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Guy Gavriel Kay

Tigane

Nouvelle édition
Tigane

Date de parution : janvier 2018


Traduit par : Corinne Faure-Geors
Illustrateur : Larry Rostant


ISBN13 : 9782841728428

Nombre de pages : 768
Prix : 29,90 €
État : disponible

« Mon troisième verre de la soirée est bleu, dit Alessan. Je bois toujours du vin bleu au troisième verre. En mémoire de quelque chose que j’ai perdu. De crainte qu’une nuit j’oublie ce pour quoi j’existe. »

La bataille de la Deisa – où le prince Valentin a disparu, défait par l’armée et la sorcellerie du roi conquérant Brandin d’Ygrath – a scellé le sort de la péninsule de la Palme. Longtemps déchirée par les querelles intestines de ses provinces États, la voici sous la férule partagée de Brandin et d’Alberico de Barbadior, tyrans et maîtres sorciers.

La résistance renaîtra d’une poignée d’hommes et de femmes conduits par le prince héritier Alessan, sous le masque de ménestrels et de marchands itinérants.

Une longue et dangereuse croisade les attend, pour libérer la Palme et ramener au jour le nom même du pays de Tigane et l’éclat de son histoire, éradiqués de toutes les mémoires par la vengeance du roi sorcier.

Dans ce monde inspiré de l’Italie de la Renaissance, Guy Gavriel Kay compose une épopée fantastique d’une puissance et d’une originalité rares. Les passions humaines et politiques y vibrent à la mesure d’un grand roman d’aventures pathétique, qui se lit aussi comme une métaphore de l’impérialisme, de l’occupation, de l’exil en son propre pays et de la lutte de libération.

  • Revue de presse
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Kay - Tigane - CourrierFrançais
Posté le 28 septembre 2017 -

Tigane, de Guy Gavriel Kay. Gigantesque ! Avec La Chanson d'Arbonne, paru l'an dernier chez L'Atalante, on avait découvert Guy Gavriel Kay, Canadien de Toronto, l'espace d'un ouvrage magique, inclassable et pleinement abouti, un roman de "fantasy", épique et foisonnant, où la province d'Arbonne n'était autre que la Provence, à l'époque médiévale.

Tigane, plus long, plus ambitieux encore (bien qu'antérieur), apparaît comme le chef-d'oeuvre démesuré de l'auteur, une fresque haute en couleur contant la libération de la péninsule de la Palme (c'est-à-dire l'Italie, au temps de la Renaissance) des despotes et maîtres sorciers qui l'écrasent. Un très beau roman d'aventure, des personnages à l'épaisseur remarquable, une écriture juste, poétique et puissante, pleinement servie par la belle traduction de Corinne Faure-Georges : bref, un ouvrage d'exception.

Christian Robin, 28 août 1998.

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Kay - Tigane - yossarian
Posté le 09 octobre 2017 -

L’Histoire reste une source inépuisable d’inspiration quoi qu’en disent les idéologues sur sa prétendue fin. Les littératures de l’Imaginaire, en particulier la fantasy, en sont une manifestation indéniable. Steampunk, uchronie, anticipation (parce qu’elle cherche à prédire l’Histoire)… On ne compte plus les auteurs qui puisent ouvertement ou non dans ce patrimoine commun de l’Humanité. Guy Gavriel Kay s’inscrit dans cette veine, nous proposant avec Tigane un roman qui lorgne très clairement vers la péninsule italienne, aux alentours de la Renaissance.

« Tigane, que le souvenir que j’ai de toi soit comme une épée dans mon âme. »

A l’instar de l’Italie du XVe siècle, la péninsule de la Palme est partagée en provinces attachées à leur liberté et à leur indépendance. Une culture brillante s’appuyant sur le commerce des cités marchandes et la politique de princes agissant en mécènes s’est développée attirant la convoitise de ses voisins, l’Empire de Barbadior et le royaume d’Ygrath.

Comme sa copie historique, la Palme a subit l’invasion et l’infamie d’une occupation tyrannique. Le roman s’ouvre d’ailleurs par la défaite de la Tigane, la plus fière des neuf provinces qui a refusé en dépit de tout de s’incliner devant l’envahisseur. Comme Carthage, la Tigane doit être détruite car sa résistance a entraîné la mort du fils préféré du roi d’Ygrath et, comme celui-ci est magicien, il choisit de parachever sa vengeance en effaçant de la mémoire et de l’Histoire l’existence même de cette province. Désormais, c’est non seulement pour leur liberté que luttent les rescapés de la Tigane mais également pour leur identité.

Au-delà de l’intrigue dramatique, Tigane se révèle un roman habile autour de la mémoire. Il nous permet de comprendre qu’une civilisation ne se définit pas uniquement par sa puissance matérielle, mais également par l’image qu’elle transmet aux autres et par le rayonnement de ses réalisations passées. Même si le récit peut sembler un peu paresseux, la chute inattendue compense largement l’attente du lecteur.

Yossarian

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Kay - Tigane - Les singes de l'espace
Posté le 31 mars 2010 -
Trop occupé par ses luttes intestines, la Palme, péninsule divisée en plusieurs provinces, ne résiste pas aux deux puissances venues l’envahir. À l’ouest surgi Brandin d’Ygrath et à l’est Albérico de Barbadior. Seule une unique province offrira une réelle défense : Tigane. Et elle résistera tellement bien qu’elle tuera le fils d’un des envahisseurs. Brandin d’Ygrath, fou de rage, punira cette province en détruisant sa culture et en la soumettant à un joug terrible. Le récit démarre 15 ans plus tard, avec Devin di Asoli jeune chanteur de talent. Mû par sa curiosité, il va surprendre une réunion de conspirateur, et apprendre après quelques péripéties sa véritable origine : celle d’un natif de Tigane. Il est donc de ceux qui peuvent entendre ce nom et le retenir. Parce qu’en effet, Brandin d’Ygrath, sorcier exceptionnel, a décidé d’effacer le nom même de Tigane pour punir la mort de son fils. En apprenant cela, Devin se joindra à un groupe d’homme et de femme décidé à renverser les deux tyrans.
Sur cette idée très originale de destruction et d’annihilation d’une culture, Guy Gavriel Kay construit un roman d’aventure très réussi. En effet, le lecteur suivra essentiellement deux personnages : Devin donc, qui décide de mener un combat souterrain contre les deux tyrans, et Dianora, membre du saishan du roi d’Ygrath, tiraillé entre son origine et son amour. Au milieu d’eux on découvre nombre de personnages réussis et attachants. (...)
Guy Gavriel Kay nous livre ici une intrigue fouillée qui réussie pourtant à ne pas être difficile à appréhender. Le lecteur assiste à des complots, trahisons, actions de guérilla. Les personnages font tout pour que la liberté soit retrouvée dans la péninsule. Le lecteur est donc entraîné par ces actions et suit de bon cœur les aventures des héros. Si on ajoute à cela, une écriture parfaitement maîtrisée, un rythme soutenu et une utilisation à point nommé de très bon cliffhanger, on comprend très vite pourquoi on a du mal à reposer le livre quand il le faudrait.
 
Ainsi, Tigane se défini comme un livre de fantasy très réussi et original où la magie y sert plus de métaphore à la destruction d’une culture que de véritable enjeux du roman. Une ode à la liberté dans un texte maitrisé, tant dans son écriture que dans son rythme, de bout en bout. Un très très bon moment de lecture.
Gaëtan, 31 mars 2010, singesdelespace.wordpress.com 
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Kay - Tigane - L'Express
Posté le 13 octobre 2017 -

Guy Gavriel Kay revisite l'histoire. Tigane, qui est tout simplement l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de la fantasy de cette fin de siècle, raconte le combat de l'homme contre l'oubli dans un pays qui aurait pu être l'Italie de la Renaissance : "[...] que le Mal nous anéantisse demain, il ne peut effacer notre nom ni la mémoire de ce que nous avons été."

L'Express, 23/04/98. 

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Kay - Tigane - Les chroniques d'ailleurs
Posté le 10 octobre 2017 -

Après le somptueux Les conjurés de Florence de Paul McAuley, l'Italie de la Renaissance revient au firmament des oeuvres littéraires avec ce nouveau roman magistral du désormais célèbre canadien de Toronto. Imaginez un roi sorcier (Brandin d'Ygrath) qui décide de profiter des dissensions minant les provinces états de la péninsule de Palme pour conquérir ce vaste et riche territoire. La terrible bataille de la Dreisa marque le triomphe des troupes de sorcellerie. Mais loin de savourer sa victoire, Brandin hurle sa douleur, car il a perdu son fils lors du siège de la province de Tigane. Fou de rage il raye celle-ci de la carte et interdit même de prononcer son nom. A travers tout un entrelacs d'intrigues politiques, d'affrontements complexes et de péripéties soigneusement structurées, le lecteur va assister aux efforts d'Alessan, le dernier prince de Tigane, et d'une poignée de compagnons, afin de reconquérir son trône désormais en possession de Brandin et du tyran Alberico de Barbadior. Un livre où l'on s'engloutit avec ravissement à la suite de personnages qui perdent l'habituelle potentialité manichéenne de nombreux ouvrages de fantasy au profit d'une dimension beaucoup plus humaine en faisant des êtres bien plus accessibles capables de prodiguer un enchantement d'émotions. A vous donc désormais de les partager.

Les Chroniques d'ailleurs, avril/mai/juin 1998. 

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Kay - Tigane - Les Chroniques de l'imaginaire
Posté le 29 janvier 2013 -

Dans une Italie de la Renaissance, appartenant à un monde différent du notre, autour duquel gravissent deux lunes, deux envahisseurs arrivent.Tous deux réussissent à conquérir les différents duchés de la Parme, grâce à la sorcellerie. Mais face à l'envahisseur, Valentin, prince de Tigane, tue Stevan, fils de Bradin, provoquant la fureur de son père, et sa malédiction : Tigane ne sera plus que la Basse-Corte, son nom ne sera plus jamais reconnu de tous ceux qui ne sont pas nés dans la province, le sorcier l'effaçant de toutes les mémoires, tout en éradiquant ce qui faisait la fierté de cette province. Valentin de Tigane meurt, tout comme ses deux premiers fils, au combat.

Vingt ans plus tard, Alessan de Tigane met tout en œuvre pour anéantir les deux tyrans, afin que tous puissent enfin renommer sa terre natale. Il fera tout pour y parvenir, aidé de son meilleur ami, Baerd, un jeune chanteur, Devin, un ancien duc, et Catriana.Je suis tombée sous le charme de cette merveille, écrite avec un style recherché et fouillé, où l'histoire est aussi intéressante que le style de l'auteur. L'histoire est complexe, intéressante, on s'attache petit à petit aux différents personnages et on suit leurs épreuves, se demandant toujours s'ils parviendront à leur but. J'aime également beaucoup le fait de lier ainsi la fantasy à un univers, somme toute, si proche de nous et de l'agrémenter de subtilités qui permettent de faire la différence. C'est un livre à connaître, parfaitement maîtrisé, qui m'a beaucoup apporté, et je ne saurai que le conseiller à tous les curieux! Un vrai coup de cœur !

Aphrael (24/04/2005)

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Kay - Tigane - albdoblog
Posté le 07 août 2018 -

Une petite claque pour cette Palme de Kay!

Guy Gavriel Kay nous propose un roman de fantasy inspiré de la Renaissance Italienne, et conformément à son habitude, la qualité de cette description aussi bien dans l’esprit que dans le visuel est remarquable. Aussi, le lecteur ne peut-il que plonger avec extase dans cette Palme captivante et déchirée.

La Renaissance italienne mise en valeur

Nous découvrons effectivement non pas la Botte italienne, mais une Palme baignant dans une mer bordée de trois pays expansionnistes, Ygrath, Barbador et Khardhun. Ceux-ci mènent régulièrement des raids contre la péninsule afin d’arracher des richesses et bien souvent des captifs à vendre aux marchés des esclaves. Les villes côtières sont donc des endroits vulnérables, comme au temps de l’Italie de la Renaissance aux prises avec les arabes et berbères écumant les ports à la recherche de tribus, d’esclaves et de femmes destinées aux harems.

Ce contexte historique similaire à l’époque italienne est un ressort essentiel dans l’intrigue que nous propose l’auteur canadien, car la protagoniste principale va dans un premier temps se protéger de ces incursions en s’enfonçant dans les terres, avant de rechercher une de ces villes afin d’infiltrer le harem d’un des tyrans. En sus, comme à son habitude, Kay colle avec la réalité historique du pays qu’il souhaite faire vivre sous sa plume.

[...]

Aussi, l’atmosphère qui se dégage est-elle un facteur crucial dans l’équilibre et la réussite de son roman. Outre, les ressemblances géographiques et contextuelles, le point fort de l’auteur est de retranscrire une culture, ou des cultures comme s’est le cas une fois encore dans Tigane.

La Renaissance Italienne ne se résume pas à un essor architectural et économique, les arts et les idées qui se véhiculèrent à travers l’Europe constituent un leg tout aussi important et prégnant. [...]

Une intrigue captivante

 

En vous lançant dans cette aventure, vous serez conscients des enjeux posés dans la paume de cette main italienne tiganaise. Battue, divisée entre deux tyrans, cette péninsule vit sous le joug de l’envahisseur, l’un plus cruel que l’autre au quotidien. En effet, si Albérico, le colérique, est un sorcier au tempérament versatile et barbare, Brandin, plus raffiné, fait montre d’une cruauté sophistiquée et sans doute plus viscérale. [...]

Le lecteur va ainsi alterner d’un protagoniste à l’autre, découvrir les plans étudiés, leur déroulement, les voir menacer, sentir le danger, la mort rodant à un souffle. Mais, le plus cruel, pour lui sera d’avoir un cœur qui bascule pour l’un ou pour l’autre. Les chausses-trappes sont nombreux, les tyrans ingénieux, et sur le qui-vive, alors la partie est loin d’être courue d’avance. Tension et suspens sont au rendez-vous!

La trame principale est nette, et claire. En revanche, le chemin emprunté est tortueux, et complété par des sentiers cachés et des routes secondaires. En quelques mots : de quoi vous régaler.

Des personnages dignes de ce bel écrin

[...]

Je ne vais pas y aller par 4 chemins, le roman en comprend suffisamment. Dianora s’avère – sans doute – un des personnages féminins les plus fascinant de la fantasy. Sa soif de vengeance, n’est pas le seul sentiment qui l’anime. La vengeance n’explique même pas la psychologie de Dionara, elle n’en est que la conséquence. Le désir de revanche prend sa source dans son sens du devoir et des responsabilités. Elle est persuadée qu’elle doit supprimer Brandin. Et si adolescente, le monde lui apparaissait sous des dehors nets, avec des contours précis, les années ont façonné cette perception pour lui délivrer une vison bien moins manichéenne ou dichotomique. Cette évolution dans sa psyché n’est pas qu’une affaire de construction et de dynamique du personnage, pour nous le rendre plus vivant et sympathique. Ses prises de décisions vont être colorées par ces perceptions en constante affinage… Et quand elle comprend que la tâche initiale qu’elle s’est elle-même imposée prend du plomb dans l’aile, son désarroi est profond alors quelle est partagée, déchirée par le devoir et la réalité. Toute seule, isolée, elle ne cède jamais, et cherche constamment à dépasser son dilemme. Quelle femme! Et puis, Kay nous construit une trame dramatique qu’il est difficile de ne pas s’y laisser prendre…[...]

Un roman de Fantasy typique de Kay et même plus

Roman de fantasy n’est pas synonyme forcément de gros effets pyrotechniques et magiques avec Kay, notamment. Dans Tigane, il va vous surprendre car, la thaumaturgie est bien plus présente, avec nos deux tyrans, sorciers et d’autres magiciens qui vont faire leur apparition en cours d’aventure.

[tout l'article]

Lutin82

 

 

 

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Kay - Tigane - albdoblog
Posté le 07 août 2018 -

Une petite claque pour cette Palme de Kay!

Guy Gavriel Kay nous propose un roman de fantasy inspiré de la Renaissance Italienne, et conformément à son habitude, la qualité de cette description aussi bien dans l’esprit que dans le visuel est remarquable. Aussi, le lecteur ne peut-il que plonger avec extase dans cette Palme captivante et déchirée.

La Renaissance italienne mise en valeur

Nous découvrons effectivement non pas la Botte italienne, mais une Palme baignant dans une mer bordée de trois pays expansionnistes, Ygrath, Barbador et Khardhun. Ceux-ci mènent régulièrement des raids contre la péninsule afin d’arracher des richesses et bien souvent des captifs à vendre aux marchés des esclaves. Les villes côtières sont donc des endroits vulnérables, comme au temps de l’Italie de la Renaissance aux prises avec les arabes et berbères écumant les ports à la recherche de tribus, d’esclaves et de femmes destinées aux harems.

Ce contexte historique similaire à l’époque italienne est un ressort essentiel dans l’intrigue que nous propose l’auteur canadien, car la protagoniste principale va dans un premier temps se protéger de ces incursions en s’enfonçant dans les terres, avant de rechercher une de ces villes afin d’infiltrer le harem d’un des tyrans. En sus, comme à son habitude, Kay colle avec la réalité historique du pays qu’il souhaite faire vivre sous sa plume.

[...]

Aussi, l’atmosphère qui se dégage est-elle un facteur crucial dans l’équilibre et la réussite de son roman. Outre, les ressemblances géographiques et contextuelles, le point fort de l’auteur est de retranscrire une culture, ou des cultures comme s’est le cas une fois encore dans Tigane.

La Renaissance Italienne ne se résume pas à un essor architectural et économique, les arts et les idées qui se véhiculèrent à travers l’Europe constituent un leg tout aussi important et prégnant. [...]

Une intrigue captivante

 

En vous lançant dans cette aventure, vous serez conscients des enjeux posés dans la paume de cette main italienne tiganaise. Battue, divisée entre deux tyrans, cette péninsule vit sous le joug de l’envahisseur, l’un plus cruel que l’autre au quotidien. En effet, si Albérico, le colérique, est un sorcier au tempérament versatile et barbare, Brandin, plus raffiné, fait montre d’une cruauté sophistiquée et sans doute plus viscérale. [...]

Le lecteur va ainsi alterner d’un protagoniste à l’autre, découvrir les plans étudiés, leur déroulement, les voir menacer, sentir le danger, la mort rodant à un souffle. Mais, le plus cruel, pour lui sera d’avoir un cœur qui bascule pour l’un ou pour l’autre. Les chausses-trappes sont nombreux, les tyrans ingénieux, et sur le qui-vive, alors la partie est loin d’être courue d’avance. Tension et suspens sont au rendez-vous!

La trame principale est nette, et claire. En revanche, le chemin emprunté est tortueux, et complété par des sentiers cachés et des routes secondaires. En quelques mots : de quoi vous régaler.

Des personnages dignes de ce bel écrin

[...]

Je ne vais pas y aller par 4 chemins, le roman en comprend suffisamment. Dianora s’avère – sans doute – un des personnages féminins les plus fascinant de la fantasy. Sa soif de vengeance, n’est pas le seul sentiment qui l’anime. La vengeance n’explique même pas la psychologie de Dionara, elle n’en est que la conséquence. Le désir de revanche prend sa source dans son sens du devoir et des responsabilités. Elle est persuadée qu’elle doit supprimer Brandin. Et si adolescente, le monde lui apparaissait sous des dehors nets, avec des contours précis, les années ont façonné cette perception pour lui délivrer une vison bien moins manichéenne ou dichotomique. Cette évolution dans sa psyché n’est pas qu’une affaire de construction et de dynamique du personnage, pour nous le rendre plus vivant et sympathique. Ses prises de décisions vont être colorées par ces perceptions en constante affinage… Et quand elle comprend que la tâche initiale qu’elle s’est elle-même imposée prend du plomb dans l’aile, son désarroi est profond alors quelle est partagée, déchirée par le devoir et la réalité. Toute seule, isolée, elle ne cède jamais, et cherche constamment à dépasser son dilemme. Quelle femme! Et puis, Kay nous construit une trame dramatique qu’il est difficile de ne pas s’y laisser prendre…[...]

Un roman de Fantasy typique de Kay et même plus

Roman de fantasy n’est pas synonyme forcément de gros effets pyrotechniques et magiques avec Kay, notamment. Dans Tigane, il va vous surprendre car, la thaumaturgie est bien plus présente, avec nos deux tyrans, sorciers et d’autres magiciens qui vont faire leur apparition en cours d’aventure.

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Lutin82

 

 

 

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Kay - Tigane - albdoblog
Posté le 07 août 2018 -

Une petite claque pour cette Palme de Kay!

Guy Gavriel Kay nous propose un roman de fantasy inspiré de la Renaissance Italienne, et conformément à son habitude, la qualité de cette description aussi bien dans l’esprit que dans le visuel est remarquable. Aussi, le lecteur ne peut-il que plonger avec extase dans cette Palme captivante et déchirée.

La Renaissance italienne mise en valeur

Nous découvrons effectivement non pas la Botte italienne, mais une Palme baignant dans une mer bordée de trois pays expansionnistes, Ygrath, Barbador et Khardhun. Ceux-ci mènent régulièrement des raids contre la péninsule afin d’arracher des richesses et bien souvent des captifs à vendre aux marchés des esclaves. Les villes côtières sont donc des endroits vulnérables, comme au temps de l’Italie de la Renaissance aux prises avec les arabes et berbères écumant les ports à la recherche de tribus, d’esclaves et de femmes destinées aux harems.

Ce contexte historique similaire à l’époque italienne est un ressort essentiel dans l’intrigue que nous propose l’auteur canadien, car la protagoniste principale va dans un premier temps se protéger de ces incursions en s’enfonçant dans les terres, avant de rechercher une de ces villes afin d’infiltrer le harem d’un des tyrans. En sus, comme à son habitude, Kay colle avec la réalité historique du pays qu’il souhaite faire vivre sous sa plume.

[...]

Aussi, l’atmosphère qui se dégage est-elle un facteur crucial dans l’équilibre et la réussite de son roman. Outre, les ressemblances géographiques et contextuelles, le point fort de l’auteur est de retranscrire une culture, ou des cultures comme s’est le cas une fois encore dans Tigane.

La Renaissance Italienne ne se résume pas à un essor architectural et économique, les arts et les idées qui se véhiculèrent à travers l’Europe constituent un leg tout aussi important et prégnant. [...]

Une intrigue captivante

 

En vous lançant dans cette aventure, vous serez conscients des enjeux posés dans la paume de cette main italienne tiganaise. Battue, divisée entre deux tyrans, cette péninsule vit sous le joug de l’envahisseur, l’un plus cruel que l’autre au quotidien. En effet, si Albérico, le colérique, est un sorcier au tempérament versatile et barbare, Brandin, plus raffiné, fait montre d’une cruauté sophistiquée et sans doute plus viscérale. [...]

Le lecteur va ainsi alterner d’un protagoniste à l’autre, découvrir les plans étudiés, leur déroulement, les voir menacer, sentir le danger, la mort rodant à un souffle. Mais, le plus cruel, pour lui sera d’avoir un cœur qui bascule pour l’un ou pour l’autre. Les chausses-trappes sont nombreux, les tyrans ingénieux, et sur le qui-vive, alors la partie est loin d’être courue d’avance. Tension et suspens sont au rendez-vous!

La trame principale est nette, et claire. En revanche, le chemin emprunté est tortueux, et complété par des sentiers cachés et des routes secondaires. En quelques mots : de quoi vous régaler.

Des personnages dignes de ce bel écrin

[...]

Je ne vais pas y aller par 4 chemins, le roman en comprend suffisamment. Dianora s’avère – sans doute – un des personnages féminins les plus fascinant de la fantasy. Sa soif de vengeance, n’est pas le seul sentiment qui l’anime. La vengeance n’explique même pas la psychologie de Dionara, elle n’en est que la conséquence. Le désir de revanche prend sa source dans son sens du devoir et des responsabilités. Elle est persuadée qu’elle doit supprimer Brandin. Et si adolescente, le monde lui apparaissait sous des dehors nets, avec des contours précis, les années ont façonné cette perception pour lui délivrer une vison bien moins manichéenne ou dichotomique. Cette évolution dans sa psyché n’est pas qu’une affaire de construction et de dynamique du personnage, pour nous le rendre plus vivant et sympathique. Ses prises de décisions vont être colorées par ces perceptions en constante affinage… Et quand elle comprend que la tâche initiale qu’elle s’est elle-même imposée prend du plomb dans l’aile, son désarroi est profond alors quelle est partagée, déchirée par le devoir et la réalité. Toute seule, isolée, elle ne cède jamais, et cherche constamment à dépasser son dilemme. Quelle femme! Et puis, Kay nous construit une trame dramatique qu’il est difficile de ne pas s’y laisser prendre…[...]

Un roman de Fantasy typique de Kay et même plus

Roman de fantasy n’est pas synonyme forcément de gros effets pyrotechniques et magiques avec Kay, notamment. Dans Tigane, il va vous surprendre car, la thaumaturgie est bien plus présente, avec nos deux tyrans, sorciers et d’autres magiciens qui vont faire leur apparition en cours d’aventure.

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Lutin82

 

 

 

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Kay - Tigane - blogblabla
Posté le 03 septembre 2018 -

Tigane, se passe dans un monde inspiré de l’Italie de la Renaissance et qui est réputé pour être le titre de l'auteur qui a le plus de magie parmi ceux parus chez l’Atalante, parce que je dois dire que je voulais le lire chez cet éditeur tant leurs éditions de belle facture m’attirent. De ce côté, aucune déception, la parution est de qualité avec un papier épais, une couverture mystérieuse qui colle bien au titre et une reliure solide et souple à la fois vu le nombre de pages et le format. La traduction est fluide et il y a reproduit les cartes nécessaires à la compréhension de l’histoire. Vraiment j’aime beaucoup leur travail.

Pour ce qui est de l’histoire maintenant, j’ai beaucoup aimé. J’avais peur d’une certaine complexité qui m’aurait gênée, ce n’est pas du tout le cas. Grâce à la plume simple et dynamique de l’auteur – sans que ça lui enlève la poésie dont il sait faire preuve – la lecture est aisée. Les pages se tournent rapidement. Le rythme est rapide. L’auteur a un talent inné pour donner très envie de lire la suite sans pour autant faire appel à cet effet de manche qu’est le cliffhanger. Il sait faire rebondir son histoire dans des directions inattendues et surtout il a su créer un univers cohérent, riche et très réaliste malgré la présence de la magie.

En effet, Guy Gavriel Kay est un conteur né. Il a un talent rare pour développer des personnages terriblement simples et attachants dans un univers fort complexe lui. Nous suivons donc trois groupes de personnages dans une sorte d’Italie de la Renaissance morcelée en plusieurs royaumes dont une grande partie a été conquise par 2 grands et terribles mages, qui sont en fait des tyrans.

[…]

En lisant cette histoire, je n’ai pas pu m’empêcher d’y trouver l’écho de la lente constitution de l’Italie qu’on connait à présent avec l’unification des différents royaumes. On devine donc dans les grandes lignes ce qu’il va se passer mais c’est plus les chemins empruntés pour ce voyage qui comptent et là, l’aventure est au rendez-vous. Entre batailles, épisodes mystiques, découvertes intérieures, révélations personnelles et passé étouffant qui nous rattrape, on ne s’ennuie pas un instant. L’écrivain passe en plus d’un lieu et d’un point de vue à l’autre avec beaucoup d’aisance, ce qui dynamise encore notre lecture de ce titre.

Porté par une sensibilité douce-amère, ce roman est donc dans la lignée des titres tragiques et classiques à la Hugo ou à la Dumas. C’est pour lui le moyen de porter des thèmes emblématiques : la perte de liberté, l’occupation et donc la quête de liberté et le patriotisme. On sent d’emblée que le dénouement ne sera pas un happy-end mais qu’importe, l’auteur nous emporte tellement bien dans les déchirements des aspirations de ses personnages. Ici, c’est l’émotion qui prime avec l’attachement non seulement aux personnages mais aussi à leur cause.

Ma note : 17 / 20

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