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  • Romans, etc.

Anthony Galifot

Autour du fauteuil

Autour du fauteuil

Date de parution : août 2012


Illustrateur : Raphaël Defossez

Collection : Romans, etc.

ISBN13 : 9782841726004

Nombre de pages : 128
Prix : 10,50 €
État : disponible

Je sors ma paire de ciseaux du coffret, c’est une douze-pouces, des doubles lames allemandes trempées avec un miniroulement à billes, affûtées avec précision. Je les huile afin de m’assurer qu’elles soient fonctionnelles. Elles m’ont coûté une fortune mais c’est du pur bonheur de couper avec. Je m’en suis peu servi au salon avant de comprendre à quoi elles allaient m’être utiles.
Les salons de coiffure font partie des coulisses du théâtre de nos vies, mais que savons-nous des coiffeurs, de « nos » coiffeurs ? Leurs motivations, leurs angoisses, leurs émotions, leurs fantasmes…
Anthony Galifot, spécialiste de la coupe au rasoir et maître barbier, conjugue dans ces nouvelles deux passions : la coiffure et l’écriture. Et il érige le salon de coiffure au rang de scène où coiffeurs et clients tiennent les rôles principaux, tantôt flirtant avec le noir, tantôt avec le fantastique. Le lecteur y découvre l’autre côté d’un miroir entre rires et stupeur.
  • Revue de presse
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Galifot - Autour du fauteuil - Coiffure de paris
Posté le 12 septembre 2012 -

Coiffeur et formateur, passionné de littérature, le Nantais Anthony Galifot publie, aux éditions L’Atalante, Autour du fauteuil, son premier recueil de nouvelles. Entre fiction et réalité, un voyage au coeur du métier et de notre société, où d'aucuns ne manqueront pas de se reconnaître. Non sans frissonner. Suspens assuré.

Coiffure de Paris : Anthony, vous publiez cet été un recueil de nouvelles. Qu'est-ce qui vous a amené sur ce chemin pour le moins tortueux ?
Anthony Galifot: Un jour, j'ai écrit une petite fiction sur un coiffeur en Asie pour Coiffure info, le magazine de la Fédération nationale de la coiffure (FNC). Je me suis inspiré d'une école en Asie, que j'ai dans ma collection de photographies de salons du monde. J'ai trouvé cela très amusant et, du coup, j'ai écrit deux ou trois autres histoires. Je les ai fait lire à un ami qui m'a conseillé de les proposer. Puis, peu à peu, avec beaucoup de travail, j'ai commencé à écrire plus facilement, dont « Elles », un texte paru dans L'Éclaireur des coiffeurs. Je l'ai présenté au festival de Saint-Nazaire en 2011 et j'ai reçu le premier prix de la nouvelle. En septembre 2011, j'ai envoyé mes nouvelles aux éditions L'Atalante. Ils m'ont demandé d'en écrire d'autres et finalement, en décembre 2011, j'ai signé avec eux un contrat d 'auteur.

CdP : Quelle est votre principale source d'inspiration ?
A.G. : On met toujours quelque chose de soi dans l'écriture. Il y a donc des choses que j'ai vécues en salon. La coiffure est un monde, où la créativité est omniprésente, on y voit plein de choses, ne serait-ce que quand on change de client toutes les demi-heures. À chaque fois, celui-ci arrive avec son univers et nous enrichit de son vécu et de son expérience. C'est la plus grande encyclopédie qui soit. J'ai donc construit certaines histoires sur ce que les gens m'ont laissé sur le fauteuil. Je me sers également de tout ce que je vois dans la société et, du coup, les thèmes sont très différents. Je fais un vrai travail de recherche. Cela me permet de coller au personnage. Il y a ainsi une nouvelle où je me suis mis à la place de la cliente. Pour l'écrire, je suis allé pendant deux mois me faire raser la tête dans des salons, ce qui m'a permis de constater beaucoup de choses. Pour une autre nouvelle, celle sur le psychopathe, je suis allé "consulter !".

CdP: Comment vous y prenez-vous pour écrire les histoires ?
A.G.: II faut que cela m'amuse et que la fin soit surprenante. Je planifie l'histoire, je l'écris et j'attends un ou deux jours avant de faire la fin qui s'impose, en général, d'elle-même. Elle doit, dans tous les cas, avant tout me surprendre. Une nouvelle, c'est comme un coup de hache.

CdP: Dans Autour du fauteuil, on passe, tour à tour, dans l'univers d'une mariée, d'un petit dur, d'un psychopathe, de l'inventeur d'une machine à couper les cheveux. Y a-t-il un message derrière la quinzaine de nouvelles que vous publiez ?
A.G.: Disons que l' écriture me permet d'avoir un pas de recul sur le métier. C'est une façon de se regarder un peu au-dessus. Une version un peu sarcastique et ironique de la coiffure.

CdP: Vous êtes un boulimique de lectures. Quels sont vos auteurs préférés ?
A.G. : J'adore Pierre Bordage, avec qui j'ai souvent discuté et qui m'a inspiré ma façon d'écrire. Et aussi Frank Herbert, Dan Simmons ou Isaac Asimov, des auteurs d'anticipation.

CdP: Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous ?
A.G. : ]'ai eu, pendant dix ans, un salon près de Nantes. Puis, je suis devenu formateur indépendant pour les salons et pour la Centrale des artisans coiffeurs (CAC), la FNC et l'école Scotto di Cesare de Vannes. Ma spécialité, c'est la coupe au rasoir mixte. Je suis également maître barbier et coiffeur studio, sur les défilés, shows et shootings.

CdP: Avec ce premier livre, vous sentez-vous écrivain ?
A.G.: Non , je ne me considère pas comme un écrivain. Écrire sur la coiffure, c'est faire se rejoindre mes deux passions, mais je suis, avant tout, un coiffeur. L'écriture est une autre passion, à laquelle je m'adonne la nuit. Ainsi, quand j'ai une histoire à écrire, je peux passer jusqu'à neuf heures d'affilée sur l'écran et le clavier pour aller au bout.

CdP : Comptez-vous publier d'autres recueils de nouvelles ?
A.G.: Je continue à écrire pour le plaisir et, s' il y a un autre livre, il ne faut pas que ce soit un geste purement commercial. Pour l'instant, les idées continuent de naître, je les couche sur le papier, et on verra. Normalement, je serai au Mondial Coiffure Beauté (MCB) en septembre, pour signer mon recueil. Comme je tourne sur toute la France pour la CAC, il est également possible que nous organisions, avec mon éditeur, des signatures dans les librairies des villes où je passerai. Quand on vit une aventure, il faut aller jusqu'au bout.

Bénédicte de Valicourt
Coiffure de Paris

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Galifot - Autour du fauteuil - L'Eclaireur
Posté le 12 septembre 2012 -

Un coiffeur en librairies!

Révélé dans les colonnes de L'Éclaireur dès 2010, le coiffeur et formateur Anthony Galifot ne manie pas seulement les ciseaux et le rasoir (son dada), mais aussi la plume! Depuis plusieurs années, il écrit des nouvelles, inspirées de l'univers de la coiffure. Au fil du temps, il a imaginé de nombreuses histoires, et croqué avec humour, ou tendresse, une étonnante galerie de portraits. Patrons de salons, collaborateurs, clients, simples amoureux de la coiffure ou de la beauté des femmes, tous y sont passés. Du fantasme pur à la réalité toute nue, du « serial coupeur » à l'inventeur fou, en passant par madame tout le monde et le coiffeur lambda, aux prises avec un quotidien pas toujours facile, ces nouvelles baignent souvent dans un univers à la limite du fantastique. Et aujourd'hui, un premier recueil vient de sortir en librairies (mais aussi sur Internet, sur Amazon par exemple), avec une préface signée Eve Laborderie, et aussi une dédicace à un autre coiffeur qui a contribué à l'aventure, Matthieu Aussel.

Disponible depuis le 22 août, il est paru aux éditions L’Atalante sous le titre évocateur Autour du fauteuil. Un véritable événement! (Voir aussi l'interview de l'auteur dans L'Éclaireur Plus de septembre). A noter: plusieurs séances de dédicaces seront organisées sur le stand de L'Éclaireur au cours du prochain MCB.

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Galifot - Autour du fauteuil - So'Chic
Posté le 02 octobre 2012 -

Anthony Galifot
Vous n’êtes qu’un coiffeur

L’HABIT NE FAIT PAS LE MOINE, ANTHONY GALIFOT LE PROUVE AVEC HUMOUR. COIFFEUR ET MAÎTRE BARBIER DE SON ÉTAT, L VIENT DE PUBLIER UN RECUEIL DE NOUVELLES AUX ÉDITIONS ATALANTE QUI BOUSCULE MALICIEUSEMENT LES IDÉES PRÉCONÇUES SUR SA PROFESSION. PASSONS DE L’AUTRE CÔTÉ DU MIROIR…

 « Vous n’êtes qu’un coiffeur » ! Anthony Galifot s’empare avec gourmandise de ce jugement à l’emporte-pièce reçu un jour en plein visage pour ouvrir le bal de ses nouvelles insolites et le démonter page après page au gré de son humour et de son imagination. Parce que, n’en déplaise aux étroits du chapeau, on peut très bien manier les ciseaux et la plume sans être rasoir. La preuve en 17 nouvelles, 120 pages… et deux heures de conversation autour d’une tasse de thé. Extraits :

Si je vous demandais de me couper les cheveux, comment se passerait le rendez-vous ?
Pour commencer, je vous demanderais de me parler de vous. Qui vous êtes, ce que vous aimez, ce que vous n’aimez pas, ce que vous aimeriez changer dans votre apparence. Je vous observerais pour voir au delà des mots, étudierais vos gestes, votre sincérité… Et puis au bout de 20 minutes je vous dirais allez hop, debout !

Debout ? Vous me couperiez les cheveux debout ?
Et je masquerais aussi la glace pour que vous ne puissiez pas vous voir avant le résultat final ! Debout, avec moi vous tournant autour, le bruit des lames et des rasoirs, vos sens en éveil, vous participeriez pleinement à l’instant et seriez au coeur d’émotions que vous ne soupçonneriez même pas assise dans un fauteuil, plongée dans un magazine… D’autant que je ne vous aurais rien dit de la coupe que j’aurais choisie pour vous ! Vous sauriez simplement que c’est celle qui vous rendrait la plus séduisante à mes yeux…

Parce qu’en plus je n’aurais même pas mon mot à dire ???
Non, surprise ! Cela fait partie du processus de transformation : volonté de changement, échange, confiance, abandon de soi et audace. L’acte est tout sauf anodin, il ne faut pas banaliser le moment… Ni celui là, ni aucun autre d’ailleurs.

Quelle place l’écriture tient-elle dans votre vie ?
C’est une passion à part entière, comme la coiffure. J’écris dès que je peux, la nuit quand toute la famille est endormie, dans le train, à l’hôtel lorsque je suis en déplacement. J’ai un thème en tête, les personnages viennent ensuite. Je laisse les textes au repos pendant plusieurs semaines et si, lorsque je les relis d’un oeil neuf, ils me plaisent et que la chute me surprend, c’est gagné. Parfois la chute ne vient pas. Tant pis, je ne force pas. J’ai une histoire qui attend sa fin depuis un an et demi !

Vos nouvelles sont drôles, fantastiques, émouvantes, décalées, les chutes toujours surprenantes… Où trouvez-vous inspiration ?
Dans le quotidien de mon activité, en bavardant avec mes collègues, les clients… les gens ne se rendent pas compte de la richesse du matériau humain qu’ils nous transmettent. Chaque personne arrive avec son vécu professionnel, privé, ses états d’âme… Un salon de coiffure est une immense encyclopédie vivante !

Dans vos fantasmes aussi peut-être ?
Bien sûr ! Parler des autres, c’est encore parler de soi et le narrateur est toujours le personnage central de mes nouvelles… J’adore l’humour et suis volontiers farceur mais jamais cynique, la cruauté ne m’intéresse pas. Et contrairement à l’un de mes personnages, je ne suis pas psychopathe !

Vous aimez…
Mon métier, l’écriture, la musique, les livres de sciences fiction et les romans noirs, l’oeuvre de Pierre Bordage, les films des Monty Pythons, aider mes enfants à faire leurs devoirs, nager, cuisiner entre copains, aller à la pêche aux palourdes… La vie quoi !

Vous détestez…
L’immobilisme, la bouderie, les situations aseptisées, l’absence d’émotions, positives ou négatives d’ailleurs…

Chaleureux, volubile, pétillant, il me parle de ses projets (il en a plein) et en fin d’entretien me montre les photos de ses rasoirs, magnifiques :
Après avoir vu Sweeney Todd de Tim Burton, je les ai fait customiser par un client bijoutier. Le manche est en argent sculpté, j’ai dessiné moi-même les motifs. Cela nous a pris quatre mois mais le résultat est là. Ils font beaucoup d’effet aux clients  et ça dégèle tout de suite l’ambiance…
Non décidément, Anthony Galifot n’est pas «qu’un coiffeur». Et il est tout sauf barbant.

 

Pascale Vignali

So'Chic

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Galifot - Autour du fauteuil - L'Eclaireur Plus
Posté le 02 octobre 2012 -

Interview sur le vif
Anthony Galifot, férocement vôtre

ANTHONY GALIFOT, COIFFEUR ET FORMATEUR DE SON ÉTAT, VIENT DE PUBLIER LE RECUEIL DE NOUVELLES AUTOUR DU FAUTEUIL (L'ATALANTE). AU COEUR DE SON INSPIRATION ? LE SALON DE COIFFURE, BIEN SÛR, QU'IL DÉCLINE EN AUTANT DE PERSONNAGES VULNÉRABLES OU EFFRAYANTS : CLIENTS INGRATS, PATRONS DANGEREUX OU AU BORD DU GOUFFRE, FEMMES EN QUÊTE DU REGARD QUI LES RENDRA BELLES, COIFFEURS UN PEU SADIQUES OU SERIAL COUPEURS »... IL CROQUE À PLEINES DENTS UNE FÉROCE GALERIE DE PORTRAITS, OÙ L'HUMOUR NOIR LE DISPUTE À LA TENDRESSE. INTERVIEW... UN BRIN CAUSTIQUE.

C'est dur de garder son sang froid dans un salon de coiffure ?
Parfois, oui ! Le petit qui bouge sans que le parent ne dise quoi que ce soit, l'échange téléphonique qui s' éternise, l'ingratitude, mais surtout l'impatience de certains clients. Le pire, c'est quand on part en vacances et qu'un(e) client(e) appelle pour un rendez-vous et s'exclame : « Vous parlez trois semaines ? Mais comment je mis faire ? » Alors que ce sont les seuls congés que vous prenez dans l'année !

Qu'est-ce qui vous pousserait le plus à bout ? Quasiment au point... de tuer quelqu'un ?
Le client de 18h30 qui arrive avec une demi-heure de retard sans s'excuser, à qui on dit que ça va être difficile
car on a du monde, et qui répond : « Ce n'est pas grave, je vais attendre » !

A la lecture de votre recueil de nouvelles, on se rend compte que, finalement, le salon de coiffure est un endroit dangereux. Et pas que pour les clients...
En fait, nous ne sommes pas à l'abri d'un désaxé qui prendrait notre paire de ciseaux ou notre rasoir pour nous planter... Mais je crois que le plus dangereux, c'est encore le mari mécontent de la coupe de sa femme.

Quel est votre souvenir le plus effrayant ?
Avoir à mettre les doigts dans la bouche qui « séchait » sous le casque et qui avait abusé d'un médicament, devoir lui donner des gifles pour qu'elle reste consciente en attendant les pompiers... On a bien cru la perdre.

Le plus jouissif ?
Raser la tête d'un gamin dont la mère avait voulu jouer à la coiffeuse avec une tondeuse : il était arrivé avec une coupe tout en cratèrs. Quel bonheur de lire la honte dans le regard de sa mère !

Comment imaginez-vous le salon de demain ? La réalité n'a-t-elle pas déjà rattrapé la fiction ?
L'évolution technologique va tellementv ite que tout est possible aujourd' hui, ma machine de coiffage automatisée, dans « Geek», est par exemple réalisable !

La coiffure n'est-elle pas une secte, finalement ?
On pourrait dire que oui, par certain côtés, puisque nous avons nos grands gourous !

La pire boulette d'un employé ou d'un apprenti ?
Le client qui veut une coupe tondeuse pas trop courte, et l'employé qui oublie de mettre la cale...

Le meilleur moment ?
Il y en a beaucoup, finalement. Cela peut être, après avoir coiffé une jeune femme pendant quinze ans, de s'occuper d'elle pour son mariage, et de vouloir la rendre la plus belle possible. Mais le moment le plus fort de tous, c'est peut-être quand on la verra arriver avec son premier enfant dans les bras, en mère accomplie, et quand on croisera le regard de la petite fille qu'on a connue

Que regrettez-vous dans la coiffure « d'hier » ?
Le martelage au fer, le crans directs, la boucle sur champs, la tondeuse à main, la file d'attente, quand les anciens
faisaient descendre les enfants du fauteuil, les coiffeurs à blouses... La tradition.

Vos projets ?
Continuer à m'amuser, choquer, transmettre mais surtout susciter une émotion, qu'elle soit positive ou négative : dans notre métier, c'est l'ignorance, le « bof » qui nous détruit. Comme dit Stéphane Amaru, c'est l'effet « wahou » qu'il faut chercher !

Une envie ?
Avoir un salon sans miroir, pour que la cliente découvre dans les vitres, vitrines et autres rétroviseurs sa nouvelle tête !

 

Eve Laborderie
L'Eclaireur Plus

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Galifot - Autour du fauteuil - So What? Magazine.fr
Posté le 08 octobre 2012 -

Ce petit recueil de nouvelles autour du salon de coiffure est un petit régal, une gourmandise vite dévorée (hélas) qui détend, fait rire, glace le sang, engage la réflexion sur la profession de coiffeur. Entre les délires tout droit sortis du cerveau d’Anthony Galifot et les scènes on ne peut plus authentiques, tout un univers narratif gravite… Un livre rafraîchissant et sans prétention qui ne ressemble à nul autre.

 So What? Magazine.fr

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Galifot - Autour du fauteuil - Ouest France
Posté le 08 octobre 2012 -

Le coiffeur qui écrit des nouvelles au rasoir

Coiffeur à Bouaye devenu formateur, Anthony Galifot signe un recueil de nouvelles qui défrisent le milieu de la coiffure. La noble maison d'édition Atalante les a aimées et publie Autour du fauteuil.

C'est l'histoire d'un coiffeur qui aimait tant lire, qu'il s'est mis à écrire. « Un jour, j'ai eu une idée, j'ai écrit une histoire. Puis deux... ». Anthony Galifot ne trouvait pas ses nouvelles formidables. Mais un copain, lui, les a envoyées à L'éclaireur des coiffeurs, magazine pro, qui les a publiées. Une, puis deux... La revue en voulait plus. Anthony en a écrit douze. Comme il lisait beaucoup de SF, aimait beaucoup Pierre Bordage et adorait sa maison d'édition, il a adressé ses nouvelles à l'Atalante, à Nantes. Bingo. L'Atalante a aimé. Anthony en a signées 17 au total. Que des histoires de coiffure réunies sous le nom Autour du fauteuil.

Pourquoi aller chercher plus loin ? « On a quand même la plus grande encyclopédie de gens sur nos fauteuils. Toutes les couches sociales toutes différentes et avec autant de passions différentes », note le maître-barbier qui fait plus dans le noir que dans la couleur avec des scènes du quotidien, dépeintes avec beaucoup d'ironie : les gamins que la mère « confie » au coiffeur le temps de quelques courses, la scène des poux, les prises de rendez-vous prise de tête, l'odieux client roi... « Mes collègues me disent tous se reconnaître. Ce sont des situations que nous avons tous vécues », raconte Anthony Galifot qui a lâché son salon de Bouaye en 2000 pour la coiffure studio et la formation. « L'écriture reste dans la veine de mon métier : la créativité ».

Littérature de salon... de coiffure

Les salons, une mine d'or, oui. Parce que déjà, on y parle beaucoup. « À partir du moment où on touche physiquement les gens, on rentre dans leur intimité ». Parce que la phrase a de la gueule aussi. « Je vous dégage l'oreille ? » Hors contexte, la phrase pourrait être d'Audiard. Elle est juste tirée du quotidien de la coiffure. Anthony Galifot en aligne quelques-unes du même acabit dans une nouvelle intitulée florilège.

Les nouvelles ont nécessité quelques coupes et une bonne mise en pli. Anthony Galifot le reconnaît. Et, en toute humilité, admet quelques longueurs. Il est coiffeur. Pas écrivain. Et c'est un premier essai. Mais, le maître-barbier qui ne coupe qu'au rasoir-couteau a un indiscutable don des chutes et des fins tranchantes. « Comme avec le rasoir, il faut tenir le fil ! » Coquetterie ou excentricité supplémentaire, il dessine lui-même les longs manches en argent de ses rasoirs. « Quand j'ai vu les rasoirs de Johnny Deep, le coiffeur assassin de Sweeny Todd de Tim Burton, j'ai dit je veux les mêmes ! »

C'est cette différence tendance rebrousse-poil que l'Atalante a sentie dans ce « manuscrit arrivé par la poste comme on dit. Il y a tout de suite eu quelque chose. Un truc familier, à la limite du fantastique... On a rencontré l'homme et on a eu envie de le suivre dans notre collection sans genre (et sans non). »

La semaine dernière, le coiffeur a signé son livre au salon mondial de la coiffure à Paris. Soixante-dix s'en sont vendus en deux jours à la surprise de la maison d'édition. Pas rien. Deux milieux se rencontrent, unis par le coiffeur-auteur qui signe une vraie raie au milieu...

Samedi 29 septembre, Anthony Galifot est en dédicace à 18 h au salon Square F, rue de la ville-en-pierre à Nantes. Autour du fauteuil, en vente à la librairie l'Atanlante et toutes les librairies. 10,50 €.

Véronique ESCOLANO
Ouest France

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Galifot - Autour du Fauteuil - Feel Zouze
Posté le 12 octobre 2012 -

Ha la bonne blague!
Dans un précédent article digne de la rubrique psycho des meilleurs magazines de pouffes, je te faisais part de mes pérégrinations capillaires angoissées…
Voici qu’il y a quelques jours, Fnac.com me suggère l’achat de « Autour du Fauteuil » – recueil de nouvelles basées sur des histoires de veuch, mais point de vue de celui qui a l’arme en main.
Inutile de couper le cheveux en 4, je shoppe la dite suggestion afin de voir ce qui peut bien se tramer dans la tête d’Isabelle Adjani (oui, ma coiffeuse ressemble à l’actrice, sans les bas-joues ni les rides installées) quand je lui casse la paire…de ciseaux par ma constante indécision pilleuse (de tête, il s’entend bien!). Je vois bien qu’elle fait mine « je prends sur moi » et à sa suggestion « vous pouvez lire pendant que je m’occupe de la coupe » insinue bien qu’elle préférerait que je ne commente ni ne la regarde dans le miroir d’un air apeuré.

Le nantais Anthony Galifot, coiffeur et formateur, passionné de littérature, ne manie pas seulement les ciseaux et le rasoir (son dada), mais aussi la plume!
Depuis plusieurs années, il écrit des nouvelles, inspirées de l’univers de la coiffure. Son premier prix de la Nouvelle à St Nazaire le motive à envoyer celles-ci aux éditions l’Atalante, qui le poussent alors à développer son projet.

« Autour du Fauteuil » est une galerie de portraits loufoques -patrons de salons, collaborateurs, clients, simples amoureux de la coiffure ou de la beauté des femmes -, inspirés de son expérience en salon ou de son imagination hyyyyyper fantasque (la vérité, ça me rassure!!! sinon je laisse libre cours à mes pointes fourchues et aux veuch blancs à la racine!)
Du fantasme pur à la réalité toute nue, du «serial coupeur» à l’inventeur fou, en passant par le client relou et le coiffeur lambda qui doit se cogner Madame Michu pour son brushing du mardi, ses nouvelles sont un pur bonheur fantasque!

Ou comment devenir parano à se demander si on fait partie de la « bonne » catégorie de clients (ou des emmerdeuses de première!) et passer son rdv à lorgner le miroir en se demandant fébrile ce que ton coiffeur a en tête lorsque tu lui confies ta crinière flamboyante…..
Un jour, c’est sur, elle ne se retiendra pas et je finirai chauve.

(Nb: penser à annuler le rdv de mardi – au cas où elle ne surkiffe pas la comparaison avec la Adjani!)

Feel Zouze

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Galifot - Autour du fauteuil - Presse Océan
Posté le 22 octobre 2012 -

Bouaye. Devenu formateur, l'ancien coiffeur vient de publier des nouvelles
De la coupe à la page

Anthony Galifot a tenu un salon de coiffure pendant plus de 10 ans à Bouaye. Il y revient ce soir avec un recueil de nouvelles. Comment un coiffeur se met à écrire des nouvelles autour de son salon ? Anthony Galifot : « J'ai commencé à écrire il y a 3 ans à la faveur de mes déplacements dans toute la France pour animer des formations. J'ai décidé de m'y consacrer et de lâcher le salon. Le soir, à l'hôtel, j'ai aussi du temps. J'ai commencé par en publier quelques-unes dans l'Éclaireur Hebdo. Les gens trouvaient ça drôle. » Et ensuite... « J'en ai envoyées quelques unes aux éditions L'Atalante mais ils m'ont dit qu'il en fallait plus et qu'il fallait les retravailler. J'ai passé un an et demi à corriger et réécrire. Je suis un boulimique de littérature, j'avale les livres par cageots. L'écriture pour moi est une vraie
passion. » Vous avez trouvé l'inspiration dans les salons... « J'ai joint ma passion de la coiffure et celle de l'écriture. Ce recueil n'est
pas un exutoire. Je me suis inspiré de cas généraux. Ce sont des situations que beaucoup de coiffeurs ou coiffeuses ont déjà rencontrées. Le cas de cette dame qui fait attendre trois fois le coiffeur au bout du fil pour caler un rendez-vous pour son mari, cela arrive très souvent! Il m'est aussi arrivé qu'on me demande un rendez-vous alors que j'étais à la piscine avec ma famille, j'écris et après je laisse mûrir ma nouvelle. Quand je la reprends, il faut que la fin me surprenne ou me fasse rire. C'est conune ça que ça me plaît. » Qu'est ce que ça vous fait d'être publié ? « C'est drôle, mais je ne peux m'empêcher d'éprouver une réelle satisfaction d'y avoir passé autant de nuits ! Le livre fait déjà un petit buzz dans l'univers de la coiffure. Il a été bien reçu. Je vais sûrement rencontrer d'anciennes clientes ce soir, elles vont peut-être acheter le livre pour voir si elles ne sont pas dedans ! Mais il n'y a aucun risque. » y aura-t-il une suite ? « Je continue d'écrire et de travailler. Mes textes se déroulent cette fois dans l'univers de la formation, mais c'est encore trop tôt pour en parler... »

Bio express : Anthony Galifot a 39 ans. Il est aujourd'hui formateur en coiffure dans toute la France et également coiffeur en studio pour des défilés ou des shootings. On peut retrouver ses créations sur www.anthony-galifot.book.fr

Julie Charrier-Jégo
Presse Océan

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Galifot - Autour du fauteuil - So What? Magazine
Posté le 05 novembre 2012 -

Ce petit recueil de nouvelles autour du salon de coiffure est un petit régal, une gourmandise vite dévorée (hélas) qui détend, fait rire, glace le sang, engage la réflexion sur la profession de coiffeur. Entre les délires tout droit sortis du cerveau d’Anthony Galifot et les scènes on ne peut plus authentiques, tout un univers narratif gravite… Un livre rafraîchissant et sans prétention qui ne ressemble à nul autre.

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Posté 24 mai 2017 -

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Cette année, aura lieu au mois d’octobre la toute première édition du Mois de l’Imaginaire : une grande fête dédiée aux littératures de l’imaginaire impulsée par un collectif d’éditeurs.

Au travers de multiples initiatives lancées à la fois par les maisons d’éditions, les libraires, mais aussi par vous, lecteurs, le Mois de l’Imaginaire entend célébrer la science-fiction, le fantastique et la fantasy, et faire du mois d’octobre un rendez-vous annuel pour tous les amateurs et les curieux.

Sur la page Facebook du Mois de l'imaginaire, vous pourrez suivre toutes les actualités liées à cet événement et découvrir les nombreuses initiatives que vous réserve le Mois de l’Imaginaire : parutions exceptionnelles, opérations spéciales et rencontres en librairie, dédicaces, jeux-concours et plein d’autres surprises.

Tous ensemble, nous prendrons la parole pour partager avec vous nos coups de cœur, notre actualité et nos évènements.

À très vite, et rendez-vous en octobre en librairie pour célébrer l’Imaginaire ! 

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Posté 21 janvier 2013 -

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