Il s’appelait Karl Glogauer.
Il avait remonté le temps, du milieu du XXe siècle jusqu’en l’an 28, pour chercher le Christ et assister à sa crucifixion. Maintenant qu’il se trouvait sur la Terre promise, il venait de rencontrer Jean-Baptiste, le prophète, et déjà il lui parlait de celui qu’il désirait voir et dont l’image le hantait depuis toujours bien qu’il fût incroyant.
Mais Jean le Baptiste le regardait, un rien stupéfait.
Comme si l’on avait à l’instant prononcé le nom de Jésus de Nazareth pour la première fois devant lui…
Avec Voici l’homme, publié pour la première fois en 1968, le grand romancier britannique, créateur de Jerry Cornelius, de Gloriana, d’Elric le Nécromancien et de la lignée von Bek, a écrit une fable philosophique percutante, certainement un de ses chefs-d’œuvre.
En couverture : Salvador Dali, Corpus hypercubus, Fondation Gala-Salvador Dali - Adagp, Paris,2001
Dans les romans de SF, les histoires religieuses ont souvent un petit côté plus ou moins gentiment blasphématoire. Michael Moorcock n'a donc pas hésité à imaginer, dans Voici l'Homme, que Jésus était en réalité un enfant inadapté à remplir sa mission divine... Glogauer, un voyageur temporel fasciné par les écritures, se rend à Jérusalem pour assister à la passion du Christ. Il doit vite se rendre à l'évidence : nul n'a jamais entendu parler d'un nommé Jésus. Horrifié, Glogauer prend les choses en main, au point d'accepter d'être crucifié afin que les écritures s'accomplissent... Habile, Moorcock laisse son lecteur se forger son opinion : le voyage temporel de Glogauer était-il prévu de toute éternité afin que les évangiles puissent exister ou a-t-il réalisé de son propre chef le dessein divin ? Quelques lecteurs crieront au scandale, d'autres y verront un hommage détourné au personnage de Jésus, le seul prophète à fasciner aussi bien croyants que non croyants. Voici l'Homme ne laissera personne indifférent.
Stéphanie Nicot
Passionnant de bout en bout, ce livre est une des meilleures réussites de Michael Moorcock.
Un ouvrage iconoclaste que les fans de romans décalés apprécieront. Une nouvelle facette de cet auteur.
Olivier COLLIN, Science Fiction Magazine, juillet 2001
Trouble et profondément original, Voici l'homme, trente ans après sa première parution, est toujours aussi novateur.
Christian ROBIN, Le Courrier français, 1er juin 2001
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