Voir la version complète : Le Kindle: terrible cauchemar ou futur incontournable?
Guinea pig
08/02/2010, 13h19
Vous savez, ce petit écran qu'on fourre dans sa poche, sur lequel il y aurait tous les livres qu'on voudrait, sans avoir eu besoin de les acheter en chair et en os, ayant téléchargé le texte moyennant finance?
J'ai été voir la démo sur Amazon.com; bon ça a l'air vraiment très pratique, très moderne, on peut même le lire sur la plage en plein soleil (ça, ça m'a épatée: arriver à lire un écran dehors...). Plein d'enthousiasme américain avec de jolies personnes souriantes.
Bon, c'est vrai, à mes débuts j'aurais bien aimé pouvoir avoir tous mes cours là-dedans, plutôt que de fourrer le gros tas de reliures spirales dans le coffre quand je partais travailler (à l'époque, je le rappelle aux plus jeunes, les étudiants n'avaient pas d'ordi en règle générale; si si. Et quand j'étais au Lycée le téléphone était accroché à une prise, et il avait un CADRAN!).
J'imagine que ça pourrait être bien aussi pour le journal comme principe.
Mais l'idée qu'il n'existe plus de livres papier un jour me fait froid dans le dos. Si ça doit arriver, j'aimerais autant que ce ne soit pas de mon vivant!
Je me rappelle du plaisir à trouver de vieux signes de piste dans le grenier de mes grands-parents (encore aujourd'hui, j'ai racheté un livre de ma jeunesse, "le Lys de Brooklin"; le vendeur s'inquiétait de savoir si les feuilles jaunies allaient me gêner! S'il savait! Ce pauvre livre, avec ses pages même pas découpées, personne ne l'avait encore jamais lu...).
Et puis la couverture, qu'est-ce qu'elle devient là-dedans? Et le feuilletage? Et les librairies, déjà en péril? Et la BD?
Et je doute que ce soit forcément plus écologique, le numérique n'étant sans doute pas mal aussi dans son genre.
Nous avons été plusieurs à nous plaindre avec une certaine mauvaise foi (un peu comme on se plaint de ses enfants é-pui-sants) d'avoir eu à trimballer nos livres de déménagements en déménagements...
Alors, prêts pour le Kindle?
(Non ce n'est pas une barre chocolatée).
Pourquoi opposer le livre papier et le livre numérique ?
Les deux peuvent parfaitement coexister à condition de ne pas diaboliser les objets de lecture numériques (Kindle n'est pas le seul produit existant sur le marché).
Je pense que les acteurs du secteur du livre et j'entends bien tous les acteurs, de l'auteur au marchand de livre (cette catégorie comprend aussi bien les libraires qui savent ce qu'ils nous recommandent que les grossistes de la culture qui se contentent de remplir les têtes de gondoles avec le top 25 de Livre Hebdo) devraient débattre des différents aspect de cette évolution technologique et interpeller le législateur pour avoir un cadre qui régit ce média de diffusion du livre (une sorte de loi Lang pour le livre numérique). Sans cela, nous allons assister à une guerre des prix et des formats.
Je pense que ce type de support présente plusieurs avantages (qui sont déjà en application aux États Unis) :
des droits d'auteur plus élevés : comme le coût de fabrication devient dérisoire, le coût du stock est nul et que le diffuseur/distributeur disparaît de la chaîne du livre avec sa commission, l'auteur est en droit d'exiger de gagner plus pour son travail (aux US certains éditeurs pour ce support accordent des droits de l'ordre de 25% alors qu'en France un auteur "papier" moyen gagne moins de 10% sur le prix du livre hors taxe) ;
pour le lecteur un prix du livre plus accessible et la possibilité de découvrir plus d'auteurs pour un même budget (personnellement, je regrette d'avoir acheté certaines drouilles en grand format à cause d'une quatrième de couv bien tournée) ;
pour l'éditeur c'est l'opportunité de tester des auteurs auprès du grand public à assez faible coût (certains éditeurs américains n'hésitent pas à offrir le premier roman de leurs jeunes auteurs à télécharger gratuitement) ;
celui qui peut sembler le grand perdant dans l'histoire c'est le libraire, mais rien de l'empêche d'avoir une borne dans son magasin en plus des rayonnages de livres papier, il est vrai cependant que c'est le métier qui risque le plus de changer radicalement de visage...
Ce que je vois aussi d'intéressant dans outil tel qu'une liseuse, c'est la capacité forte de stockage et la puissance de recherche (par mots-clés par exemple). Imaginez-vous faire des recherches documentaires pour un mémoire ou autre chose dans une base de livres, c'est un véritable gain de temps.
Outre les livres, pourquoi ne pas y ajouter la presse quotidienne (ce que va faire l'iPad d'Apple) hebdo ou mensuelle... J'ai une très belle collection de Geo (oui, Taho, il y a des gens qui lisent Geo ;) ) mais elle commence à être lourde à transporter... et si je cherche un article précis (avantage mentionné juste au dessus) ça peut me prendre un certain temps.
Pour la BD, je sais que plusieurs logiciels ont été développés pour les téléphones à grand écran.
Pour ma part, je sais que je vais me mettre au format numérique, ce qui n'empêchera pas ma bibliothèque qui doit compter aujourd'hui près de huit cents livres en trois langues (oui, j'ai dû me séparer d'une centaine de livres récemment faute de place) de continuer de grandir sans doute à un rythme moins soutenu, mais avec des livres que je veux vraiment avoir sur le support papier.
Et à titre de comparaison, je serai tenté de vous dire que malgré ses réseaux tentaculaires puisque nous pouvons l'avoir désormais dans nos téléphones portables et ses offres à la demande, la télévision n'a toujours pas réussi à tuer le cinéma, alors que le prix d'une séance devient de plus en plus prohibitif :D !
Guinea pig
08/02/2010, 16h32
Je suis tout à fait d'accord!
En fait je n'arrive pas à imaginer que le livre papier puisse disparaître, ça me semble une évolution trop drastique, contre nature. Ma question était plutôt rhétorique...
Et il est tout à fait vrai que le téléchargement permet un accès plus large à tous (j'ai, également, certains livres bien chers que je regarde d'un oeil torve!). Le kindle (ou autre) me paraît attrayant surtout pour tout ce qui est hors-romans (c'est d'ailleurs pour ça que j'avais été voir): info, documentation...
L'aspect possibilité pour nouveaux auteurs est en effet très intéressante; j'aimerais avoir l'avis de fans de BD, cependant (je n'en suis pas une particulièrement).
Bon, ce qui n'est pas bien, c'est que va-t-il rester à dire aux autres, hein?
Comme dit Obélix (en se tortillant sur la musique de Goudurix):
"Il faut vivre avec son temps!"
J'utilise une liseuse depuis bientôt un an. Je l'ai acheté après un voyage de quelques jours en Italie pendant lequel, drame des drames, je suis tombé en panne de lecture. J'avais pourtant pris des précautions : deux bouquins papiers (le genre qui pèse :o) et mon ordinateur portable avec pas mal de livres au format électronique dessus (merci Baen et ses CD :)). Manque de bol, le temps du voyage, j'avais du déjà finir un des livres et le suivant n'a guère duré plus longtemps. Et, même si les Italiens ont la même monnaie que nous, les prises électriques ne sont pas forcément compatibles et mon portable a fini par manquer d'énergie.
Quelques jours après mon retour, je suis tombé sur la PRS-505 de Sony et j'ai décidé de me laisser tenter. Depuis, c'est devenu un livre presque comme les autres de ma bibliothèque : il me quitte rarement et j'y ai beaucoup d'oeuvre que j'aime beaucoup (quand elles sont disponibles évidemment). Niveau confort, c'est équivalent aux livres papier, loin devant les écrans rétro-éclairés de toute sorte (jamais testé l'OLED, mais je doute que ça change quelque chose).
Le gros point noir, c'est la difficulté à trouver du contenu légal. Entre les DRM, les limitations géographiques que je ne comprend pas (je peux acheter certains livres anglais au format papier, mais si je veux les acheter au format électronique, c'est impossible :confused: ), la faible offre en français, heureusement que certains éditeurs (anglais) ont une approche plus ouverte et que des bénévoles se chargent de mettre à disposition des oeuvres du domaine public.
Et malheureusement, l'arrivée de l'iPad ou un éventuel accord entre Amazon et les éditeurs francophones ne va rien changer : les deux solutions sont verrouillées par des DRM propriétaires et les livres ne pourront donc pas être lu sur autre chose que les appareils des vendeurs :( (à moins de casser les dits-DRM, mais c'est pas toujours possible ni simple...)
Vis à vis du livre papier, je ne pense pas que ça puisse remplacer complétement le livre papier. Le livre de poche va sans doute souffrir, mais je ne vois pas forcément les livres avec des jolies couvertures disparaître. Même chose pour les livres en couleur (type livres d'art et cie), même avec un écran 10" couleur comme l'iPad, je ne pense pas qu'on soit au niveau de ce qu'offre les beaux livres. Le papier a aussi pour lui une pérennité que n'offre pas du tout les solutions numériques.
Pour la BD, je suis assez sceptique.
Selon les bouquins, la narration peut être pensée en page simple ou en page double. Comment déterminer alors comment elle doit s'afficher, doit-on laisser le choix ?
C'est surtout sur les risques de cassure narrative que je me pose des questions.
Je ne suis pas contre les supports numériques, surtout pour racheter les grands classiques qui prendraient de la place, coûtent moins cher en numérique (voire son gratuits), tester un roman que je n'aurais pas osé acheter autrement. Et puis pour les voyages.
Pour les prix, je demande à voir. Les récentes batailles entre Amazon et Macmillan montrent que les éditeurs ne sont pas prêts à brader les nouveautés en se basant sur le format. Les nouveautés seraient donc moins cher en numérique, et le prix baisserait avec le temps jusqu'à un palier minimum pas trop bas (en gros, de 15$ à 6$).
Les stratégies marketing et financières ne semblent pas encore tout à fait au point, la concurrence pas encore assez ouverte, pour savoir où on va. Sans parler du travail de libraire. Mais les applications sont intéressantes dans certains cas, c'est indéniable.
Tetishery
08/02/2010, 19h36
A ce propos, Bifrost est justement en train de publier sur son blog une petite enquête sur l'usage que font les éditeurs de littératures de l'imaginaire des e-books : http://blog.belial.fr/post/2010/02/06/Demain-les-livres
C'est assez intéressant, mais le débat reste toujours le même partout : oui, les e-books semblent une solution d'avenir assez chouette, mais les changements que ça va entraîner sur le marché du livre font franchement peur. Enfin, les seuls à ne pas trop s'en faire dans l'histoire, ce sont quand même les auteurs et les éditeurs. En revanche, les libraires et les distributeurs ont de quoi angoisser...
Guinea pig
08/02/2010, 19h48
C'est le confort de lecture qui m'intrigue, n'en ayant jamais eu un entre les mains, surtout du côté de la luminosité, qui me gêne souvent. Mais il est vrai que les écrans semblent avoir beaucoup évolué.
(Et puis j'ai de nombreux poches américains dont la qualité d'impression, police, marges, papier sont horribles, alors ce n'est pas forcément un argument).
Je passerais certainement le cap un jour, quand les choses auront pris une forme plus nette.
En revanche, je ne sais pas si le contact du livre, et les pages qui se tournent ne me manqueraient pas dans une lecture d'agrément.
Il n'y a aucun rétro-éclairage possible avec les liseuses à encre électronique : l'image est formée avec des pigments chargés et opaques.
http://www.eink.com/technology/howitworks.html
http://www.eink.com/technology/images/technology_inkballs3.jpg
Le principe est simple presque magique au final : c'est vraiment comme le papier, sauf qu'on peut modifier ce qui est affiché :) Niveau confort, c'est comme un livre papier, avec la même fatigue visuelle.
On se fait vite à l'absence de page à tourner, avec l'avantage de ne pas avoir peur de casser le livre en le lisant, et l'inconvénient d'avoir un toucher métal ou plastique fonction de l'appareil (il m'a fallu du temps pour m'habituer, mais comme j'ai pu lire certains livres qui avaient aussi un papier vraiment rebutant au toucher, ça va). Au final, c'est juste un livre presque comme les autres : on lit du texte, on peut l'emmener presque partout (il doit bien exister des housses permettant la lecture même sous la pluie :D), on allume la lumière tard le soir, etc.
Sinon, un futur possible, qui serait assez sympa (même si honnêtement, je comprend les libraires : il n'y a plus que les hypermarchés qui vendent de la musique et des films dans ma petite ville, alors qu'il y a encore une dizaine d'années, on avait deux disquaires) :
http://www.youtube.com/watch?v=aK75RSQBZYs
Moi j'ai hâte de pouvoir m'en offrir un parceque ça va être sacrément pratique pour les voyages, les magasines et cie… Par contre je sais que je continuerai à acheter des livres, déjà parceque leur coût est moindre, et que je me vois mal laisser un petit bijou technologique dans le fond de mon sac ou autre. Et je suis absolument pas soigneuse!
(oui c'est court mais sinon je suis de l'avis de Ned, en fait.)
Je viens de tomber sur une nouvelle intéressante. Qui concerne justement la guerre des prix et les inquiétudes pour les libraires papier que nous avons évoqué dans cette discussion. Même si l'argument dans la bouche de Rupert Murdoch sonne très faut, lorsqu'on connait bien le personnage, il est néanmoins intéressant de voir le positionnement des grands groupes sur cette "guerre" du média numérique/papier.
Afin de respecter le droit d'auteur de l'article en question (http://www.igeneration.fr/ipad/amazon-subit-nouveau-la-pression-d-apple-10378), je vous le mets en lien :).
Moi j'ai hâte de pouvoir m'en offrir un parceque ça va être sacrément pratique pour les voyages, les magasines et cie… Par contre je sais que je continuerai à acheter des livres, déjà parceque leur coût est moindre, et que je me vois mal laisser un petit bijou technologique dans le fond de mon sac ou autre. Et je suis absolument pas soigneuse!Je n'en prend pas particulièrement soin, et pour le moment, elle tient le coup :) Juste eu une grosse frayeur quand un dimanche, mal réveillé, je l'ai laissé tomber (parce que dans ce cas là, pas la peine d'espérer faire jouer la garantie :() mais après une RAZ, elle est repartie (avec juste quelques soucis avec la carte mémoire, soucis qui ont disparu depuis). Mais dans le même temps, j'ai un ami qui est pourtant un parangon de vertu avec les livres, qui a eu un soucis avec la sienne : son écran est tombé en panne et pas moyen de faire jouer la garantie (120€ pour faire réparer l'écran, il a préféré laisser tomber) :(
A priori, les écrans sont encore assez fragiles et peuvent facilement prendre un coup mais pour le moment, le châssis métallique et la housse en simili-cuir livré avec la PRS-505 semblent bien supporter mes manières :)
Sinon, un article en anglais, que j'ai trouvé intéressant pour quelqu'un d'extérieur au milieu de l'édition comme moi : http://delkytlar.livejournal.com/81497.html
Mon point de vue comme contribution. Ca reste très subjectif ;o)
L'aspect technique
La technologie du e-paper/e-ink/e-... est encore en plein essor. Si elle impacte le livre directement, elle a un bel avenir en publicité, en décoration etc.
- Un panneau publicitaire en coeur de ville animé sans rétroéclairage, avec juste une mise a jour (via internet ?) des nouvelles annonces ...
- Un mur dont on change l'aspect en un clic. Vive le e-papier-peint !
Bon c'est pas encore çà, mais on s'en rapproche un peu plus.
Dans les laboratoires, les industriels travaillent pour en tirer le maximum et combler les lacunes. (couleurs (http://www.youtube.com/watch?v=ASzE-fKnhMs), flexibilité (http://www.youtube.com/watch?v=0znv3V-GsNk&feature=related)du support, connectivité ...).
Même si Apple vient de lancer l'ipad. (Ou comment faire passer pour une révolution à la lecture le retour au écran LCD ?!).
Même si Amazon et Google (pour ne citer qu'eux) renchérissent. Je reste confiant dans les moyens mis en oeuvre pour que cette technologie s'épanouisse. (Plus que pour l'Oled (http://fr.wikipedia.org/wiki/Diode_%C3%A9lectroluminescente _organique)par exemple)
Les lecteurs ?
Ces supports sont encore chers, aux nomades, bref à réserver aux "gros" lecteurs. Or les habitudes de ceux-ci sont souvent ancrés à l'amour du livre, ce bel objet qu'on collectionne dans sa bibliothèque, qu'on prend plaisir à feuilleter, à s'échanger... aussi je pense que très peu de gens changeront radicalement leurs habitudes.
Combien d'années avant que la technologie soit suffisante pour que l'éducation nationale remplace les manuels scolaires ?
Plusieurs expériences sont déjà en cours et les éditeurs scolaires proposent leurs nouveaux manuels désormais sous format électroniques quasi-systématiquement (plus ou moins enrichi). L'école sera un terreau très fertile pour ces e-books ! Pas de rétro-éclairage, un poids dérisoire, fini les interminables listes de livres en début d'année...un nouveau ministre de l'éducation ? un nouveau programme à son nom ? hop une mise à jour à l'école du parc des e-books.
Après avoir appris à lire dessus, quoi de plus naturel qu'un ebook ?
L'avenir ?
La dématérialisation du livre inquiète toute la chaîne du livre. Après le cinéma et la musique, protéger jusqu'alors par l'inconfort des écrans rétro-éclairés, le livre se trouve à son tour rattrapé par cette vague numérique. Véritable raz de marée, qui secoue tous les modèles économiques jusqu'alors bien rodé (même si pas parfait).
Fonctionnement actuel : Auteur > Editeur > Diffuseur/Distributeur > Libraire > Lecteur
L'auteur (écrivain, illustrateur, traducteur...) reste toujours à la source. Sans création, pas de contenu, nul besoin alors de contenant.
Son rôle est donc toujours aussi primordial, et ces soucis toujours les mêmes : assurer la paternité de son oeuvres, la faire connaître et toucher une juste rémunération.
L'éditeur remplacé par l'auteur ? Rien de nouveau. Les livres à comptes d'auteurs existent depuis longtemps.
Petite nouveauté on supprime l'imprimeur, il devient plus facile de "publier" mais on se retrouve dès lors plus nombreux à le faire.
On retombe sur les problèmes de visibilité inhérent à l'auto-publication. L'auto-promotion à ses limites et si les libraires disparaissent, c'est un moyen de moins.
La maison d'édition conserve toute son importance, en découvrant puis en publiant tel ou tel auteur dans telle ou telle collection. Elle reste un "label", un point de repère fort pour les lecteurs.
Le ditributeur/diffuseur ? Les "poids lourds" du secteur. Fini les entrepôts et les camions ?
Ils sont peu nombreux en France et sont difficilement contournables. Très souvent reliés à des maisons d'éditions. (Hachette, Gallimard, Flammarion ...) Le tout numérique, ils y travaillent sur l'ensemble de la chaîne, nul doute qu'ils comptent toujours jouer un rôle dans la distribution des autres éditeurs. Le comment pourrait se traduire assez facilement par des plateformes de téléchargement, mais ce serait oublier un peu vite la féroce concurrence sur ce secteur où se sont déjà positionné d'autres géants : Amazon, Google. Reste un portail "universel" évoqué par plusieurs dont l'état mais fautes d'entente cordiale, j'ai peur de voir un remake du projet européen.
Pour l'heure, si distribution numérique il y a, elle sera bien souvent accompagnée d'une distribution réelle en rayons. Donc la plupart des éditeurs ne vont pas rompre les ponts avec leur distributeurs sous peine de ne plus être dans les rayons.
Le Libraire?
Ca se corse !!!
Et pour cause les libraires indépendants sont déjà aux abois. Une guerre silencieuse qui se joue à coup de frais de port offert, de base de données généreusement offerte aux blogeurs en échange de liens marchants, de référencement sur les moteurs de recherches... Le front de l'offensive est sur internet, mais les victimes sont dans la rue. Des 2 cotés. (Cf Fermeture de la Fnac Bastille). Si la Loi Lang a permis la survie des "petites" librairies jusqu'à maintenant contrairement aux disquaires, internet modifie la donne. Nul retour en arrière n'est souhaitable ni possible, commander son livre sur internet et le recevoir le lendemain chez soi. Comment ne pas y voir une amélioration lorsqu'on habite à 50km de la librairie la plus proche. Comment mettre en place un site marchand aussi efficace que les grands sans des moyens conséquents ?
Mais là n'est pas le débat, pourquoi passer par un libraire pour un ebook plutôt que par la 3G, le Wifi sans bouger de son lit ?
Le service.
C'est le service proposé autour du livre qui maintiendra ou pas le libraire comme maillon dans l'achat d'un titre. Son écoute, sa connaissance, ses conseils, les animations qu'il proposera dans et hors de sa librairie, son sourire ... Bref ce que tout libraire fait déjà. (le cas échéant çà perte me chagrinera pas personnellement). Est ce que çà suffira ? Le métier va-t-il dévier vers un conseiller on-line ? hotline ? Cà fait peur et j'espère pas.
Reste le côté logistique, si le circuit de distributions est bien huilé pour les grandes surfaces de la culture qui proposent bon nombres d'autres produits électroniques depuis longtemps, c'est loin d'être le cas dans les librairies. Préjugé, peur, contact difficile avec les fabricants, combien de librairies vendent le support ? Nul besoin pour vendre le contenant en effet mais n'est ce pas perdre un peu de son contact avec les lecteurs ?
Longue vie aux spécialistes.
Car au milieu de tout çà, il y aura toujours des furieux de tirages de têtes numérotées, des collectionneurs d'éditions originales puis bon même si Stephen King et d'autres se sont déjà amusé à dédicacer des Kindles, va falloir faire un choix définitif en BD. Made in China sans doute mais attention aux lavis à l'encre de chine. Un ebook par dédicace ?
Peu importe la spécialité, le libraire sera mieux armé que la concurrence : conseils précieux, connaissance pointue du genre...
Le numérique promet bien la résurrection des livres introuvables mais l'éditeur ne suffira pas à mettre en avant toutes les mines d'or oubliées.
Exemple de librairie très "agressive" sur la toile : http://www.filigranes.be/fr/contenus-actualite/ifiligranes/
Coup de Coeurs, Webzine, Chroniques, Podacst, flux Rss, Facebook, et même une Application Iphone.
Désolé si j'ai un peu débordé de ma réponse initialement prévue. Mais je m'emporte un peu facilement sur ce sujet.
Pour le meilleur ou le pire, je me trompe peut être sur toute la ligne.
En attendant je continuerai d'acheter des beaux livres, tout en jonglant avec la version e-book )
Parchemin, papier, ebook, flux neuronal .. que sais-je, tant qu'il y a des bon romans. Comme dirait Musset, "peut importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse".
Je suis pour l'idée de limiter le poids des cartable (je me souviens très bien de mes sacs de classe de plus de 10 kg) et limiter les documents administratifs ou les livres techniques.
Après, j'adore les livres, et je sais qu'ils ne risquent pas de tomber en panne...
Je me suis aperçu d'un oubli impardonnable. Mon 1er post étant déjà pas très loin de ma définition d'un pavé indigeste.
J'ai beaucoup parler du lecteur. Mais j'ai omis un point que je voulais dédier à la conclusion qui le concerne directement.
Le Piratage.
A l'heure où l'on observe des fichiers d'échange vidéos et musicaux de plusieurs centaines de Go, comment ne pas trembler devant la simplicité d'un échange de textes ?
J'ai rien contre les subventions, mais je ne pense pas qu'une culture survivant uniquement par intraveineuse de l'état soit une bonne chose.
Et c'est bien là qu'on ne s'y trompe pas le vrai combat du Livre ! Un combat digne des auteurs de SF ;o)
Guinea pig
11/02/2010, 09h04
Je suis pour l'idée de limiter le poids des cartable (je me souviens très bien de mes sacs de classe de plus de 10 kg) et limiter les documents administratifs ou les livres techniques.
Après, j'adore les livres, et je sais qu'ils ne risquent pas de tomber en panne...
Oui, c'est un bon résumé!
Les cartables remplacés par quelque chose de quelques centaines de grammes, qui pourrait être contre? Ceux de mes enfants pèsent le poids d'un âne mort (soit 4 ânes morts!) et même les casiers des plus grands ne solutionnent rien, voire même compliqueraient bien tout...
Il y a vraiment quelque chose à faire, mais le coût et la fragilité de l'objet resteraient sans doute des obstacles importants. (Quoique le prix et la solidité des dits-cartables soient déjà sujets à caution! C'est du français, ça? je n'en suis pas sûre...).
La génération dans laquelle on est née compte certainement; même si l'ère sans informatique et numérique me paraît préhistorique, c'est tout de même ma préhistoire...
Malgré tout, nous avons tous été des bébés, avec un stade tactile et oral où on aime bien tripoter, mordiller et bavouiller. Il y aura toujours des livres pour les tout petits (avec des trucs doux, d'autres qui font scrunch ou couic ou grat grat) et le besoin de tenir quelque chose en main de bien réel perdura peut-être (même si on s'abstient par la suite de mâchonner ses livres!).
Rendez-vous dans 50 ans (oui, je suis optimiste!).
J'utilise un Sony PRS-505 (comme nicolas) et je suis séduit par la qualité de l'écran. Par contre il n'y a que trois tailles de caractères disponible et c'est ... lent, il faut attendre que le processeur lilliputien daigne calculer la page suivante. Je n'arrive pas encore à automatiser le processus de tourner la page, c'est encore une rupture dans ma lecture que d'appuyer sur un bouton (peut-être est-ce dû à la lenteur).
Mais je l'ai acheté surtout pour lire directement les manuscrits écrits en étranger et là c'est génial, pas besoin d'imprimer deux cents pages volantes pour vous apercevoir que vous lisez une daube au bout de trente pages ! Mais je préfère donc toujours lire un vrai livre ... l'âge peut-être ? ;)
Mes 2 cents, en passant :
Je pense ne jamais tenter l'expérience du e-book (kindle ou autre). J'aime trop le support papier, le confort de lecture, l'objet-livre lui même pour lui substituer un gadget encore fragile, au confort discutable (quoique, chacun ses gouts après tout) et à la politique commerciale indéfinie.
J'espère seulement que, sous pretexte de piratage, les éditeurs de livre électroniques ne ferons pas les mêmes gaffes que les industries du divertissement, qu'ils préfereront adapter leurs offres et leurs tarifs plutôt que criminaliser leurs clients (cliquer ici pour avoir une idée (http://www.pcinpact.com/affichage/55493-dvd-legal-illegal-pirate-consommateur/80596.htm)). :D
Et ca n'a pas l'air d'en prendre le chemin : exemple (http://www.lexpansion.com/economie/actualite-high-tech/amazon-efface-des-livres-sur-les-kindle-de-ses-clients_190923.html) :mad:
Une étude du Centre National du Livre :
http://www.centrenationaldulivre.fr/?Le-livre-sera-t-il-numerique
Intéressante bien qu'un peu longue. Je verrais si j'ai le temps d'en faire un résumé mais ça vaut le temps de la lire :)
Et sinon, une émission sur France Culture qui devrait être disponible en PodCast jusqu'à vendredi :
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/rumeur/fiche.php?diffusion_id=82872
J'aime trop le support papier, le confort de lecture, l'objet-livre lui même pour lui substituer un gadget encore fragile, au confort discutable (quoique, chacun ses gouts après tout)Si la fragilité est encore un défaut des liseuses (les écrans surtout, même si pour ma part, je n'en prend pas plus pas moins soins qu'un livre et je n'ai aucun soucis avec, malgré une belle chute depuis une table de chevet un matin :o), niveau confort de lecture, c'est similaire à ce que propose un livre de poche niveau niveau rendu et identique à un livre pour ce qui est de la fatigue induite par la lecture (rien à voir avec celle provoquée par la lecture sur un écran LCD). Enfin, c'est même carrément moins fatiguant pour les bras de lire avec une liseuse qui pèse 200g qu'avec un livre grand format qui en fait au moins le double :D
Quid du positionnement de L'Atalante sur le sujet ?
Tout récemment, Bragelonne, après Le Bélial s'est mis au format électronique.
Concernant l'achat d'une liseuse j'avais un problème : le manque de contenu disponible dans mes genres privilégiés. Tout semble se débloquer en cette fin d'année.
J'ai beaucoup d'espoir au niveau de L'Atalante.
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