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Pratchett - Pyramides - Se nourrir de livres
Posté le 13 janvier 2018

Nous voilà propulsés dans l’Egypte ancienne, dépeinte par Terry, avec son humour. Nous faisons connaissance avec Teppy, qui termine son diplôme d’assassin (oui oui, il y a un diplôme d’assassin ! ). Or, lorsque l’on est le fils du pharaon, que celui-ci est rappelé par la Mort pile à la fin des études de Teppy, obligé de monter sur le trône, cela ne se passe pas forcément de la meilleure manière qui soit, bien au contraire.

Bon, je l’admets, il faut avoir quelques atomes crochus avec l’Egypte ancienne et la Grèce antique. Si c’est le cas, vous allez passer un excellent moment, entre repères historiques, humour et descriptions loufoques. Aneth, l’embaumeur royal, et son assistant, Gern, sont à mourir de rire. Terry est le seul auteur à faire adorer ses personnages atypiques : ici, c’est un chameau mathématicien répondant au nom de Salebête. Et c’est un pilier de l’histoire !

Le sujet est intéressant car il développe le problème de l’autoritarisme, du pouvoir et de sa quête, le choc des générations, les dangers de « la folie des grandeurs ».

J’ai encore passé un super moment de lecture avec Terry. Une valeur sûre pour moi ! Et pour vous ?

- Soniaboulimiquedelivres, le 3/01/18. 



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Kay - La chanson d'Arbonne - Le Bibliocosme
Posté le 19 décembre 2017

S’il y a bien un auteur qui fait aujourd’hui figure de référence dans le domaine de la fantasy historique, c’est incontestablement Guy Gavriel Kay. Outre la Chine des Tang puis celle des Song revisitée dans ses deux derniers romans, l’auteur s’est également penché sur cinq autres périodes allant de l’Empire romain sous Justinien à l’Espagne de la Reconquista en passant par l’Angleterre du IXe siècle ou encore l’Italie de la Renaissance. Parmi tous ces ouvrages il en est toutefois un qui manquait à ma collection, et pour cause, puisqu’il se révèle aujourd’hui impossible à trouver en librairie et même difficile à trouver d’occasion (ou en tout cas à un prix raisonnable). Quel dommage, pourtant, de passer à côté d’une telle œuvre, car « La chanson d’Arbonne » figure sans aucun doute parmi les meilleurs ouvrages de l’auteur et vaut certainement un « Tigane » ou un « Lions d’Al-Rassan ». C’est du côté de la France que Guy Gavriel Kay vient ici chercher son inspiration, et plus spécifiquement du sud de l’hexagone. Nous voici donc transportés dans une Occitanie du XIIIe siècle fantasmée, paradis des troubadours et des musiciens vantant dans de magnifiques poèmes les charmes des nobles dames des cours d’amour. Au Nord, le royaume de Gorhaut considère toutefois d’un mauvais œil la place récurrente accordée aux femmes et à la musique dans la culture arabonnaise et entend bien profiter de cette « faiblesse » pour accaparer les terres de son voisin (et, accessoirement, mettre fin au culte de la déesse Rian, considéré par les adorateurs de Coranos comme une hérésie). Le contexte fait assez clairement référence au conflit qui opposa au cours du XIIIe siècle le royaume de France (Gorhaut) aux régions méridionales (Arbonne), annexées à la couronne à l’occasion de la croisade des Albigeois.

Les références à l’histoire ne s’arrêtent pas là, certains protagonistes faisant distinctement écho à des personnalités historiques plus ou moins connues parmi lesquelles on peut notamment citer Alinéor d’Aquitaine (les lecteurs plus érudits que moi reconnaîtront certainement bien d’autres mentions à des troubadours ou souverains de l’époque mais j’avoue avoir des lacunes sur cette période). Mais ce qui est surtout remarquable ici (et c’est un aspect que l’on retrouve dans la totalité des romans de Guy Gavriel Kay), c’est sa volonté de rendre compte de la complexité et de la richesse de la civilisation qu’il met en scène. Loin de se contenter d’évoquer l’Occitanie médiévale par le biais d’un simple décor, l’auteur a recueilli une vaste documentation sur la culture de l’époque, mettant ainsi en lumière ses particularités et ses caractéristiques les plus admirables. La musique occupe ainsi une place centrale dans le récit, troubadours et ménestrels ayant trouvé sur ces terres ensoleillées un environnement favorable au développement de leur art que le lecteur aura à plusieurs reprises l’occasion d’admirer. La place de la femme dans cette société arabonnaise se trouve également au cœur du récit qui fait la part belle à l’amour courtois, cette manière ritualisée de courtiser une femme sans l’offenser ni elle ni son mari au moyen de poèmes et chansons. Ce respect mâtiné d’admiration dont font preuve une partie des personnages masculins pour leurs homologues féminins renforce évidemment la sympathie du lecteur pour cette culture capable d’envisager les relations hommes/femmes d’une autre manière que celle du rapport dominant/dominée qu’on imagine pourtant prévaloir à cette époque (et qu’on retrouve effectivement chez leurs voisins du Gorhaut).

En terme de construction narrative, on retrouve ici la patte de l’auteur qui opte pour un nombre de scènes finalement assez limité (une quinzaine pour un roman de plus de trois cent pages) mais toutes soignées et ciselées avec une patience et un talent difficiles à égaler. Chez Guy Gavriel Kay chaque mot compte, chaque phrase prononcée par les personnages aura des répercussions par la suite, de même que chaque silence. Il en résulte des scènes d’une intensité dramatique bouleversante et qui resteront vivaces dans l’esprit du lecteur bien après la dernière page refermée (un aspect que l’on retrouve aussi dans la majorité de ses autres romans mais sans doute pas avec la même force). Difficile ainsi d’oublier le magistral duel opposant Blaise et l’Arabonnais, ou l’épreuve remportée par Valéry lors de la grande foire, ou le combat de Rosala pour préserver sa liberté et celle de son fils, ni, bien sûr, le troubadour de Bertrand de Talair chantant son amour pour son pays dans une auberge pleine de poètes et de musiciens émus aux larmes par la prestation du vieil homme (« Lisseut entendit alors Ramir de Talair dire, avec une tristesse douce et voilée, ces paroles qu’elle n’oublierait jamais : Voulez-vous me permettre de corriger une chose que j’ai dite tout à l’heure ? Je vous avais annoncé que je ne chanterais pas une chanson d’amour d’Anselme. En y repensant, je m’aperçois que je me suis trompé. Tout compte fait, c’était une chanson d’amour »). Si la plupart des échanges entre les personnages se déroulent dans un cadre intimiste, le roman comporte malgré tout son lot de scènes spectaculaires lors desquelles l’auteur peut là encore faire la démonstration de l’étendue de son talent, celui-ci excellant tout autant à dépeindre les affres de l’amour que ceux de la guerre.

Difficile, donc, de ne pas se montrer admiratif de l’art et la manière dont Guy Gavriel Kay fait preuve pour construire son récit dont la fin fait brillamment et tragiquement écho au début, preuve s’il en fallait que, dans les romans de l’auteur, le moindre détail a son intérêt. En dépit de toutes les qualités déjà évoquées tant au niveau de la construction de l’histoire que de la reconstitution historique, il reste encore à aborder le principal point fort de ce roman : les personnages. Qu’ils soient chefs de guerre ou musiciennes, nobles dames ou chevaliers, femmes en détresse ou mercenaires accomplis, tous révèlent une complexité et une humanité qui ne pourra qu’aller droit au cœur du lecteur Chez Guy Gavriel Kay rien n’est jamais tout noir ou tout blanc : tous doutent, se trompent, tentent de se convaincre qu’ils ont fait les bons choix et surtout tous révèlent une force insoupçonnée quand vient le temps des épreuves. On l’a souligné plus tôt, les personnages féminins occupent une place de premier plan dans le drame qui se joue alors en Arbonne ce qui n’empêche pas l’auteur de proposer de très beaux portraits d’hommes. Il y a bien sûr Blaise, hanté par la défaite de son peuple et par le conflit qui l’oppose à sa famille. Il y a aussi Bertrand de Talair et Urté de Miraval, unis tant par la haine qu’ils se portent que par l’amour qu’ils éprouvaient pour la belle et défunte Aelis. Et puis il y a Cygne, dirigeante capable et sensible s’efforçant de faire le deuil de son amour, ou encore Lisseut, la troubadour au talent sur le point d’éclore. Et puis il y a tous ces personnages secondaires auxquels l’auteur parvient à donner une véritable consistance et pour lesquels on se prend aussitôt d’affection : le sage et fidèle Valéry, l’espiègle Rudel, les troubadours Rémy, Alain et Aurélien, le triste frère de Blaise… Autant de figures que l’on oublie pas.

 

 

Écrit en 1993, « La chanson d’Arbonne » est l’un des premiers romans de Guy Gavriel Kay et, à mon humble avis, l’un des meilleurs. Vibrant hommage à la beauté et la subtilité de la culture occitane du Moyen-age, l’ouvrage bouleverse par la profondeur de ses personnages et surtout par la qualité de la plume de l’auteur, capable de donner vie à des scènes d’une puissance à couper le souffle que le lecteur gardera en mémoire bien après sa lecture achevée.



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Cook - Le château noir - Les lectures de Xapur
Posté le 16 décembre 2017

Retour dans le monde de la Compagnie Noire avec ce deuxième tome des récits qui lui sont consacrés. Le Château Noir, loin d’être aussi épique que le premier volume, commence au contraire de façon bien plus intimiste.

Un rythme plus lent qui s’intéresse de près aux personnages. Que ce soit Toubib, le rédacteur des annales de la Compagnie, ou Marron Shed, un aubergiste qui va se trouver mêlé de près à la mystérieuse construction du Château Noir et tenir un rôle clé dans le récit. Une première partie que j’ai trouvé moins prenante, peut-être à cause du rôle somme toute secondaire qu’y joue la Compagnie Noire.

Les événements s’accélèrent vers la fin du roman, avec de grands bouleversements qui vont marquer les personnages. Le mystère qui entoure le Château est dévoilé, les combats commencent et les magiciens s’activent ! Les Asservis sont bien sûr de la partie, et la Compagnie paiera un lourd tribut, avant de se retrouver grandement bouleversée (à tous points de vue). Une fin de tome que j’ai préféré, peut-être parce que j’y ai retrouvé ce que j’avais aimé dans le premier livre, une fantasy sombre, cynique et désabusée.

- Xapur, le 17/10/12. 



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Cook - La compagnie noire Tome 1 - Les lectures de Xapur
Posté le 16 décembre 2017

Raconté par Toubib, le bien-nommé soldat qui tient les chroniques – ou annales –  de la Compagnie Noire, et qui se trouve être aussi leur médecin, ce récit est celui d’une longue série de batailles, dans lesquelles la troupe de mercenaires se retrouve mêlée bien involontairement à des évènements qui la dépasse. Une lecture parfois âpre, notamment au début, et racontée à la première personne. Ainsi le style est concis, comme les notes que prendrait le narrateur, et les chapitres assez courts. On n’a donc pas toujours les tenants et les aboutissants des agissements des autres personnages, les évènements étant relatés par cet annaliste.

Embauchés par un seigneur plutôt étrange, ces soldats, pourtant habituellement peu regardant sur la morale, vont petit à petit en venir à craindre leur employeur et à se demander dans quel guêpier ils se sont fourrés. Une lecture jubilatoire quand les évènements, de plus en plus glauques, s’enchaînent. Des anti-héros cyniques et désabusés, mais pourtant fidèles à leur engagement, quelles qu’en soient les conséquences, même lorsqu’ils se rendant compte qu’ils sont dans le camp du mal absolu ! D’ailleurs, le héros s’attirera une attention bien encombrante…

Ajoutons à cela une galerie de personnages attachants, entre le capitaine bourru mais plein d’honneur, les magiciens aussi taquins que compétents, le personnage principal plein de doutes et de contradictions, et les servants bien typés de la grande méchante, elle-même ambiguë à souhait…

De la dark fantasy, sans contestation possible, qui change agréablement des niaiseux elfes gambadant dans la forêt autour d’un beau chevalier cherchant sa princesse ! Un peu d’originalité par rapport aux canons du genre, voilà ce que Glen Cook nous raconte dans ce récit que j’ai trouvé très amusant. Enfin, pas pour tout le monde 😉

- Xapur, le 06/10/12. 



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Dunyach - L'enfer du troll - Les lectures de Xapur
Posté le 16 décembre 2017

Il est assez rare que j’apprécie les livres humoristiques dans les littératures de l’Imaginaire, mais ayant lu les aventures précédentes du troll, je savais à quoi m’attendre et que j’allais apprécier l’humour de Jean-Claude Dunyach, et je pense que le fait qu’il y mêle une satire de la vie de l’entreprise n’y est pas étranger.

Suite directe des précédentes tribulations (mais lisible séparément), nous retrouvons notre troll préféré coulant le parfait amour avec sa trollesse préférée. Mais celle-ci le trouve un peu désoeuvré et démoralisé, puisqu’il ne travaille plus, et s’arrange pour que son ancien chef lui confie une mission, et surtout… un budget ! Il lui faudra donc escorter Sheldon et Brisène lors de leur voyage de noces vers une destination paradisiaque et en profiter pour inspecter les mines locales, tout en vérifiant le rapport quotidien de l’éternel stagiaire Cédric.

On retrouve donc les personnages découverts lors des précédentes aventures du troll, embarqués (c’est le cas de le dire) dans un voyage périlleux sur un bateau de croisière qui ne s’amuse pas. Que leur veut le fourbe elfe Seth (un elfe c’est fourbe, par principe, et puis c’est tout) ? Pourquoi les chevaliers en formation ne sont-ils pas plus motivés ? Que trament les nécromanciens du marketing à coup de cartes de visites ? Entre soupçons, disparition de Sheldon en haute mer, typhons à éviter, visites au bar et à la boutique de souvenirs ou encore fabrication de diamants à partir de charbon lors des effusions torrides du couple troll (adeptes du Kamasoutroll), la première partie du roman multiplie les clins d’oeil et les jeux de mots.

Une fois arrivés à destination, il ne leur faudra rien de moins que déjouer l’Apocalypse (sans dépasser leur budget) ! Sur une île aux airs de parc d’attraction infestée de zombies, avec un petit magicien doté d’un bâton et nommé Dayo, la petite équipe entrera dans le coeur d’un volcan où les forces obscures, car motivées et sournoisement aidées par des consultants, de l’organisation n’ont qu’une idée en tête : faire déferler sur le monde une catastrophe sans précédent, un fléau absolu. Ouvrir les portes de l’enfer du management…

Dans la droite lignée de L’instinct du Troll, ce roman reprend les éléments de son succès : humour omniprésent à base de jeux de mots et de situations délirantes, pastiche de la fantasy (« Méfie-toi de l’elfe, c’est le genre à laisser traîner ses oreilles partout. Vu leur taille, je suis même étonnée qu’il ne trébuche pas dessus »), blagues parfois gravier-leuses, satire du monde de l’entreprise (« Je suis toujours le dernier à être informé des problèmes, on dirait. J’ai du monter en grade sans m’en apercevoir ») et de son charabia marketing-managemental (ménage mental ?) et des sous-traitants. La présence de madame troll permet également d’ajouter quelques vannes et dialogues sur la vie de couple et ses travers (« Elle porte le genre de parfum qui rend les hommes fous. Surtout quand ils en découvrent le prix. »).

Un ensemble réussi, une épopée qui permet de sourire ou de rire à chaque page avec une équipe d’aventuriers qui se heurtent aux forces du mal, pire, de la motivation en entreprise ! Sans devoir ménager leurs efforts ni dépasser leur budget… Chaudement recommandé à ceux qui ne veulent pas finir enfermés dans une boule de neige sur l’étagère d’une boutique de parc d’attraction 🙂

- Xapur, le 15/05/17. 



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