Zoé
Date de parution :
juin 2009
Série : Le Vieil Homme et la guerre
Livre : 4
Traduit par : Cabon Mikael
ISBN13 : 9782841724703
Nombre de pages : 384
Prix : 19,00 €
État :
disponible
Je m’appelle Zoé et j’ai quinze ans. Je suis la fille adoptive de John et Jane Perry, ex-officiers des Forces de défense coloniale. Je suis aussi la fille de Charles Boutin, l’homme qui a donné la conscience à tout un peuple d’extraterrestres. Je suis enfin, de ce fait, l’icône de ce peuple et je vis sous la protection de Pirouette et Cacahuète, deux de ses représentants. Je suis encore – soit dit en passant – la copine d’Enzo, un garçon tout à fait mignon et qui me permet de me faire les dents. Ouf!
Mon récit commence quand John et Jane acceptent d’encadrer la colonisation d’un nouveau monde. Vous avez lu cette aventure dans La dernière colonie. Mais sûrement pas comme je vais vous la raconter.
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Scalzi - Zoé - Les Chroniques de l'Imaginaire
Posté le 30 juin 2009 -
Avant même le départ pour Roanoke, Zoé Boutin-Perry a trouvé sa meilleure amie : Gretchen, et elles ont rencontré deux autres inséparables, qui deviendront leurs petits amis : Magdy et Enzo. Le voyage ne fera que resserrer ces liens, favorisés par le fait que Zoé a demandé à ses effrayants gardes du corps obins, Pirouette et Cacahuète, de se tenir à l'écart.
Les problèmes commencent dès leur arrivée à Roanoke, où John Perry et Jane Sagan découvrent que le général Rybicki n'a pas été tout-à-fait franc avec eux. En effet, une ligue de près de quatre cents espèces extraterrestres, nommée le Conclave et dirigée par le général Gau, interdit toute nouvelle colonisation, ce que l'Union Coloniale ne peut tolérer. Et Roanoke est un appât trop attirant pour être dédaignée par le Conclave.
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Scalzi - Zoé (Le vieil Homme et la Guerre, IV) - Librairie Critic
Posté le 30 juillet 2009 -
De mon point de vue, Zoé est un roman jeunesse - entendez par là, pour la jeunesse - et même un très bon si vous voulez mon avis.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'initiative ne manque pas
d'intérêt ni de pertinence puisqu'il adapte une univers SF adulte - et
donc raisonnablement complexe - à un public habitué à des versions plus
light. Résumons les thématiques brassées par Zoé :
extra-terrestres, colonialisation, racisme, altérité, guerre spaciale,
conflits politiques, etc. Pas mal pour un livre jeunesse non ? Dans tous les
cas, Scalzi n'a pas oublié les spécificités de son nouveau public et intégre à son roman des thématiques qui lui sont propres.
Il réussit l'exploit d'associer
complexité (avec son univers riche qui brasse de nombreuses thématiques
propres au genre) et accessibilité (l'histoire d'une adolescente qui se
cherche). Dans l'optique d'un public jeunesse, Zoé est une excellente
porte d'entrée sur la série, mais aussi, de manière plus générale, sur
la littérature de science-fiction.
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Scalzi - Zoé - CitronMeringue
Posté le 05 février 2010 -
Faisant suite à « La Dernière Colonie », « Le Vieil Homme et la Guerre » et « Les Brigades Fantômes », « Zoé » n’est pas pour autant le quatrième volume du cycle du Vieil Homme Et La Guerre. Il se définit davantage comme son troisième volume bis, sa vocation étant de raconter l’histoire de « La Dernière Colonie » du point de vue de Zoé, la fille adoptive de John Perry, le personnage principal du cycle. Étrange parti pris de l’auteur, dont on pourrait penser qu’il se repose sans vergogne sur ses acquis et propose à ses lecteurs du réchauffé. La démarche n’étant néanmoins ni commerciale (le côté doublon peut rebuter les amateurs du précédent roman), ni vraiment aisée d’un point de vue rédactionnel, c’est avec autant de curiosité que de perplexité qu’on s’attaque à cet ouvrage.
Premier point commun avec la « La Dernière Colonie » : « Zoé » peut se lire indépendamment des trois autres récits et résume suffisamment bien, tout au long de l’histoire, les évènements importants des volumes précédents pour éviter qu’on ait à se replonger entre leurs pages. Deuxième point commun : l’humour et le sens de la répartie des personnages. Zoé est du même bois que son père adoptif et survole littéralement les dialogues avec sa langue acérée. Cependant, comme ses parents interviennent très peu et que seule son amie Gretchen parvient à lui tenir tête au niveau ironie, le lecteur a moins l’impression, par rapport à « La Dernière Colonie », que tous les personnages du roman ont avalé un clown. Troisième point commun : l’histoire ? Oui et non. Nous avons bien à faire à la même trame de fond avec une chronologie évènementielle identique mais l’auteur s’est ingénié à construire son récit à partir des trous et ellipses du premier roman, une bonne partie concernant Zoé, personnage haut en couleur mais sous-employé jusqu’ici. Aussi étonnant que cela puisse paraître, cela fonctionne. (...)
Précisons, pour ceux qui en douteraient, que nous sommes ici loin du roman pour adolescents tel que pourrait le laisser entendre la quatrième de couverture. La maturité des trois jeunes gens principaux (Zoé, Gretchen et Enzo), leur sang-froid ainsi que leur façon globale de parler font que l’on n’y croit qu’à moitié. Scalzi écrit du Scalzi, que son personnage principal soit un héros quasi-centenaire ou une adolescente. Et c’est d’ailleurs pour cela qu’on apprécie ses romans. Encore une fois, ni le réalisme ni la recherche de suspension d’incrédulité ne sont vraiment à l’honneur, mais on ne peut pas dire le contraire des dialogues hilarants et de la lecture rafraîchissante que nous offre le roman.
Non content de délivrer une histoire tout neuve sans empiéter sur l’ancienne, « Zoé » offre une plus-value non négligeable pour ceux qui ont aimé « La Dernière Colonie » mais regretté sa concision et son traitement allégé de certains détails. Si on ajoute à cela le petit tour de force que représente l’écriture de cet ouvrage « bis », je ne peux que le conseiller.
Michaël F., 3 septembre 2009, parcheverses.blogspot.com.
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Scalzi - Zoé - Lefantastique.net
Posté le 20 octobre 2009 -
En
inscrivant ce nouveau roman dans la lignée des romans anglais de
formation, John Scalzi nous montre sa grande connaissance littéraire à
laquelle s’ajoute une sensibilité qu'on ne lui connaissait pas et qui
transparaît dans sa manière de traiter des relations adolescentes. Il
ajoute à cela une indéniable dimension contemporaine grâce à
l'utilisation d'un vocabulaire et de gadgets qui sont le reflet
légèrement déformé de notre époque. La société qu'il peint acquiert en
cela une existence et une vraisemblance incontestables sur lesquelles
peut venir s'appuyer la trame finalement assez complexe de son récit.
Le lecteur se retrouve ainsi projeté au cœur d'une tribu d'adolescents
arrachés à leur société ultramoderne et technologiques avant d'être
confrontés à une planète hostile et sauvage. Le symbole le plus
frappant c'est qu'ils se voient obligés de se séparer de leurs APD qui
ressemblent étonnamment à nos téléphones portables ce qui va avoir pour
effet de les obliger à mieux communiquer. Cette inscription dans un
réalisme crédible permet au récit de gagner en efficacité et de rendre
le côté anticipatif plus acceptable à un lecteur peut habitué au genre.
Cela nous donne un roman vraiment étonnant qui tranche avec la vague
actuelle de récits pseudos intellectuels qui oublient bien trop souvent
le cœur romanesque : l'intrigue. Car ici, même si le lecteur habitué de
la série sait déjà en partie ce qui va arriver,
la narration est
tellement bien menée qu'il se laisse prendre une nouvelle fois à cette
histoire de peuplement d'une nouvelle planète par un groupe de colons
pris en otages par sa propre race et pourchassé par plusieurs centaines
d'autres. Retrouvant l'humour qui présidait au Vieil Homme et la
guerre, John Scalzi nous démontre qu'il s'est bien installé dans le
petit monde de la SF en imposant un style personnel iconoclaste et
talentueux. Servi par une traduction agréable et pertinente,
ce nouveau
roman se lit d'une traite sans jamais perdre le fil du récit.
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Scalzi - Zoé - Solaris n°174
Posté le 05 novembre 2010 -
J’avais
annoncé que je n’étais pas certaine de vouloir lire
Zoé, craignant que l’auteur étire la sauce jusqu’à en faire de
l’eau. Je reviens sur cette annonce : je ne me suis pas ennuyée une seule
seconde, me délectant à chaque page de la tournure d’esprit de Zoé. On devine
sans peine que l’auteur a une fille adolescente au caractère bien trempé (et je
soupçonne l’auteur d’avoir voulu faire plaisir à sa fille en écrivant ce roman…
si c’est le cas, il a bien fait). J’ai particulièrement apprécié le soin
apporté à décrire la période difficile qu’est l’adolescence, avec ses espoirs,
ses souffrances et ses incertitudes, loin des guerres intergalactiques et des
luttes de pouvoir. Cela m’a presque rassurée de voir que, quels que soient
l’époque et l’endroit, certaines choses ne changent pas.
C’est
décidé : si Scalzi publie d’autres romans dans le même univers, je les
lirai. Si ces autres romans sont traduits en français, je les lirai aussi. Vous
l’avez compris : je suis définitivement vendue. Je me permets donc de me
rouler à terre de joie encore une fois et sans restriction, et ce chaque fois
que je lirai cet auteur.
Pascale Raud