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Pierre Bordage

Soeur Onden

Soeur Onden

Date de parution : juin 2011

Série : La Fraternité du Panca
Tome : 4

Illustrateur : Sylvain Demierre


ISBN13 : 9782841725274

Nombre de pages : 448
Prix : 22,00 €
État : disponible

L'humanité est en danger, et la Fraternité du Panca entreprend de la sauver en reconstituant une chaîne quinte, ou pancatvique ; le cinquième frère, le bout de la chaîne, mènera le combat final en bénéficiant de l'énergie des quatre autres maillons.
Onden, forte des âmnas des trois précédents maillons et en communication permanente avec les extraterrestres ayant pris possession d'elle, doit trouver un moyen pour se rendre dans le système d'Alpha du Tarz, avec lequel le contact est rompu, et passer le relais au premier frère de la chaîne.
  • Revue de presse
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Bordage - Soeur Onden - Littéraire.com
Posté le 18 juillet 2011 -
Avec Sœur Onden, Pierre Bordage propose le quatrième volet de La Fraternité du Panca. Après Ewen, Ynolde, fugitivement Mikah, puis Kalkin, c’est Klarel, la petite paysanne de la colonie Mussina que le sort a désignée pour devenir Sœur Onden. Elle doit perpétuer la chaîne en transmettant le cakra, l’anneau de feu, que lui a confié Kalkin à un suivant dont elle ignore tout. Son propre implant lui sera remis ultérieurement a assuré le précédent membre de la Quinte. Elle est hébergée chez Lamir, un jeune soldat, qui se met en quatre pour satisfaire ses besoins. C’est lui qui trouve le véhicule pour l’emmener à l’astroport après que La Fraternité ait donné télépathiquement l’ordre de se rendre dans le système d’Alpha du Tarz. Celui-ci se trouve dans le bras de Persous, à une distance de près de dix mille années-lumière. Mais les ennemis de la Fraternité sont déjà sur ses traces. Sur la route de l’astroport, elle tombe dans un piège et fait l’expérience de la puissance du cakra.
Sur Iox, Bent ne veut pas vivre le Lust. Il préfère se glisser dans le temple de Dilah et rejoindre le labyrinthe temporel à la recherche de la femme défigurée, entrevue quelque part, dans son futur ou son passé. Ossia a intégré la confrérie des Aswins, une organisation de mercenaires. Avec Qwor, elle reçoit pour mission d’infiltrer et de démanteler la Fraternité.Comment la petite paysanne peut-elle vaincre autant d’obstacles, peut-elle faire face à tant d’ennemis et de dangers ?
Pierre Bordage sublime les « petites gens ». Il donne la vedette, dans cette gigantesque épopée, à des personnages issus de classes populaires. Il met en avant des individus d’origine modeste qui se retrouvent, sans grands moyens, à devoir mener une quête dont la finalité les dépasse : « Les mémoires de ses frères et sœurs contenaient les mêmes incertitudes, les mêmes découragements. Le sentiment de ne pas être à la hauteur. D’avoir été choisie par erreur. » Cependant, ils sont capables de se surpasser pour venir au terme de leur mission. Il montre, à travers ces personnages, toute la variété et la complexité de la nature humaine, mais aussi sa richesse et les ressources dont elle peut disposer. Il démontre, également, au passage, que ce ne sont pas les « plus forts en gueule et en muscles » qui sont les mieux armés pour surmonter les épreuves et les obstacles. Ces matamores se révèlent, trop souvent, des baudruches qui se dégonflent à la moindre piqure. 
Il brosse une galerie de portraits d’une grande variété, introduisant, au fil du périple de ses héros, une panoplie quasi complète des caractères et des profils psychologiques. Il introduit, dans son récit, une large réflexion teintée de spiritualité, de spiritualisme sur le temps, son usage, sur la nécessité de la patience, voire, d’un certain fatalisme.Il s’attache à montrer, aussi, que l’individu peut rester maître de ses opinions tout en faisant partie d’un groupe et en adhérant à la plupart des idées qui soudent les individus qui les partagent. Il exalte la confiance en une force supérieure, le don de soi à une cause, la réponse immédiate à un appel.
On a hâte d’arriver à l’épilogue pour connaître, enfin, la nature de cette fameuse menace qui doit anéantir toute vie dans les galaxies et surtout, comment le cinquième élément peut l’anéantir. Mais faisons confiance à Pierre Bordage pour puiser dans son imagination débridée des circonstances novatrices. En effet, jusqu’à maintenant, sur le thème récurrent de la transmission d’un témoin, il a apporté des solutions inédites dans les quatre volets.
Avec La Fraternité du Panca, Pierre Bordage signe une fresque humaine à l’échelle d’une galaxie, un conte philosophique à la dimension de l’univers, un opéra de l’espace aussi varié que les étoiles, une comédie humaine cosmique illuminée par une constellation de valeurs humanistes.
 
Serge Perraud
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Bordage - Soeur Onden - Les Chroniques de l'Imaginaire
Posté le 26 septembre 2011 -
C'est au tour de Klarel, devenue Sœur Onden, de se mettre en quête du premier maillon afin de transmettre ses implants et reconstituer la chaîne quinte. Dans cette perspective, elle doit embarquer à bord de l'Odysseus pour rejoindre le bras de Persous, lieu où l'attendra le prochain et ultime missionnaire, celui chargé de sauver le monde. Rien ne sera facile, cependant car bien des ennemis suivent le sillage de la Fraternité du Panca. C'est le cas d'Ossia de Siphre et de Qwor, tous deux membres de la terrible confrérie des Aswins, des assassins hautement qualifiés et particulièrement efficaces. Leur nouvelle cible est Onden, leur but sa destruction. Malheureusement, ils sont loin d'être les seuls car plus on approche de la réunion finale et plus la lutte devient âpre, virulente pour empêcher la fusion.
De son côté, Bent, jeune garçon de douze ans, sort tous les soirs de chez lui afin de pénétrer en douce dans le labyrinthe temporel dont l'accès est interdit et surveillé par des représentants du dieu Dilah. Il ne lui suffit pourtant pas d'éviter de se faire prendre par les gardes du labyrinthe lors de ses escapades nocturnes, il doit également se méfier des terribles orvers qui surgissent de terre pour engloutir les humains qui passent à porter de leurs mâchoires. Le jeune homme a atteint l'âge du Lust, c'est-à-dire le moment où un garçon a le droit de faire plus ample connaissance avec la gente féminine. Bent, cependant, est uniquement obsédé par le dédale ainsi que par une mystérieuse apparition, une femme à la beauté troublante mais dont la moitié du visage est mutilée. Cette altération la défigure irrémédiablement, lui conférant une tristesse infinie. Il sait néanmoins que son destin dépend de cette personne bien qu'il ne la connaisse pas et ne sache rien d'elle.
 
On retrouve avec une grande excitation les aventures de la Fraternité du Panca, cette saga passionnante qui met en scène différents personnages dont la mission est de sauver l'humanité en bravant dangers et autres voyages temporels parfois expérimentaux. Ce volume est primordial car il présente des informations capitales sur la Fraternité ainsi que sur les sâtnagas, ses ennemis chauves qui vont nus par les rues et dont le seul but est d'empêcher la formation de la chaîne quinte.
Bordage ancre, de fait, son roman dans une trame historique. Il recréé des origines, invente un passé, explique l'actualité et l'évolution par les événements climatiques et humains. Ainsi, il parvient à donner une profondeur, une réalité à son monde. Il lui offre une cohérence et tous ces détails mis bout à bout laisse entrevoir l'ampleur de l'entreprise de cet écrivain exceptionnel. On peut enfin se rendre de compte de la dimension de cet univers. Le bestiaire extraordinaire créé par Pierre Bordage contribue fortement à la vivacité du récit et à la tension narrative. Les mondes brossés par l'auteur sont tous peuplés de bestioles originales plus ou moins agressives dont l'importance est à la hauteur des personnages. Ils sont des acteurs à part entière de cette fiction.
Il faut bien reconnaître qu'il existe une sorte d'effet hypnotique, comme si on lisait inlassablement le même livre, la même histoire. Cet effet est généré par la similarité des aventures et du déroulement. On peut cependant noter un léger décalage, donnant l'impression que le récit a été déplacé d'un subtil cran afin de tout remettre à plat et de suffisamment renouveler l'émerveillement pour avoir envie de poursuivre la lecture et de s'accrocher au suspens généré par les tribulations de ces personnages émouvants et uniques. Cet exploit provient essentiellement des personnalités différentes des protagonistes. Klarel paraît particulièrement vulnérable et peu armée pour la vie qui l'attend. Elle cède au découragement à de multiples reprises, a du mal à se raccrocher à ce pilier essentiel qu'est la confiance aveugle. Elle s'interroge, doute, pense qu'elle n'est pas à la hauteur. Cela est aussi valable pour Bent, un adolescent empli de questions qui peine à suivre son intuition et qui comprendra que d'elle dépend son salut. Il en va de même pour Ossia, cette jeune fille rude, au caractère affirmé, devenue un assassin mais qui n'a pas perdu sa capacité à s'émouvoir, à ressentir et à réfléchir.
 
En bref, cette pentalogie n'a pas fini de nous étonner, de créer l'envie et l'impatience d'enfin connaître l'épilogue en compagnie du dernier missionnaire. Que nous réserve cet incroyable écrivain ?
 
 
Sig
Les Chroniques de l'Imaginaire
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Bordage - Soeur Onden - If is dead
Posté le 04 octobre 2011 -

 

Soeur Onden est le quatrième et avant dernier tome de La Fraternité du Panca, une série de Pierre Bordage qui oscille entre Space-opera fantasy. Nous suivons cette série en cours d’écriture par l’auteur français depuis 2008, et il faut dire qu’elle fait parti de nos préférées du moment. Frère Ewen nous avait directement conquis, Soeur Ynolde enchanté et Frère Kalkin confirmait qu’on était là face à une très bonne saga. La qualité est-elle toujours au rendez vous ? Se lasse-t’on de voyager dans la galaxie qui abritent les frères du Panca ? Synopsis. Sans aucun spoil, bien entendu.

Bent est un jeune garçon qui vit sur la planète Iox dans le système de Xantor. Comme tous les enfants de son âge, il est en pleine période de la Lust, trois années pendant lesquels la religion de sa planète l’autorisent à aller comme il veut, expérimenter et tester ses propres limites. Mais Bent ne partage pas réellement les mêmes préoccupations que les autres enfants de son âge, principalement s’accoupler dans la rue, notamment depuis qu’il a bravé l’interdit de sa religion: entrer dans le sanctuaire de Dilah et goûter au vertige du voyage dans le temps. Mais son activité n’est pas sans risque, à tout moment il risque de devenir un Spectrempre et d’errer continuellement dans l’espace temps, quand ce n’est pas simplement le risque d’être dévoré par les Orver.

Je dois avouer que dès que j’ai ouvert Soeur Onden, qui arbore sans doute la plus belle couverture de la série, j’ai tout de suite eu cette sensation agréable que l’on ressent lorsqu’on rentre enfin après un voyage trop long. Vous savez, cette impression de revenir enfin chez soi, et de s’apprêter à passer un très agréable moment, de lecture pour le coup. Pierre Bordage ne change pas ses habitudes, et ce quatrième tome s’axe sur la même structure: plusieurs « nouveaux » personnages que nous suivons par chapitres interposés, un destin qui leur est commun et de petits articles encyclopédiques en guise d’introduction à chaque changement de protagoniste. Une habitude qui nous donne un peu plus l’impression d’habiter les lieux, de faire partie de ce grand ensemble qu’est la galaxie des frères du Panca.

Les points forts de précédents tomes sont toujours là. Un univers faste, que l’on souhaite toujours découvrir un peu plus, surtout grâce à un style clair et agréable à lire, qui nous intéresse à ce que nous traversons. Comme d’habitude, le niveau est là du début à la fin, et on passe un agréable moment rien que pour ces éléments là. On va à nouveau découvrir de nouvelles cultures, de nouveaux cultes, et de nouvelles populations. On pourrait s’en lasser au bout de quatre tomes, mais non, de ce côté là, il faut bien avouer que cela prend toujours. Et puis, ces articles encyclopédiques sont toujours aussi agréables.

La trame du scénario arrivant bientôt à son terme, le prochain tome étant le dernier, on en apprend aussi un peu plus sur ce qui motive le tout. La Fraternité du Panca était jusqu’alors restée bien discrète, et en découvrir un peu plus est une réelle jouissance. Le mystère, cultivé désormais depuis quatre tomes, reste presque entier, mais tout de même, on en a tout de même découvert quelques miettes. Cela peut sembler banal, et il faut avouer que ce n’est compréhensible que lorsqu’on est dedans, que l’on a goûté à cette série.

Le seul reproche que je pourrais faire à Soeur Onden c’est que ce quatrième tome se contente d’être « juste » excellent. Mais voilà, les précédents l’étaient aussi, et ça fini par provoquer une sorte d’habitude au bout de quatre tomes. Les passages très deus ex machina sont toujours aussi forts, puissants et provoquent toujours autant l’admiration du lecteur, cette sensation que la vie est dotée d’un but, que les choses ne sont pas là que par le hasard, que le monde est Beau. Mais voilà, j’espère tout de même qu’il y en aura un peu plus pour le dénouement final, car j’ai peur d’éprouver une petite déception.

Mais cette dernière note ne change rien à mon avis: Soeur Onden est un excellent roman, bien au dessus de la mêlée. Après quatre tomes, La Fraternité du Pancaest pour moi toujours une réussite, une série à la croisée de la fantasy et du Space-opera qu’il vous faut lire. Pierre Bordage signe ici vraiment une grande saga, et je ne peux que vous inciter, voire exhorter, de la lire. Non, vraiment.

If is dead 

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Bordage - Soeur Onden - Quoi de neuf sur ma pile ?
Posté le 29 février 2012 -
Je l'ai déjà dit plusieurs fois, j'aime les romans de Pierre bordage,  même si souvent ses manies m’énervent. "Sœur Onden", le quatrième tome de « La Fraternité du Panca », ne fait pas exception à la règle.
Dans cet ouvrage on retrouve, comme toujours, ses immenses qualités de conteur. Il crée des planètes, des écosystèmes, des systèmes politiques, des créatures, des habitats, des organisations, une histoire sociale, une archéologie, et j'en oublie, mais aussi il crée des noms, surtout des noms ; Bordage est le maitre français du néologisme. Le lecteur est donc promené dans un monde imaginaire, foisonnant, qui émerveille autant qu’il étonne, et c'est sûrement la grande force des romans de l’auteur. Cette force qui fait qu'année après année, depuis « Les guerriers du silence » (auquel le Panca emprunte beaucoup ou dont le Panca est une version 2.0), j'achète et je lis ce qu'il écrit. De plus, de manière plus spécifique à l'ouvrage, les trois personnages principaux de ce quatrième tome ont suffisamment de doutes et d'inquiétudes, pour attacher le lecteur à leur sort, créant une forme d'empathie à leur endroit. Quand à l’aventure, elle est présente et trépidante comme toujours.

Du côté négatif, on trouve ce que j'ai déjà écrit sur les obsessions de Bordage, peut-être un peu moins présentes qu'habituellement dans ce volume. Mais surtout, le cycle commence à être long. Chacun des quatre tomes lu est basé sur une architecture très similaire. Le nouveau membre est perdu, il doit partir très loin rencontrer le membre suivant sans savoir comment faire, car d'une part il ne sait pas encore qui est le membre suivant (qui souvent ne le sait pas lui-même), d'autre part il n'y a pas de moyen facile de se rendre où celui-ci se trouve, en général à l'autre bout de la galaxie. On lit donc de manière récurrente des scènes d'astroport, de police locale corrompue ou manipulée, de cakra, arme symbiotique dont on craint qu’elle brule atrocement les chairs (dans une description qui rappelle l’épreuve de la boite et du Gom Jabbar), de prêtres de Sat toujours présents mais si évidemment toujours vaincus qu'ils en finissent par ressembler à des méchants de dessins animés, de marche dans la nature sauvage ou dans les bas-fonds des capitales. Au bout de quatre tomes, je commence à trouver que cette récurrence structurelle l’est justement un peu trop. De plus, le fonds philosophique qui sous-tend la Fraternité du Panca est basé sur une croyance qui implique que les bonnes personnes sont naturellement à la bonne place, que les bonnes rencontres se font quand elles doivent se faire, que si le destin de quelqu'un est de réussir alors il réussira, même si toutes les probabilités semblent contre lui. On est proche du wu wei taoïste, ce qui sur le plan dramatique n'est pas idéal. Au fil de la lecture, et plus on s'imprègne de cette philosophie, moins on n'a de doute sur la réussite de ce qui est entrepris par les héros. De fait, il n’y a rapidement plus aucune tension, car le lecteur sait sans le moindre doute que, même dans les situations les plus extrêmes, le héros fera ce qu'il faut, y compris si c’est improbable (la scène du saut dans le ravin en étant la meilleure illustration), et vivra au moins assez longtemps pour mener à bien sa mission. Au début de L'homme qui rit, Victor Hugo annonce que les occupants du petit bateau vont mourir. Mais la force de son écriture fait que, pendant soixante pages, le lecteur pourtant prévenu arrive à croire à une impossible survie. Dans Sœur Onden, malheureusement, j'ai eu l'impression contraire. Bordage n’annonce pas que les héros vont mourir (il ne dit pas non plus d’ailleurs qu’ils vont survivre) mais on sait d'expérience, pour avoir lu les trois premiers tomes, que Sœur Onden ne mourra pas. On sait aussi qu’elle parviendra à joindre le premier membre de la fraternité car cette quête est d'une importance capitale. Et pas une seule fois on n’a le moindre doute sur le fait qu'elle va réussir, sur le fait qu'au final tout s'arrangera comme nécessaire, ce qui fait que les multiples péripéties qu'Onden et les autres protagonistes rencontrent sont observées avec l’intérêt de la curiosité, mais sans guère d'implication. C'est sans doute le défaut principal de ce cycle. En posant la nécessité inéluctable de reconstituer la chaîne quinte, Bordage empêche le lecteur de douter un seul instant de sa reconstitution, malgré les obstacles humainement insurmontables qui se dressent face à cet objectif.

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