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Jamie Sawyer

Rédemption

Intermède
Rédemption

Date de parution : novembre 2017

Série : Lazare en guerre

Traduit par : Florence Bury
Illustrateur : Pierre Bourgerie


ISBN13 : 9782841728404

Nombre de pages : 128
Prix : 12,90 €
État : disponible

Taniya Coetzer, mécanicienne.
C’est moi, ça. Venue sur la station de l’Alliance Cap-Liberté à bord du cargo Edison.
Une mission de routine, me disait-on. J’espérais en profiter pour revoir ma mère et faire la paix avec elle.
Et puis les choses ont mal tourné : un black-out sur une station spatiale, ce n’est jamais bon signe…
Après, il a fallu se battre pour sauver sa peau.

Dans la série « Lazare en guerre », ce court roman qui fait intermède prend place juste avant la fin de La Légion.
  • Revue de presse
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Sawyer - Rédemption - Aldoblog
Posté le 04 décembre 2017 -

Cette novella tombe à point nommé : elle fait le lien entre la fin des événements de Légion, le tome 2 et la future suite à Lazare en guerre. Dans ce texte, Conrad Harris et sa troupe de simulants sont absents mais leur ombre plane sur la station spatiale Cap Liberté.

Ce court roman de 128 pages est le fix-up idéal pour patienter en attendant le dénouement final.

Effectivement, le préalable à la lecture de Rédemption exige d’être à jour dans leurs aventures et d’aimer la baston sur fond de station en perdition. De là à considérer que cet opus est largement binaire (tout comme le reste de la série), il n’y a qu’un pas. Je vous déconseille toutefois de le franchir, car même s’il s’agit de space opera militaire, cette novella ne se résume pas à des poings dans la gueule, des fusillades à qui mieux mieux, des eclats de tripes ou autres entrailles bien sanglantes. Certes, ce cocktail carné est bien présent (le bourre-pif inclus), mais Rédemption parvient à enrichir l‘univers construit par Jamie Sawyer.

En effet, jusqu’à présent nous étions cantonnés à la seule connaissance de l’aspect militaire et para-militaire de ce monde en conflit avec les Krells (les informations les concernant sont disponibles dans les critiques des tomes précédents), et accessoirement le Directoire. Ce texte évoque la vie des petits équipages commerciaux comprenant une poignée de membres. Leur fonctionnement n’est pas sans rappeler L’opéra de l’espace de Cherryh ou plus récemment celui minimaliste du Rocinante de The expanse de Correy.

Taniya est mécanicienne à bord de l’Edison, un cargo sur le point d’accoster la station Cap Liberté. Elle vient d’un coin obscur : l’Arcologie de Zêta du Réticule, démocratie jusque là indépendante, qui n’a guère eu le choix d’adhérer à l’Alliance. Cette origine permet d’élargir l’horizon du mastodonte politique, de brosser des particularités aux planètes et autres cailloux associés à la fédération, ainsi que de mettre en lumière leurs méthodes éthiquement suspectes. Ainsi, se retrouve-t-on non pas avec une valeureuse Alliance seule contre l’invasion Krell et le Directoire cheenois (orthographié de la sorte), mais avec une entité politico-militaire bien plus ambivalente. Déjà, les tomes précédents semaient quelques éléments sur l’absence de virginité morale de celle-ci, la preuve est désormais faite. J’aime quand le récit prend une tournure absolument non-dichotomique!

Sur ce terrain galactique, Rédemption entrouvre plus largement la porte à des connivences des hautes instances que nous ne pouvions que suspecter à la fin du tome précédent.

Revenons à Taniya.

Dès l’approche de l’Edison, quelques perturbations dans les communications laissent planer le doute quand à la l’issue de ce séjour.  Les incidents se multiplient une fois sur place, jusqu’au black out total et angoissant. Que se passe-t-il ?…  Oh! Surprise! La station est attaquée!Débute alors une lutte pour la survie, dans la lignée d’un Alien.

Le récit est écrit à la première personne; le lecteur découvre avec Taniya les petites pannes, se sent pris au piège en même temps qu’elle au milieu du chaos, affronte le danger de face, cherche les coins et les recoins pour se mettre à l’abri, aide tour à tour un compagnon ou l’autre, assiste impuissant à l’envolée de cervelle, se bat pour trouver une sortie ou pour convaincre un officier entêté. L’oppression corse l’ambiance, tout le jeu comme d’ombres et de lumières qui tap sur les nerfs.

En parallèle, nous découvrons la psychologie de la jeune femme, marquée par un événement tragique et blessée par l’abandon d’une mère qui ne lui parle plus. Ce personnage est moins abîmé que Conrad Harris, le héros de l’Alliance. Notre jeune femme est bien moins névrosée et plus équilibrée que lui, oscillant entre une peur qui lui glace les entrailles et l’espoir fou de s’en sortir, rêvant surtout de pardon. Elle s’avère un personnage intéressant, plus lumineux que ceux animant les autres tomes.

Lors de son voyage depuis Zêta, elle a fait la connaissance de chacun des membres de l’Edison, du désagréable et obsédé Sheldon au charismatique Nath, en passant par Daryl, le capitaine ouvert, et sa femme, la désagréable Lucinda.  Les protagonistes secondaires sont brossés, à peine esquissés mais à la décharge de l’auteur, l’histoire ne dure que quelques heures. Le roman est court et galope à l’essentiel. Prendre le temps de leur donner davantage de corps serait… une perte de temps, et couperait bien trop le rythme. Seule la mère de Taniya sort du lot (volontairement) et me rappelle fort l’héroïne de la saga Alien.

Rédemption est un récit de space opera explosif qui parvient à approfondir l’univers de Lazare en guerre, tout en nous offrant un morceau de bravoure. L’ambiance est proche de celle d’un Alien, avec une course effrénée contre la montre, la mort sur les talons et une oppression de tous les instants. Un excellent fix-up entre deux tomes.

- Lutin82, le 04/12/17 

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Sawyer - Rédemption - lecultedapophis
Posté le 19 février 2018 -
Rédemption est une novella de 117 pages s’inscrivant entre les tomes 2 et 3 du cycle Lazare en guerre de Jamie Sawyer. L’Atalante a d’ailleurs choisi de suivre la numérotation adoptée sur Goodreads, ce qui fait que le dos porte le numéro 2.5, et la couverture la mention « intermède ». Si vous suivez ce blog, vous êtes familier de cette tendance récente des auteurs anglo-saxons à publier des textes courts s’insérant avant ou entre les romans de leurs cycles (pour les livres proprement dits -préludes ou nouveaux tomes s’insérant entre deux tomes existants, parfois écrits des décennies auparavant-, cela se fait depuis longtemps), et permettant soit d’explorer d’autres pans de l’univers, soit de revenir plus en détails sur certains personnages ou événements. C’est dans ce dernier cas que nous sommes ici : Rédemption se déroule quelques heures avant la fin du tome 2 du cycle, et explique son coup de théâtre final.

Je tiens à saluer l’initiative de l’Atalante de proposer au lecteur non-anglophone une de ces novellas intermédiaires, car il y en a de plus en plus et car les éditeurs français les ont jusqu’ici consciencieusement ignorées.

Nous suivons un nouveau personnage (encore jamais introduit dans le cycle), Taniya Coetzer, mécanicienne sur le cargo commercial franchisé Edison. La novella commence in media res, via un flashforward / une prolepse d’une page, avant de revenir en arrière quelques heures plus tôt. Vous pourriez donc croire que Jamie Sawyer sabote d’emblée tout suspense, en vous montrant l’héroïne fuyant dans les couloirs d’une station spatiale envahie par les Krells (pour ceux qui ne connaissent pas le cycle Lazare en guerre : des extraterrestres, entre le poisson et l’insecte, possédant une redoutable biotechnologie et inspirés à la fois par le xénomorphe d’Alien et les Tyranides de l’univers de Warhammer 40 000). En fait, il n’en est rien : l’auteur va installer des certitudes et des stéréotypes (en apparence seulement) pour mieux vous surprendre tout au long du texte. Et, de plus, ce dernier se révèle hautement haletant.

Taniya, 21 ans, est sortie de prison il y a deux ans, et depuis, passe de vaisseau en vaisseau et de boulot en boulot afin de faire le long voyage entre son monde natal, l’Arcologie de Zeta Reticuli (je rappelle aux distraits que le système en question est celui où se situe l’action d’Alien et de Prometheus : et hop, un clin d’œil à la saga de plus !), et la station spatiale Cap-Liberté (la plus grosse base militaire de l’Alliance en bordure de la zone de quarantaine Krell), où se trouve sa mère, Renée. Ce voyage, c’est la catharsis de Taniya pour expier la faute qui lui a fait endurer 4 longues années de pénitencier, c’est l’occasion d’obtenir la rédemption (d’où le titre du texte) de sa génitrice (qui n’est venue la voir en taule qu’une seule et unique fois). Vous découvrirez les tenants et aboutissants de l’affaire en lisant le livre.

Cependant, la base opérationnelle avancée Cap-Liberté connaît des problèmes techniques récurrents depuis une bonne semaine, et peu après l’arrivée de l’Edison, leur cause réelle se dévoile d’une façon… explosive. « Bof ! », allez-vous me rétorquer, « on la connaît la cause, ce sont les Krells aperçus dans le flashforward ! ». Ce à quoi je vous répondrai que les choses sont en fait beaucoup plus subtiles et complexes qu’elles n’en ont l’air de prime abord  !

Sans vous dévoiler le fin mot de l’histoire (je vous dirais juste à ce sujet que j’ai cru pratiquement jusqu’à la fin que cette novella pouvait être lue par un complet néophyte du cycle, mais en fait elle nécessite vraiment d’avoir lu les tomes 1 ET 2 -c’est un tome 2.5, après tout- pour parvenir à saisir le twist final), je vous dirais que ce texte très immersif (raconté à la première personne du singulier selon le point de vue de Taniya, avec des flash-backs occasionnels sur l’événement qui l’a conduite en prison) vous projette réellement dans la tête d’une civile qui voit son monde s’effondrer (ses certitudes sur les gens aussi bien que l’infrastructure physique autour d’elle) alors qu’elle est poursuivie par un terrifiant prédateur extraterrestre. On ressent très bien son angoisse, non seulement celle d’être tuée par le monstre, mais aussi celle de ne pas obtenir le pardon de sa mère. De fait, cela rappelle assez fortement les films Alien 2 et surtout 4, via cette course contre la montre et la mort dans un vaisseau (ici une station, mais on va pas chipoter, hein !) promis à la ruine, avec une bête immonde sur les talons. L’histoire est donc haletante et contée sur un rythme élevé.

Au passage, on constate que l’auteur a un faible pour les personnages torturés sur le plan psychologique, même si Taniya est à des années-lumière de la noirceur d’un Conrad Harris.

Je le disais, la fin est réussie (bien que je me demande ce que vont devenir les données et ce qu’elles contiennent), bien qu’assez prévisible (ce qui n’enlève rien à son impact émotionnel). La novella dans son ensemble a aussi pour gros intérêt d’expliquer ce qui est arrivé à la base Cap-Liberté telle qu’on la découvre à la fin du tome 2. Apparemment, sa lecture serait un gros plus pour mieux saisir le début du tome 3.

Un autre intérêt (bien qu’à mon sens mineur) du texte est qu’il vous en apprendra un poil plus sur les nations ou colonies membres de l’Alliance (dont l’Arcologie de Zeta Reticuli, seule et unique aventure coloniale de la République d’Afrique du sud), bien que cet aspect soit à mon avis trop léger pour en constituer l’attrait principal. De même, si la baston est présente, elle est là aussi un peu trop légère pour constituer l’argument de vente principal de Rédemption. C’est, à mon sens, dans la construction des certitudes dans l’esprit du lecteur et du protagoniste, puis leur habile et systématique démolition, qu’est le vrai intérêt de la novella.

Cette novella, qui se place entre les tomes 2 et 3 du cycle de SF militaire Lazare en guerre, permet de mieux comprendre le coup de théâtre de la fin de La légion. Se déroulant quelques heures avant celle-ci, elle nous fait suivre Taniya Coetzer, jeune femme récemment sortie de prison qui vient chercher sur la station spatiale Cap-Liberté la rédemption auprès de sa mère, alors que l’installation est victime de problèmes techniques récurrents qui trouveront très bientôt une sinistre explication. Explication qui impulsera un texte au rythme enlevé, course contre la montre et la mort très immersive évoquant fortement Alien 2 et (surtout) 4. Le principal intérêt de ce « tome 2.5 » est que l’auteur bâtit, dans votre esprit et celui de la protagoniste, certitude sur certitude pour mieux les démolir, avec une redoutable habileté. C’est donc un roman court hautement recommandable.

Le culte d'Apophis

 

 

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Sawyer - Rédemption - delivresenlivres
Posté le 19 février 2018 -
Une excellente novella à l'ambiance bien tendue qui lève le voile sur ce qu'il c'est passé juste avant la fin du second tome de la série.

Nous suivons ici un personnage nouveau, qui n'a rien à voir avec le personnage principale de la série jusqu'ici.

Taniya Coetzer, une jeune femme au passé tumultueux, se rend sur la station Cap-Liberté, station phare de l'Alliance, pour parler pour la première fois depuis longtemps avec sa mère qui m'a abandonnée alors qu'elle séjournait en prison. Elle a payé son passage en travaillant sur l'Edison, un vaisseau marchand qui fait la liaison avec à son bord du matériel militaire.
Mais une fois arrivé sur place rien ne se passe comme prévu. De sérieux problèmes informatiques et de communication rendent impossible la vérification des données, ce qui retarde tout dans un chaos ambiant assez désagréable. En plus son rendez-vous est annulé. Soudain, lors d'un blackout Taniya se rend compte que la station est en fait attaquée  ...

Au vu du résumé vous vous imaginez bien j'imagine l'ambiance tout au long de ce récit. Il est certes court mais vraiment très nerveux.
On est totalement dans une ambiance à la Aliens (les films), avec des humains prisonniers d'un espace limité cherchent à survivre une rencontre avec des aliens peu disposés à les laisser en vie ...
Le tout dans le noir, dans le chaos le plus total et sans grand espoir de survie.

Le personnage de Taniya change vraiment du héros des autres tomes, elle est civile et donc on sors du coté militaire très musclé d'avant. Ça n’empêche pas du tout le fait d'avoir son lot d'action et j'ai trouvé que justement ça rendait encore plus fort le sentiment d'oppression qu'on ressent tout du long. 

J'ai vraiment adoré ce texte, il a tout à fait sa place dans la série et L'Atalante à vraiment bien fait de le sortir.
C'est un tome intermédiaire court mais important car il apporte quand même pas mal de réponses sur twist final du tome précédent. Une réussite.

17/20
 
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