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Paquet - Faux-semblance - Chut... Maman lit !
Posté le 20 janvier 2018

L'année dernière, j'ai eu l'occasion de découvrir Olivier Paquet au travers de son dernier roman Jardin d'hiver (avec une superbe couv' d'Aurélien Police) et j'ai bien aimé son univers post-apocalypse entre terrorisme écologique et fanatisme technologique. Du coup, quand j'ai vu le recueil de nouvelles Faux-semblance chez mon libraire, je me suis laissée tenter.

Quatre zones de conflit. Entre humains et extraterrestres ; entre mémoire et oubli ; entre adultes et enfants ; entre nature déchaînée et ce qu’il reste de la civilisation. Sous les cieux étrangers de galaxies lointaines, sur des champs de bataille envahis de cadavres, ou bien face à la vague qui a tout balayé, il faut imaginer de nouvelles façons d’aller plus loin. Même s’il faut achever de détruire pour renaître. Les personnages d’Olivier Paquet ne renoncent jamais. Ce sont avant tout des survivants, des héros abîmés qui tentent de redonner du sens à leur vie. Grâce à la catastrophe qui les a laissés nus, ils redécouvrent ce qu’ils sont. Et ils trouvent la force de tendre la main vers l’autre, l’étranger, pour ouvrir ensemble des portes.

Je lis peu de recueils de nouvelles et pourtant c'est un style de prose que j'apprécie beaucoup. Je trouve que cela permet de découvrir un auteur d'une autre manière et c'est parfois agréable de découvrir un univers sur seulement quelques pages. Avec Faux-semblance, Olivier Paquet nous propose 4 nouvelles dans un style SF ou Fantastique et je dois dire que le rendu est plus que convainquant.

La première nouvelle : Synesthésie est la nouvelle la plus longue. Dans un univers SF, qui arrive à se révéler dense en peu de pages, on part sur une planète lointaine assiégée par des extraterrestres plus qu'hostiles dans une ambiance de guerre galactique. Sur cette planète où des humains vivent en harmonie avec les autochtones, les vaisseaux arkosiens menaçants demandent l'ouverture de "la porte" au gouverneur humain. Cette "porte" piloté par une IA peu commune et qui permet aux humains et à ceux qui les accompagnent de voyager de planète en planète, va faire l'objet de négociation entre le représentant des Arkosiens et le gouverneur de la colonie. Sachant que le voyage à travers la porte est lié au sentiments, aux émotions qui rattachent l'humain et l'individu qui l'accompagne. Cette nouvelle se révèle pleine d'interrogations sur l'avenir de l'humanité et son rapport aux espèces radicalement différentes d'elle, mais aussi extrêmement sensible dans la description de la recherche de la connaissance de l'autre.

Le deuxième nouvelle : Rudyard Kipling 2210, une nouvelle de SF qui fait écho à l'histoire du poète - écrivain Rudyard Kipling qui perdit son fils à la guerre à l'age de 18 ans et qui devint alors commissaire aux sépultures de guerre. A l'époque de la nouvelle, l'humanité est en guerre avec les Rôdeurs mais les batailles spatiales sont rares et la plupart des zones de conflits se situent au sol où les soldats sont des fantassins. Dans cette guerre, Rudyard Kipling est commissaire aux sépultures de guerre, charge à lui de fournir des sépultures à ceux tombés au front. Olivier Paquet nous parle ici de la perte d'êtres chers et de la difficultés d'aller de l'avant après ces tragédies. C'est peut être la nouvelle qui m'a le moins convaincue, le thème sonne juste mais les personnages un peu moins.

L’odeur du champ de bataille est toujours la même : écœurante et triste. Le parfum de la chair brûlée et la fragrance de la mort sont persistants : ils perdureront, même lorsque les stigmates des combats se seront effacés. Je devrais m’y habituer, mais jusqu'à ces dernières années, je n’avais jamais eu l’occasion de venir après la victoire. Désormais, c’est mon métier. 

La troisième nouvelle : Cauchemar d'enfants nous présente une société (futuriste ?) où les enfants ont littéralement pris le pouvoir. Dans cette société, les adultes ont pour obligation de pourvoir à tous les "besoins" de leurs enfants : nombre de jouets offerts par mois, temps passé devant la télé ou l'ordinateur, nourriture, vêtements tout doit être fait pour la satisfaction des enfants. Dans cette nouvelle, nous suivons un policier adulte et son supérieur un adolescent de 14 ans appartenant à la police parentale. Ils enquêtent sur les délits liés aux droits des enfants : revente de jouets au marché noir, détournement d'allocation donnée par le conseil des enfants... Certains adultes les pratiquent pour pouvoir se payer quelques distractions pour "vieux". J'ai trouvé cette nouvelle presque terrifiante par les décisions immatures prises par les enfants et le climat de peur et de résignation ressenti par les adultes. Un univers poussé à l'extrême qui se montre dérangeant surtout avec sa petite note de vérité sous-jacente.

La quatrième nouvelle : Une fille aux pieds nus nous parle avec beaucoup de sensibilité et de douceur d'une ville ravagée par un tsunami, de ce qui se passe une fois que la vague est repartie. Nous suivons une jeune fille qui après la dévastation, déambule dans les décombres. Elle croise d'autres rescapés à la recherche de proches pour finalement errer jusqu'au plus proche poste de secours. Un récit court et poignant sur ses familles que la catastrophe a séparé, sur cette injustice qui frappe sans prévenir. Un récit finalement très actuel et émouvant où Olivier Paquet sait donner un ton très juste à son récit.

La ville entière avait disparu dans un amas de débris, avalée par la mer, et digérée, recrachée au même endroit. Il n'avait fallu que vingt minutes pour raser les maisons, détruire les batiments centenaires, dans un fracas de briques et de bois. Vingt minutes de chaos au son des sirènes et des hauts-parleurs égrainant des conseils de sécurité. L'eau noire et dense, s'était infiltrées dans les rues, pourchassant les mini-vans qui tentaient de la fuir. [...] La cité s'était brisée dans un tonnerre de craquements, dépecée par une lame à l'acier sombre et aux reflets d'écume.

Au final, un très bon recueil. J'ai beaucoup apprécié de découvrir la plume d'Olivier Paquet dans le style de la nouvelle qui lui va très bien. Les quatre nouvelles de ce recueil sont chacune une interrogation sur l'humanité et ses capacités à s'adapter et à comprendre l'autre. Avec un ton souvent très juste, Olivier Paquet nous offre des récits SF / Fantastique d'une belle sensibilité que l'on a plaisir à lire. 

- Chut maman lit, le 19/01/18. 



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Paquet - Faux-semblance - La Biblioblog de Maêlle
Posté le 20 janvier 2018

 J’ai craqué sur ce recueil de nouvelles lors de ma petite virée aux Utopiales. Je trouve la couverture magnifique quoique le dessin ait un côté désolé. Elle illustre néanmoins très bien la thématique de ce recueil qui tend à vouloir parler de moments charniers lors de catastrophes. Quatre nouvelles qui tracent d’une belle plume des moments parfois difficiles. Je vais tâcher de vous parler de chacune d’elles mais je peux d’ores et déjà vous dire qu’elles ont un point commun : l’écriture d’Olivier Paquet qui est poétique, belle et agréable à lire.

 Le recueil s’ouvre avec la nouvelle Synesthésie. Bien qu’elle soit la plus longue ce n’est pas celle qui m’a le plus marquée quoique j’ai beaucoup aimé l’idée. Nous suivons le gouverneur d’une colonie humaine dans l’espace qui se retrouve encerclé par un ennemi belliqueux qui souhaite s’approprier un pouvoir détenu par notre espèce : un système de porte. Ces portes permettent de voyager dans tous l’univers. Ce qui est très intéressant dans cette nouvelle c’est de voir le parti pris par le gouverneur dans la tête duquel nous vivons toute l’histoire. Il va devoir prendre des décisions lourdes de sens et importantes pour tenter de protéger ceux qui l’ont choisi. Il y a finalement beaucoup de douceur dans l’approche de ce gouverneur face à l’ennemi. Beaucoup de dignité aussi. Elle m’a transporté dans un monde où la présence de l’intelligence artificielle est une personnage à part entière qui enrichit l’univers de l’auteur. Les descriptions sont belles et j’ai adoré le concept de donner aux émotions des goûts ce qui est le principe même de la synesthésie. C’est donc une belle entrée en matière.

   Nous continuons avec la deuxième nouvelle intitulé Rudyard Kipling 2210. Je l’ai aussi beaucoup aimée ! Pourtant elle est difficile. Là encore, nous plongeons dans l’espace pour suivre un membre de l’armée de l’Union spatiale dont la mission est de se rendre sur les champs de bataille, comptabiliser les pertes humaines et gérer les identifications des cadavres. Ce n’est pas vraiment très gai annoncé ainsi et pourtant c’est bourré d’humanité. Un hommage à Kipling qui aurait sûrement apprécié, et qui m’a permis d’apprendre des choses sur lui que j’ignorais complètement. Cette nouvelle m’a chamboulé. La recherche de cette femme sur ce champ de ruines, son amour qui transcende la noirceur de ce qui s’est passé. J’ai trouvé ça si beau…

   La troisième nouvelle, Cauchemar d’enfants m’a laissé quant à elle un peu perplexe. D’autant qu’elle m’a mise un peu mal à l’aise durant ma lecture. L’idée d’une société dont l’avenir réside sur des enfants, où tout est fait pour les enfants et l’ensemble géré par des enfants au caractère imprévisible et immature… Le seul adulte que nous suivons est un policier marié mais sans enfant. Nous apprenons que lorsqu’il décidera d’avoir un enfant il devra quitter son métier. La hiérarchie est inversée, son capitaine se retrouve être un gamin capricieux. Peut-être que l’on peut y voir une extrapolation d’une « dictature de l’enfant » mais j’avoue ne pas avoir bien saisi l’idée de la nouvelle qui souligne l’aspect éphémère de l’enfance.

   Nous terminons notre lecture par Une fille aux pieds nus. Autant dire que ce fut l’ascenseur émotionnel car j’ai été littéralement bluffée par cette nouvelle d’une incroyable intensité. Plus proche de la réalité que toutes les autres puisqu’elle fait écho au tsunami qui a dévasté le Japon, l’auteur nous surprend d’autant plus quand il intègre un brin d’imaginaire et la scène n’en est que plus touchante. Les émotions de la jeune fille m’ont percuté de plein fouet. Son errance dans une ville dévastée l’amène à croiser le chemin de l’incompréhension, de la peur et de la tristesse. Mais aussi le chemin de l’humain. Face à un tel cataclysme il ne reste plus que l’humanité, un peu de chaleur humaine, quelques échanges pour tenir. Parler pour ne pas sombrer dans le silence assourdissant de l’horreur et de la mort.

   L’ensemble de ces histoires est servi par une très belle plume que j’ai sincèrement pris plaisir à découvrir et que j’aspire à découvrir à travers d’autres écrits. Les descriptions m’ont transporté sur ces lieux dévastés et je me suis sentie flottée au milieu de ce tumulte d’émotions. C’est comme si l’auteur parvenait à canaliser l’énergie du désespoir du moment en un flot de sentiments à vif qui écorche quelque peu le lecteur.

   En somme c’est une belle découverte, la dernière nouvelle m’a fait oublié ma déconvenue avec la troisième et je retire un sentiment extrêmement positif de cette lecture. Je vous invite donc à lire et à découvrir la plume d’Olivier Paquet sans attendre.

- Maëlle, le 17/01/18. 



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Weber - Au champ du déshonneur - De livres en livres
Posté le 16 janvier 2018
Ce quatrième tome de la saga Honor Harrington a une ambiance bien différente de ses prédécesseurs. Je dois dire que pour moi pour l'instant c'est de loin le meilleur de la série. Honor grandit bien en tant que personnage, elle fait face à tout ce qu'elle n'aime pas, notamment le fait de devenir une figure publique, elle subit aussi beaucoup émotionnellement parlant et se combativité est à son maximum pour se battre contre cet ennemi qui la suis depuis si longtemps.

Jusqu'ici, en dehors de moments bien spécifiques, j'avoue que si elle était très efficace et intelligente dans ses choix, j'ai toujours imaginé Honor limite timide, du genre un peu effacée. Je parle surtout pour sa vie personnelle, car il est clair que niveau professionnel elle est un ennemi à ne pas se faire. Du coup j'ai toujours eu un peu de mal à vraiment m'attacher à elle, elle subit plus quelle n'agit en fait. 
Mais dans ce tome nous voyons enfin son vrai visage, celui qu'elle est capable d'avoir si on la pousse à bout. Et j'ai adoré ce changement, de voir sa double face en fait. Elle remonte bien dans mon estime pour le coup, j'avoue que même si ce n'était pas forcement le meilleur moment pour elle, j'ai adoré ce personnage et j'avais vraiment le sourire tout du long du passage avec cette Killer Honor. Et même ensuite en fait car si elle a retrouvé son humanité elle est bien plus tranchante et active qu'avant.

Au niveau de l'intrigue elle même, ne vous attendez pas à des combats spatiaux ou à retrouver l'antagoniste de toujours dans ce tome. Pour une fois on peut dire que toute l'intrigue se déroule sur terre, ou du moins pas dans des vaisseaux. Du coup niveau action et batailles c'est vraiment très light. Mais on se concentre sur l'ennemi intérieur, celui qui ne pourra pas être battu à coup de laser mais à coup de politique et de procès. 
Car oui ce tome est vraiment énormément basé sur la politique interne. En fait limite à certains moments j'avais l'impression de revoir l’élection de Trump en direct tellement les parallèles sont facile à faire. C'est vraiment hyper typique des moments ou on voudrait pouvoir faire quelque chose mais le système lui même nous empêche et on est vraiment pris dans une vague qui nous bloque. En fait dans toute la première partie on a envie de crier à l'injustice tellement on se sent impuissant. Mais heureusement la fin change tout et j'ai adoré la façon dont ça se déroule.

17/20


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Weber - Au champ du déshonneur - Albédo
Posté le 16 janvier 2018

Ce n’est pas la première fois quHonor Harrington a l’honneur de ce blog. Je ne cache pas mon plaisir à lire ses aventures militaires et sciences-fictives dans cette série qui met en avant une femme de caractère comme héroïne. La seule pour une saga d’envergure à avoir osé franchir le pas pendant de longues années. Il s’agit en outre, d’un cycle qui n’a aucune prétention autre que le divertissement de qualité, l’émerveillement « visuel », quelques poussées d’adrénaline ainsi qu’en filigrane la promotion des femmes.

« La guerre éclair de Havre a échoué. Le Royaume de Manticore dispose d’un répit. Alors les dissensions internes remontent au grand jour, qui saisissent pour enjeu le procès en cour martiale de Lord Pavel Young, accusé de désertion en présence de l’ennemi. Le capitaine de vaisseau Honor Harrington se retrouve bien malgré elle au cœur d’une crise politique. Et, seule devant une machination diabolique fomentée pour la détruire, elle devra marcher sur le champ de bataille d’une guerre privée qui n’a que deux issues possibles : la mort ou le déshonneur.« 

Ce quatrième tome est une suite directe d’Une guerre victorieuse et brève. Autant prévenir tout de suite, ce roman ne contient pas de batailles spatiales dans lesquelles sévit notre Capitaine préférée. Pour autant, j’ai trouvé le récit nerveux et prenant, doté d’une intensité marquée.

Lors des événement précédents, la Flotte Manticoriennne a réussit un coup de maître à la station Hancock, notamment grâce à l’intervention de Harrington et la stratégie de l’Amiral Snarnow. Ce fut toutefois un combat âpre qui a dévoilé les intentions et la traîtrise de Pavel Young, ennemi déclaré d’Honor. Celui-ci fut donc placé en détention en attendant son procès en Cour Martiale pour fuite devant l’ennemi.

Au champ du déshonneur relate donc la court martiale de l’antipathique officier, fait qui ébranle profondément l’amirauté mais également le gouvernement. Forcément Pavel Young fera tout ce qui est en son pouvoir pour discréditer cette femme qu’il juge inadaptée au poste et aux responsabilités, avec en ligne de mire s’extraire de ce mauvais pas. A son actif, quelques amis et relations misogynes se feront un joie de contribuer à cet édifice cherchant à saper l’avenir d’Honor et vraisemblablement celui des femmes qui pourraient lui succéder.

De son côté, Harrington s’apercevra qu’elle bénéficie de quelques soutiens dont un de taille à travers le Comte White Haven.

J’ai trouvé ce tome passionnant et pas seulement en raison de son féminisme déclaré et de ce parti-pris fort. Ce volume a été écrit en 1994, cette date permet de se rendre compte de son côté précurseur en SF militaire, et même SF tout court – quand je pense qu’on oublie de souligner tout cela…

L’aspect procès est remarquablement bien mené, avec toutes les tractations entre les parties – et partis – la recherche de soutiens, les coups-bas, les surprises de taille, les déconvenues, les rebondissements. Les américains savent écrire des romans « judiciaires », il existe une culture ancrée dans de nombreux auteurs et cela se sent. Bien entendu, le système judiciaire s’apparente beaucoup à la culture anglo-saxonne, USA et britanniques réunis. L’avantage indéniable réside dans la familiarité qui baigne le lecteur avec la plupart des procédés et des procédures, et permet d’apporter un aspect cohérent à l’ensemble. C’est intense car les opposants d’Honor sont habiles, et de son côté, malgré ses talents et son expérience militaires, elle se trouve assez démunie.

En outre, grâce Au champ du déshonneur, David Weber enrichit son univers sur le plan militaire ET civil.

En effet, il y a également un changement « de portage », si je puis dire, concernant la saga. Je trouve l’univers bien plus fouillé, l’aspect martial assumé et marqué dans les premiers opus est un peu plus en retrait pour laisser la place au développement des personnages – les principaux mais également les récurrents. Et si, l’influence anglo-saxonne de la justice (militaire) est évidente, David Weber n’en développe pas moins un système propre à Manticore. Les mécanismes gouvernementaux apparaissent aussi plus nettement avec un gouvernement à deux chambres, tout en conservant une petite touche vintage fort agréable.

Le point fort de ce roman réside dans l’émotion procurée. Le lecteur vibre au diapason de son héroïne, il souffre avec elle, se ravit pour elle, désespère en sa compagnie, souhaite démolir le Pavel pour elle, l’éclater façon puzzle, le réduire en charpie, le bouffer accompagné d’un verre de chianti,… Les crises d’angoisse nous attendent au prochain détour, et c’est avec rancœur et un certain soulagement que nous refermons ce chapitre. Weber réussit avec brio à remuer les tripes de son lecteur, et ce avec une belle justesse de ton et même de la délicatesse.

Bon, tout n’est pas parfait, car nous avons quelques longueurs (début un peu lent), des descriptions techniques superfétatoires, mais ce tome marque à mon sens une dynamique autre et plus complète concernant la série, pour notre plus grand bonheur.

Au champ du déshonneur est un tome franchement féministe, qui délaisse pour un temps les batailles spatiales pour se concentrer sur Honor Harrington. David Weber parvient à la rendre plus attachante encore, en jouant parfaitement sur l’empathie du lecteur avec une palette d’émotion qui va de l’amour à la haine, de l’admiration au mépris. Un excellent tome.

- Lutin82, le 16/01/17. 



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Pratchett - Lapsus Clavis - ActuSF
Posté le 13 janvier 2018

Patrick Couton oeuvre depuis de nombreuses années à la traduction des récits de Terry Pratchett. Nous revenons avec lui sur Lapsus Clavis sorti aux éditions de L’Atalante le 20 octobre dernier.

 

 

Actusf : Lapsus Clavis est une de vos dernières publications sur l’univers de Terry Pratchett, pouvez-vous nous la présenter ?
Patrick Couton : Il s’agit d’un recueil d’articles et de discours de Terry Pratchett, dont les plus anciens datent des années 60-70 et les derniers de 2011. S’y côtoient des souvenirs d’enfance ou de tournées de dédicaces dans le monde, des réflexions sur la fantasy, son genre de prédilection, mais aussi, dans les derniers articles, ses prises de position pour la mort assistée.

Actusf : Vous avez traduit ses romans et avec Lapsus Clavis vous avez traduit un homme et un écrivain. Était-ce plus difficile que la traduction de la fiction ? Le travail était-il le même ?
Patrick Couton : Ce n’était ni plus difficile ni plus facile que traduire de la fiction.

"L’humour y est toujours présent."

Actusf : Pourquoi ?
Patrick Couton : Le style de Terry Pratchett, dans ses articles comme dans ses romans, reste le même, l’humour y est toujours présent.

- ActuSF



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Le mot de Mireille sur Tigane
Posté 22 janvier 2018 -

J’avais l’habitude de dire que le plus grand livre de Guy Gavriel Kay pour chacun est celui qu’on a lu en premier. Pour moi, Tigane. Cela dit, j’ai pris une claque telle en relisant Les Lions d'Al-Rassan début 2017 que je ne dirai plus rien de la sorte.

Lire la suite sur le blog

tigane_kay_site.jpg

 

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Des intégrales numériques en janvier
Posté 04 janvier 2018 -

Lecteurs de livres numériques, sachez que de nombreuses intégrales sont disponibles jusqu'au 31 janvier.

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Bonne année 2018 !
Posté 03 janvier 2018 -

Dernier coup d'œil dans le rétro avant de filer vers 2018, une nouvelle année qu'on vous souhaite fabuleuse.

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Manuscrits
Posté 27 janvier 2017 -

Serez-vous la nouvelle plume publiée pour nos 30 ans ?

Le mois de janvier 2018 marquera la reprise de la réception des manuscrits. Envoyez-nous votre texte du 1er au 31 janvier. Nous avons enchanté notre boîte mail, afin qu’elle transforme en citrouille tous les messages reçus à partir du 1er février minuit.

Ne seront lues que les œuvres de fiction : fantastique, science-fiction et fantasy. Rappel : nous ne publions plus de romans jeunesse, ni de bandes dessinées, ni de polars.

Spécifications techniques pour que nous lisions votre travail dans des conditions optimales :
- Format ePub de préférence, nous acceptons aussi le format PDF.
- Mise en page du PDF : police simple (Garamond par exemple), en taille 18, sans interlignage.
-  N’ajoutez aucune illustration à votre texte.
Les fichiers ne respectant pas ces règles ne seront pas traités.

Les questions que vous ne manquerez pas de vous poser :
- Où l’envoyer ? À cette adresse : manuscrits@l-atalante.fr
- Comment savoir si mon manuscrit a été reçu ? Au cours des deux premières semaines de février, vous recevrez un accusé de réception qui vous expliquera la suite des opérations.
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L'Atalante
Posté 21 janvier 2013 -

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