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Guinea pig
23/02/2010, 17h20
Par exemple en l'appréciant alors que vous l'aviez commencé en reculant, ou à l'inverse parce que vous étiez convaincus qu'il allait vous emballer ... et qu'il vous a barbé.
Et y-a-t-il des livres que vous n'avez lu que contraints et forcés ? (imposés par le travail, les études, l'entourage...).

Pour ma part je ne m'attendais pas à être aussi enthousiasmée par le premier Harry Potter que l'on m'a offert à Noël il y a une dizaine d'année. Heureusement la vague HP était encore discrète ; le battage médiatique aurait pu me détourner de la série.
De même j'ai lu Twilight avant ma fille, pour savoir si cela lui conviendrait (elle avait 12 ans) et j'ai été surprise de l'apprécier, ayant un a priori lié à sa notoriété massive...

En revanche, bien qu'amatrice de littérature jeunesse, le premier "Bobby Pendragon" m'a profondément ennuyée, avec une régularité linéaire admirable !
Je n'ai pas réussi à lire plus de la moitié du "Seigneur des anneaux", pourtant favori familial depuis des lustres ; j'ai arrêté à la moitié, mais je vais le reprendre du début ! (Je voudrais l'aimer, vous savez, comme quand on mange de la confiture d'orange, parce que ça devrait être bon ?).
J'ai trouvé très décevant "Hunting ground" de Patricia Briggs, alors que absolument tous ses autres livres m'ont enchantée.

Enfin, je n'aurais certainement pas fini "La mort et mon métier" de Robert Merle, qui était au programme au lycée. Ce sont les confessions sans fard et surtout sans contrition d'un nazi. Et si il n'y a aucun détail abominable, tout étant suggéré, ce livre m'a paru très dur. (C'était pourtant une bonne lecture, qui m'a beaucoup marquée).
Je n'ai jamais voulu lire "le Journal d'Anne Franck", car je savais que la fin était triste...

Maintenant je me méfie de mes méfiances, et j'essaie de me pas me fier à de premières impressions, comme la couverture du livre si elle ne me plaît pas !

Aphraël
23/02/2010, 20h35
Le premier Goodkind m'a envie de secouer les personnages principaux et de leur crier dans les oreilles quoi faire. Je l'ai vite abandonné.

Sinon, j'ai débuté à reculons L'aiguille creuse de Maurice Leblanc, qui est devenu une immense passion de jeunesse avec Arsène Lupin. Mais j'ai eu des mauvaises surprises avec les livres scolaires : un livre immonde avec un gamin défiguré par un bec de lièvre que personne n'aime, et enfin quand il trouve un ami, celui-ci meurt, ou La curée de Zola.
Ah oui, également Sans famille, premier livre à lire de sixième, où tout traîne en longueur et où j'avais deviné à la lecture de la moitié du premier tome qui était sa vraie mère... Mais bien sûr, fallait rajouter des péripéties...

Et pour conclure, Le petit chaperon rouge perturbait mon esprit logique, vu que le loup doit bien mâcher...

Ned
24/02/2010, 00h59
Tout d'abord, il est rare que je ne finisse pas un livre, partant du principe que lorsque le vin est tiré, il faut le boire jusqu'à la lie. Mais cela m'est arrivé avec quelques rares romans. Le plus remarquable, je pense, est Royal Assassin de Robin Hobb, deuxième tome de la Farseer Trilogy (la première avec Fitz... les tomes en VO ayant été découpés en deux à la traduction, si je ne dis pas de bêtises, cela correspond soit à la fin du tome 3 ou au début du tome 4 en français), c'était il y a treize ou quatorze ans. J'avais trouvé ça insipide, inintéressant et tout un tas d'autres adjectifs commençant par "IN". Plus récemment c'est un livre de Raymond Khoury (Le dernier templier) qui m'a tellement semblé cousu de fil blanc que j'en ai arrêté la lecture en plein milieu.
J'ai lu d'autres livres faibles ou qui ne m'ont pas transporté, mais jamais ils ne me sont tombés des mains avec la force de ces deux-là (ou alors, ma mémoire a décidé qu'il ne fallait garder que deux exemples pour la forme et occulter les quelques autres expériences traumatisantes de lecture ;)).

Quant aux lectures scolaires, elles ont été à l'origine de quatre rencontres littéraires qui ont bouleversé mon univers de lecteur :
André Brink, un écrivain contemporain d'Afrique du Sud, à qui l'on doit entre autres Une saison blanche et sèche, Un turbulent silence ou, plus récemment, L'insecte missionnaire et L'amour et l'oubli. C'est un écrivain dont je suis avidement l'œuvre tant je la trouve juste, dérangeante, triste, gaie, humaine... ;
Louis Ferdinand Céline et notamment son extraordinaire Voyage au bout de la nuit ;
Boris Vian dont le J'irai cracher sur vos tombes m'a beaucoup marqué et dont je lis l'œuvre avec parcimonie, pour me réserver encore quelques découvertes ;
Albert Camus dont mon professeur de lettres de l'époque avait préféré nous faire découvrir L'étranger et nous laisser l'opportunité de nous plonger dans La Peste de notre propre chef.

Spyro1
24/02/2010, 09h30
C'est marrant comme j'ai l'impression qu'on retrouve les même noms...
Le seigneur des anneaux, je n'ai jamais réussi a dépasser la moitié de la communauté de l'anneau, je trouve la multitude de détails d'une lourdeur exaspérente, 20 pages pour décrire la maison de bilbon sacquet, c'est un peu trop a mon gout, donc je me suis rabattu sur les films, ayant vu les films, je n'ai l'esprit "vierge", donc si jamais je lis les bouquins, j'aurais surement a l'esprit les images du film, c'est mort pour faire travailler l'imaginaire......

L'épee de vérité de terry goodkind, il m'a fallu trois essais pour arriver à dépasser le tome 2, et encore, la j'ai fini le tome 8, vraiment parce que je m'étais motivé, mais quand je vois qu'il en reste encore 4, je ne suis pas sûr de les acheter tellement la répétition devient la norme, le plan "je t'aime, moi non plus, mais de toutes façon quand on peut enfin être ensemble les méchants, ou le destin nous séparent" une fois sur toute l'histoire ça pourrait passer, mais la a chaque bouquin ça devient lourd....

Et ben......L'assassin royal de robin hobb, j'ai réussi a lire jusqu'au tome 8 ou 9 en trouvant ça de plus en plus lourd, et alors que j'avais déja acheté jusqu'au tome 12 ou 13, j'ai interrompu la lecture, plus aucune surprises......

Le dernier c'est la saga vorkosigan pour lequel je n'ai pas dépassé le tome 5, pareil que les autres pour des questions d'ennui et surement de manque de volonté (c'est à ce moment que j'ai découvert l'Atalante, et weber....)

Je ne parle pas bien sûr des classiques imposés (les Zola, Maupassant, Kafka) à l'école pour lesquels je n'ai aucune affinités, et que j'ai lus vraiment à reculons (et pas du tout appréciés), alors qu'a l'époque, mon truc c'était plutôt les livres dont vous êtes le héros, après la traditionnelle période bibliothèque verte.....

Je remarque quand même que de manière générale, on a des problèmes à lire de grandes sagas comprenant un nombre de tomes important du fait de la monotonie qui s'installe, je suis d'ailleurs assez content que mon cycle préféré (honor harrington) soit terminé, parce que je commençais à me lasser... On va voir si il y a du nouveau dans la suite.....

Guinea pig
24/02/2010, 10h04
J'ai lu aussi, pour l'école peut-être, je ne me rappelle plus, "Le Hussard sur le toit" de Jean Giono. Je ne me rappelle plus de grand chose, ne l'ayant lu qu'une fois ; mais cela se passe durant une horrible épidémie, et les descriptions de l'auteur ont failli me dégoûter à vie du riz au lait ! (Je vous fais grâce des détails...).
J'ai ressenti la même gêne vis-à-vis de l'Assassin Royal, avec une nette amélioration pour la série du milieu, celle des bateaux vivants. En revanche la lecture poussive de la série du "Soldat chamane" (que j'ai fini par principe, ayant acheté les 3 tomes aveuglément, comme on fait son lit on se couche !) m'a dégoûtée de l'auteur : je ne pense pas jamais relire aucun de ses livres.

Boris Vian m'a fait forte impression également ; il faut que je le relise...

Gaëtan
25/02/2010, 18h42
Contrairement à certains d'entre vous j'ai fini et adoré le Seigneur des Anneaux qui fait indéniablement partie de ces livres qui m'ont surpris !! (êtres de peu de foi, c'est quoi 300 pages de descriptions avant le départ d'une intrigue?!?! ;) )

Mais sinon de manière générale j'ai été agréablement surpris par tous les livres que j'ai adoré.
Donc pour reprendre la liste que j'avais donné pour 2009 : Le Quatuor de Jérusalem d'Edward Whittemore (je maintiens : lisez-les, c'est absolument géniallissime!), Les Dépossédés d'Ursula K. Le Guin, Le Livre de Toutes les Heures de Hal Duncan, La Cité des Saints et des Fous de Jeff Vandermeer, Le Club des Policiers Yiddish de Michael Chabon... et je pourrais ajouter en vrac, World War Z de Max Brooks, Roi du Matin Reine du jour de MacDonald, Gagner la Guerre de Jaworski, etc.
Il y a un peu plus longtemps notamment par La Compagnie Noire de Glen Cook et aussi beaucoup par La Bibliothèque nomédienne.
Mais je ne vais pas tout lister, vous allez vous ennuyer. ;)

En fait de manière générale, j'achète un livre parce que je suis tenté par ce qu'on raconte dessus (avis, critique, classement en "classique", prix, etc.). Je n'achète plus sur un "coup de tête". Mais pour être le plus neutre possible, j'essaye de ne pas me faire d'idée en commençant le livre. Donc dès que j'aime, je suis surpris :D. Mais je ne suis pas surpris à cause de ce que tu disais Guinea pig, c'est à dire partant d'un apriori positif=détesté ; apriori négatif=adoré.
Parce que si je pars vraiment avec un apriori positif, je ne suis pas déçu, mais pas surpris non plus (même si j'ai adoré) : ça a été dernièrement le cas avec le Déchrnologue de Beauverger il était difficile de ne pas partir avec un apriori positif avec tous les prix reçus...

Du coté des négatifs, il y en a quelques un. Dernièrement, malgré le fait que j'ai beaucoup aimé Le Goût de l'immortalité de Cathérine Dufour, je me suis ennuyé au bout de quelques pages avec Outrage & Rébellion... ça m'a donc surpris de passer d'une opposition à l'autre (adoré/détesté) chez le même auteur.

Et pour ce qui est de mes lectures scolaires, je partais toujours avec un apriori négatif (fruit d'une longue expérience de livre inintéressant) et je n'ai pas été surpris de détesté La Leçon Ionesco, ou Enfance de Nathalie Sarrault (que j'ai relu l'été dernier "pour voir"... et j'avais raison au lycée: ce livre est sans intérêt mis à part sa construction).