L'atalante éditions
Accueil | Catalogue | Le Maedre | Les pirates de fer
Retour sur le site grand public
  • Le Maedre

Johan Heliot

Les pirates de fer

Les pirates de fer

Date de parution : avril 2010

Série : La quête d'Espérance
Tome : 2

Illustrateur : Manchu

Collection : Le Maedre

ISBN13 : 9782841725038

Nombre de pages : 176
Prix : 10,50 €
État : disponible

 Le bâtiment cuirassé, étincelant sous les feux du soleil, descendait le fleuve à vive allure. Ses deux cheminées crachaient un panache de fumée blanche. Son étrave fendait les flots, tel le soc d'une monstrueuse charrue ouvrant un sillon dans la boue liquide de l'Ephrat.
-    Désolation... Il faut fuir, vite!
Espérance avait repéré le danger. Elle émit quelques notes de détresse, aussitôt perçues par Izaïn.
-    Oui, répondit-il. Pas le temps de plonger. En avant toute!

Le bateau vivant s'élança dans le courant. 

 

Entre récit de piraterie et science-fiction, La Quête d’Espérance embarque le lecteur dans un fabuleux voyage, à la découverte d’un monde lointain dont les origines seront dévoilées au gré des trois tomes, qui verront Espérance, après avoir sillonné le sable, parcourir les mers puis les airs…

 

 

  • Revue de presse
+
Héliot - Les pirates de fer - Ifisdead
Posté le 22 septembre 2010 -

Souvenez-vous, le premier tome m’avait conquis et il faisait d’ailleurs partie de mes livres préférés de 2009. C’est donc avec enthousiasme que j’ai commencé ma lecture de sa suite. Avec une superbe couverture de Manchu, Les Pirates de Fer continue-t’il sur la même lancé que son prédécesseur ? A moins que le potentiel de la série soit tombé comme un soufflet ?

Bon, bon, le suspens n’a jamais été mon fort, alors autant le dire tout de suite : Les Pirates de Fer transforme l’essai et met directement La Quête d’Espérance dans mon top de la littérature jeunesse. On retrouve notre histoire au point où on l’avait quitté à la fin du premier tome. Bien que je l’avais lu il y a plusieurs mois déjà, je n’ai eu aucun mal à me souvenir de tous les détails. C’est simple, pour chaque personnage que vous rencontrez de nouveau, vous vous remémorez rapidement les derniers évènements qu’il avait vécu. Je ne sais pas si c’est grâce à la plume de Johan Heliot, ou si les faits m’avaient marqué, mais c’est assez efficace. Pour rappel, la narration est à multiples points de vue et c’est donc à tour de rôle que nous retrouvons les compagnons.

Bien qu’on suive un même équipage à la base, celui du navire Espérance, les points de vue que nous retrouvons sont éparpillés sur plusieurs points géographiques de notre monde. Comme vous vous en doutez, il va arriver qu’ils se croisent, sans le savoir, ou bien à un moment inattendu. J’ai trouvé le principe très bien utilisé et plutôt efficace, l’auteur s’en sert très bien pour créer des péripéties et autres sauvetages inextremis, et malgré la taille relativement courte du récit, il ne s’en sert pas trop souvent ce qui évite la lassitude. Cet éparpillement des personnages a un autre bon point: l’auteur nous fait parcourir son monde et découvrir des populations variées et très intéressantes, toutes centrés en général autour de l’or noir de ce monde, le fluide.

La lecture est toujours aussi agréable, facile, et je pense idéale pour commencer à se lancer dans la fantasy, ce qui est un très bon point pour un roman jeunesse. Cependant, jeunesse ne veut pas dire rose bonbon, et j’avoue qu’à plusieurs moment j’ai été surpris par les choix de l’auteur. On a en effet l’habitude que les personnages dits gentils ne meurent pas souvent dans ce type de récits, et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas le cas dans La Quête d’Espérance. À aucun moment l’auteur ne choisi la facilité pour faire survivre un personnage par une pirouette inespérée, et ce même lorsque le lecteur a toutes les chances pour adorer un personnage.

J’avoue que c’est sans doute la première fois que je vois un personnage auquel je m’étais attaché si rapidement mourir si… rapidement, et de façon cruelle et inutile qui plus est. A ce niveau là, on a presque l’impression que Johan Heliot s’inspire plus du Trône de Fer que d’un Harry Potter, où les gentils ne meurent qu’en disparaissant.

Bref, vous l’avez compris, j’ai adoré lire ce bouquin, et comme le premier, je l’ai dévoré en une journée. Tellement vite que du coup, j’attends déjà sa suite, l’Archipel Céleste, qui est prévu pour novembre de cette anne 2010 aux éditions l’Atalante toujours. Vous savez quoi mettre sous le sapin de votre cousin de quatorze-ans du coup, à la place du calendrier de catcheurs.

Dabyo 

+
Héliot - La quête d’Espérance T.1 et T.2 – Lecture jeune N°135
Posté le 05 octobre 2010 -

[…]Désirs de vengeance, attaques, sauvetages, trahisons, pratiques d’espionnage, délivrances, poursuites, pillages, massacres, s’accumulent et le lecteur ne peut s’ennuyer ! Le narrateur braque son objectif successivement sur les différents protagonistes, majorant ainsi le suspense, accélérant le rythme du récit très bien construit, à l’écriture soignée. Johan Héliot en intégrant de la science-fiction et en élargissant les enjeux du récit de piraterie et de chasse au trésor renouvelle le genre ainsi que le thème de l’île au trésor. Le lecteur attend le troisième et dernier tome de La Quête d’Espérance !

(Retrouvez l'intégralité de cet article dans Lecture Jeune N°135)
+
Héliot - Les pirates de fer - La revue des livres pour enfants
Posté le 20 décembre 2010 -

Un univers assez envoûtant avec ce territoire désertique sans confins, sur lequel glissent des vaisseaux immenses, mi- vivants mi- mécaniques – on pense au célèbre Dune de Frank Herbert. Parmi eux L’Éspérance dirigé par la jeune Légyria. Elle sauve de la mort un garçon mutique et amnésique, Izaïn, au destin prophétique. Mais les terribles pirates de fer commencent alors à les traquer. Complots, vengeances et trahisons s’enchaînent sur un rythme soutenu.

On se laisse entrainer avec plaisir dans ces aventures trépidantes et on cherche à démêler les fils de l’histoire. Un récit qui emprunte habilement à la fantasy et à la piraterie.

On attend le troisième volume…

+
Héliot - La Quête d'Espérance t.2, Les Pirates de fer- Imaginelf
Posté le 14 janvier 2011 -

[...] La force de Johan Heliot, outre de créer des individus plausibles et attachants est de ne pas hésiter à les malmener. Les Pirates de fer est un opus particulièrement rude, qui apporte son lot de tortures mentales et physiques, ainsi que des pertes éprouvantes qui ne touchent pas que les inconnus. Le texte ne souffre pas d’ellipses, certains détails donnés sont très durs ; le lecteur est confronté aux héros démunis et souffrants, et espère avec eux un dénouement favorable. En enrichissant le parcours des protagonistes de joies et de peines, des plus petites au plus grandes, l’auteur leur donne vie.

Récit palpitant et passionnant aux héros charismatiques, ce deuxième volume de la Quête d’Espérance comble les exigences du lecteur après un premier des plus passionnants. Johan Heliot fait progresser l’intrigue tout en se renouvelant, ne facilitant pas la tâche de ses personnages, pour un résultat à ne pas manquer !

+
Héliot - La Quête d'Espérance t.2, Les Pirates de fer- Le Cafard Cosmique
Posté le 07 février 2011 -

[...] D’un univers juste ébauché dans le premier opus, Heliot dessine ici un background plus complexe, où Izaïn et l’Espérance vont casser les préjugés des peuples les uns envers les autres. Sans s’apesantir outre mesure, il propose ainsi des pistes intéressantes qui donneront matière à réflexion, sur l’altérité et le sens des actions de chacun. Heliot brosse le portrait d’un univers riche, où certains personnages juste rencontrés pourraient devenir des héros d’autres histoires. Pour autant, bon nombre de mystères restent en suspens : la transformation d’Espérance en animal volant, ou encore les étranges expériences du roi des Gueux permettant aux hommes de revenir d’entre les morts.

Le premier volume de La Quête d’Espérance installait un univers qui prend ici toute son ampleur, des personnages qui gagnent en consistance, un rythme haletant... Espérons que la conclusion de cette trilogie soit du même acabit : un roman prenant et divertissant.

  • Lettre d'information pro




  • Revue de presse
+
Bordage - La Fraternité du Panca - Youboox
Posté 16 mai 2012 -
À l’occasion de la sortie de Frère Elthor, cinquième et dernier tome du space opéra La fraternité du Panca débuté en 2007, les fans de science-fiction et les non-initiés peuvent découvrir cette belle odyssée spatiale. Une démonstration de l’imagination de l’auteur !
 
La fraternité du Panca , pentalogie sur l’humanité dans l’infiniment loin.
 
Ne cherchez pas sur Wikipedia, je vous le dis : pentalogie, ça veut juste dire que c’est en cinq tomes, voilà. Imaginez-vous dans l’infiniment loin. L’humanité a colonisé l’univers, à tout prix. Sur chaque planète, les groupes humains ont des modes de vie très différents mais ils se défendent les uns les autres grâce au Parlement universel. Une menace pèse sur tout ce qui vit. Seuls les initiés de La fraternité du Panca, sorte de franc-maçonnerie spatiale où se côtoient des Frères et des Sœurs, sont capables de sauver l’humanité. Sans connaître la nature de la menace, ils vont s’engager dans le combat au prix du don de leur vie. Le seul moyen de lutter : former une chaine Quinte. Une chaine de 5 Frères et Sœurs qui doivent se retrouver l’un après l’autre pour se transmettre leurs implants, réceptacle de leurs forces et de leurs mémoires. Seul le dernier de la chaine peut mener le combat final.
 
Des voyages entamés par amour ou sacrifice
Chaque tome nous conte la destinée de celui choisi pour former l’un des maillons de la chaine. Un départ sans retour, sans possibilité d’utiliser les ralentisseurs de rythme biologique.
Dans le premier tome, on suit les destins croisés de deux personnages profonds et touchants. Ewen a reçu l’appel : la menace plane et il doit quitter femme et enfant pour remettre l’implant au deuxième Frère. Olméo, 13 ans, contraint à l’exil avec sa famille va rencontre l’âme sœur. Notons le talent de l’auteur qui décrit un huit clos de 80 ans dans une fusée. Ne vit-on les voyages que par amour ou sacrifice ? Et que dire de l’isolement et de la solitude ? Autant de questions qui donnent le vertige.
Des cinq tomes, trois se distinguent pour leur rôle majeur dans le récit. Le premier d’abord qui plante le décor avec Ewen et Olmoé. Le troisième, véritable transition vers le combat final, avec des descriptions grandioses de l’univers. Enfin, le cinquième et dernier : Frère Elthor.
 
Un mélange déroutant de haute technologie et de spiritualité
On s’attache vite à ces personnages auxquels Bordage n’épargne rien, êtres humains baladés par leurs émotions. L’engagement au prix du don de soi et le courage face à l’adversité rythment la pentalogie. Le jeu des chapitres alternant entre les points de vue des différents personnages est une vraie force. Le livre n’est pas que batailles et voyages de planètes en planètes, il est un roman sur les questions qui nous animent. Bordage trouve les mots justes pour parler de la place de Dieu, de la force de la foi et du sens du sacrifice. Un exercice rendu possible par une connaissance pointue de l’Histoire des religions et une facilité à écrire sur une large palette d’émotions en conservant la simplicité des mots. Un récit déroutant qui mélange la haute technologie et le mysticisme.
La fraternité du Panca ravira les fans inconditionnels autant que ceux qui découvriront un livre de science-fiction pour la première fois.
 
Bonne lecture ! 
 
Hayat Slimani

+
Suhner - Vestiges - Psychovision
Posté 14 mai 2012 -
Sur la planète Gemma, ou plutôt dans son orbite, vogue un gigantesque vaisseau spatial, sa particularité étant qu'il n'a rien d'humain. Ce vaisseau est donc là sans que personne n'en connaisse l'origine et l'histoire, bien qu'il intéresse beaucoup de monde. Sur la planète même, une équipe de scientifiques s'apprête à aller explorer une partie de la planète où se trouverait d'autres artefacts extraterrestres...
 
Et voici la nouvelle saga de SF Française publiée par L'Atalante, l'éditeur qui a publié Pierre Bordage, Roland C. Wagner, Olivier Paquet, Vincent Gessler, Anne Fakhouri ou encore Jeanne A-Debats. Entre les auteurs confirmés et les débutant prometteurs, cet éditeur s'est donc imposé comme une valeur sure de l'imaginaire francophone et une nouvelle saga débarquant chez eux est toujours une bonne surprise.
Quantika débute pourtant de manière assez traditionnelle avec une planète aux mains d'entrepreneur peu scrupuleux et un réseau de résistance qui veut éviter le triste destin de la Terre à leur nouvelle demeure. Au milieu de ça, une équipe de scientifique donne dans l'archéologie extraterrestre et essaye de trouver où ont bien pu passer les anciens locataires de Gemma, dont la principale trace est un gigantesque vaisseau abandonnée.
Cette équipe est d'ailleurs décidée à explorer la planète à la recherche d'autres vestiges, mais ce qu'ils ignorent, c'est que l'une d'entre eux sait très bien où ils vont et ce qu'ils vont y trouver, car les monuments enfouis à cet endroit, elle les a vus dans ses rêves. Plus, l'expédition s'approche et plus la jeune femme semble perdre pied et se livre à des transes étranges, parlant une langue qui n'est pas humaine.
Si le début peut faire penser à un classique roman de "Big Dumb Object" et de "Rencontre du troisième type", il part très vite sur autre chose, sur une histoire lorgnant plus sur le fantastique que la Hard-SF avec des rêves et des transes semblant trouver leurs origines dans une civilisation ancienne, mais également une menace sous-jacente qui ne semble qu'attendre son heure pour sortir de l'ombre.
On est donc dans du fantastique assez classique avec une héroïne ayant des rêves et des cauchemars qui semble mettre sa santé physique et mentale, où une créature étrange se balade dans les ravins de la planète. Tous ces personnages et événement font monter la tension tranquillement, devenant de plus en plus intrigant au fur et à mesure que l'on tourne les pages et que les mystères se dévoilent peu à peu.
Et c'est ce mélange qui fait de Vestige un roman passionnant et captivant, car Laurence Suhner nous propose un type de récit qui est finalement trop rare. Ceci-dit, le roman est aussi très bien écrit, très fluide et un véritable planet-opéra, Gemma étant en plus d'un décor un véritable personnage de l'histoire avec ses secrets et sa personnalité. Autant qu'une gigantesque étendue glacée et un environnement hostile, elle est un protagoniste à part entière.
Les autres personnages sont un peu les bémols de cette histoire, que ce soit l'adolescente rebelle, l'amoureux secret et éconduit, la scientifique hautaine, le père trop occupé, le rebelle obstiné et bien entendu les méchants mercenaires. Pourtant l'auteur arrive à tous leur donner vie et à les rendre attachants grâce à leurs qualités, leurs défauts et surtout à leurs peurs devant cette menace issu d'une technologie incompréhensible par l'Homme.
 
Mélangeant drames humains et dangers surnaturels dans un environnement cosmique, Vestiges est un roman enthousiasmant et le premier volume d'une trilogie qui devrait se révéler passionnante en jouant habilement avec les codes de la science-fiction et du fantastique. Pour son premier roman, Laurence Suhner frappe donc très fort et permet à L'Atalante de confirmer une nouvelle fois la qualité de son catalogue.
 
Note : 9 /10
 
Steggtegg
revue