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Nathalie Le Gendre

Mósa Wòsa

Mósa Wòsa

Date de parution : avril 2015


Illustrateur : Manchu

Collection : Le Maedre

ISBN13 : 9782841727117

Nombre de pages : 160
Prix : 10,50 €
État : disponible

Début XXIIe siècle. Fuyant la sécheresse qui ravage le continent nord-américain, les Blancs ont bâti dans le désert d'immenses Techno-Cités climatisées. De leur côté, les tribus indiennes ont abandonné les réserves pour trouver refuge dans de miraculeuse Oasis où elles ont renoué avec leurs traditions ancestrales.

Sang-mêlé et orphelin de mère, Mósa vit dans l'Oasis Lakota, alors que son père, un homme blanc, est retourné dans la Techno-Cité 4 avant même sa naissance. À la mort de la personne qui l'a élevé, Mósa décide de rejoindre son père et quitte la tribu pour la grande ville qui le fascine. Là, il découvre avec stupeur qu'il a un frère jumeau, Wòsa, atteint d'un mal incurable dû à ses mystérieuses origines.

Avec l'aide de Stenátliha, jeune chamane et amie de Mósa, l'amer et xénophobe Wòsa parviendra-t-il à se défaire des chaînes de la maladie et retrouver goût à la vie ?

 

Un livre sur l’acceptation de l’autre et des différences, où Nathalie Le Gendre s’inspire du cas Leonard Peltier, un Indien lakota anishinabe, incarcéré depuis plus de trente ans aux États-Unis pour un crime qu’il n’a pas commis. 

  • Revue de presse
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Le Gendre - Mosa Wosa - Livres jeunesse
Posté le 29 avril 2015 -
Avec ce roman qui se termine sur un événement que le début ne pouvait laisser entrevoir, Nathalie Le Gendre confirme ce qu'on savait déja, qu'elle sait raconter une histoire et qu'elle ne dédaigne pas de bousculer son lecteur.
Évidemment, on aura de la sympathie pour Mosa, le jeune Indien qui vit heureux en harmonie avec la nature et son peuple. De même qu'on sera sensible à la détermination rebelle de Stenatliha, la jeune fille qui défie d'obsolètes traditions sexistes de son peuple en voulant devenir femme-médecine et vivre seule dans son tipi (même si on devra faire un petit effort pour ne pas trouver là un féminisme pas très utile à l'intrigue !). On appréciera que les adolescents soient moins angoissés que leur père Blanc qui ne sait comment démêler les fils de cette situation incongrue et qui ne sait pas dire ses sentiments à ses enfants. Et on aura naturellement du dégoût pour le Wosa de la TechnoCi_T, un adolescent odieux qui se laisse malmener par une bande de skins. Un xénophobe habité par la haine et soumis à la maldie qui le ronge.
La description de la vie de la tribu indienne offre une arrière-plan original à l'histoire. De nombreux sujets sont abordés : les conséquences de l'imprévoyance des humains, les risques du clonage, le racisme, la liberté et le courage, la force des traditions. Alors qu'on pourrait craindre que le roman soit un patchwork, il est tout le contraire, un ensemble bien agencé et harmonieux. L'émotion est au rendez-vous avec des personnages qui ne sont jamais insignifiants, amis plutôt déroutants dans leur façon de ne pas être tels qu'on les attend.

Si la fin est infiniment triste -pour nous, lecteurs Blancs- le roman est cependant une belle leçon de vie : Qu'est-elle sans la mort ? La mort est-elle une fin de vie ou un moment de la vie ? Peut-on vivre sans la rage de vivre ? Sans désir ? Sans combattre ? Sans soufrir ? Sans aimer ? Sans accepter le meilleur et le moins bon de la vie ? Et que serait-elle sans la responsabilité de soi et d'autrui ?

Ce livre aurait mérité d'être beaucoup plus long. L'auteur aurait pu étoffer ses personnages, sa description de la culture indienne et épaissir les élements de science-fiction. Je reste sur ma faim de ne pas avoir pu vraiment me perdre dans la TechnoCi_T, de ne pas avoir éprouvé la tristesse [...], de ne pas avoir pu pénétrer la vision de Stenatliha dans la tente de sudation, de ne pas avoir ressenti la transe de Mosa pendant la Danse du Soleil... Les adolescents peuvent lire d'épais romans s'ils sont de bonne qualité. Et celui-ci l'est.

Ne pas prendre prétexte de cette réserve pour s'éviter de conseiller chaleureusement ce roman à des lecteurs dès 12-13 ans.

Jean Tanguy - www.livres-jeunesse.net - 02 juin 2005

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Le Gendre - Mosa Wosa - Noosfere
Posté le 29 avril 2015 -
Si l'écologie, la liberté, la maladie et le racisme sont quelques uns des thèmes abordés par l'auteur, ils ne sont pas les seuls. On y parle par exemple d'émancipation féminine, avec le combat de la jeune Stenatliha pour se faire accepter comme chaman par ses pairs masculins. On y rejoue de vieux mythes : la maladie de Wosa ne vient-elle pas d'une sorte de « péché originel » lié à la nature même de sa conception, d'une connaissance qui en séparant ce qui ne devait pas être séparé condamne les personnages à souffrir jusqu'à ce qu'un sacrifice rachète leur faute ? On y plaint la culpabilité d'un père prométhéen, rongé et affaibli par le remord...
     Et si cette tragédie résonne formidablement en nous, c'est que Nathalie Le Gendre excelle à mettre en scène cette souffrance, sans que son récit soit larmoyant, mièvre ni exagérément mélodramatique. Au contraire, l'émotion s'accompagne d'une vigueur ardente qui emporte d'un seul souffle le lecteur jusqu'au dénouement.

     Pour finir, l'auteur utilise cet ouvrage de façon militante, en exposant dans sa postface le sort de Léonard Peltier, un « indien lakota-anishinabe incarcéré depuis plus de trente ans aux Etats-Unis pour un crime qu'il n'a pas commis. » Elle rappelle les faits et fournit une liste de liens permettant de se documenter. Ce bouleversant cri de révolte face à l'injustice confirme que l'énergie et l'émotion que Nathalie Le Gendre instille dans ses fictions traduisent bien une bouillonnante et admirable sincérité.

     Cette richesse émotionnelle et thématique, cette aisance à renouveler de surprenante manière les thèmes les plus classiques de la SF et cet engagement personnel ne peuvent qu'enthousiasmer. Indubitablement, ces différentes qualités placent d'emblée Nathalie Le Gendre parmi les meilleurs auteurs jeunesse du moment.
 
Laureline Patoz - www.noosfere.org - 06 septembre 2004
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Le Gendre - Mosa Wosa - Le Soir
Posté le 29 avril 2015 -
L'histoire est simple : c'est celle de cette rencontre, difficile mais combien enrichissante. Le propos est simple aussi : c'est un hymne à la liberté, celle que les Indiens ont trouvée en respectant la nature, en jouant leur humanité avec elle et non contre elle. La morale est simple encore : c'est un appel à la responsabilité, que le père, Chrys, n'a pas pu prendre dans le roman, que les hommes ne veulent pas prendre dans la réalité pour mettre fin à la lutte incessante qu'ils mènent contre la nature.

     Une belle histoire d'amour et de liberté.
 
Jean-Claude Van Troyen -  Le Soir - 16 avril 2004
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Le Gendre - Mosa Wosa - ActuSf
Posté le 29 avril 2015 -

Un vibrant hommage à la vie... et à la mort

Avec Mósa Wòsa, Nathalie Le Gendre nous offre un magnifique roman, une leçon sur la vie et la mort, pleine d’émotions et surtout... d’espoir.

Mósa Wòsa est un roman intense de par les émotions et sentiments qui s’y bousculent, mais aussi un livre dense à travers tous les thèmes abordés. Clonage, racisme, nature, liberté... autant de thèmes qui se mélangent dans une harmonie déconcertante. Vouloir aborder des sujets forts peut sembler irréaliste et pourtant, l’auteur y parvient sans peine. L’intrigue se déploie avec fluidité et chaque élément se met en place petit à petit.

Le talent de Nathalie Le Gendre ? Savoir jongler entre une histoire qui tient la route et les émotions de ses personnages. Déjà, Dans Les Larmes de Gaïa, elle montrait une maîtrise de l’intrigue et affichait une volonté de bousculer le lecteur.

Ici, avec Mósa Wòsa, on ressent une maîtrise encore plus grande de cette capacité. Les personnages sont déroutants et on ne peut que s’attacher à eux : Mósa complètement impuissant devant la maladie de son frère, agoraphobe et claustrophobe, ne supportant pas cette vie ultra-moderne loin de la nature, Wòsa rongé autant par la maladie que par la haine et abandonné par tout espoir, le père incapable d’exprimer ses sentiments et qui, découragé par sa vie, oublie qu’il peut encore changer les choses.

Ce roman bouscule le lecteur, l’interpelle et on ne peut rester indifférent à cette rage de vivre qui apparaît chez les deux frères. Sans tomber dans les clichés ou la futilité, Nathalie Le Gendre offre aux lecteurs un message d’espoir à travers les pages de son livre : Qu’est la vie sans la mort ? Et pour vivre, il faut se battre. Mósa Wòsa est un roman dur, qui vous remue les tripes, mais c’est aussi un formidable hymne à la vie et à la liberté.

Laure Ricote - www.actusf.com

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Le Gendre - Mosa Wosa - Imaginelf
Posté le 29 avril 2015 -

Un univers immersif entre science-fiction et fantastique, modernité et tradition

Mosa Wosa est un roman très rapide, qui enchaîne efficacement les étapes, les ponctuant d’actions et de révélations, porté par une plume précise et entraînante.
Le cadre est à la fois familier, par le folklore indien, les histoires de famille compliquées, et original avec ce monde qui a choisi de faire cohabiter des lieux de science avancée et des peuples retournés à la tradition. La SF est plutôt bien amenée, l’auteur nous emmène d’abord dans une tribu Lakota avant de nous dévoiler une Ci-T, les deux sont intéressants à découvrir et définissent bien clairement le nouvel équilibre du monde. L’univers est ainsi riche en petits détails visuels d’un côté comme de l’autre.

Mais c’est aussi un roman fantastique. Le Grand Esprit, les messages envoyés par les Esprits, les danses… tout cela semble avoir une certaine réalité, difficilement contestable. Moyen sans doute de demander au lecteur de garder l’esprit ouvert à ce qu’il ne comprend ni ne connaît, qui ajoute un charme et une ambiance particuliers au récit.

De nombreux enseignements à tirer pour le jeune lecteur

Le message ou plutôt les messages de cette histoire sont relativement évidents. Ceci dit, l’auteur ne cherche pas spécialement la subtilité à ce niveau, Mosa Wosa assume complètement son statut de roman engagé.
La tolérance est un thème central, l’acceptation de la différence, qui se retrouve dans l’opposition indiens des plaines/blancs des villes surtout. Elle est illustrée par l’opposition au départ entre Mosa et Wosa, qui est influencé par ses « amis ».

Aussi important, le message concernant l’importance de vivre avec la nature sans trop la dégrader, au risque de bouleverser l’équilibre de la Terre mais aussi l’équilibre social. Nathalie Le Gendre montre aussi qu’il n’y a pas qu’une seule réponse aux changements et qu’en confrontant les visions il y a des chances d’aller plus loin qu’en suivant un chemin bien balisé par ses propres croyances et habitudes.

On trouve aussi d’autres thèmes profondément humains et tout aussi importants : le féminisme grâce au personnage de Stenatlhia qui cherche à s’imposer dans un métier traditionnel d’homme, le poids des traditions de manière générale (il faut savoir ne pas être figé et accepter ce qui est bon même chez “l’autre”), les difficultés des rapports humains et notamment familiaux, le rapport à la vie et à la mort… plein de petits messages ponctuent ainsi le texte tout le long, rendant ce roman particulièrement riche en questionnements et enseignements pour le public visé.

De beaux individus qui portent bien leur histoire et ses messages

Les protagonistes sont très intéressants et de beaux supports aux messages véhiculés. Mosa et Wosa représentent deux mondes bien distincts, presque opposés et pourtant un lien très important les unit. Les deux garçons vont énormément évoluer au cours de leur aventure et Nathalie Le Gendre ne choisit pas pour eux le chemin le plus facile. Encore moins la fin, qui émeut franchement.
Certes, certaines évolutions et prises de conscience sont attendues, incontournables pour le message à véhiculer. Mais les héros ont une très belle présence, des caractères bien campés. Leurs tourments sont touchants, même ceux de Wosa malgré sa haine et sa colère.

Stenatlhia, le lien féminin entre tous ces hommes dans ce monde d’hommes est un personnage particulièrement beau et fort. Sa ténacité, son ouverture d’esprit, son ambition, mais aussi ses émotions, son amitié, son affection… sont autant de dimensions qui la rendent attachante et réaliste.
Aucun des protagoniste n’est parfait ici. Lâcheté, fuite, haine, échecs, secrets… la plupart dévoile un pan plus honteux de leur histoire malgré leur bonne volonté. Ce qui rend le roman d’autant plus intéressant et le message plus percutant.

Mosa Wosa est un très bon roman pour adolescents, au contexte intéressant et aux messages importants. Le genre de lecture à glisser entre toutes les jeunes mains, pour laisser la réflexion prendre et pourquoi pas ensuite en discuter.

Lelf - www.imaginelf.com - 29 avril 2015

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Le Gendre - Mosa Wosa - Temps de livres
Posté le 12 mai 2015 -

Dès les premières pages, le lecteur pourrait se faire une mauvaise idée du roman : le bon indien contre le méchant citadin. Si Nathalie Le Gendre ne fait pas dans la subtilité, son thème (la tolérance) est martelé et subit d’infinies variantes. En partant de l’antagonisme des deux personnages, l’auteure décline l’acceptation de l’autre : homme/femme, ville/campagne, médecine technologique/naturelle. le propos n’est pas d’amener le lecteur à comprendre, mais de le mettre en face des thèmes développés. En postface, l’univers « imaginaire » de Nathalie se confronte avec la réalité, histoire de nous assener le point final : accepter les différences !
Écrit il y a une dizaine d’années (et récompensé par de multiples prix) Mósa Wòsa est réédité en 2015, et le thème est toujours d’actualité.
Loin des images d’Epinal, les personnages sont tous « humains » et chacun aura à payer son erreur de parcours. S’il entre dans la catégorie « jeunesse », on aura rarement vu un roman où le héros n’est pas un personnage, mais un thème. Quant aux protagonistes, ils seront malmenés pour pouvoir avancer.

Nathalie Le Gendre envoie un coup de poing aux lecteurs « adolescents ». Une frappe menée avec brio qui nous martèle tolérance, acceptation… Pour que la société puisse avancer. Un petit roman aux grands effets !

Hervé - www.tempsdelivresdotcom.wordpress.com - 12 mai 2015

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Le Gendre - Mósa Wòsa - Les lectures d'Eole
Posté le 10 août 2015 -

C'est une relecture que je vous propose aujourd'hui, relecture d'un de mes romans jeunesse préférés !

On y suit alternativement Mosa, l'indien, et Wosa, le jeune xénophobe de la TechnoCité 4. Dans le futur, la Terre a repris ses droits. Le soleil a tout brûlé, les hommes se sont enfermés dans de grandes technopoles climatisées, mais le soleil a laissé, au coeur du désert, quelques oasis, et la population indienne a décidé de renouer avec ses racines. L'histoire commence quand Mosa décide de rejoindre son père et de quitter son oasis pour découvrir sa famille. Là-bas il découvre Wosa, son jumeau xénophobe, malade et en colère contre un père qui ne s'occupe plus de lui depuis des années. Mais Mosa découvre qu'en fait, Wosa est un clone, et que comme tout clone, il est atteint d'une mutation semblable au VIH. Mosa, pense fermement que pour aider son frère, seule son amie chamane Stenatliha et les Plaines sont capables d'agir...

Cette histoire est juste géniale. Le monde décrit est incroyable et on regrette presque que ce livre soit aussi court, on en veut plus ! Le récit de Nathalie Legendre m'a encore une fois transportée, j'ai tremblé pour Mosa et Wosa, j'ai espéré avec eux, j'ai pleuré avec eux et j'ai voyagé au coeur des Plaines avec eux. Un récit qui parait simple mais qui ne l'est pas tant que ça, qui pose des questions et en même temps sait mettre assez d'actions pour ne pas nous ennuyer. Bravo.

Le personnage de Wosa est tout d'abord insupportable, on a envie de claquer cet adolescent geignard et colérique, puis, on apprend à le comprendre et il en devient touchant. J'ai vu sa détresse et j'ai eu envie qu'il s'en sorte. A l'inverse, Mosa est le personnage parfait, on l'aime dès le début et on le déteste autant qu'on l'aime pour son geste à la fin. Il représente l'homme de la nature idéal, fort et respectueux, qui a le coeur sur la main et se contente de ce qu'il a.
Sténatliha permet à l'auteur d'introduire un questionnement sur la place des femmes dans la société et je la trouve très intéressante, elle permet également d'aborder le mélange des cultures, de même que Mosa.

Des personnages attachants, un monde génial, des personnages haletants et une plume parfaite. Nathalie Legendre ne me lasse pas, qu'importe le nombre de fois où je lis ses romans, un coup de coeur et un 19/20 pour Mosa Wosa !

 

Les lectures d'Eole

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Card/Le Gendre - Espoir-du-Cerf/Mósa Wòsa - Le Soir week-end du 15/08/15
Posté le 27 août 2015 -

Une bibliothèque idéale de la SF

La Science-fiction est une littérature de strates. La réédition de classiques est la bienvenue

L'Atalante reprend Espoir-du-Cerf d'Orson Scott Card (1973) dans sa politique de regroupement des oeuvres de cet auteur et Mósa Wòsa de Nathalie Le Gendre (2004), qui n'était plus disponible.

Jean-Claude Vantroyen

Le Soir

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Le Gendre - Mosa Wosa - Tatooa
Posté le 28 juillet 2016 -
Un livre plutôt sympathique pour les jeunes lecteurs, pour découvrir la SF et ce qu'est une dystopie, ainsi que sensibiliser à l'environnement et l'écologie.

Le style est simple, la lecture ultra-facile, et le fond plutôt sympathique, avec cette histoire de fraternité un peu étrange. Mais bon sang, que c'est léger ! Elliptique, même, et beaucoup trop. On n'a aucun détail, tout va très très vite, les personnages sont superficiels et je ne suis pas arrivée à m'y attacher, (forcément, avoir 4 persos principaux sur 200 pages imprimées "gros", on ne peut pas approfondir), c'est presque du résumé d'histoire ! Cela a beau être du "jeunesse", mince quoi, ce n'est pas une raison pour abréger autant... C'est dommage, vu le fond et les sujets abordés, ça aurait pu être génial.

Bref, je suis un peu déçue, j'en attendais davantage... Ce que j'ai le plus apprécié, finalement, c'est la postface sur l'enfer que vit Léonard Peltier, que je ne connaissais pas du tout. Et c'est absolument révoltant.
 
Tatooa
Babelio
http://www.babelio.com/livres/Le-Gendre-Mosa-Wosa/31002
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Le Gendre - Mosa Wosa - Babelio - Domi V
Posté le 09 août 2016 -
Depuis ma première lecture en 2005, l'année où ce petit roman SF-jeunesse avait obtenu pas moins de cinq prix littéraires (dont le prix des incorruptibles et le Grand prix de l'imaginaire)... une décennie est passée et mon enthousiasme, suite à cette relecture, a légèrement baissé...
Les aspects SF (notre terre au 22e siècle désormais brûlée par la sécheresse et l'avancée de la génétique) servent de piliers a une histoire entre deux "frères" qui se rencontrent pour la première fois : Mosa, adolescent amérindien qui a vécu toute sa jeune vie avec sa tribu Lakota dans une des rares oasis préservées et... Wosa, son double, malade, agressif et xénophobe, qui a grandi dans une métropole aseptisée, nommée la TechnoCi-T...
Le récit de cette rencontre, difficile et perturbante, est enrichissant... pour les protagonistes, comme pour le lecteur...
Mais les thèmes abordés (survolés ?) sont peut-être un peu trop nombreux : écologie, liberté, maladie, chamanisme et médecine moderne, émancipation féminine, l'acceptation de l'autre et ses différences, l'(ir)responsabilité du père (égoïste et lâche)... et... cet amour fraternel... qui m'a posé problème justement... J'ai du mal à croire qu'un ado de 16 ans, fut-il issu d'une culture (amérindienne) révérant les traditions ancestrales est capable de s'engager jusqu'à là !
N'empêche que Nathalie le Gendre réussit, dans un style d'écriture naturel permettant une lecture aisée aux jeunes ados à qui ce livre s'adresse, une belle histoire sur la tolérance et le respect... le respect de la nature comme celui de l'homme !
 
Domi_v
Babelio
 
http://www.babelio.com/livres/Le-Gendre-Mosa-Wosa/31002
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Le Gendre - Mosa Wosa - Babelio - Mladoria
Posté le 09 août 2016 -
J'ai été heureuse de pouvoir relire ce livre dans le cadre du club lecture imaginaire. Cette histoire m'a laissé une fois encore un goût de trop peu car j'aurai aimé rester plus longtemps en compagnie des protagonistes principaux. Découvrir plus en détail le passé de Chrys, l'enfance de Wosa dans C/T4, celle de Mosa et Stena dans l'Oasis de Lakota et pourquoi pas la jeunesse de sa mère et de son grand-père. L'accent mis sur les traditions ancestrales des indiens apportent une originalité historique de nature writing au cadre de science-fiction que l'on en vient à oublier parfois pour se laisser porter par la douceur et la simplicité du mode de vie des Indiens. En ce sens, l'intrusion des Blancs dans cet univers n'est pas sans rappeler l'ambiance des westerns.
Les seuls bémols pour moi résident dans la trop grande rapidité de chaque scène enchaînant sur la suivante sans répit et cette fin abrupte s'il en est, inattendue certes, mais la dernière scène pousse vraiment à l'extrême le lien esprit-corps.
Une belle histoire pleine de bons sentiments où les personnages malgré certains traits caricaturaux gardent une part d'ambivalence qui fait toujours plaisir. Stena a ma préférence pour son côté atypique et toujours mystérieux même tournée la dernière page. Même si les scènes auraient mérité plus de détails et de "ralentissements", ce livre reste instructif et très agréable à lire.
 
Mladoria
Babelio
 
http://www.babelio.com/livres/Le-Gendre-Mosa-Wosa/31002
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Le Gendre - Mosa Wosa - Babelio - Safrina
Posté le 09 août 2016 -
Chouette petit roman jeunesse qui nous a été proposé pour la lecture commune imaginaire de ce mois.
Il pose les thèmes de l'identité et du clonage, du racisme, de la différence, de la maladie. Dans ce monde apocalyptique, il met en relief le contraste des deux civilisations survivantes : l'une dans les grands espaces, à travers des traditions ancestrales, le chamanisme où l'harmonie règne entre l'homme et la nature, et l'autre dans de grandes mégalopoles où l'homme toujours à la recherche de plus de technologies et de sciences se déshumanise au point d'ignorer celui qui vit à côté de lui et de rejeter celui qui est différent autant par l'aspect que par la maladie (en l'occurrence les clones).
Mosa et Wosa sont « frères » à l'âge où l'on remet souvent tout en question. Nathalie le Gendre s'adresse à travers ce livre à de très jeunes ados, qui ont souvent besoin d'identification à des héros proches d'eux .
Il est vrai que les thèmes sont bien présents mais peu exploités, ni les personnages très fouillés, mais pour avoir eu tant de mal à faire lire mes garçons à cet âge et d'avoir eu le droit en permanence à la remarque « Trop gros le livre, je le lirai pas » avec des gros yeux, je trouve sympa d'aborder ce genre de thèmes dans un court livre, quitte à en parler avec eux ensuite et les orienter vers le sujet par petit bout… Par exemple la découverte de la culture indienne, du chamanisme, de la place de la femme dans cette religion, etc. Des dérives des technologies, du clonage et de ce que cela peut impliquer.
Avec mes yeux d'adulte, il est vrai que ce livre est facile et vite lu, comme vous dites un peu léger dans son fond, mais l'écriture de Nathalie le Gendre est très plaisante donc tout bon pour la forme.
 
Safrina
 Babelio
 
http://www.babelio.com/livres/Le-Gendre-Mosa-Wosa/31002
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Libration sélectionné pour le prix Libr'à Nous 2018
Posté 30 novembre 2017 -

Libration de Becky Chambers est sélectionné dans la catégorie Imaginaire du prix Libr'à Nous !

Découvrez toute la sélection.chambers_libration1.jpg 23844952_2178574499036622_5849656067202614671_n.jpg

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On parle de nous…
Posté 23 novembre 2017 -

À Francfort, Foire du Livre 2017 :

 

Dans Ouest-France (édition du 20/11 par Yves Scherr) :

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Sur Télénantes (minutes 2:20) :

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Becky Chambers, lauréate du prix Julia Verlanger
Posté 07 novembre 2017 -

Becky Chambers est l'heureuse lauréate du prix Julia Verlanger 2017 pour ses deux romans : L'espace d'un an et Libration.

chambers.jpg espace-d-un-an.jpg chambers_libration1.jpg

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PRIX ELBAKIN.NET 2017
Posté 25 septembre 2017 -
Le roman Le Fleuve céleste de Guy Gavriel Kay est le gagnant du prix Elbakin.net 2017 dans la catégorie "meilleur roman fantasy traduit" !
Tous les gagnants ici.
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Manuscrits
Posté 27 janvier 2017 -

Serez-vous la nouvelle plume publiée pour nos 30 ans ?

Le mois de janvier 2018 marquera la reprise de la réception des manuscrits. Envoyez-nous votre texte du 1er au 31 janvier. Nous avons enchanté notre boîte mail, afin qu’elle transforme en citrouille tous les messages reçus à partir du 1er février minuit.

Ne serons lues que les œuvres de fiction : fantastique, science-fiction et fantasy. Rappel : nous ne publions plus de romans jeunesse, ni de bandes dessinées, ni de polars.

Les questions que vous ne manquerez pas de vous poser :

- Où l’envoyer ? À cette adresse : manuscrits@l-atalante.fr

- Comment savoir si mon manuscrit a été reçu ? Au cours des deux premières semaines de février, vous recevrez un accusé de réception qui vous expliquera la suite des opérations.
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L'Atalante
Posté 21 janvier 2013 -

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Honor Harrington
Posté le 11 octobre 2017 par Nynn
Ha ha, je vais peut-être me remettre à fouiller dans le site de DW moi ! A la fois pour Honor et Sanctuaire. Mare d'acheter des tas de "tome 1" pour trouver enfin une vraie série intéressante et [...]