lauréate du prix Masterton 2019. Son ouvrage Entends la nuit est arrivé en tête de liste des romans francophones.
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En janvier, lors de la session de réception des manuscrits nous avons eu le plaisir de recevoir 847 titres !
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Posté 21 janvier 2013 -

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