Au domaine de Septenaigue, au cœur de la forêt, vivait une fratrie de sept enfants dont Sorcha, la benjamine, était la seule fille. Leur mère était morte, leur père toujours en campagne militaire contre les Britons. Mais un jour il décida de se remarier… Ainsi commence l’aventure de Sorcha. De l’Irlande aux côtes britanniques, une longue et douloureuse épreuve l’attend pour sauver ses frères d’une cruelle malédiction. Inspirée d’un conte de Grimm, Sœur des cygnes est une fantasy médiévale irlandaise, mais aussi le récit poignant des années de formation d’une jeune fille de caractère.
Septième enfant d'une fratrie qui compte six garçons, Sorcha est une jeune fille de treize ans. Sa mère est morte, emportant avec elle la gaieté de leur père. Livrés à eux-mêmes, les enfants poussent au gré de leur personnalité. A Conor l'héritage druidique, à Liam celui du domaine et des responsabilités de son père, Finbar sera la conscience de la famille. Quant à Sorcha, son amour de la nature et sa curiosité en ont fait l'herboriste et la guérisseuse de Septenaigue.
Le domaine est protégé par la forêt, ses dieux, ses chemins qui ne mènent nulle part et engloutissent les étrangers. Mais les côtes restent sous la menace des Danois et des Bretons.
Le seigneur de Septenaigue, Colum, est désormais dévoré par ses campagnes militaires. Et pourtant… une femme va dégeler ce cœur en hiver, sa future, Lady Oonagh. Venue de nulle part, elle s'installe à Septenaigue et entreprend de régenter ses habitants. Bientôt le frère se dresse contre le frère, contre le père, et tous redoutent Lady Oonagh. Et lorsque les sept enfants de Colum se réunissent pour la combattre, c’est elle qui se débarrasse d'eux à tout jamais… en les changeant en cygnes. Seule Sorcha parvient à y échapper.
Qui est Lady Oonagh ? Quel est ce jeu cruel ? Car si la Dame de la Forêt apprend à Sorcha comment vaincre la malédiction, c’est un long et douloureux chemin qui l’attend : la confection de six chemises tissées de fleur d’étoile – d'orties –, sans qu'un seul mot ne quitte sa bouche et sans aide aucune. Guidée par la forêt, Sorcha trouve alors refuge près du lac et entreprend sa difficile tâche. Hélas le monde des hommes et de leurs désirs finira par s'introduire de force et elle devra de nouveau fuir, accablée, dans un fragile esquif bientôt retourné par l'orage et les créatures du lac.
Fin de l'histoire ? Non, si l’on vous a construit un destin…
Entre le conte cruel initiatique et la fantasy irlandaise, Sœur des cygnes est l’histoire de Sorcha racontée par elle-même. Le roman a obtenu le prix Alex de l'American Library (Association des livres adultes accessibles à un jeune public). Il a été finaliste du prix Aurealis australien du meilleur roman de fantasy de l'année et du prix RWA du meilleur roman romantique de l'année.
Juliet
Marillier débarque en
France avec Soeur des Cygnes, un roman inspiré d'un conte de Grimm, qui
respire
l'air et le vert d'Irlande.
Le
premier tome qui vient de
paraître aux éditions de L'Atalante se révèle fidèle à sa présentation,
puisque
l'on suit bel et bien le parcours initiatique d'une jeune fille qui
devient
femme, le genre de récit de formation qui peut facilement ne pas
retenir
l'attention et la passion du lecteur si l'on ne se sent pas en empathie
avec le
personnage principal.
Et
il faut bien avouer qu'il faut
attendre un temps avant que le « charme » de Sorcha,
entouré de ses
six frères, opère enfin. Les premiers pas que l'on fait dans les traces
de
celle-ci ne sont en effet pas des plus passionnants, et il est
nécessaire de
s'abandonner à ce rythme lénifiant qui enrobe les premiers chapitres du
roman.
Bien que l'on puisse apprécier la part de mystère et l'ambiance qui
s'en dégage
rapidement, au coeur d'une forêt empreinte de légende, la prose prend
toute son
ampleur ensuite seulement, lorsque l'auteur se lance à bras le corps
dans son
sujet.
Sa
plume discrète et sensible
sait émouvoir le lecteur et le récit sans prendre une ampleur au fil de
ses
pages, au-delà de la simple question du style évidemment, avec une
approche
rafraîchissante et souvent pertinente de son histoire plutôt qu'une
bête redite
vis-à-vis du conte original de Grimm, Les six frères cygnes.
Le lecteur
a vraiment l'impression de se retrouver plongé dans l'Irlande
médiévale... la
magie en plus !
[…]
Une
lecture fraîche et délicate,
parfois un peu plus sombre qu'on pourrait le croire, mais qui demande
confirmation.
Adapté à partir d'un conte de Grimm, Soeur des Cygnes se distingue par une écriture lente et sensible, qui fait la part belle aux émotions et au vécu, loin de la mode qui veut que tout roman comporte une aventure et de l'action à chaque page. L'ambiance est magique et la narration très belle, s'étalant sans difficulté sur de nombreuses années pour plonger le lecteur dans une atmosphère surréaliste où les mystères de la nature et ceux de la magie se mêlent harmonieusement aux horreurs de la guerre. Un très beau conte, très vivant et sensible.
Qu’on ne s’y trompe, Sœur des cygnes n’est pas une banale histoire d’adolescente préoccupée par ses amours et les transformations de son corps, et les épreuves que traverse Sorcha sont emprunte d’une telle cruauté, d’une telle noirceur, qu’on ne peut s’empêcher d’être émus passé le premier tiers de l’ouvrage. J’avoue sans honte que le passage où elle découvre son jardin totalement saccagé m’a arraché une petite larme…
[…]
Sœur des cygnes est une bonne surprise, un roman dont les multiples prix sont mérités et qui saura toucher, à n’en pas douter, la plupart des lectrices, mais aussi des lecteurs que la palette des sentiments humains ne peut laisser indifférents.
Sœur des cygnes est le cycle à offrir aux sentimentales qui aiment la belle écriture, largement mieux écrit qu’un Twilight, il se glisse facilement dans le sac à main et possède un second mérite non-négligeable : celui de respecter la légende d’origine…
En ces temps ou l’on lit tout et n’importe quoi sur les vampires, les fées, les mythes et les légendes, ce rappel bien ficelé fait plaisir !
Vous l’aurez sans doute reconnu, Juliet Marillier s’est fortement inspirée du conte les cygnes sauvages d’ Andersen et des frères Grimm. L’auteure nous offre un magnifique voyage en terre d’ Eire, en un temps où les attaques des envahisseurs rythmaient les saisons, où la Foi Catholique prenait peu à peu le pas sur la vieille religion, où le Peuple des Fées faisait encore parti intégrante de la vie courante des hommes, les manipulant, les enlevant parfois dans leur monde pour les relâcher quelques années plus tard. J’ai trouvé le récit très beau, très poétique, le seul point noir étant la sensation de fin bâclée, comme si une fois les frères libérés de leur sort, l’auteur ne savait plus trop quoi écrire. Néanmoins Soeur des Cygnes reste une très belle histoire que j’ai vraiment apprécié, savourant chaque phrase, trépignant de savoir la suite à chaque fois que je devais lâcher le livre.
De l'autre côté du miroir
Si je devais établir un classement de mes héroïnes préférées, Sorcha arriverait dans le podium de tête. Son histoire m'a touché au coeur. L'originalité de ce récit, ce qui permet de s'impliquer totalement dans l'histoire de Sorcha, c'est le mariage entre la réécriture du conte de fée et un contexte très réaliste, à savoir la lutte entre Britons et Irlandais pour les terres sacrées situées entre leurs îles. Marillier exploite à merveille ce cadre pour mieux nous entraîner dans les longues et nombreuses épreuves que devra passer Sorcha pour rendre la liberté à ses frères, victimes d'une malédiction. Voilà un bouquin qui m'a à la fois donné envie de dévorer les pages, tant je voulais savoir ce qui arriverait à Sorcha et ses frères, et en même temps de poser le bouquin pour reprendre mon souffle. Car ne vous laissez pas apaiser par l'écriture élégante de l'auteur : les dénouements sont nombreux, intenses. Et parfois d'une cruauté qui m'a frappée en plein coeur. La force de caractère de Sorcha, son obstination, sa douleur également, m'ont profondément émue. Bref, une réécriture de contes de fée superbement exploitée, un récit rare, qui continuera à vous hanter longtemps après vous ayez refermé le livre. Une auteur à découvrir en priorité et dont j'espère continuer à découvrir les romans !
Blackwatch, 9 janvier 2010, blackwatch.over-blog.com
La chronique de Marie-Cécile, 12 ans :
http://www.actusf.com/spip/spip.php?article8935
Actusf, Mars 2010.
Les plus brillants livres de fantasy (cette succursale du fantastique où sorciers, magiciens et animaux fabuleux abondent) ont souvent été écrits par des femmes. Soeur des Cygnes, gros roman de Juliet Marillier, d'origine néo-zélandaise et nouvelle venue en France, en fait manifestement partie. Volume initial d'une trilogie prometteuse, il raconte les aventures mouvementées de la jeune Sorcha et ses six frères et soeurs, seuls dans un domaine dont les limites sont bornées par les guerres. Les frères, changés en cygnes, ne pourront compter que sur leur soeur pour que le charme soit rompu... Soeur des cygnes, dont le thème s'inspire fortement d'un conte de Grimm, est un récit fascinant et chatoyant, où l'auteur a su éviter les poncifs du genre, insufflant à ses personnages une belle crédibilité. Un superbe voyage !
Christian Robin
Espace Culture Leclerc
Saint-Brevin-les-Pins
Métro 2033, paru à L'Atalante fin mai, rencontre déjà un certain succès. Il faut dire que la trame, originale, à de quoi en intriguer plus d'un.
Denis E. Savine a traduit Métro 2033 pour L'Atalante. Il nous parle de sa relation avec le livre, de la conception qu'il a de l'histoire, et de la portée de cette dernière.
deux premiers chapitres à télécharger gratuitement!